Le genre Cycas réunit les cycadales d’Asie, d’Océanie et d’Afrique de l’Est. C’est le seul genre de la famille des Cycadaceae et le plus riche de tout l’ordre : The World List of Cycads, la liste de référence du groupe, y reconnaît 118 espèces et 6 sous-espèces dans sa version du 15 août 2026. Ces plantes au port de palmier vivent du sud du Japon et de la Chine jusqu’au nord de l’Australie, et des côtes du Kenya et de Madagascar jusqu’aux îles Fidji et Tonga. Le genre se reconnaît à un caractère unique chez les cycadales actuelles : les plantes femelles ne forment pas de cône, mais une couronne de feuilles fertiles qui portent les graines sur leurs bords. Il compte la cycadale la plus cultivée au monde, Cycas revoluta, le sagou du Japon, et deux espèces qui intéressent particulièrement les jardiniers français pour leur résistance au froid, Cycas panzhihuaensis et Cycas taitungensis. Deux noms de genre aujourd’hui abandonnés, Epicycas et Dyerocycas, désignent des plantes rattachées à Cycas. Toutes les espèces sont protégées par la CITES, et plus de six sur dix sont classées menacées par l’UICN.
L’essentiel sur Cycas
- Nom accepté : Cycas L., publié par Linné en 1753 dans le Species Plantarum : 1188 ; espèce type : Cycas circinalis L.
- Nombre d’espèces : 118 espèces et 6 sous-espèces, soit 124 taxons acceptés (The World List of Cycads, version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement (voir Taxonomie)
- Famille : Cycadaceae, dont Cycas est le seul genre ; c’est la lignée sœur de toutes les autres cycadales, réunies dans les Zamiaceae
- Anciens noms de genre : Epicycas de Laub. et Dyerocycas Nakai, synonymes de Cycas
- Noms communs : cycas ; pour Cycas revoluta, cycas du Japon, sagoutier ou sagou du Japon ; en anglais, sago palm ; en japonais, sotetsu (voir Noms communs)
- Répartition naturelle : du Japon (îles Ryūkyū) et du sud de la Chine à l’Inde, à l’Asie du Sud-Est, à l’Australie, à la Nouvelle-Guinée et aux îles du Pacifique ; une espèce en Afrique de l’Est, à Madagascar et aux Comores
- Statut UICN : 20 espèces en danger critique (CR), 26 en danger (EN), 27 vulnérables (VU), 15 quasi menacées (NT), 23 de préoccupation mineure (LC) et 7 non évaluées (NE), d’après The World List of Cycads ; évaluations de 2010 à 2022
- CITES : tout le genre à l’annexe II depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 qui exempte notamment les graines ; Cycas beddomei à l’annexe I depuis le 22 octobre 1987 ; annexes B et A dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : en France, Cycas revoluta perd souvent son feuillage vers −6 à −9 °C mais son tronc peut repartir après −10 à −14 °C en sol sec ; un sujet planté en 1980 près de Toulouse n’a pas survécu à janvier 1985 (−17,5 °C) ; Cycas panzhihuaensis a gardé son feuillage intact à −12 °C quasiment sans protection en Val-de-Marne (hiver 2008-2009) ; la plupart des autres espèces ne supportent pas le gel (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : plein soleil à mi-ombre, sol très drainant, arrosage modéré en été, sol presque sec en hiver
- Port : de petites plantes à tige souterraine aux arbustes à tronc de plusieurs mètres ; Cycas revoluta atteint 1 à 3 m, rarement 7 m (Hill, 2008)
- Toxicité : toutes les parties sont toxiques, surtout les graines ; danger mortel pour les chiens (voir Toxicité et précautions)
Caractères du genre Cycas
Un Cycas se reconnaît d’abord à ses folioles, parcourues par une seule nervure médiane épaisse, sans nervures latérales, et à ses plantes femelles, qui ne portent pas de cône. D’après la description du genre publiée par The World List of Cycads :
- Port : plantes dioïques, c’est-à-dire à sexes séparés, au port de palmier, à tige épaisse et cylindrique, aérienne ou souterraine, couverte par les bases des anciennes feuilles.
- Feuilles : pennées, rarement bipennées, disposées en spirale et produites par poussées successives, entre lesquelles se forment des cataphylles, des feuilles réduites à des écailles. Les folioles du bas sont souvent réduites à des épines. Les jeunes feuilles sont velues.
- Folioles : enroulées vers l’intérieur dans le bourgeon, comme une crosse de fougère, avec une seule nervure médiane et des stomates presque toujours limités à la face inférieure.
- Organes mâles : de vrais cônes, formés d’écailles fertiles (microsporophylles) dont la pointe se termine souvent par une épine recourbée.
- Organes femelles : des feuilles fertiles (mégasporophylles) disposées en rosette au sommet de la tige, qui continue ensuite à pousser. Chacune porte de deux à plusieurs ovules sur ses bords et se termine par un limbe découpé en peigne, denté ou entier.
- Graines : presque rondes à ellipsoïdes, avec une enveloppe charnue jaune, orange ou brune, et parfois un tissu spongieux sous la coque dure.
Pas de cône femelle : une couronne de feuilles fertiles
C’est le trait qui distingue Cycas de toutes les autres cycadales actuelles. Chez les Zamiaceae, comme Encephalartos, Zamia ou Dioon, les ovules sont portés par les écailles d’un cône compact. Chez Cycas, les mégasporophylles sont de véritables feuilles modifiées, souvent couvertes d’un duvet brun ou jaunâtre, réunies en couronne au centre de la plante. Leur axe ne s’arrête pas : après la saison de reproduction, la tige reprend sa croissance et produit de nouvelles feuilles au-dessus. Chez certaines espèces, ces feuilles fertiles restent lâches et bien séparées ; chez d’autres, elles sont serrées en une masse arrondie qui ressemble à un chou. K. D. Hill décrit ainsi les plantes femelles de Cycas taitungensis, plus serrées que celles de Cycas revoluta. La forme du limbe de ces mégasporophylles, en peigne ou entier, sert aussi à classer les espèces (voir Taxonomie).

Un Cycas ou un palmier ?
Malgré leur port et le nom de « sago palm » donné en anglais à Cycas revoluta, les Cycas ne sont pas des palmiers. Ce sont des gymnospermes, des plantes à graines nues comme les conifères, alors que les palmiers sont des plantes à fleurs, rappelle le service de vulgarisation de l’Université de Floride (UF/IFAS). Le terme « sagou » désigne à l’origine un amidon comestible ; le vrai sagou commercial provient surtout d’un palmier, Metroxylon sagu, d’après la même source.
Taxonomie et classification
Cycas est un genre accepté, seul représentant de la famille des Cycadaceae. K. D. Hill rappelle en 2008 que cette famille forme la lignée la plus ancienne des cycadales actuelles, et que Cycas est le seul genre de cycadales présent naturellement en Asie. The World List of Cycads, éditée par Michael Calonje, Dennis Stevenson et Roy Osborne pour le Montgomery Botanical Center, y reconnaît 118 espèces et 6 sous-espèces dans sa version 2026.08.15 : trois sous-espèces de Cycas maconochiei et trois de Cycas media, en Australie. POWO, l’autorité nomenclaturale du site, n’a pas pu être consulté directement ; le World Checklist of Vascular Plants de Kew, sur lequel il repose, diverge au moins sur Cycas taitungensis (voir plus bas). Deux noms de genre, Epicycas de Laubenfels et Dyerocycas Nakai, sont traités comme synonymes.
Les six sections de K. D. Hill
Oui, le genre est divisé en sections, et cette classification repose surtout sur les organes reproducteurs. Hill en a défini quatre en 1995 ; une cinquième, Wadeae, a été créée en 2008 pour des espèces des Philippines par Lindström, Hill et Stanberg, et une sixième, Panzhihuaenses, la même année par Hill. D’après la clé et les descriptions publiées par Hill (2008) :
- Section Asiorientales J.Schust. (1932), espèce type Cycas revoluta : ovules velus, cônes mâles fermes et cireux, graines rouges, stomates profondément enfoncés. Groupe relictuel de deux espèces très proches, Cycas revoluta et Cycas taitungensis.
- Section Panzhihuaenses (D.Yue Wang) K.D.Hill (2008) : ovules glabres, cônes mâles cireux, graines rouges à orangées. Elle ne contient que Cycas panzhihuaensis, du sud-ouest de la Chine.
- Section Stangerioides Smitinand (1971), espèce type Cycas micholitzii : cônes mâles mous, graines jaunes à coque verruqueuse. C’est le groupe le plus complexe, qui réunit la plupart des espèces chinoises, du nord de la Thaïlande et de la Birmanie au Laos, au Vietnam et au sud de la Chine.
- Section Indosinenses J.Schust. (1932), espèce type Cycas siamensis : cônes mâles durs ou ligneux, grand limbe de mégasporophylle profondément découpé en peigne, couche fibreuse dans l’enveloppe de la graine. De l’Himalaya indien et du Népal au Vietnam et au sud de la Chine, jusqu’au nord de la péninsule malaise.
