Cycas multipinnata

Cycas multipinnata est un cycas des forêts sur calcaire de la vallée du fleuve Rouge, dans le sud-est du Yunnan (Chine) et le nord du Vietnam. C’est l’une des espèces les plus étonnantes du genre Cycas : son tronc reste presque entièrement enterré, mais il ne porte qu’une ou deux feuilles géantes, longues de 2 à 7 m selon les sources, dont les folioles sont elles-mêmes divisées et ramifiées. Connue depuis des décennies, la plante n’a été décrite qu’en 1994 par les botanistes chinois C.J. Chen et S.Y. Yang. De Laubenfels et Adema l’ont transférée en 1998 dans le genre Epicycas, sous le nom d’Epicycas multipinnata, aujourd’hui synonyme. L’UICN la classe en danger critique d’extinction, surtout à cause des prélèvements pour le commerce horticole.

L’essentiel sur Cycas multipinnata

  • Nom accepté : Cycas multipinnata C.J.Chen & S.Y.Yang (1994), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; également accepté par la WCVP, base de POWO (consultée par l’intermédiaire de GBIF le 31 octobre 2026)
  • Anciens noms et synonymes : Epicycas multipinnata (C.J.Chen & S.Y.Yang) de Laub. (1998) ; la Flore de Chine range aussi Cycas longipetiolula D.Y.Wang en synonymie, alors que Hill (2008) y voit un hybride avec Cycas bifida
  • Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; section Stangerioides (Hill 2008)
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; en chinois 多歧苏铁 (duo qi su tie, « cycas multipenné ») et dujuetie (« cycas à une feuille »)
  • Répartition naturelle : Chine (sud-est du Yunnan, vallée du fleuve Rouge) et nord du Vietnam (province de Yên Bái ; aussi Tuyên Quang selon Gong et al. 2015)
  • Statut UICN : en danger critique (CR) ; réévaluation de T.H. Nguyen et Y.-Q. Gong publiée dans la version 2023-1 de la Liste rouge, après celle de 2010 (critères A2acd+4acd)
  • CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne ; plante protégée de premier rang en Chine
  • Rusticité documentée : aucune valeur mesurée (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : dans la nature, forêt sempervirente ou forêt de mousson ombragée, sur pentes calcaires très raides, parfois sur terre rouge au-dessus du granite, de 200 à 1 100 m
  • Port et dimensions adultes : tronc presque souterrain de 14 à 25 cm de diamètre ; 1 ou 2 feuilles de 2 à 7 m, dont un pétiole de 1 à 3,5 m
  • Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Cycas multipinnata

Adulte, il est impossible à confondre : aucun autre cycas ne porte si peu de feuilles, aussi longues et aussi finement découpées. Ses feuilles sont divisées plusieurs fois, et seul Cycas debaoensis en a de structure comparable (Hill 2008). Description d’après la révision des Cycas de Chine de Ken Hill (2008), complétée par la Flore de Chine (Chen et Stevenson 1999) :

  • Tronc : sans tronc aérien ou presque, de 14 à 25 cm de diamètre au point le plus étroit ; la Flore de Chine indique une partie hors sol pouvant atteindre 40 cm sur 20 cm, à écorce gris-brun et écailleuse.
  • Feuilles : 1 ou 2 par plante, vert foncé et très brillantes, de 2 à 6 m selon Hill, de 3 à 7 m sur 60 à 100 cm de large selon la Flore de Chine ; couvertes à la sortie d’un feutrage blanc qui tombe quand la feuille s’étale.
  • Pétiole : très long, de 1 à 3,5 m (50 à 65 % de la feuille) selon Hill, de 1,5 à 2,5 m selon la Flore de Chine ; épineux presque sur toute sa longueur.
  • Folioles : 14 à 36 folioles primaires selon Hill (12 à 22 paires selon la Flore de Chine), longues de 35 à 60 cm, elles-mêmes divisées en segments qui se ramifient plusieurs fois en fourche ; les segments terminaux, obovales-linéaires, mesurent 7 à 12 cm sur 1 à 2 cm selon la Flore de Chine, sont minces, à bord plat ou un peu ondulé et à pointe brièvement acuminée, non piquante.
  • Cataphylles (écailles qui protègent l’apex) : étroites, molles et poilues, de 4 à 6 cm.
  • Cônes mâles : fusiformes, crème, de 25 à 40 cm sur 6 à 8 cm selon Hill (15 à 23 cm sur 4 à 6 cm selon la Flore de Chine), à microsporophylles mous, sans épine apicale.
  • Mégasporophylles (feuilles fertiles des plantes femelles) : de 11 à 13 cm selon Hill, de 8 à 12 cm selon la Flore de Chine, à feutrage brun, portant 2 à 6 ovules glabres (Hill) ; limbe ovale, profondément pectiné, à 20 à 22 épines latérales molles selon Hill, à 25 à 35 lobes en alène selon la Flore de Chine.
  • Graines : ovoïdes, un peu aplaties, d’environ 2,5 cm selon Hill, de 2,5 à 3,2 cm selon la Flore de Chine, verdâtres à jaunâtres ; sarcotesta (couche charnue externe) jaune, mince (2 mm), sans couche fibreuse ; coque ligneuse finement verruqueuse ; pas de couche spongieuse.

