Cycas dolichophylla est un cycas du nord du Vietnam et de l’extrême sud de la Chine, qui vit à l’ombre des forêts sempervirentes de la région du fleuve Rouge. Espèce du genre Cycas, il se reconnaît d’abord à ses feuilles, parmi les plus longues du genre : 2 à 4,5 m, portées par un tronc trapu qui dépasse rarement 1,5 m. Décrit seulement en 2004 par le botaniste australien Ken Hill et ses collègues vietnamiens, il était pourtant, selon ce même auteur, le cycas le plus répandu et le plus abondant du nord du Vietnam. Il n’a pas d’ancien nom scientifique : avant sa description, ces plantes n’étaient simplement pas distinguées. Il est classé quasi menacé par l’UICN (évaluation de 2010) et, comme tous les Cycas, inscrit à l’annexe II de la CITES.
L’essentiel sur Cycas dolichophylla
- Nom accepté : Cycas dolichophylla K.D.Hill, T.H.Nguyên & P.K.Lôc (2004), selon The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme recensé par The World List of Cycads
- Famille : Cycadaceae ; section Stangerioides (Hill, 2008)
- Noms communs : aucun nom français attesté ; aucun nom vernaculaire vérifié dans une autre langue
- Répartition naturelle : nord du Vietnam (11 provinces), Chine (Guangxi, Yunnan) ; présence au Laos incertaine
- Statut UICN : quasi menacé (NT), réévaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023 (version 2023-1 de la Liste rouge), qui remplace celle de H.T. Nguyen (2010, NT A4cd)
- CITES : annexe II (inscription de toute la famille) ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune donnée mesurée ni retour de culture daté (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, ombre profonde de forêts fermées, sur sols limoneux reposant sur calcaire, schiste ou granite ; exigences en culture non documentées
- Port et dimensions adultes : tronc de 1,5 m au plus, 18 à 30 cm de diamètre ; 8 à 40 feuilles de 2 à 4,5 m
- Toxicité : non étudiée pour l’espèce ; toutes les parties des Cycas sont toxiques (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas dolichophylla ?
On reconnaît Cycas dolichophylla à l’association d’un tronc court et robuste et de feuilles immenses, très brillantes, aux folioles larges et arrondies à la base. La description qui suit est celle de Ken Hill dans sa révision des Cycas de Chine (2008), qui reprend la description originale de 2004 :
- Tronc : aérien, jusqu’à 1,5 m de haut, 18 à 30 cm de diamètre à l’endroit le plus étroit ;
- Couronne : 8 à 40 feuilles, vert vif à vert foncé, très brillantes ;
- Feuilles : 2 à 4,5 m de long, plates en coupe, portant 150 à 270 folioles ; les jeunes feuilles sont couvertes d’un duvet orange qui tombe à l’ouverture ; le rachis se termine toujours par une paire de folioles ;
- Pétiole : 40 à 110 cm, soit 20 à 35 % de la feuille, lisse, armé d’épines de 4 à 10 mm sur presque toute sa longueur ;
- Folioles médianes : 19 à 42 cm de long sur 14 à 25 mm de large, nettement arrondies à la base, espacées de 16 à 30 mm, à bords ondulés et pointe molle ;
- Cônes mâles : étroitement ovoïdes ou en fuseau, jaunes, 35 à 58 cm de long sur 8 à 10 cm de diamètre ;
- Mégasporophylles (feuilles fertiles des pieds femelles) : 15 à 26 cm, couvertes d’un duvet brun, portant 2 à 4 ovules ; limbe arrondi, profondément découpé en 16 à 26 épines molles de 4 à 5 cm ;
- Graines : ovoïdes, 4 à 6,4 cm de long ; enveloppe charnue (sarcotesta) jaune ; pas de couche spongieuse interne.
Hill résume les caractères distinctifs : un tronc aérien robuste mais court, des feuilles plus longues et plus nombreuses que chez les espèces voisines, des folioles nombreuses, courtes et larges, arrondies à la base, de longues épines fines sur le pétiole, et de grands cônes mâles dont les écailles n’ont pas de pointe.