- Section Cycas : cônes mâles durs, limbe de mégasporophylle entier ou denté, non découpé en peigne. Elle comprend l’espèce type du genre, Cycas circinalis, et n’est pas représentée en Chine.
- Section Wadeae (2008) : section relictuelle propre aux Philippines, avec Cycas wadei, Cycas curranii et Cycas saxatilis (Lindström, Hill et Stanberg, 2008).
Ces sections recoupent largement la géographie. C’est pourquoi la liste des espèces, plus bas, est classée par région, avec la section indiquée seulement quand une source publiée la précise.
Ce que disent les analyses génétiques
L’étude de Liu et ses collaborateurs (2018, Molecular Phylogenetics and Evolution), menée à l’Institut de botanique de Kunming sur 90 % des espèces, confirme dans les grandes lignes la classification de Hill : le genre se divise en treize lignées et six sections. Les sections Panzhihuaenses et Asiorientales forment ensemble la branche la plus ancienne, avec un soutien statistique partiel. La section Stangerioides n’est pas un groupe naturel au sens strict : ses espèces s’échelonnent en grade. La section Indosinenses inclut aussi deux espèces de la section Cycas, Cycas macrocarpa et Cycas pranburiensis. Enfin, la section Cycas est la plus récente, et ses sous-groupes correspondent à la géographie.
Les espèces actuelles sont jeunes. L’étude de Nagalingum et ses collaborateurs (2011, Science) montre que les cycadales se sont rediversifiées un peu partout dans le monde à partir de la fin du Miocène, et que les espèces vivantes n’ont guère plus de 12 millions d’années. Le groupe est ancien, mais les Cycas d’aujourd’hui ne sont pas des « fossiles vivants » au sens strict.
Noms qui ont changé
Plusieurs noms encore utilisés en culture ou sur ce site ne sont plus acceptés par The World List of Cycads. Pour le lecteur, cela veut dire qu’une plante achetée ou décrite sous l’un de ces noms correspond à l’espèce indiquée :
- Cycas hainanensis, Cycas lingshuiensis et Cycas shanyaensis, décrits de l’île de Hainan, sont rattachés à Cycas taiwaniana. En 2008, Hill acceptait encore Cycas hainanensis et Cycas shanyaensis, et plaçait Cycas lingshuiensis, publié à l’origine sous l’orthographe fautive « lingshuigensis », dans la synonymie de Cycas hainanensis. Leur rattachement à Cycas taiwaniana est plus récent, et l’étude qui l’a motivé n’a pas été vérifiée pour cette page. Cycas changjiangensis, un temps traité comme sous-espèce de Cycas hainanensis, reste une espèce à part entière.
- Cycas fairylakea, décrit en 1996, est rattaché à Cycas szechuanensis.
- Cycas andamanica, décrit en 2015 des îles Andaman, est un synonyme de Cycas pschannae, publié la même année.
- Cycas darshii est un synonyme de Cycas sphaerica, et Cycas sainathii un synonyme de Cycas zeylanica.
- Cycas miquelii, que de Laubenfels plaçait dans un genre à part, Epicycas, n’est d’après Hill (2008) qu’une forme de Cycas revoluta sans épines sur le pétiole.
- Cycas longipetiolula désigne des hybrides naturels entre Cycas bifida et Cycas multipinnata, au Yunnan (Hill, 2008). Cycas multifrondis, décrit d’après une plante cultivée, était aussi considéré par Hill (2008) comme une forme hybride, entre Cycas dolichophylla et Cycas bifida ; The World List of Cycads l’accepte pourtant aujourd’hui comme espèce, sans que la raison de ce changement ait pu être vérifiée.
Cycas taitungensis ou Cycas revoluta ? Les sources divergent. The World List of Cycads accepte Cycas taitungensis, décrit en 1994 du sud-est de Taïwan, et Hill (2008) le distingue de Cycas revoluta par ses feuilles plus longues et plus plates, ses folioles plus longues, ses cônes femelles plus serrés et ses graines plus foncées. Le World Checklist of Vascular Plants de Kew, base de POWO (jeu de données publié sur GBIF, version de juin 2026), le traite au contraire comme un synonyme de Cycas revoluta, sans en indiquer la raison ; la page de POWO elle-même n’a pas pu être lue. Le site conserve Cycas taitungensis comme espèce distincte, choix éditorial justifié par les différences observées en culture ; POWO reste la référence botanique du site.
Étymologie et histoire du genre
Le nom Cycas vient du grec koikas, nom d’une sorte de palmier, d’après The World List of Cycads. Linné a publié le genre en 1753 avec Cycas circinalis, dont le type est une planche de l’Hortus Malabaricus de Rheede (1682), consacré aux plantes de la côte de Malabar, dans le sud-ouest de l’Inde. L’épithète circinalis fait allusion aux jeunes folioles enroulées en crosse. Thunberg a décrit Cycas revoluta en 1782 d’après des plantes du Japon ; son nom vient du latin revolutus, « enroulé », à cause des bords des folioles roulés vers le dessous (Haynes, 2022).
Le nombre d’espèces a beaucoup augmenté depuis les années 1990. Hill comptait environ 100 espèces en 2008. Pour la Chine seule, il note que quatre des vingt-deux espèces qu’il reconnaissait avaient été décrites avant 1975, et qu’une trentaine de noms nouveaux ont été créés depuis, dont beaucoup sont aujourd’hui considérés comme superflus. Les descriptions récentes concernent surtout l’Inde, les Philippines et l’Australie : Cycas flabellata et Cycas mindanaensis datent de 2019, Cycas divyadarshanii de 2020.
Noms communs
En français, on dit le plus souvent « cycas », nom du genre passé dans la langue courante, et on l’applique presque toujours à Cycas revoluta. Les noms attestés sont les suivants :
- Français : cycas du Japon et sagou du Japon pour Cycas revoluta (fiche des jardins botaniques Hanbury et Val Rahmeh) ; « sagoutier du Japon », très employé dans le commerce, n’est documenté dans aucune source botanique.
- Anglais : sago palm, king sago et Japanese sago palm pour Cycas revoluta ; emperor sago pour Cycas taitungensis (Hill, 2008 ; UF/IFAS) ; queen sago pour Cycas circinalis (UF/IFAS).
- Japonais : sotetsu pour Cycas revoluta ; Hill (2008) relève aussi une trentaine de noms régionaux dans les îles Ryūkyū.
- Chinois : tieshu (« arbre de fer ») et su-tie pour Cycas revoluta ; Panzhihua su-tie pour Cycas panzhihuaensis ; tai-dong su-tie pour Cycas taitungensis (Hill, 2008).
Ces noms prêtent à confusion. « Sagou » et « sago palm » s’appliquent aussi à de vrais palmiers, dont Metroxylon sagu, et « queen sago » désigne selon les sources plusieurs grandes espèces tropicales. Aucun nom français propre n’est attesté pour les autres espèces du genre.
Répartition et écologie
Les Cycas occupent la plus vaste aire de toutes les cycadales, de l’Afrique de l’Est au Pacifique occidental. D’après les répartitions publiées par The World List of Cycads, les pays les plus riches en espèces sont l’Australie (34 espèces, dont 31 qui lui sont propres), le Vietnam (27), la Chine avec Taïwan (22), l’Inde (14), les Philippines (13), la Thaïlande (12), l’Indonésie et le Laos (10 chacun). Par grande région :
- Japon et Chine : Cycas revoluta dans les îles Ryūkyū, Cycas taitungensis dans les montagnes du sud de Taïwan, et une vingtaine d’espèces en Chine du Sud, souvent partagées avec le nord du Vietnam.
- Indochine : le Vietnam, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et la Birmanie forment, avec la Chine du Sud, le grand foyer de diversité asiatique.
- Inde et Sri Lanka : treize espèces, des Ghâts occidentaux et orientaux à l’Himalaya oriental et aux îles Andaman et Nicobar.
- Malaisie et Indonésie : des espèces réparties de la péninsule malaise à Java, aux petites îles de la Sonde et aux Moluques ; les Philippines ajoutent douze espèces qui leur sont propres.
- Australie : trente et une espèces propres au nord du pays, dans le Queensland, le Territoire du Nord et l’Australie-Occidentale.
- Pacifique : de la Nouvelle-Guinée aux îles Salomon, à la Micronésie, au Vanuatu, à la Nouvelle-Calédonie, aux Fidji et aux Tonga.
- Afrique de l’Est et Madagascar : une seule espèce, Cycas thouarsii, au Kenya, en Tanzanie, à Madagascar et aux Comores.