Les deux sources ne décrivent pas la feuille de la même façon : Hill la dit bipennée, la Flore de Chine tripennée, parce que les folioles secondaires se ramifient encore deux à cinq fois. Le nombre chromosomique est 2n = 22 (Gong et al. 2015).

Hybrides

Oui, dans la nature. Hill (2008) observe que Cycas multipinnata semble cohabiter avec Cycas bifida dans plusieurs populations du Yunnan, où l’on trouve une série de formes intermédiaires interprétable comme un essaim hybride. Il cite deux récoltes de ces hybrides : dans la vallée de la rivière Yuanjiang, district de Gejiu (1994), et entre Lianhuatang et Makayihe, à la limite des districts de Hekou et de Gejiu (2000). La première est le type de Cycas longipetiolula, nom que Hill exclut pour cette raison. Aucun hybride obtenu en culture n’est documenté.

Confusions possibles

L’adulte se reconnaît au premier coup d’œil ; les confusions concernent surtout les jeunes plantes et celles du commerce :

  • Cycas debaoensis, de l’ouest du Guangxi, a lui aussi des feuilles plusieurs fois divisées, mais plus nombreuses (3 à 15) et plus courtes (jusqu’à 3 m) ; Cycas multipinnata s’en distingue par ses folioles plus larges et plus minces, les plus larges au-dessus du milieu, et par ses mégasporophylles plus petits (Hill 2008) ;
  • Cycas bifida, du Guangxi et du nord-est du Vietnam, a des folioles divisées par dichotomie près de la base, jusqu’à trois fois (Hill 2008) ;
  • Cycas multifrondis, accepté par The World List of Cycads, appartient au même groupe ; Hill (2008) voyait dans son type une forme intermédiaire entre Cycas bifida et Cycas dolichophylla ;
  • Cycas micholitzii, du centre du Vietnam, est un autre cycas à folioles divisées de la même section.

Le risque d’erreur est réel dans le commerce : sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur rapporte en janvier 2020 que son exemplaire, acheté jeune sous ce nom, avait produit en quelques années des feuilles de plus d’un mètre sans jamais la moindre foliole divisée, et conclut qu’il ne s’agissait pas de cette espèce.

Taxonomie

Cycas multipinnata est un nom accepté par The World List of Cycads ; également accepté par la WCVP, base de POWO (consultée par l’intermédiaire de GBIF le 31 octobre 2026). L’espèce a été décrite par C.J. Chen et S.Y. Yang en 1994 dans la revue Acta Phytotaxonomica Sinica (32(3) : 239, 480-481), d’après un spécimen récolté par S.Y. Yang en avril 1987 dans le sud du district de Jianshui, au Yunnan, près du fleuve Rouge, à 1 100 m d’altitude (n° 9202, holotype à l’herbier de l’Institut de botanique de Pékin, PE).