Hybrides
Oui, des formes hybrides sont signalées dans la nature, sans qu’aucun hybride n’ait reçu de nom accepté. Hill (2008) décrit au Vietnam, autour de Vo Nhai et de Yen Son (province de Thai Nguyen), des plantes cultivées dans les villages, intermédiaires entre Cycas dolichophylla et Cycas ferruginea, qu’il interprète comme des hybrides : la seconde espèce vit sur les falaises calcaires, la première dans les forêts voisines sur sols profonds. Il signale aussi des formes intermédiaires avec Cycas bifida à l’ouest de Thai Nguyen, et une zone de transition avec Cycas collina à l’ouest de Moc Chau, dans la province de Son La.
Cycas multifrondis, décrit en 1996 d’après une plante cultivée au jardin botanique de Xiamen, était pour Hill (2008) une forme d’un essaim hybride entre Cycas dolichophylla et Cycas bifida ; The World List of Cycads l’accepte aujourd’hui comme espèce. Une étude génomique chinoise (Tao et al., 2021), menée sur six espèces du sud de la Chine, a trouvé chez les cinq individus analysés de Cycas dolichophylla un fort mélange génétique : environ 45 % de leur génome partagé avec Cycas bifida, 34 % avec Cycas balansae et 21 % avec Cycas changjiangensis, ainsi que des signaux de flux de gènes avec Cycas szechuanensis. Les auteurs soulignent eux-mêmes la petite taille de cet échantillon.
Confusions possibles
La confusion la plus fréquente, en culture, se fait avec Cycas siamensis. En 2010, sur le forum des Fous de palmiers, plusieurs amateurs français ont comparé des plantes achetées en Europe sous le nom de Cycas dolichophylla : un membre qui avait vu l’espèce au Vietnam les a rapportées à Cycas siamensis, aux feuilles bien plus courtes et aux folioles étroites (fil « Cycas Elephantipes ? »). Avant tout achat, vérifiez donc la largeur des folioles et la longueur des feuilles adultes.
Dans la nature, plusieurs espèces voisines du nord du Vietnam et du Yunnan peuvent prêter à confusion :
- Cycas balansae : la clé de Hill (2008) les sépare par les folioles, rétrécies et effilées à la base chez Cycas balansae, et par le pétiole, plus long (30 à 40 % de la feuille contre 20 à 35 %) ; les mégasporophylles se ressemblent, mais sont plus grandes et plus robustes chez Cycas dolichophylla ;
- Cycas tanqingii : folioles plus longues, plus espacées, non arrondies à la base, et pétiole plus long (Hill, 2008) ;
- Cycas collina : plante sans tronc aérien, aux épines du pétiole plus courtes (1 à 3 mm), selon la clé de Hill (2008) ;
- Cycas ferruginea : espèce des falaises calcaires, plus petite, avec laquelle Cycas dolichophylla s’hybride localement.
Taxonomie
Cycas dolichophylla est une espèce acceptée par The World List of Cycads ; POWO, autorité nomenclaturale du site, n’a pas pu être consulté (site bloqué). Elle a été décrite en 2004 par Ken Hill, Nguyên Tiên Hiêp et Phan Kê Lôc dans leur révision des Cycas du Vietnam, publiée dans The Botanical Review (volume 70, pages 157-160, figure 7). Le type a été récolté le 2 novembre 1996 par Nguyên Tiên Hiêp sur le mont Pu La, dans le district de Na Hang (province de Tuyen Quang, Vietnam), et déposé à l’herbier de Hanoï (HN).
L’abréviation des auteurs varie selon les sources : « K.D.Hill, T.H.Nguyên & P.K.Lôc » pour The World List of Cycads, « K.D.Hill, H.T.Nguyen & L.K.Phan » dans Hill (2008) et dans Species+. Il s’agit des mêmes auteurs ; la forme retenue ici est celle de The World List of Cycads.
Hill (2008) range Cycas dolichophylla dans la section Stangerioides, celle des Cycas de Chine et d’Indochine à cônes mâles mous et à graines dépourvues de couche fibreuse. Il le place dans un sous-groupe peut-être naturel, défini par un tronc aérien robuste et dressé, qui réunit surtout des espèces chinoises (Cycas taiwaniana, Cycas diannanensis et Cycas hainanensis, ce dernier nom étant aujourd’hui un synonyme de Cycas taiwaniana pour The World List of Cycads) : Cycas dolichophylla est le seul membre de ce groupe connu hors de Chine.