Hill (2008) décrit les Cycas comme des arbustes de sous-bois des forêts, des bois clairs et des savanes. Les milieux des espèces cultivées en France diffèrent beaucoup. Cycas revoluta pousse dans les îles Ryūkyū sur des pentes pierreuses et abruptes ; sa présence naturelle sur la côte du Fujian est vraisemblable mais n’a pas été confirmée récemment. Cycas taitungensis vit sur des pentes raides des montagnes du sud de Taïwan ; son type a été récolté vers 500 m d’altitude, dans une réserve créée pour lui. Cycas panzhihuaensis occupe des bois bas et des fourrés secs, sur des pentes souvent calcaires, dans les vallées chaudes et sèches du Jinsha, du Yalong et de l’Anning, dans le sud du Sichuan et le nord du Yunnan ; une étude de 2026 montre que la température de surface en janvier est le facteur qui limite le plus son aire (Yang et al., 2026, Plants).
Certaines espèces sont dispersées par la mer. Leurs graines possèdent un tissu spongieux sous la coque, qui les fait flotter : The World List of Cycads signale ce tissu chez une partie du genre, et Mankga et ses collaborateurs (2020) y voient l’innovation qui a permis la colonisation des îles du Pacifique. Cette étude situe l’origine du genre en Indochine ; Hill (2008), qui s’appuie sur les fossiles de l’Éocène trouvés en Chine et au Japon, la place plus largement en Asie continentale.
Statut de conservation et réglementation
Toutes les espèces de Cycas sont protégées par la CITES. D’après Species+, la base officielle de la CITES et de l’Union européenne, la famille des Cycadaceae est inscrite à l’annexe II depuis le 4 février 1977. Une seule espèce, Cycas beddomei, endémique de l’Andhra Pradesh, en Inde, est passée à l’annexe I le 22 octobre 1987 ; elle était auparavant à l’annexe II. L’inscription à l’annexe II porte l’annotation #4, dont la version en vigueur date du 5 mars 2026 (CoP20). Pour les cycadales, elle exempte de la CITES :
- les graines, les spores et le pollen ;
- les plantules et les cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles ;
- les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement.
Les plantes vivantes, même jeunes, restent donc soumises aux permis CITES dans le commerce international ; les graines ne le sont pas, sauf celles de Cycas beddomei, car l’annexe I ne comporte pas d’exemption. Dans l’Union européenne, le genre figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, et Cycas beddomei à l’annexe A ; la liste en vigueur est fixée par le règlement (UE) 2026/1383 de la Commission, applicable depuis le 29 juin 2026. Cycas revoluta, cultivé dans le monde entier en très grand nombre à partir de plantes multipliées (Hill, 2008), circule surtout sous forme de plantes de culture. Avant d’importer, de vendre ou d’acheter un Cycas rare, vérifiez son statut sur Species+ et EUR-Lex, et demandez la preuve que la plante est issue de culture. Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels. Species+ a été consulté le 1er octobre 2026.
Sur la Liste rouge de l’UICN, d’après les statuts affichés par The World List of Cycads, 73 des 118 espèces sont menacées : 20 en danger critique, 26 en danger et 27 vulnérables. Quinze sont quasi menacées, 23 de préoccupation mineure, dont Cycas revoluta, et 7 n’ont pas été évaluées. Beaucoup d’évaluations citées datent de 2010 ; les autres datent de 2014 et surtout de 2022. La Liste rouge elle-même n’a pas pu être consultée directement. Hill (2008) cite deux menaces principales en Chine : la destruction de l’habitat et la récolte des plantes dans la nature pour le commerce ou pour leurs usages. À Guam, l’arrivée de la cochenille Aulacaspis yasumatsui a provoqué l’effondrement des populations de Cycas micronesica (voir Maladies et ravageurs).
Culture en général
La plupart des Cycas cultivés en Europe demandent un sol très drainant, de la lumière, de la chaleur en été et un hiver plutôt sec ; l’excès d’eau est l’une des causes d’échec les plus fréquentes. Ces règles valent surtout pour Cycas revoluta, pour lequel les sources sont nombreuses :
- Exposition : plein soleil à mi-ombre (UF/IFAS). À l’ombre, les feuilles sont plus grandes ; en plein soleil, la plante reste plus compacte. Une plante sortie d’une serre ou d’un intérieur doit être habituée progressivement au soleil, sinon ses feuilles brûlent.
- Sol : tous types de sols, acides à calcaires, à condition qu’ils soient bien drainés (UF/IFAS). Les racines pourrissent dans un sol trop arrosé ou mal drainé (Université d’État de Caroline du Nord). En pleine terre, une butte ou une rocaille limite le risque. Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, les Cycas panzhihuaensis poussent dans un remblai de schiste concassé, couvert de pouzzolane.
- Arrosage : besoins faibles ; une fois installé, Cycas revoluta résiste bien à la sécheresse (UF/IFAS). Pour obtenir une pousse, il faut cependant de l’eau en été : dans le Roussillon, un cultivateur constate qu’au soleil, sans arrosage estival, ses Cycas revoluta ne poussent pas. Au Jardin zoologique tropical, les Cycas panzhihuaensis, habitués dans leur pays à des pluies d’été, sont arrosés une à deux fois par semaine en été.
- Fertilisation : les Cycas manquent souvent de magnésium et de manganèse ; un engrais pour palmiers prévient en général ces carences (UF/IFAS).
- Multiplication : par semis, à partir de graines fécondées, ou par séparation des rejets qui se forment parfois à la base de Cycas revoluta. Les graines circulent sans permis CITES grâce à l’annotation #4, sauf celles de Cycas beddomei.
Les espèces asiatiques sont les plus faciles en Europe. Les Cycas australiens au feuillage bleuté, comme Cycas cairnsiana ou Cycas couttsiana, manquent de chaleur sous notre climat et pourrissent facilement, d’après l’article du site qui présente leur greffage sur Cycas revoluta, une technique mise au point par un pépiniériste français pour les cultiver en pot sous abri (voir À lire aussi). La plupart des espèces tropicales ne supportent aucun gel et se cultivent en serre ou en grand pot rentré l’hiver.

Culture de Cycas revoluta en pot
Oui, Cycas revoluta se cultive bien en pot : l’Université de Floride le recommande comme plante de patio en conteneur. C’est la solution la plus sûre dans les régions où il gèle fort. Les points importants sont les suivants :
- Substrat : très drainant, riche en éléments minéraux (pouzzolane, graviers, sable grossier), dans un pot percé, sans soucoupe pleine d’eau.
- Hiver : en pot, les racines ne profitent pas de l’inertie du sol et gèlent plus vite. Un cultivateur de Touraine indique sur le forum des Fous de palmiers que son jeune Cycas revoluta en pot, oublié dehors pendant la vague de froid de janvier 2010 à −9 °C, a été défolié à 100 %, puis a refait des feuilles une fois rentré au chaud (message de mars 2010). À Ravenne, en Italie, des Cycas en pot abrités de la pluie n’ont pas survécu à −7 °C (voir Rusticité).
- Abri : une serre froide, une véranda lumineuse ou un local hors gel suffisent. Un cultivateur du Tarn indique sur le même forum que ses deux Cycas revoluta en pot, placés sous une petite serre isolée au polystyrène extrudé, ont subi −6 °C sous l’abri pendant l’hiver 2011-2012, alors qu’il faisait −12 °C dehors : le plus gros n’a eu aucune trace de gel, le plus petit des feuilles un peu abîmées (message de mars 2012).
- Arrosage : régulier en été, en laissant sécher entre deux arrosages ; presque nul en hiver dans un local frais.
- Sortie au printemps : progressive, d’abord à mi-ombre, pour éviter les brûlures des feuilles qui se sont développées à l’abri.
Rusticité
Trois espèces sont surtout plantées en pleine terre en France : Cycas revoluta, Cycas panzhihuaensis et Cycas taitungensis. Chez les trois, le feuillage souffre avant le tronc : selon l’espèce et l’exposition, les feuilles sont abîmées entre −5 et −10 °C, mais le tronc peut repartir après −10 à −14 °C quand le sol a peu gelé. Les données publiées sur ces seuils restent rares ; l’essentiel vient de retours de cultivateurs.
Cycas revoluta en France
Sur la côte méditerranéenne et dans le Sud-Ouest, Cycas revoluta passe la plupart des hivers en pleine terre, mais perd régulièrement ses feuilles lors des hivers froids. Un cultivateur du Roussillon résume ainsi l’expérience de nombreux amateurs sur le forum des Fous de palmiers : les troncs repartent après −10 à −12 °C lorsque le sol a peu ou pas gelé, mais le feuillage « fait la tête » dès −6 °C, et l’espèce n’est pas fiable dans les régions où l’on atteint −15 °C. Plus au nord et à l’ouest, la réussite dépend d’un emplacement sec et abrité et d’une protection l’hiver. Aucun retour daté n’est documenté pour la Bretagne ni pour la montagne.