Dans leur révision du genre, de Laubenfels et Adema (1998) ont créé le genre Epicycas pour plusieurs espèces asiatiques et y ont transféré cette plante sous le nom d’Epicycas multipinnata. Ce genre n’a pas été suivi : The World List of Cycads et Hill (2008) maintiennent l’espèce dans Cycas, et Epicycas multipinnata n’est plus qu’un synonyme. Pour le lecteur, les deux noms désignent la même plante.

Hill (2008) range l’espèce dans la section Stangerioides, le groupe des cycas sino-vietnamiens à tronc souterrain, à petits cônes mâles mous, à sarcotesta sans couche fibreuse et à coque de graine verruqueuse. La Flore de Chine (Chen et Stevenson 1999) place Cycas longipetiolula D.Y.Wang parmi les synonymes de l’espèce ; Hill interprète au contraire le type de ce nom comme un hybride avec Cycas bifida (voir Hybrides).

Étymologie et histoire

L’épithète vient du latin multi-, « nombreux », et pinnatus, « penné », par allusion aux folioles ramifiées plusieurs fois (Hill 2008 ; Haynes 2022).

Selon Hill (2008), cette plante remarquable était connue depuis plusieurs décennies, mais elle n’a été reconnue comme espèce distincte et publiée qu’en 1994. La Flore de Chine (1999) la jugeait, avec Cycas debaoensis, la plus singulière de toutes les cycadales vivantes, à cause de ses feuilles plusieurs fois divisées.

Noms communs

Aucun nom français n’est attesté. En chinois, la Flore de Chine la nomme 多歧苏铁 (duo qi su tie), « cycas multipenné » ; Hill (2008) cite aussi dujuetie, « cycas à une feuille », qui fait allusion au très petit nombre de feuilles.

Dans la nature

Cycas multipinnata vit dans la région du fleuve Rouge (Yuanjiang en Chine, Sông Hồng au Vietnam). The World List of Cycads l’indique au Yunnan et dans la province vietnamienne de Yên Bái ; Gong et al. (2015) ajoutent la province de Tuyên Quang, et Hill (2008) signalait aussi une population dans l’ouest du Guangxi, que les listes actuelles ne reprennent pas. Au Yunnan, la Flore de Chine le cite dans les districts de Gejiu, Hekou, Mengzi et Pingbian.

Partout, il pousse en forêt sempervirente fermée, sur calcaire, sur des pentes très raides (Hill 2008). La Flore de Chine indique des forêts de mousson un peu ombragées le long des vallées, sur terre rouge au-dessus du granite ou du calcaire, entre 200 et 1 000 m ; le type a été récolté à 1 100 m. La pollinisation a lieu en avril-mai et les graines mûrissent en octobre-novembre (Flore de Chine).

Les populations sont peu nombreuses et très différenciées. L’étude génétique de Gong et al. (2015), menée par des chercheurs de l’université du Yunnan et de l’Institut de botanique de Kunming avec des collègues vietnamiens, a porté sur six populations : quatre au Yunnan, dont une cultivée dans un village parce que le milieu sauvage voisin avait été entièrement détruit, et deux au nord du Vietnam. Elle distingue deux groupes génétiques, l’un chinois, l’autre vietnamien, séparés au Pléistocène et peu connectés depuis, ainsi qu’une baisse des effectifs au cours des 50 000 dernières années, peut-être liée aux glaciations et aggravée aujourd’hui par les activités humaines.

Statut de conservation et réglementation

Cycas multipinnata est classé en danger critique d’extinction (CR). The World List of Cycads cite l’évaluation de Nguyen (2010), qui retenait les critères A2acd+4acd ; la réévaluation de T.H. Nguyen et Y.-Q. Gong, publiée en 2023 (version 2023-1 de la Liste rouge), maintient la catégorie CR, d’après le jeu de données de la Liste rouge diffusé par GBIF (version de juillet 2026). L’évaluation précédente (Donaldson 2003) classait l’espèce en danger (EN).

