Cycas panzhihuaensis est le cycas du Sichuan : il pousse dans les vallées chaudes et sèches du Jinsha, le haut Yangzi, entre 1100 et 2000 m d’altitude. On le reconnaît, dans le genre Cycas, à ses feuilles plates et dressées, à ses folioles étroites et bleutées et à ses petites graines rouge orangé. Seul représentant de sa section, il est aussi le cycas dont le génome complet a été publié en 2022. Classé vulnérable, il est protégé par une réserve nationale qui abrite près de 390 000 plantes. C’est l’un des cycas les plus recherchés pour la pleine terre : au Jardin zoologique tropical, dans le Var, il a parfaitement supporté −6 °C et la neige en 2012.
L’essentiel sur Cycas panzhihuaensis
- Nom accepté : Cycas panzhihuaensis L.Zhou & S.Y.Yang (1981), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15), Hill (2008) et la Flora of China ; également accepté par la WCVP, base de POWO (consultée par l’intermédiaire de GBIF le 31 octobre 2026)
- Synonyme : Cycas baguanheensis L.K.Fu & S.Z.Cheng (1981) ; orthographes fautives courantes : « panzhihuanensis », « panzihuaensis »
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; seule espèce de la section Panzhihuaenses (Hill 2008)
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en chinois pan-zhi-hua su-tie (« cycas de Panzhihua »), e-bao-gong
- Répartition naturelle : Chine, sud du Sichuan et nord du Yunnan, vallées sèches du Jinsha et de ses affluents ; sept localités connues
- Statut UICN : vulnérable (VU B1ab(iii,v)), évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES ; annexe B dans l’Union européenne ; protection d’État de première classe en Chine ; réserve naturelle nationale à Panzhihua
- Rusticité documentée : −6 °C et neige sans dégâts au Jardin zoologique tropical (Var) ; feuillage intact à −8/−9 °C dans plusieurs jardins français (parfois sous voile), défoliation vers −10/−12 °C avec repousse au printemps (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, pentes sèches sur calcaire ou schistes ; en culture, plein soleil et sol minéral très drainant
- Port et dimensions adultes : tronc de 1 à 2 m (rarement 3 m) et 15 à 30 cm de diamètre ; 30 à 80 feuilles de 0,7 à 1,5 m
- Toxicité : aucune analyse propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas panzhihuaensis ?
Pour Ken Hill (2008), c’est l’un des cycas chinois les plus faciles à reconnaître : ses feuilles sont plates, non carénées, et portées dressées, ses folioles étroites sont d’un bleu terne, et ses graines sont petites et rouge orangé.
Hill (2008) décrit un tronc de 1 à 2 m, rarement 3 m, épais de 15 à 20 cm, portant 30 à 80 feuilles. Les feuilles, bleutées et semi-brillantes, mesurent 70 à 150 cm ; elles sont plates, les deux rangs de folioles étant insérés à 180° sur le rachis, et portent 140 à 250 folioles, avec un duvet orange persistant au revers. Le pétiole mesure 7 à 25 cm et porte des épines sur la moitié ou les deux tiers de sa longueur. Les folioles médianes mesurent 12 à 23 cm sur 5 à 7 mm, à bords plats ou légèrement recourbés. Les cônes mâles, fusiformes et jaunes, mesurent 25 à 50 cm sur 8 à 14 cm. Les mégasporophylles, de 11 à 21 cm, couverts d’un duvet jaune ou brun, portent 1 à 5 ovules glabres et une lame arrondie profondément découpée en 23 à 40 lanières souples. Les graines, presque rondes, mesurent 25 à 35 mm sur 22 à 30 mm, avec une enveloppe charnue rouge à orange.
La Flora of China (1999) donne un tronc jusqu’à 2 m, rarement 3 m, sur 25 à 30 cm, 30 à 60 feuilles (rarement 80) de 0,7 à 1,3 m, avec 70 à 120 paires de folioles de 12 à 20 cm sur 6 à 7 mm, et 2 à 4 graines orange rouge vif par mégasporophylle. Le feuillage peut paraître plus ou moins bleu : un amateur italien décrit ses semis de cinq ou six ans comme vert foncé à reflets métalliques, très différents de Cycas revoluta (forum Tropicamente, 2012).