Ce que valent les retours suivants. Ce sont des observations d’amateurs, publiées sur les forums des Fous de palmiers et de Tropicamente et relues en octobre 2026 ; elles ont une valeur indicative et ne valent pas règle générale. Seuls les retours complets et quelques retours incomplets particulièrement utiles sont repris. Quand le lieu est donné, la minimale de la station Météo-France la plus proche est indiquée entre parenthèses.
- Un cultivateur de Bruguières (Haute-Garonne) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas revoluta, plantée en pleine terre en 1980, large d’environ un mètre et qui passait jusque-là les hivers sans souffrir, n’a pas survécu à la vague de froid de janvier 1985 : dix jours de gel continu, −17,5 °C au plus bas, des maximales de −8 à −10 °C et un vent glacial, sans protection (messages de 2009 et 2012). La station Météo-France d’Ondes, à 9 km, a relevé −19,0 °C le 9 janvier 1985, et celle de Toulouse-Blagnac, à 12 km, −18,6 °C le 16 janvier.
- Un cultivateur de La Varenne-Saint-Hilaire (Val-de-Marne) indique sur le forum des Fous de palmiers que ses quatre Cycas revoluta, en pleine terre depuis plus de dix ans et laissés sans protection, ont subi −12 °C pendant l’hiver 2008-2009 : seul le plus grand, au tronc de plus d’un mètre et le plus exposé, n’a pas survécu (messages de janvier et décembre 2009). La station Météo-France de Saint-Maur, à 2 km, a relevé −11,2 °C le 7 janvier 2009.
- Le même cultivateur indique qu’un Cycas revoluta laissé exprès sans protection a eu le feuillage brûlé en janvier 2010 à −7 °C, alors qu’un Cycas panzhihuaensis voisin, sans protection lui aussi, ne montrait que de légères traces (message de janvier 2010 ; la station de Saint-Maur a relevé −8,8 °C le 8 janvier 2010).
- Un cultivateur de Nantes (Loire-Atlantique) indique sur le forum des Fous de palmiers que ses deux Cycas revoluta, en pleine terre depuis 2004 et protégés par un voile d’hivernage, ont été « bien abîmés » pendant la vague de froid de février 2012, avec deux nuits à −9 °C : c’était la première fois depuis leur plantation (message de février 2012). La station Météo-France de Nantes-Bouguenais, à 9 km, a relevé −8,4 °C le 12 février 2012.
- Un cultivateur de Vienne (Isère) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas revoluta, de la taille d’une orange, en pleine terre depuis trois ans et protégée seulement par une cloche, a passé la vague de froid de février 2012, avec douze jours sans dégel et −13 °C une nuit, sans une égratignure au feuillage (message de mai 2012). Les stations Météo-France de Reventin, à 7 km, et de Luzinay, à 11 km, ont relevé −11,8 °C et −12,9 °C le 5 février 2012.
- Un cultivateur d’Ardèche (160 m d’altitude) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas revoluta, en pleine terre depuis plusieurs années et sans protection, a été entièrement défoliée pendant l’hiver 2011-2012 par −14 °C, et qu’elle a survécu (message de février 2013).
- Un cultivateur de Bordeaux (Gironde) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’un Cycas revoluta planté dans une rue de Talence, devant lequel il passe régulièrement, a passé la vague de froid de février 2012 « sans embûches » ; il ne précise pas de protection (message d’avril 2013). La station Météo-France de Talence a relevé −9,0 °C le 3 février 2012, et celle de Bordeaux-Mérignac −8,8 °C le 9 février.
- Un cultivateur du Périgord noir (Dordogne), en climat atlantique, indique sur le forum des Fous de palmiers que Cycas revoluta ne tient pas à long terme chez lui sans protection : il perd régulièrement ses feuilles et son tronc finit par pourrir lors des hivers froids et humides ; il réussit en revanche dans des sites abrités de la vallée de la Dordogne, comme La Roque-Gageac (message de janvier 2011). Ce retour sans date ni valeur précise montre le rôle de l’humidité hivernale.
Cycas panzhihuaensis, le plus résistant au froid
Oui, Cycas panzhihuaensis est réputé plus rustique que Cycas revoluta, et les retours français vont dans ce sens : son feuillage résiste mieux, souvent intact là où celui de Cycas revoluta brûle. Deux études chinoises en laboratoire confirment qu’il tolère mieux le gel que Cycas bifida, grâce à une meilleure stabilité de ses membranes et de sa photosynthèse (Zheng et al., 2021 ; Wu et al., 2023). Aucune source publiée ne montre qu’il exige un hiver sec : il a réussi en pleine terre dans la région nantaise. Ses jeunes feuilles poussées en serre sont en revanche fragiles et cassent par grand vent.
Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var), plusieurs Cycas panzhihuaensis cultivés en plein soleil dans un sol de schiste très drainant ont été exposés en janvier et février 2012 à −7 °C et à la neige, et « ont parfaitement encaissé cet épisode » ; les seuls dégâts importants observés en quinze ans concernaient des feuilles formées en serre (article du site publié en 2020).
- Un cultivateur de La Varenne-Saint-Hilaire (Val-de-Marne) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas panzhihuaensis, en pleine terre pour son deuxième hiver, protégée seulement d’un abri léger pour la garder au sec, a passé l’hiver 2008-2009 intacte, avec −12 °C au plus bas et trois nuits entre −9 et −10 °C ; la même plante a fait deux poussées de feuilles par an (messages de janvier et décembre 2009). La station de Saint-Maur, à 2 km, a relevé −11,2 °C le 7 janvier 2009.
- Un cultivateur de Nantes (Loire-Atlantique) indique sur le forum des Fous de palmiers que ses deux jeunes Cycas panzhihuaensis issus de semis, en pleine terre depuis deux ans, ont passé l’hiver 2008-2009 à −8 °C sans protection et sans dégât (messages de juin et décembre 2009 ; la station de Nantes-Bouguenais a relevé −8,8 °C le 7 janvier 2009). Le même cultivateur indique que son grand sujet et ses plantules, sous un voile d’hivernage, sont restés intacts en février 2012 avec deux nuits à −9 °C, alors que ses Cycas revoluta étaient abîmés (message de février 2012 ; −8,4 °C à Nantes-Bouguenais le 12 février 2012).
- Un cultivateur du Béarn (Pyrénées-Atlantiques) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas panzhihuaensis, en pleine terre depuis 2009 et sans protection, a été défoliée pendant la vague de froid de février 2012 à −10 °C (messages d’avril 2010 et de février 2012).
- Un cultivateur du Lot indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas panzhihuaensis, en pleine terre sans protection, a subi en février 2012 environ −11 à −12 °C, alors qu’un thermomètre placé à 50 m relevait −13 °C : elle est défoliée presque chaque hiver mais refait toujours ses feuilles, et son tronc est passé en six ou sept ans de la taille d’une noix à celle d’une pomme (messages d’avril 2011 et de mai 2012).
- Un cultivateur de Vienne (Isère) indique sur le forum des Fous de palmiers que le Cycas panzhihuaensis du jardin botanique de Lyon n’a pas survécu à son premier hiver, celui de 2011-2012 ; il ne donne ni la température ni le mode de culture (message de mai 2012). La station Météo-France de Lyon-Tête d’Or, dans le parc qui abrite ce jardin, a relevé −11,0 °C le 5 février 2012.
Cycas taitungensis, aussi rustique que Cycas revoluta ?
Pas tout à fait, selon les retours français : son feuillage semble un peu plus sensible au froid que celui de Cycas revoluta. Les sources générales le placent au même niveau : l’Université de Floride donne pour les deux espèces les zones USDA 8 à 11, une limite d’environ −12 °C et des feuilles brûlées entre −7 et −1 °C. Sa croissance, en revanche, est plus rapide, avec souvent deux poussées par an.
Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, les sujets ont résisté sans dégâts jusqu’à −7 °C avec dégel dans la journée, et leur croissance a toujours été assez rapide (article du site publié en 2020).
- Un cultivateur du Béarn indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas taitungensis, en pleine terre depuis 2007 sans protection, a eu ses feuilles abîmées dès −5 à −6 °C pendant l’hiver 2008-2009, alors que son Cycas revoluta n’avait rien ; elle est restée presque intacte en 2009-2010 avec −5 °C, puis a été défoliée en février 2012 à −10 °C. Il l’estime moins résistante au froid que Cycas revoluta d’environ 2 °C (messages de 2009 à 2012).
- Un cultivateur de La Varenne-Saint-Hilaire (Val-de-Marne) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas taitungensis, en pleine terre depuis plus de deux ans, a été totalement défoliée pendant l’hiver 2008-2009 à −12 °C ; le tronc a survécu, mais n’a refait qu’une petite couronne un an et demi plus tard (messages d’avril 2010 et de janvier 2011 ; −11,2 °C à Saint-Maur le 7 janvier 2009).
- Un cultivateur du Roussillon (Pyrénées-Orientales) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas taitungensis, plantée en pleine terre huit ans plus tôt, est restée intacte pendant l’hiver 2009-2010, avec 27 nuits de gel, −6 à −7 °C et 40 cm de neige, puis en février 2012 avec deux nuits à −7 °C (messages de 2010 à 2012).