Les menaces sont la destruction de l’habitat, avec le défrichement pour l’agriculture, et les prélèvements excessifs pour le commerce des plantes ornementales. Dès 1999, la Flore de Chine la comptait parmi les cycadales les plus menacées du pays et craignait sa disparition dans la nature en une dizaine d’années sans mesures de protection ; Hill (2008) décrivait la population chinoise du fleuve Rouge comme déjà fortement appauvrie. En Chine, c’est une plante protégée de premier rang (Gong et al. 2015). Ces auteurs recommandent de gérer chaque population comme une unité de conservation et de constituer une banque de matériel génétique aussi diverse que possible.

Comme toutes les espèces du genre à l’exception de Cycas beddomei, Cycas multipinnata relève de l’annexe II de la CITES, où la famille des Cycadaceae figure depuis le 4 février 1977. L’inscription porte l’annotation #4 (version issue de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : les graines, le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles, ainsi que les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement, ne sont pas soumis à la CITES ; le commerce international des plantes elles-mêmes exige en revanche un permis d’exportation. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dont les annexes en vigueur sont fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+, la base officielle de la CITES, cite l’espèce avec son synonyme Epicycas multipinnata et confirme ce statut (consultation du 12 octobre 2026). Aucune protection nationale française propre à l’espèce n’est documentée.

Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis en culture, puisque les prélèvements dans la nature sont la principale menace pour l’espèce.

Culture

Cycas multipinnata est recherché des collectionneurs pour son feuillage, mais il est rare en culture, et aucune des institutions consultées n’a publié de recommandations propres à l’espèce. Son milieu naturel, le sous-bois de forêts sempervirentes ou de mousson sur calcaire et terre rouge, dans des vallées tropicales, évoque une plante de mi-ombre, à tenir au chaud, dans un substrat très drainant et à l’abri du vent, qui déchirerait les grandes feuilles : ce sont des déductions tirées de l’habitat, non des règles vérifiées en culture.

Les retours de culture trouvés sont surtout des échecs. Sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur d’Agen (Lot-et-Garonne) indique en juin 2011 que son Cycas multipinnata est mort, le caudex ayant pourri, sans préciser les conditions de culture. Sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur dont la localité n’est pas indiquée rapporte en mars 2009 avoir essayé plusieurs fois les cycas chinois, dont celui-ci, toujours avec des résultats décevants. La pourriture du tronc souterrain, favorisée par un substrat qui reste humide, est le principal risque pour les cycas de ce groupe.

Multiplication

La plante est dioïque : il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines. La Flore de Chine indique 6 à 10 graines, mûres en octobre-novembre. Aucune donnée de germination propre à l’espèce n’a été publiée. Gong et al. (2015) rappellent que les cycas se multiplient aussi par voie végétative, à partir des rejets de la base, et proposent de récolter rejets ou graines dans le plus grand nombre possible de populations pour les collections de conservation. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4 : choisissez des graines ou des plantes issues de culture.

Maladies et ravageurs

Aucun ravageur ni aucune maladie propre à l’espèce n’est documenté. Les cochenilles des cycas, dont Aulacaspis yasumatsui, peuvent toucher toutes les espèces cultivées. La pourriture du caudex est le seul problème rapporté pour cette espèce en culture (voir Culture).

Rusticité

Aucune valeur mesurée de résistance au froid n’a été publiée pour Cycas multipinnata. L’espèce vit dans les vallées tropicales et subtropicales du fleuve Rouge, entre 200 et 1 100 m environ, et aucune source ne permet d’affirmer qu’elle supporte le gel.

En France

Aucun résultat de culture en pleine terre n’a été publié en France, ni sur le littoral méditerranéen, ni sur la façade atlantique, ni en Bretagne, ni à l’intérieur des terres, et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Le seul retour français trouvé, à Agen en 2011, est un échec dû à la pourriture du caudex, sans température relevée. Le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures n’a publié aucune observation sur cette espèce.

Repères internationaux

Hors de France, le seul retour européen trouvé, sur le forum italien Tropicamente en 2009, parle de résultats décevants sans donnée de température. Aucun relevé de froid daté n’est documenté ailleurs.

Toxicité et précautions

Aucune analyse de toxicité propre à Cycas multipinnata n’est documentée. Le risque est en revanche bien documenté dans le genre : les tissus des Cycas, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. L’ASPCA classe le sagou du Japon (Cycas revoluta) parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux.