Hybrides
Des hybrides circulent en culture. Le Juniper Level Botanic Garden (Caroline du Nord) cultive en pleine terre Cycas taitungensis × panzhihuaensis et Cycas panzhihuaensis × (revoluta × taitungensis), qui ont survécu sans protection à l’hiver 2013-2014. D’autres croisements sont proposés dans le commerce, mais aucun n’a pu être vérifié dans une source fiable. Une plante vendue sous le nom de Cycas panzhihuaensis peut donc être un hybride, ce qui peut expliquer des résultats de culture contradictoires.
Confusions possibles
Noms et orthographes
Cycas baguanheensis, décrit dans le même article que Cycas panzhihuaensis en 1981, est considéré depuis comme une forme chétive de la même espèce, venue d’une station plus rude (Hill 2008). Dans leur révision du genre, de Laubenfels et Adema (1998) avaient rangé l’espèce, sous l’orthographe « panzhihuanensis », dans Cycas immersa, une espèce de Thaïlande. Ni Hill (2008), ni la Flora of China, ni The World List of Cycads n’ont suivi ce rapprochement. Dans le commerce et sur les forums, l’espèce apparaît souvent sous l’orthographe « panzihuaensis ».
Comment le distinguer des espèces voisines
- Cycas revoluta : feuilles nettement carénées, vert foncé, folioles à bords enroulés, ovules duveteux, tronc laineux au sommet (Hill 2008).
- Cycas taitungensis : feuilles carénées, plus longues, folioles à bords recourbés, ovules duveteux et graines rouges plus grandes (Hill 2008).
Taxonomie
Cycas panzhihuaensis a été décrit en 1981 par L. Zhou et S.Y. Yang dans Acta Phytotaxonomica Sinica 19(3). Le type, Yang Siyuan 10, a été récolté à Baguan He, près de Dukou, l’actuelle ville de Panzhihua (Sichuan), et l’holotype est conservé à l’herbier de l’Institut de botanique de Pékin (PE) (The World List of Cycads ; Hill 2008).
Hill (2008) a créé pour lui la section Panzhihuaenses, reprise d’un sous-genre de Wang (1996, d’après Hill 2008), dont il est la seule espèce. Elle se définit par des cônes mâles fermes et cireux, des mégasporophylles pectinés, des ovules glabres et des graines rouges à orange à enveloppe lisse ; elle partage avec la section Asiorientales, celle de Cycas revoluta, des stomates profondément enfoncés. Zheng et ses collègues (2017) retiennent le même découpage.
En 2022, une équipe chinoise a publié le génome complet de Cycas panzhihuaensis, un génome de référence de 10,5 milliards de bases, complété par les transcriptomes de 339 espèces de cycadales. Elle y a localisé la région du chromosome Y propre aux plantes mâles, qui contient un gène exprimé seulement dans les cônes mâles, et des gènes probablement acquis de champignons qui protègent la plante contre les herbivores (Liu et ses collègues 2022).
Étymologie et histoire
L’épithète vient de la préfecture de Panzhihua, dans le sud du Sichuan, avec le suffixe latin -ensis, « originaire de » (Hill 2008 ; Haynes 2022, par l’intermédiaire de The World List of Cycads).
Selon Hill (2008), les plantes ont été récoltées en 1979 près de Dukou par Si-Yuan Yang et Bin Wu, puis décrites en 1981 par L. Zhou et S.Y. Yang. Dans le même article, les botanistes L.K. Fu et S.Z. Cheng décrivaient Cycas baguanheensis à partir de récoltes de la même expédition. Hill (2008) le juge probablement le plus abondant des cycas chinois, bien que décrit tardivement. D’après l’article publié sur ce site, ses graines ont été proposées en Europe par quelques semenciers à partir de la fin des années 1990 et du début des années 2000.
Noms communs
Il n’existe pas de nom français attesté. En chinois, la Flora of China donne pan-zhi-hua su-tie (攀枝花苏铁, « cycas de Panzhihua ») ; Hill (2008) et Species+ citent aussi e-bao-gong et e-boa-chi.