Repères en Italie et ailleurs
Les observations faites en Italie et en Suisse confirment le rôle de la culture en pot et de la durée du froid :
- Un cultivateur de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie) indique sur le forum Tropicamente que ses Cycas revoluta et Cycas panzhihuaensis en pot, dehors mais abrités de la pluie, n’ont pas survécu à l’épisode de décembre 2009, avec neige, givre et −7 °C (messages de décembre 2009 et de septembre 2012).
- Un cultivateur de Numana (Marches, Italie) indique sur le forum Tropicamente que ses Cycas revoluta cultivés dehors sans abri n’ont « pas une égratignure » après l’hiver 2011-2012, avec −5 °C au plus bas (message de septembre 2012).
- Un cultivateur de Delémont (Jura, Suisse) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Cycas panzhihuaensis, protégée par un toit de polycarbonate et un voile, a subi environ −16 °C pendant l’hiver 2014-2015 : ses feuilles ont grillé, mais elle a refait trois feuilles en mai 2015 (message de mai 2015).
En Floride, le service de vulgarisation de l’Université de Floride classe Cycas revoluta et Cycas taitungensis en zones USDA 8 à 11 ; l’Université d’État de Caroline du Nord, plus prudente, retient les zones 9a à 12b. L’Université de Floride ne recommande Cycas circinalis qu’en zones 10 et 11, c’est-à-dire sans gel notable.
Chaleur, sécheresse, soleil, vent et embruns
- Chaleur et sécheresse : Cycas revoluta supporte bien la sécheresse une fois installé (UF/IFAS), mais ne pousse pas sans eau en été. Dans le Roussillon, des Cycas revoluta placés dans un coin très chaud exposé au sud jaunissaient dès la fin mai, alors que ceux installés presque à l’ombre restaient beaux. En laboratoire, une étude chinoise a montré que la sécheresse, bien supportée seule par Cycas panzhihuaensis, aggrave les dégâts du gel (Ling et al., 2024).
- Soleil : les feuilles formées à l’ombre ou en serre brûlent si la plante passe trop vite en plein soleil ; dans le Béarn, un Cycas panzhihuaensis tout juste planté a eu la pointe des feuilles blanchie par le soleil lors de son premier été dehors (message d’avril 2010).
- Vent : dans le Roussillon, des feuilles de Cycas panzhihuaensis formées en serre ont cassé par des vents de plus de 100 km/h, même dans un jardin abrité (message de février 2012).
- Excès d’eau : c’est la principale cause d’échec citée par les cultivateurs, en pleine terre comme en pot (voir le retour de Dordogne).
- Embruns : aucune donnée fiable n’est documentée pour Cycas revoluta ; l’Université de Floride juge Cycas circinalis peu tolérant au sel.
Maladies et ravageurs
Deux insectes venus d’Asie menacent les Cycas cultivés dans le monde : une cochenille et un petit papillon. Les autres problèmes sont surtout liés à la culture : pourriture des racines en sol trop arrosé ou mal drainé, cochenilles farineuses et acariens (Université d’État de Caroline du Nord), carences en magnésium et en manganèse (UF/IFAS).
La cochenille Aulacaspis yasumatsui. Cette cochenille à bouclier attaque les troncs, la base des feuilles, les feuilles, les cônes, les graines et même les racines jusqu’à 60 cm de profondeur. D’après l’Université de Floride, elle peut couvrir un Cycas revoluta en quelques mois et le tuer en un an ; elle se répand sur de courtes distances avec le vent, et sur de longues distances avec les plantes transportées. Le traitement repose sur des pulvérisations répétées d’huile horticole, éventuellement sur un insecticide systémique autorisé. À Guam, où elle est arrivée en 2003, une étude de suivi a montré que tous les semis de Cycas micronesica avaient été tués en 9 mois et que 92 % des plantes étaient mortes six ans plus tard (Marler et Lawrence, 2012). En Europe, la base de l’OEPP la signale au 27 septembre 2026, avec peu d’occurrences, en Bulgarie, en Croatie, à Chypre, en Hongrie, en Pologne, en Slovénie, en Turquie et au Royaume-Uni ; en France, elle est notée absente, seulement interceptée.
L’Azuré des sagous, Chilades pandava. Les chenilles de ce petit papillon bleu, appelé aussi Luthrodes pandava, dévorent les jeunes feuilles des Cycas pendant leur croissance et peuvent tuer les semis. Au jardin botanique de Nong Nooch, en Thaïlande, les dégâts variaient de un à près de neuf selon les espèces, sur 85 espèces de Cycas cultivées ensemble (Marler et al., 2012). Le papillon a été signalé pour la première fois dans le bassin méditerranéen en Égypte en 2014 (Fric et al., 2014), puis au Liban en 2019, d’après l’article du site consacré à l’espèce ; de nombreuses observations sont publiées sur iNaturalist en Israël depuis au moins 2024. Aucun signalement en Europe n’est publié, et aucune observation européenne ne figure sur iNaturalist au 1er octobre 2026 ; l’article du site consacré à l’espèce le dit aussi absent d’Europe continentale. Sa progression autour de la Méditerranée justifie de surveiller les nouvelles pousses.
Toxicité et précautions
Oui, les Cycas sont toxiques, et toutes les parties de la plante le sont ; les graines en contiennent le plus. Le principal poison est la cycasine (Université d’État de Caroline du Nord ; ASPCA). Chez les chiens, les chats et les chevaux, l’ASPCA, le centre antipoison animal américain, signale des vomissements, des diarrhées parfois sanglantes, une jaunisse, des troubles de la coagulation, des lésions du foie, une insuffisance hépatique et des cas mortels ; le Pet Poison Helpline ajoute des troubles nerveux comme la faiblesse, la démarche chancelante ou les convulsions. Les chiens qui mâchent les graines tombées au sol sont les plus exposés.
Chez l’homme, l’Université de Floride parle d’une neurotoxine puissante, capable de paralyser ou de tuer en cas de préparation insuffisante. À Guam, la farine de graines de Cycas micronesica a longtemps été soupçonnée d’expliquer une maladie neurologique très fréquente chez les Chamorros, associant sclérose latérale amyotrophique et syndrome parkinsonien avec démence. Cox et Sacks (2002) ont proposé que les toxines s’accumulent chez les roussettes consommées localement ; Steele et McGeer (2008) estiment que cette hypothèse ne répond pas aux critères nécessaires et qu’il faut envisager d’autres causes. Le lien reste donc discuté.
Portez des gants pour manipuler les graines et leur enveloppe charnue, ramassez les graines tombées et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. Les pointes des folioles de Cycas revoluta sont aussi piquantes. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Les Cycas ont servi d’aliment de disette, au prix d’un long travail pour éliminer leur poison. D’après l’Université de Floride, l’écorce interne de Cycas revoluta a été consommée au Japon pendant les famines. Au Japon, l’expression sotetsu jigoku, « l’enfer des cycas », désigne les périodes où les habitants des îles du sud n’avaient plus que le cycas pour se nourrir. Le quotidien okinawaïen Ryūkyū Shimpō rapporte ainsi qu’en 1945, sur l’île de Hateruma, les habitants coupaient les troncs, les faisaient fermenter, en extrayaient l’amidon puis le lavaient à plusieurs reprises pour en retirer le poison, et que cette nourriture sans valeur nutritive aggrava les ravages du paludisme. Ces préparations ne doivent pas être reproduites. Aujourd’hui, les feuilles séchées de Cycas revoluta servent surtout en art floral, et l’espèce se cultive aussi en bonsaï au Japon (UF/IFAS).
Les espèces du genre Cycas
Voici les 118 espèces acceptées par The World List of Cycads (version 2026.08.15), classées par grande région. Pour chacune : auteur et année de publication, répartition, section quand une source publiée la précise, et statut UICN avec l’année de l’évaluation citée par The World List of Cycads ou, lorsqu’elle est plus récente ou plus précise, par la fiche de l’espèce. Les espèces partagées entre plusieurs régions sont rangées là où se trouve l’essentiel de leur aire. Les fiches publiées sous un ancien nom sont rattachées à l’espèce acceptée.
Japon, Taïwan et Chine
Vingt espèces, dont les plus rustiques du genre. Plusieurs espèces chinoises poussent aussi dans le nord du Vietnam.
- Cycas revoluta Thunb. (1782) : Chine (Fujian), Japon (îles Ryūkyū) ; l’espèce la plus cultivée du genre, appelée sagou du Japon ; Cycas miquelii en est un synonyme ; section Asiorientales ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas taitungensis C.F.Shen, K.D.Hill, C.H.Tsou & C.J.Chen (1994) : Taïwan ; très proche de Cycas revoluta, que POWO lui assimile (voir Taxonomie) ; section Asiorientales ; en danger (EN, 2022).