Faute de preuve contraire, considérez la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

Aucun usage traditionnel propre à cette espèce n’est documenté. Le seul usage connu est commercial : des plantes prélevées dans la nature sont vendues comme plantes ornementales, ce qui est la principale cause de son déclin (Flore de Chine ; Gong et al. 2015).

FAQ

Qu’est-ce qui rend Cycas multipinnata unique ?

Ses feuilles : une ou deux seulement par plante, longues de 2 à 7 m selon les sources, avec un pétiole qui peut dépasser 3 m et des folioles ramifiées plusieurs fois. Seul Cycas debaoensis a des feuilles de structure comparable, mais plus nombreuses et plus courtes.

Que signifie multipinnata ?

« Plusieurs fois penné », en latin : le nom décrit les folioles divisées et ramifiées.

Où pousse-t-il à l’état sauvage ?

Dans la vallée du fleuve Rouge, au sud-est du Yunnan (Chine) et au nord du Vietnam, en forêt sempervirente sur pentes calcaires très raides, entre 200 et 1 100 m.

Est-il menacé ?

Oui, gravement. Il est classé en danger critique (CR), catégorie confirmée par la réévaluation publiée en 2023, à cause de la destruction des forêts et des prélèvements pour le commerce ornemental ; en Chine, il est protégé au premier rang.

Epicycas multipinnata et Cycas longipetiolula désignent-ils la même plante ?

Pour Epicycas multipinnata, oui : c’est un synonyme, issu d’un genre abandonné. Pour Cycas longipetiolula, les sources divergent : la Flore de Chine le met en synonymie, Hill y voit un hybride avec Cycas bifida.

Peut-on le cultiver en France ?

Seulement avec de grandes précautions, en pot et à l’abri. Aucune donnée de froid n’existe, les retours français et italiens trouvés sont des échecs et la plante est sujette à la pourriture du caudex.

Est-il toxique ?

Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.

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Sites de référence

Bibliographie

  • Chen, C.J. & Yang, S.Y. (1994). Cycas multipinnata C.J.Chen & S.Y.Yang. Acta Phytotaxonomica Sinica 32(3) : 239, 480-481. [Protologue ; référence relevée sur The World List of Cycads.]
  • Chen, C.J. & Stevenson, D.W. (1999). Cycadaceae. In : Wu, Z.Y. & Raven, P.H. (éd.), Flora of China, vol. 4 : 1-7. Science Press, Pékin ; Missouri Botanical Garden Press, Saint-Louis. [Description, milieu, altitudes, phénologie et menaces ; texte consulté sur eFloras.]
  • Hill, K.D. (2008). The genus Cycas (Cycadaceae) in China. Telopea 12(1) : 71-118. doi:10.7751/telopea20085804 [Description (p. 104-105), répartition, hybrides avec Cycas bifida, section Stangerioides, noms chinois, statut ; texte intégral consulté.]
  • Gong, Y.-Q., Zhan, Q.-Q., Nguyen, K.S., Nguyen, H.T., Wang, Y.-H. & Gong, X. (2015). The historical demography and genetic variation of the endangered Cycas multipinnata (Cycadaceae) in the Red River region, examined by chloroplast DNA sequences and microsatellite markers. PLOS ONE 10(2) : e0117719. doi:10.1371/journal.pone.0117719 [Populations étudiées, groupes génétiques, déclin, protection de premier rang en Chine, recommandations de conservation ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
  • Laubenfels, D.J. de & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Combinaison Epicycas multipinnata ; référence relevée sur The World List of Cycads et Hill 2008.]
  • Nguyen, H.T. (2010). Cycas multipinnata. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T42048A10637701. [Évaluation CR ; référence relevée sur The World List of Cycads.]
  • Nguyen, T.H. & Gong, Y.-Q. (2023). Cycas multipinnata. The IUCN Red List of Threatened Species : e.T42048A68906269. doi:10.2305/IUCN.UK.2023-1.RLTS.T42048A68906269.en [Réévaluation ; référence relevée sur Crossref, catégorie CR d’après GBIF.]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie reprise par The World List of Cycads, d’après laquelle il est cité.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence.]