Dans la nature
Cycas panzhihuaensis vit dans le sud du Sichuan et le nord du Yunnan, dans la vallée sèche du Jinsha et de ses affluents, le Yalong et l’Anning (Yang et ses collègues 2026). La Flora of China le situe dans des lieux herbeux et des fourrés clairsemés, sur calcaire et schistes sableux, entre 1100 et 2000 m ; Hill (2008) décrit des bois bas et secs ou des fourrés, sur des pentes moyennes à raides, le plus souvent sur sol calcaire, parfois sur schiste ou grès. Xiao et ses collègues (2020) recensent sept localités ; Yang et ses collègues (2026) trouvent que la température de surface du sol en janvier est le facteur qui explique le mieux sa répartition.
Selon la Flora of China, la pollinisation a lieu en avril et mai, et les graines mûrissent en septembre et octobre. La réserve naturelle nationale de Panzhihua protège plus de 389 000 plantes, une forêt de cycas sauvages que l’UICN présente comme la plus septentrionale, la plus haute et la plus étendue du continent eurasiatique (UICN 2025).
Statut de conservation et réglementation
L’UICN classe Cycas panzhihuaensis vulnérable (VU B1ab(iii,v)), dans l’évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023 : l’aire de répartition est restreinte et fragmentée, avec un déclin continu de la qualité de l’habitat et du nombre de plantes adultes (catégorie vérifiée par GBIF et The World List of Cycads). Selon l’UICN, ce classement marque une amélioration, l’espèce étant auparavant considérée en danger (UICN 2025). La précédente évaluation était celle de K.D. Hill (2010).
Hill (2008) citait comme menaces le défrichement pour le bois de feu et l’agriculture et la récolte des plantes pour les vendre comme aliment, remède ou plante ornementale, jusque dans les réserves. Xiao et ses collègues (2020) désignent les activités humaines comme la principale menace et soulignent que les petites populations hors réserve, les plus exposées, sont aussi les plus riches en diversité génétique. Ding et ses collègues (2025) estiment que les zones prioritaires pour sa conservation ne recouvrent qu’à 6 % les aires protégées existantes.
L’espèce est protégée par la réserve naturelle nationale de Panzhihua, la seule réserve nationale de Chine consacrée aux cycas, inscrite en décembre 2025 sur la Liste verte des aires protégées de l’UICN, et par plusieurs réserves provinciales ou locales, au Sichuan (Liangshan) et au Yunnan (mont Jiaozi, Luquan, Yuanmou). Zheng et ses collègues (2017) jugent les populations des réserves en bonne santé, mais celle de Luquan en déclin, et notent qu’il est le seul cycas dont les graines sont conservées à la banque de semences des espèces sauvages de Kunming.
En Chine, toutes les espèces de Cycas figurent en première classe sur la liste nationale des plantes sauvages protégées de 2021. Comme toute la famille des Cycadaceae, l’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 (version de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : graines, pollen et plantules en conteneurs stériles ne sont pas soumis à la CITES. Dans l’Union européenne, elle relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97 (annexes fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026). Bases consultées le 19 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var, plusieurs Cycas panzhihuaensis sont cultivés en pleine terre, sur une même zone ensoleillée toute l’année et très chaude en été. Le sol est un remblai de schiste concassé, très drainant, recouvert de pouzzolane pour faciliter le désherbage : l’espèce s’y comporte bien, dans des conditions qui conviennent aussi aux plantes succulentes et aux autres xérophytes. Comme les pluies du Var tombent surtout en hiver, alors qu’elles tombent surtout en été dans son aire d’origine, les plantes sont arrosées une à deux fois par semaine en été. L’article publié sur ce site fait le bilan d’une quinzaine d’années de culture.
Les feuilles formées en serre supportent mal le passage au plein air. Au Jardin zoologique tropical, ce sont les seuls dégâts importants constatés ; une fois de nouvelles feuilles formées dehors, il n’y en a plus eu. Dans le Roussillon, un cultivateur signale sur le forum des Fous de palmiers que le feuillage de serre a été « plumé » ou cassé à ras du tronc par la tramontane en février 2012, et que les feuilles résistent moins au vent que celles de Cycas revoluta, avec des pétioles cassés par vent violent (septembre 2012).