- Cycas panzhihuaensis L.Zhou & S.Y.Yang (1981) : Chine (sud du Sichuan, nord du Yunnan) ; vallées chaudes et sèches du Jinsha ; synonyme : Cycas baguanheensis ; section Panzhihuaenses ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas szechuanensis W.C.Cheng & L.K.Fu (1975) : Chine (Fujian, Guangdong) ; synonyme : Cycas fairylakea ; section Stangerioides ; fiche sous l’ancien nom : Cycas fairylakea ; en danger critique (CR, 2024).
- Cycas taiwaniana Carruth. (1893) : Chine du Sud (Fujian et Guangdong selon The World List of Cycads, surtout en culture ; populations sauvages à Hainan selon les études génétiques récentes) ; décrite d’après une plante dite de Taïwan, mais absente de l’île ; les plantes de Hainan décrites sous les noms Cycas hainanensis, Cycas lingshuiensis et Cycas shanyaensis y sont rattachées ; section Stangerioides ; fiches sous les anciens noms : Cycas hainanensis et Cycas lingshuiensis (publiée à l’origine sous l’orthographe « lingshuigensis », reprise par la fiche) ; en danger (EN, 2023).
- Cycas changjiangensis N.Liu (1998) : Chine (Hainan) ; autrefois Cycas hainanensis subsp. changjiangensis ; section Stangerioides ; en danger (EN, 2022).
- Cycas guizhouensis K.M.Lan & R.F.Zou (1983) : Chine (Guangxi, Guizhou, Yunnan) ; section Stangerioides ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas chenii X.Gong & Wei Zhou (2015) : Chine (Yunnan) ; en danger (EN, 2023).
- Cycas diannanensis Z.T.Guan & G.D.Tao (1995) : Chine (centre et est du Yunnan, vallée du fleuve Rouge), Vietnam (présence incertaine) ; synonymes : Cycas parvula, Cycas multiovula ; section Stangerioides ; en danger (EN, 2023).
- Cycas hongheensis S.Y.Yang & S.L.Yang ex D.Yue Wang (1996) : Chine (sud-est du Yunnan, vallée du fleuve Rouge) ; section Indosinenses ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas multifrondis D.Yue Wang (1996) : Chine (Yunnan) ; décrite d’après une plante cultivée au jardin botanique de Xiamen ; Hill (2008) y voyait une forme hybride entre Cycas dolichophylla et Cycas bifida, The World List of Cycads l’accepte comme espèce ; non évaluée (NE).
- Cycas tanqingii D.Yue Wang (1996) : Chine (sud-est du Yunnan, district de Lüchun), Vietnam (présence signalée, sans spécimen) ; section Stangerioides ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas debaoensis Y.C.Zhong & C.J.Chen (1997) : Chine (Guangxi) ; section Stangerioides ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas segmentifida D.Yue Wang & C.Y.Deng (1995) : Chine (Guangxi, Guizhou, Yunnan), Vietnam (présence incertaine) ; section Stangerioides ; en danger (EN, 2023).
- Cycas sexseminifera F.N.Wei (1996) : Chine (Guangxi), Vietnam ; section Stangerioides ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas balansae Warb. (1900) : Chine (Guangxi), Vietnam ; section Stangerioides ; en danger (EN, 2023).
- Cycas bifida (Dyer) K.D.Hill (2004) : Chine (Guangxi), Vietnam ; section Stangerioides ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas dolichophylla K.D.Hill, T.H.Nguyên & P.K.Lôc (2004) : Chine (Guangxi, Yunnan), Laos (présence incertaine), Vietnam ; section Stangerioides ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas ferruginea F.N.Wei (1994) : Chine (Guangxi), Vietnam ; section Stangerioides ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas multipinnata C.J.Chen & S.Y.Yang (1994) : Chine (Yunnan), Vietnam ; section Stangerioides ; en danger critique (CR, 2023).
Indochine et Thaïlande
Vingt-cinq espèces, du Vietnam à la Thaïlande, au Laos, au Cambodge et à la Birmanie, souvent sur des collines calcaires ou dans des forêts sèches.
- Cycas aculeata K.D.Hill & T.H.Nguyên (2004) : Vietnam ; en danger (EN, 2023).
- Cycas brachycantha K.D.Hill, T.H.Nguyên & P.K.Lôc (2004) : Vietnam ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas chevalieri Leandri (1931) : Vietnam ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas collina K.D.Hill, T.H.Nguyên & P.K.Lôc (2004) : nord-ouest du Vietnam et sud de la Chine (Yunnan), probablement aussi Laos et Myanmar ; section Stangerioides ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas condaoensis K.D.Hill & S.L.Yang (2004) : Vietnam (archipel de Côn Đảo) ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas elongata (Leandri) D.Yue Wang (1996) : Vietnam ; en danger (EN, 2023).
- Cycas fugax K.D.Hill, T.H.Nguyên & P.K.Lôc (2004) : Vietnam ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas hoabinhensis P.K.Lôc & T.H.Nguyên (2004) : Vietnam (nord) ; en danger (EN, 2023).
- Cycas inermis Lour. (1793) : Laos, Vietnam ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas lindstromii S.L.Yang, K.D.Hill & T.H.Nguyên (1997) : Vietnam (côte sud, de Khanh Hoa à Ba Ria-Vung Tau) ; en danger (EN, 2022).
- Cycas micholitzii Dyer (1905) : Laos, Vietnam ; section Stangerioides, dont elle est l’espèce type ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas pachypoda K.D.Hill (2004) : sud du Vietnam (Bình Thuận, Ninh Thuận) ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas tropophylla K.D.Hill & P.K.Lôc (2004) : Vietnam (baie d’Ha Long et île de Cát Bà) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas laotica Aver., T.H.Nguyên & S.K.Nguyên (2014) : Laos (province de Khammouane) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas chamaoensis K.D.Hill (1999) : Thaïlande ; en danger critique (CR, 2022).
- Cycas clivicola K.D.Hill (1999) : Cambodge, Malaisie, Thaïlande, Vietnam ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas divyadarshanii Khuraijam & Rita Singh (2020) : Chine (Yunnan), Inde (Manipur), Laos, Birmanie, Thaïlande, Vietnam ; non évaluée (NE).
- Cycas elephantipes A.Lindstr. & K.D.Hill (2003) : Thaïlande ; en danger (EN, 2022).
- Cycas macrocarpa Griff. (1854) : Malaisie péninsulaire, Thaïlande, Laos (présence à confirmer selon ses découvreurs) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas nongnoochiae K.D.Hill (1999) : Laos, Thaïlande ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas petraea A.Lindstr. & K.D.Hill (2003) : Thaïlande (Loei, Khon Kaen), Laos ; en danger (EN, 2023).
- Cycas pranburiensis S.L.Yang, W.Tang, K.D.Hill & Vatch. (1999) : Thaïlande ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas siamensis Miq. (1863) : Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande, Vietnam ; section Indosinenses, dont elle est l’espèce type ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas simplicipinna (Smitinand) K.D.Hill (1995) : Chine (Yunnan, présence discutée), Laos, Birmanie (présence incertaine), Thaïlande, Vietnam ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas tansachana K.D.Hill & S.L.Yang (1999) : Thaïlande ; en danger critique (CR, 2022).
Inde, Sri Lanka et îles Andaman
Treize espèces, dont l’espèce type du genre. Plusieurs ont été décrites depuis 2014 et leurs limites restent discutées.
- Cycas annaikalensis Rita Singh & P.Radha (2006) : Inde (Kerala) ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas beddomei Dyer (1883) : Inde (Andhra Pradesh) ; seule espèce du genre inscrite à l’annexe I de la CITES, depuis 1987 ; en danger (EN, 2022).
- Cycas circinalis L. (1753) : Inde (Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Maharashtra, Tamil Nadu) ; espèce type du genre, décrite par Linné en 1753 ; section Cycas ; nom très souvent mal appliqué en culture ; en danger (EN, 2023).
- Cycas dharmrajii L.J.Singh (2017) : Inde (îles Andaman) ; non évaluée sous ce nom (NE), incluse dans Cycas sainathii par la Liste rouge (VU, 2022).
- Cycas indica A.Lindstr. & K.D.Hill (2007) : Inde (Karnataka) ; en danger (EN, 2023).
- Cycas nathorstii J.Schust. (1932) : Inde (Tamil Nadu), Sri Lanka ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas nayagarhensis Rita Singh, P.Radha & Khuraijam (2015) : Inde (Odisha) ; en danger critique (CR, 2022).
- Cycas orixensis (Haines) Rita Singh & Khuraijam (2015) : Inde (Odisha) ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas pectinata Buch.-Ham. (1826) : Bangladesh, Bhoutan, Inde (Assam, Bihar, Meghalaya, Sikkim, Bengale-Occidental), Népal ; limitée par The World List of Cycads à l’Himalaya oriental et au Bangladesh ; section Indosinenses ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas pschannae R.C.Srivast. & L.J.Singh (2015) : Inde (îles Andaman) ; décrite d’après une plante cultivée à Howrah, près de Calcutta, venue des îles Andaman ; fiche sous l’ancien nom : Cycas andamanica ; non évaluée sous ce nom (NE), incluse dans Cycas sainathii par la Liste rouge (VU, 2022).