Une étude phylogéographique de l’Institut de botanique de Kunming (Zheng, Liu et Gong, 2016), menée sur 13 populations couvrant presque toute l’aire, a mis en évidence deux lignées séparées par la faille du fleuve Rouge, l’une au sud-ouest, l’autre au nord-est, ainsi qu’une séparation génétique entre populations chinoises et vietnamiennes. Ces lignées ne sont pas traitées comme des taxons distincts.
Étymologie et histoire
L’épithète dolichophylla vient du grec dolichos, « long », et phyllon, « feuille », en référence aux feuilles remarquablement longues de l’espèce (Haynes, 2022, repris par The World List of Cycads ; même explication dans Hill, 2008).
Selon Hill (2008), ce cycas, le plus répandu et le plus abondant du nord du Vietnam, n’a été reconnu comme espèce distincte qu’à la fin des années 1990. Les récoltes d’herbier citées par Hill datent pour l’essentiel de 1996 à 2000, lors des prospections menées au Vietnam et au Yunnan. Aucune information fiable n’est documentée sur la date de son introduction en culture en Europe.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. Aucun nom vernaculaire vietnamien ou chinois propre à l’espèce n’a pu être vérifié : Hill (2008), qui donne les noms chinois de plusieurs espèces, n’en cite pas pour celle-ci.
Dans la nature
Cycas dolichophylla vit dans les forêts sempervirentes du bassin du fleuve Rouge, du nord du Vietnam au sud-est du Yunnan. The World List of Cycads le signale dans les provinces vietnamiennes de Bac Kan, Cao Bang, Ha Giang, Hoa Binh, Lai Chau, Lao Cai, Ninh Binh, Son La, Thai Nguyen, Thanh Hoa et Tuyen Quang, en Chine au Guangxi et au Yunnan, et avec doute au Laos. Hill (2008) décrivait une aire allant de la frontière chinoise jusqu’au parc national de Ben En, dans la province de Thanh Hoa, et pénétrant « très peu » dans l’est du Yunnan ; il citait des récoltes dans les comtés de Hekou et de Pingbian.
L’espèce est localement fréquente dans les sites abrités, à l’ombre profonde des grandes forêts sempervirentes fermées. Elle pousse sur des sols limoneux reposant sur du calcaire, du schiste ou du granite ; Hill note que ces forêts sont souvent réduites aujourd’hui à des recrus broussailleux et à des fourrés de bambous. Deux des récoltes vietnamiennes citées par Hill ont été faites vers 400 m d’altitude ; l’amplitude altitudinale de l’espèce n’est pas documentée. L’étude de Zheng et al. (2016) décrit une espèce adaptée à des conditions chaudes et humides, dont les graines, sans couche spongieuse, ne flottent pas : sa dispersion par l’eau est donc faible.
La même étude et celle de Tao et al. (2021) détectent une forte contraction des populations il y a environ 70 000 ans, pendant la dernière période glaciaire.
Statut de conservation et réglementation
Cycas dolichophylla est classé quasi menacé (NT) sur la Liste rouge de l’UICN. La réévaluation de J.D. Bösenberg, publiée dans la version 2023-1 (référence vérifiée sur Crossref), a remplacé l’évaluation de H.T. Nguyen (2010), que The World List of Cycads donne comme NT, critère A4cd ; les données de la Liste rouge relayées par GBIF confirment la catégorie NT (consultation du 21 octobre 2026). La Liste rouge elle-même n’a pas pu être consultée : les critères de l’évaluation de 2023 ne sont pas connus. Hill (2008) indiquait encore la catégorie « vulnérable » (VU), tirée de l’évaluation de Donaldson (2003). En Chine, l’étude de Zheng et al. (2017) signale l’espèce dans les réserves naturelles provinciales de Gulinqing et de Malipo (Yunnan) et note que, hormis à Malipo, les populations observées diminuent. Hill (2008) cite deux menaces principales pour les cycas de Chine : la destruction de l’habitat et la récolte des plantes dans la nature. Un voyageur du forum des Fous de palmiers rapportait en 2010 n’avoir pu voir l’espèce, dans le nord du Vietnam, que cultivée dans des villages, l’habitat étant très dégradé.