La croissance est jugée variable. Un cultivateur du Tarn le trouve plus rapide que Cycas revoluta (2013), un autre, près d’Aix-en-Provence, le juge « kif kif » (2018). Le cultivateur roussillonnais lie une éventuelle seconde poussée de feuilles à des températures restant au-dessus de 28 °C (2012) ; un amateur italien en a observé une en août 2009 (forum Tropicamente). Les jeunes plantes restent lentes : un amateur italien décrit des semis de cinq ans au bulbe de 4 à 5 cm (2009).
Multiplication
Cycas panzhihuaensis se multiplie par semis ; il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines, qui mûrissent en automne. Un amateur de Ravenne cite l’espèce parmi celles dont les graines ont germé facilement chez lui (forum Tropicamente, 2009), et un autre note que seule la germination est rapide (2009). Aucun protocole propre à l’espèce n’est publié.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur propre à l’espèce n’est signalé en culture. Une étude chinoise de 2016 a identifié des champignons responsables d’une pourriture du tronc chez Cycas panzhihuaensis. En culture, les risques sont ceux du genre : cochenilles, surtout en serre, et pourritures en sol détrempé.
Rusticité
Cycas panzhihuaensis est l’un des cycas les plus rustiques. Plusieurs cultivateurs français trouvent son feuillage plus résistant au froid que celui de Cycas revoluta, et la plante repart en général après une défoliation. En laboratoire, Wu et ses collègues (2023) l’ont trouvé plus tolérant à un gel inattendu que Cycas bifida, et des chercheurs chinois étudient sa résistance au gel en vue de l’introduire plus au nord (Yu et ses collègues 2025).
En France
- Littoral méditerranéen, Var : au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, les sujets en pleine terre ont été exposés à −6 °C et à la neige en janvier et février 2012, et ont « parfaitement encaissé » cet épisode exceptionnel pour la région (article du site).
- Provence, près d’Aix-en-Provence : un cultivateur indique sur le forum des Fous de palmiers (septembre 2018) qu’à −8 °C les feuilles de Cycas revoluta ont grillé, mais pas celles de Cycas panzhihuaensis.
- Gard : un cultivateur montre en photos (février 2012) son sujet exposé en plein vent, intact après près de −9 °C avec beaucoup de vent, alors que son Cycas revoluta, abrité contre la maison, a été abîmé.
- Loire-Atlantique, Nantes : un cultivateur indique (février 2012) que son gros sujet et ses plantules sont restés intacts sous un voile d’hivernage après −9 °C à deux reprises, alors que ses deux Cycas revoluta, aussi sous voile, étaient abîmés pour la première fois depuis 2004 ; il confirme en septembre 2013 : −8/−9 °C sans dégâts sous voile, au stade adulte.
- Tarn, Lavaur : un cultivateur indique (octobre 2013) une légère brûlure du feuillage à −6 °C par temps humide, sur une plante en place depuis trois ans.
- Sud-Ouest, Béarn : un cultivateur montre son sujet défolié après −10 °C en février 2012 ; en mai, la plante a fait 19 nouvelles feuilles, après trois ans sans poussée.
- Lot : un cultivateur indique (mai 2012) que sa plante a subi environ −11/−12 °C en février 2012 ; défoliée presque chaque hiver, elle repart chaque fois, et son bulbe est passé de la taille d’une noix à celle d’une pomme en six ou sept ans.
Aucun retour n’est documenté pour la Bretagne ou la montagne. Ces témoignages suggèrent un feuillage intact jusque vers −8/−9 °C dans de bonnes conditions, et une défoliation suivie de repousse vers −10/−12 °C : c’est une synthèse de retours isolés, pas une mesure.
Repères internationaux
- Italie : à Sabaudia (Latium), un cultivateur indique sur le forum Tropicamente (novembre 2011) que ses Cycas panzhihuaensis n’ont eu « aucun problème » avec les −7 °C du mois de décembre précédent ; à Ravenne, un autre a perdu en 2009-2010 une plante cultivée en pot dehors, à l’abri de la pluie, après de la neige, du givre et −7 °C (2009 et 2012).
- Suisse, Jura : un cultivateur de Delémont indique sur le forum des Fous de palmiers (mai 2015) que sa plante, sous un toit en polycarbonate et un voile, a vu ses feuilles griller vers −16 °C, puis a refait trois feuilles en mai.