- Cycas seshachalamensis P.V.C.Rao, N.V.S.Prasad, P.M.Babu, K.Prassad & Prasanna (2016) : Inde (Andhra Pradesh) ; non évaluée (NE).
- Cycas sphaerica Roxb. (1832) : Inde (Andhra Pradesh, Karnataka, Tamil Nadu) ; synonyme : Cycas darshii ; en danger (EN, 2023).
- Cycas zeylanica (J.Schust.) A.Lindstr. & K.D.Hill (2002) : Inde (îles Andaman et Nicobar), Sri Lanka (côte sud) ; synonyme : Cycas sainathii, que la Liste rouge évalue à part (VU, 2022) ; en danger critique (CR, 2022).
Malaisie, Indonésie et Philippines
Vingt espèces, dont douze propres aux Philippines.
- Cycas cantafolia Jutta, K.L.Chew & Saw (2010) : Malaisie ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas edentata de Laub. (1998) : Indonésie, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam ; aire très vaste, de la Birmanie aux Philippines ; en danger (EN, 2023).
- Cycas falcata K.D.Hill (1999) : Indonésie ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas glauca Hort. ex Miq. (1840) : Timor oriental, Indonésie (Timor occidental, Sumba) ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas javana (Miq.) de Laub. ex D.Yue Wang (1996) : Indonésie ; en danger critique (CR, année non vérifiée).
- Cycas montana A.Lindstr. & K.D.Hill (2009) : Indonésie ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas rumphii Miq. (1839) : Australie (récif Ashmore, île Christmas), Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas sundaica Miq. ex A.Lindstr. & K.D.Hill (2009) : Indonésie ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas aenigma K.D.Hill & A.Lindstr. (2008) : Philippines ; en danger (EN, 2023).
- Cycas curranii (J.Schust.) K.D.Hill (1995) : Philippines ; section Wadeae ; en danger critique (CR, 2023).
- Cycas flabellata Agoo & Madulid & J.R.Callado (2019) : Philippines ; non évaluée (NE).
- Cycas lacrimans A.Lindstr. & K.D.Hill (2008) : Philippines ; en danger (EN, 2022).
- Cycas mindanaensis Agoo, Madulid & J.R.Callado (2019) : Philippines ; non évaluée (NE).
- Cycas nitida K.D.Hill & A.Lindstr. (2008) : Philippines ; en danger (EN, 2023).
- Cycas riuminiana Porte ex Regel (1863) : Philippines ; en danger (EN, 2023).
- Cycas sancti-lasallei Agoo & Madulid (2012) : Philippines ; en danger critique (CR, 2022).
- Cycas saxatilis K.D.Hill & A.Lindstr. (2008) : Philippines ; section Wadeae ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas vespertilio A.Lindstr. & K.D.Hill (2008) : Philippines (Visayas et sud de Luçon, aussi Mindoro et Marinduque) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas wadei Merr. (1936) : Philippines ; section Wadeae ; en danger critique (CR, 2022).
- Cycas zambalensis Madulid & Agoo (2005) : Philippines ; en danger critique (CR, 2022).
Australie
Trente et une espèces propres à l’Australie, dans le Queensland, le Territoire du Nord et l’Australie-Occidentale. Trois autres espèces atteignent le territoire australien depuis la Nouvelle-Guinée ou l’Indonésie.
- Cycas angulata R.Br. (1810) : Australie (Territoire du Nord, Queensland) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas arenicola K.D.Hill (1993) : Australie (Territoire du Nord) ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas armstrongii Miq. (1868) : Australie (Territoire du Nord) ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas arnhemica K.D.Hill (1994) : Australie (Territoire du Nord) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas badensis K.D.Hill (1996) : Australie (Queensland, îles Badu et Moa) ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas basaltica C.A.Gardner (1923) : Australie (Australie-Occidentale) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas brunnea K.D.Hill (1992) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2022).
- Cycas cairnsiana F.Muell. (1876) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas calcicola Maconochie (1978) : Australie (Territoire du Nord : de Katherine au bassin de la Daly River et au parc national de Litchfield) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas canalis K.D.Hill (1994) : Australie (Territoire du Nord) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas candida K.D.Hill (2004) : Australie (Queensland) ; en danger (EN, 2022).
- Cycas conferta Chirgwin (1993) : Australie (Territoire du Nord) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas couttsiana K.D.Hill (1992) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas cupida P.I.Forst. (2001) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas desolata P.I.Forst. (1995) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas distans P.I.Forst. & B.Gray (2017) : Australie (Queensland) ; en danger (EN, 2022).
- Cycas furfuracea W.Fitzg. (1918) : Australie (Australie-Occidentale) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas lane-poolei C.A.Gardner (1923) : Australie (Australie-Occidentale, nord-ouest du Kimberley) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas maconochiei Chirgwin & K.D.Hill (1996) : Australie (Territoire du Nord) ; trois sous-espèces : lanata, maconochiei et viridis ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas media R.Br. (1810) : Australie (est du Queensland, du sud de Mackay à la côte du cap York) ; trois sous-espèces : banksii, ensata et media ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas megacarpa K.D.Hill (1992) : Australie (centre-est du Queensland, de Mount Morgan aux environs de Goomeri) ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas ophiolitica K.D.Hill (1992) : Australie (centre-est du Queensland, région de Marlborough et de Rockhampton) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas orientis K.D.Hill (1994) : Australie (Territoire du Nord, est de la terre d’Arnhem) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas platyphylla K.D.Hill (1992) : Australie (Queensland) ; en danger (EN, 2022).
- Cycas pruinosa Maconochie (1978) : Australie (Territoire du Nord, Australie-Occidentale) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas semota K.D.Hill (1996) : Australie (Queensland) ; vulnérable (VU, 2022).
- Cycas silvestris K.D.Hill (1992) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2010).
- Cycas terryana P.I.Forst. (2011) : Australie (centre-est du Queensland : chaînons de Broadsound et de Connors) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas tuckeri K.D.Hill (1996) : Australie (Queensland : une population dans le district de Coen, péninsule du cap York) ; vulnérable (VU, 2023).
- Cycas xipholepis K.D.Hill (1996) : Australie (Queensland) ; préoccupation mineure (LC, 2022).
- Cycas yorkiana K.D.Hill (1996) : Australie (Queensland) ; quasi menacée (NT, 2022).
Nouvelle-Guinée et Pacifique
Huit espèces, de la Nouvelle-Guinée aux îles Salomon, à la Micronésie, aux Fidji et aux Tonga.
- Cycas apoa K.D.Hill (1994) : Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas campestris K.D.Hill (1994) : Papouasie-Nouvelle-Guinée ; quasi menacée (NT, 2022).
- Cycas papuana F.Muell. (1876) : sud de la Nouvelle-Guinée (Papouasie-Nouvelle-Guinée, province Occidentale ; Indonésie, Papouasie) ; Australie (Queensland, île du Prince-de-Galles) selon The World List of Cycads, présence à confirmer ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas schumanniana Lauterb. (1900) : Papouasie-Nouvelle-Guinée (Madang, Morobe, Hautes-Terres orientales) ; Indonésie selon Species+, non confirmée ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas scratchleyana F.Muell. (1885) : Papouasie-Nouvelle-Guinée, Indonésie (Papouasie, Moluques) ; Australie (une plante sur l’île Mer, détroit de Torrès, que Species+ ne retient pas) ; préoccupation mineure (LC, 2023).
- Cycas bougainvilleana K.D.Hill (1994) : Papouasie-Nouvelle-Guinée, îles Salomon ; quasi menacée (NT, 2023).
- Cycas micronesica K.D.Hill (1994) : Guam, Micronésie, îles Mariannes du Nord, Palaos ; décimée à Guam par la cochenille Aulacaspis yasumatsui (voir Maladies et ravageurs) ; en danger (EN, 2022).
- Cycas seemannii A.Braun (1876) : Fidji, Nouvelle-Calédonie, Tonga, Vanuatu ; vulnérable (VU, 2022).
Afrique de l’Est et Madagascar
Une seule espèce, la plus occidentale du genre.
- Cycas thouarsii R.Br. (1810) : Comores, Kenya, Madagascar, Tanzanie (dont Zanzibar) ; seule espèce africaine, dédiée au botaniste Aubert du Petit-Thouars ; préoccupation mineure (LC, 2024).
Questions fréquentes
Combien y a-t-il d’espèces de Cycas ?