Comme toutes les espèces de la famille des Cycadaceae, Cycas dolichophylla est inscrit à l’annexe II de la CITES ; Species+, la base officielle de la CITES et de l’Union européenne, l’indique comme une inscription au niveau de la famille, avec l’annotation #4 (version CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026). Cette annotation exempte notamment les graines, le pollen, et les plantules ou cultures de tissus obtenues in vitro en conteneurs stériles ; les plantes vivantes restent soumises aux permis. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383 de la Commission du 22 juin 2026. Aucune protection nationale française propre à l’espèce n’est documentée. Species+ a été consulté le 2 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat, import ou vente, et demandez la preuve que la plante est issue de culture. Ces informations ne remplacent pas les textes officiels.
Culture
Aucune donnée de culture propre à Cycas dolichophylla n’est documentée, ni en France ni ailleurs. Les indications qui suivent se déduisent de son habitat et doivent être prises comme des repères prudents, non comme des règles établies :
- la plante vit à l’ombre profonde de forêts humides : une lumière filtrée paraît plus adaptée qu’un plein soleil brûlant ;
- elle pousse sur des sols limoneux sur roches variées : un substrat riche mais drainant convient a priori, sans exigence calcaire particulière ;
- ses feuilles adultes de 2 à 4,5 m imposent beaucoup de place : en pot, seule une plante jeune reste maniable ;
- son aire est tropicale à subtropicale de mousson : en France, la culture se fait en serre ou en véranda chauffée.
Multiplication
La multiplication se fait par semis de graines fraîches, comme pour les autres Cycas ; aucune donnée propre à l’espèce sur la germination n’est publiée. Un cultivateur français a rapporté sur le forum des Fous de palmiers, en décembre 2010, la germination en intérieur de graines rapportées du Vietnam, sans détail sur les conditions. Retirez l’enveloppe charnue avec des gants avant le semis : elle est toxique.
Maladies et ravageurs
Aucune donnée propre à Cycas dolichophylla n’est documentée. Les menaces connues pour le genre s’appliquent : la cochenille asiatique des cycas, Aulacaspis yasumatsui, qui peut tuer une plante, et la pourriture des racines en substrat mal drainé. En France, la base de l’OEPP note la cochenille absente, seulement interceptée (mise à jour du 27 septembre 2026).
Rusticité
En France
Aucun retour de culture en pleine terre en France n’est documenté pour Cycas dolichophylla, ni aucun bilan après un épisode de froid. Le forum des Fous de palmiers (recherche sur le nom d’espèce, 18 messages lus) ne contient que des discussions d’identification, un récit de voyage et un semis en intérieur, sans valeur de température. Faute de données, aucune zone française ne peut être recommandée pour la pleine terre.
Repères internationaux
Aucune valeur de rusticité mesurée ou rapportée n’est documentée, ni dans les publications scientifiques, ni sur les sites de jardins botaniques ou de pépinières spécialisées consultés. La seule indication publiée est indirecte : Zheng et al. (2016) décrivent une espèce adaptée au chaud et à l’humidité, dont les populations ont reculé lors des phases froides et sèches du Pléistocène.
Toxicité et précautions
Aucune donnée de toxicité propre à Cycas dolichophylla n’est documentée, mais le risque est documenté pour le genre : chez les Cycas, toutes les parties de la plante sont toxiques et les graines le sont le plus. Le principal poison est la cycasine (Université d’État de Caroline du Nord ; ASPCA), que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux ; les Cycas contiennent aussi un acide aminé neurotoxique, la BMAA. Chez le chien, le chat et le cheval, l’ASPCA signale des vomissements, des diarrhées parfois sanglantes, une jaunisse, des lésions du foie et des cas mortels ; le Pet Poison Helpline ajoute des troubles nerveux.
Portez des gants pour manipuler les graines et leur enveloppe charnue, ramassez celles qui tombent et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à Cycas dolichophylla n’est documenté. Hill (2008) mentionne seulement de nombreuses plantes cultivées dans les villages et les jardins du nord du Vietnam, souvent rapportées des forêts voisines, sans préciser leur usage.