- Pologne : un cultivateur a perdu sa plante en 2011 : sans dégâts visibles après l’hiver 2010-2011, elle n’a pas redémarré, alors qu’elle avait passé l’hiver précédent (même forum, juillet 2011 et mai 2012).
- États-Unis : le Juniper Level Botanic Garden, près de Raleigh (Caroline du Nord), indique qu’après l’hiver 2013-2014, avec des minimales de 4 à 9 °F (−16 à −13 °C) selon les emplacements, ses Cycas panzhihuaensis en pleine terre, sans protection ni paillage, ont survécu en perdant presque toutes leurs feuilles. En 2022, tous ses cycas ont perdu leurs feuilles à 16 °F (−9 °C), puis sont repartis, toujours sans protection.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité propre à Cycas panzhihuaensis n’est documentée, mais toutes les espèces de Cycas étudiées contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, et un acide aminé neurotoxique, la BMAA, surtout dans les graines. L’ASPCA classe Cycas revoluta parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Considérez la plante comme toxique : graines hors de portée des enfants et des animaux, gants pour les manipuler et, en cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Selon Hill (2008), qui cite Walters et ses collègues (1995), les plantes sont récoltées dans la nature pour être vendues comme aliment, comme remède et comme plante ornementale. Les sources publiées ne précisent ni les parties utilisées ni leur préparation ; ces usages ne sont pas des conseils, la plante étant toxique.
FAQ
Cycas panzhihuaensis est-il plus rustique que Cycas revoluta ?
Son feuillage semble l’être : plusieurs cultivateurs français l’ont vu intact à −8/−9 °C quand celui de Cycas revoluta avait grillé. Au Juniper Level Botanic Garden, il a survécu sans protection à −13/−16 °C, alors que Cycas revoluta n’a pas résisté aux hivers du jardin.
Peut-on le cultiver en pleine terre en France ?
Oui, au moins sur le littoral méditerranéen, où il supporte −6 °C sans dégâts. Ailleurs, il a survécu dans le Tarn, le Lot, le Béarn ou à Nantes, parfois sous voile, en perdant ses feuilles lors des hivers les plus froids.
Pourquoi les feuilles de ma plante de serre se sont-elles abîmées ?
Les feuilles formées en serre supportent mal les conditions du plein air : au Jardin zoologique tropical comme dans le Roussillon, ce sont elles qui ont souffert. Les feuilles suivantes, formées dehors, résistent mieux.
Quel sol lui faut-il ?
Un sol minéral très drainant : au Jardin zoologique tropical, du schiste concassé recouvert de pouzzolane. Dans la nature, il pousse sur des pentes sèches, le plus souvent calcaires.
Est-il menacé ?
Il est classé vulnérable (2023), mais sa situation s’est améliorée selon l’UICN : la réserve de Panzhihua protège à elle seule plus de 389 000 plantes.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Il n’existe pas d’analyse propre, mais toutes les espèces de Cycas étudiées contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
Tanka pour Cycas panzhihuaensis
Soleil sur la pente,
le Jinsha coule tout en bas
un seul cycas penche sa couronne vers le fleuve
qui jamais ne lui donne rien.
À lire aussi sur Succulentes
- Culture de Cycas panzhihuaensis à La Londe-les-Maures (Var) : l’expérience du Jardin zoologique tropical avec cette espèce.
- Cycas gelé : que faire pour le sauver ?
Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas panzhihuaensis : https://cycadlist.org/scientific_name/180 — protologue (Acta Phytotax. Sin. 19(3) : 335, 1981), type (Yang Siyuan 10, Baguan He, Dukou ; HT PE), synonyme C. baguanheensis, répartition (Sichuan, Yunnan), VU B1ab(iii,v), étymologie d’après Haynes (2022). Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée le 19 octobre 2026.
- GBIF, WCVP (Cycas panzhihuaensis) : https://api.gbif.org/v1/species/206945310 — nom accepté dans la World Checklist of Vascular Plants (base de POWO), publié dans Acta Phytotax. Sin. 19 : 335 (1981). Données de Kew diffusées par GBIF, fiables ; consultées le 31 octobre 2026.