Cent dix-huit, selon The World List of Cycads (version du 15 août 2026), auxquelles s’ajoutent six sous-espèces australiennes. C’est le plus grand genre de cycadales. Le nombre a beaucoup augmenté depuis les années 1990 : Hill en comptait environ cent en 2008, et de nouvelles espèces sont encore décrites, surtout en Inde, aux Philippines et en Australie.
Le Cycas revoluta résiste-t-il au gel ?
Oui, jusqu’à un certain point : le feuillage brûle fréquemment dès −6 à −9 °C, mais le tronc repart souvent après −10 à −14 °C si le sol est sec et peu gelé. Les pertes surviennent lors des froids longs et intenses, comme en janvier 1985 près de Toulouse (−17,5 °C), et dans les sols humides. Dans les régions froides, une protection l’hiver ou la culture en pot rentré hors gel restent plus sûres.
Quel est le Cycas le plus rustique ?
Cycas panzhihuaensis, d’après les retours de cultivateurs et deux études en laboratoire. En France, son feuillage est resté intact à −12 °C quasiment sans protection en Val-de-Marne, et à −9 °C sous voile près de Nantes, là où celui de Cycas revoluta était abîmé. Il n’est pas indestructible pour autant : il est défolié vers −10 °C sans protection et un sujet du jardin botanique de Lyon n’a pas survécu à l’hiver 2011-2012.
Le Cycas est-il une plante succulente ou un palmier ?
Ni l’un ni l’autre au sens strict. C’est une gymnosperme, une plante à graines nues proche des conifères par son mode de reproduction, et non un palmier, qui est une plante à fleurs. Il partage cependant avec les plantes succulentes une bonne résistance à la sécheresse une fois installé (UF/IFAS).
Comment reconnaître un Cycas mâle d’un Cycas femelle ?
On ne peut le savoir qu’au moment de la reproduction. Le pied mâle forme au centre de la couronne un cône allongé et dressé ; le pied femelle forme une rosette de feuilles fertiles velues, sans cône, qui porte les graines sur ses bords, puis la tige reprend sa croissance. Il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines.
Le Cycas est-il dangereux pour les chiens et les chats ?
Oui, très. Toutes les parties sont toxiques, surtout les graines, et l’intoxication peut détruire le foie et entraîner la mort, d’après l’ASPCA. Ramassez les graines tombées et contactez immédiatement un vétérinaire en cas d’ingestion.
Faut-il un permis CITES pour acheter un Cycas ?
Cela dépend de ce que vous achetez et d’où il vient. Les plantes vivantes de toutes les espèces relèvent de l’annexe II de la CITES et de l’annexe B du règlement européen : leur commerce international demande des documents. Les graines en sont exemptées, sauf pour Cycas beddomei, inscrit à l’annexe I. Achetez des plantes issues de culture, avec la preuve de leur origine.
Cycas taitungensis est-il un vrai Cycas distinct de Cycas revoluta ?
Cela dépend des sources. The World List of Cycads et K. D. Hill l’acceptent comme espèce, distincte par ses feuilles plus longues et plus plates ; le World Checklist of Vascular Plants de Kew, base de POWO, le range parmi les synonymes de Cycas revoluta. Le site le traite comme une espèce à part, en raison des différences observées en culture.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), genre Cycas : https://cycadlist.org/genus/Cycas — 118 espèces et 6 sous-espèces, description du genre, étymologie, synonymes Dyerocycas et Epicycas ; pages des espèces et export complet : auteurs, années, protologues, répartitions, synonymes, statuts UICN et références des évaluations. Liste du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 1er octobre 2026.
- Species+ (UNEP-WCMC), Cycas : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/12839/legal — annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, annotation #4 (version CoP20 du 5 mars 2026), annexe I pour Cycas beddomei depuis le 22 octobre 1987, annexes B et A de l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383). Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 1er octobre 2026.
- World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Royal Botanic Gardens, Kew), jeu de données publié sur GBIF (version du 4 juin 2026), Cycas taitungensis : https://www.gbif.org/species/206945281 — Cycas taitungensis traité comme synonyme de Cycas revoluta ; la fiche renvoie à la page de POWO, non lisible (site protégé). Base de Kew sur laquelle repose POWO, autorité nomenclaturale du site ; consultée par l’API de GBIF le 24 octobre 2026.
- UF/IFAS Extension (Université de Floride), fiche FOR254/FR316 « Cycas revoluta, Sago Palm » : https://ask.ifas.ufl.edu/publication/FR316 — noms anglais, origine du mot sagou, usages alimentaires au Japon, toxicité, résistance à la sécheresse, cochenille. Service de vulgarisation universitaire, fiable ; consulté directement.
- UF/IFAS Extension, comté de Baker, « King Sago Palm, Emperor Sago Palm » : https://sfyl.ifas.ufl.edu/media/sfylifasufledu/baker/docs/pdf/horticulture/demonstration-gardens/King-and-Emperor-Sago-Palms.pdf — zones USDA 8 à 11, limite d’environ −12 °C, exposition, besoins en eau, carences, culture en pot. Service de vulgarisation universitaire, fiable ; consulté directement.
- UF/IFAS Extension, fiche FPS161 « Cycas circinalis, Queen Sago » : https://ask.ifas.ufl.edu/publication/FP161 — zones 10 et 11, faible tolérance au sel. Fiable ; consulté directement.
- UF/IFAS Gardening Solutions, « Cycad Aulacaspis Scale » : https://gardeningsolutions.ifas.ufl.edu/care/pests-and-diseases/pests/cycad-aulacaspis-scale/ — biologie, dégâts et traitement de la cochenille. Fiable ; consulté directement.
- NC State Extension Plant Toolbox, Cycas revoluta : https://plants.ces.ncsu.edu/plants/cycas-revoluta/ — zones USDA 9a à 12b, cycasine dans toutes les parties, problèmes de culture. Service de vulgarisation universitaire, fiable ; consulté directement.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité pour les chiens, les chats et les chevaux, cycasine, symptômes. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; consulté directement.
- Pet Poison Helpline, Sago Palm : https://www.petpoisonhelpline.com/poison/sago-palm/ — symptômes digestifs, nerveux et hépatiques. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; consulté directement.
- Base de données mondiale de l’OEPP, Aulacaspis yasumatsui : https://gd.eppo.int/taxon/AULSYA/distribution — répartition en Europe (mise à jour du 27 septembre 2026) et ancienne inscription sur la liste d’alerte (2001-2008). Organisation intergouvernementale, fiable ; consultée directement.
- Giardini Botanici Hanbury et Jardin botanique Val Rahmeh (MNHN), fiche Cycas revoluta : https://giardinihanbury.com/sites/giardinihanbury.com/files/pagine/Cycas%20revoluta%20IT%20FR.pdf — noms français (cycas du Japon, sagou du Japon), usages et toxicité. Jardins botaniques, fiables ; fiche lue le 24 octobre 2026.
- Météo-France, données climatologiques de base quotidiennes : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/donnees-climatologiques-de-base-quotidiennes/ — températures minimales des stations d’Ondes, Toulouse-Blagnac, Saint-Maur, Nantes-Bouguenais, Reventin, Luzinay, Talence, Bordeaux-Mérignac et Lyon-Tête d’Or. Données officielles, fiables ; fichiers lus directement.
- iNaturalist, Luthrodes pandava : https://www.inaturalist.org/taxa/1097646-Luthrodes-pandava — observations au Proche-Orient et absence d’observation en Europe au 1er octobre 2026. Plateforme de sciences participatives, observations validées par la communauté ; consultée directement par son interface de données.
- Ryūkyū Shimpō, « ソテツ食べ飢えしのぐ » (25 août 2021) : https://ryukyushimpo.jp/news/entry-1381407.html — consommation de cycas à Hateruma en 1945 et expression sotetsu jigoku. Quotidien régional, fiable pour le témoignage ; consulté directement.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/ — retours de culture en France et en Suisse ; fils « Cycas panzhihuaensis » (t=3323), « Cycas panzhihuaensis après l’hiver » (t=6514), « Cycas taitungensis » (t=3673), « Essais de Cycadales en terre » (t=7063), « Forum sur les Cycadales » (t=8427), « cycas panzhihuaensis » (t=5375), recherche d’informations sur Cycas panzhihuaensis (t=4327), « Protection hivernale de mes cycas revoluta » (t=11316), « Bilan de l’Hiver 2011/2012 » (t=11046), « Ici plus d’espoir, table rase » (t=4312), « prise de conscience » (t=11009), « Des palmiers et exotiques en Gironde » (t=348), « Departs de flush sur Cycas et Hybrides » (t=6883). Forum de cultivateurs, observations d’amateurs à valeur indicative ; fils lus en entier en octobre 2026.
- Tropicamente, forum italien : https://www.tropicamente.it/forums/ — retours de Ravenne et de Numana ; fils piante-che-ce-lhanno-fatta-non-ce-lhanno-fatta et cicadee-rustiche. Forum de cultivateurs, observations d’amateurs à valeur indicative ; fils lus en entier en octobre 2026.
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