- Flora of China (eFloras), Cycas panzhihuaensis : http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=2&taxon_id=200005228 — description, habitat, altitude, phénologie, nom chinois. Flore de référence, fiable.
- GBIF (API), Cycas panzhihuaensis : https://api.gbif.org/v1/species/2683243/iucnRedListCategory — catégorie actuelle de la Liste rouge de l’UICN (VU). Infrastructure de données de référence ; consultée le 19 octobre 2026.
- Species+ (UNEP-WCMC), Cycas panzhihuaensis : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/18328/legal — annexe II de la CITES, annexe B de l’UE, Chine, noms chinois. Base officielle ; consultée le 19 octobre 2026.
- UICN, Seven New Sites from China and Brazil Join the IUCN Green List, Four Sites Renewed (16 décembre 2025) : https://iucn.org/news/202512/seven-new-sites-china-and-brazil-join-iucn-green-list-four-sites-renewed — réserve naturelle nationale de Panzhihua, plus de 389 200 plantes, amélioration du statut. Communiqué officiel ; consulté le 19 octobre 2026.
- Gouvernement chinois, liste nationale des plantes sauvages protégées (annonce n° 15 de 2021) : https://www.gov.cn/zhengce/zhengceku/2021-09/09/content_5636409.htm — Cycas spp. en première classe. Texte officiel, consulté le 19 octobre 2026.
- Juniper Level Botanic Garden, Winter Hardy Cycads (7 août 2014, et réponses jusqu’en 2022) : https://www.juniperlevelbotanicgarden.org/winter-hardy-cycads/ — survie sans protection à 4-9 °F, perte du feuillage à 16 °F, hybrides. Jardin botanique, essais de plein air ; fiable pour ce site.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=171518 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=210463 (Roussillon, 2012) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=466814 (Bouches-du-Rhône, 2018) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=171437 (Gard, 2012) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=171543 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=289526 (Nantes, 2012-2013) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=293941 (Tarn, 2013) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=170617 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=185718 (Béarn, 2012) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=189560 (Lot, 2012) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=370742 (Suisse, 2015) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=137979 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=186129 (Pologne, 2011-2012). Retours datés, cités sans nom.
- Forum Tropicamente (Italie) : https://www.tropicamente.it/forums/topic/wallichia/ (Sabaudia, 2011) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/piante-che-ce-lhanno-fatta-non-ce-lhanno-fatta/ et https://www.tropicamente.it/forums/topic/cicadee-rustiche/ (Ravenne, 2009-2012) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/macrozamia-miquelii-e-le-altre/ (germination, 2009) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/cycas-panzihuaensis/, https://www.tropicamente.it/forums/topic/cycas-revoluta-2/ et https://www.tropicamente.it/forums/topic/cycas-panzihuaensis-il-colore/ (croissance et couleur, 2009-2012). Retours datés, cités sans nom.
- Les plantes du Jardin zoologique tropical (YouTube), Cycas panzhihuaensis, une plante exotique rustique dans le Var : https://youtu.be/ERVypr03K9I — vidéo des plantes en pleine terre. Source de première main.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité de Cycas revoluta pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire américain, fiable ; donnée au niveau du genre.
Bibliographie
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- Laubenfels, D.J. de & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Espèce placée sous C. immersa ; texte intégral consulté.]
- Chen, C.J. & Stevenson, D.W. (1999). Cycadaceae. In : Wu, Z.Y. & Raven, P.H. (éd.), Flora of China 4. Science Press, Pékin et Missouri Botanical Garden Press, Saint-Louis. [Description, habitat, altitude, phénologie ; version en ligne.]
- Hill, K.D. (2008). The genus Cycas (Cycadaceae) in China. Telopea 12(1) : 71-118. doi:10.7751/telopea20085804 [Section Panzhihuaenses, description, type, histoire, habitat, menaces, noms vernaculaires.]
- Zheng, Y., Liu, J., Feng, X. & Gong, X. (2017). The distribution, diversity, and conservation status of Cycas in China. Ecology and Evolution 7(9) : 3212-3224. doi:10.1002/ece3.2910 [Réserves, état des populations, banque de semences.]
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