Questions fréquentes
Cycas dolichophylla est-il rustique en France ?
On ne sait pas. Aucun retour de culture en pleine terre ni aucune mesure de résistance au froid n’est documenté. Son habitat de forêt tropicale à subtropicale humide incite à le cultiver en serre ou en véranda hors gel.
Quelle est la longueur de ses feuilles ?
De 2 à 4,5 m chez l’adulte, selon Hill (2008). C’est l’un des caractères qui le distinguent le mieux des autres cycas de la région, avec ses folioles larges de 14 à 25 mm et arrondies à la base.
Quelle est la différence avec Cycas siamensis ?
Elle est nette chez l’adulte. Cycas siamensis a des feuilles beaucoup plus courtes et des folioles étroites ; Cycas dolichophylla porte des feuilles immenses aux folioles larges. Des plantes vendues sous le nom de Cycas dolichophylla en Europe se sont révélées être des Cycas siamensis.
Est-il menacé ?
Il est quasi menacé selon l’UICN (réévaluation publiée en 2023). En Chine, la plupart des populations observées diminuent, et au Vietnam son habitat forestier est très dégradé.
Peut-on le cultiver en pot ?
Oui, quand il est jeune. Adulte, ses feuilles de plusieurs mètres le rendent difficile à loger ; aucun retour de culture en pot de longue durée n’est documenté.
S’hybride-t-il avec d’autres cycas ?
Oui, dans la nature. Des formes intermédiaires avec Cycas ferruginea, Cycas bifida et Cycas collina sont signalées, et une étude génomique montre un important mélange avec Cycas bifida, Cycas balansae et Cycas changjiangensis.
Est-il toxique ?
Oui, très probablement. Aucune analyse n’a porté sur cette espèce, mais toutes les parties des Cycas sont toxiques, en particulier les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas dolichophylla : https://cycadlist.org/scientific_name/119 — auteurs, protologue (Botanical Review 70(2) : 157-160), type (Nguyen 2124, mont Pu La, 1996), répartition, statut UICN de l’évaluation précédente, NT A4cd (Nguyen, 2010), étymologie (Haynes, 2022). Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- GBIF (API), Cycas dolichophylla : https://api.gbif.org/v1/species/2683212/iucnRedListCategory — catégorie actuelle de la Liste rouge (NT, iucnTaxonID 42053). Infrastructure de données de référence qui reprend la Liste rouge ; consultée le 21 octobre 2026.
- Species+ (UNEP-WCMC), Cycas dolichophylla : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/17492/legal — annexe II de la CITES (inscription de la famille Cycadaceae, annotation #4, version CoP20 du 5 mars 2026) et annexe B de l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383). Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Cycas Elephantipes ? » (t=6476), « Voyage au Vietnam, Cycas tropophylla, dolichophylla, fugax » (t=8485) et « Joyeuses fêtes aux fous de Cycadales » (t=8636) : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/ — confusion avec Cycas siamensis en culture (2010), observation de plantes cultivées dans le nord du Vietnam (2010), semis en intérieur (2010). Forum de cultivateurs, observations d’amateurs à valeur indicative ; messages lus le 2 octobre 2026.
- NC State Extension Plant Toolbox, Cycas revoluta : https://plants.ces.ncsu.edu/plants/cycas-revoluta/ — cycasine présente dans toutes les parties de la plante. Service de vulgarisation universitaire, fiable ; donnée de niveau genre, consultée directement.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité des cycadales pour les chiens, les chats et les chevaux, cycasine, symptômes. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre, consultée directement.
- Pet Poison Helpline, Sago Palm : https://www.petpoisonhelpline.com/poison/sago-palm/ — symptômes digestifs, nerveux et hépatiques chez l’animal. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre, consultée directement.
- Base de données mondiale de l’OEPP, Aulacaspis yasumatsui : https://gd.eppo.int/taxon/AULSYA/distribution — statut en France (absente, seulement interceptée). Organisation intergouvernementale, fiable ; consultée le 1er octobre 2026 (mise à jour du 27 septembre 2026).
Bibliographie
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- Hill, K.D. (2008). The genus Cycas (Cycadaceae) in China. Telopea 12(1) : 71-118. doi:10.7751/telopea20085804 [Description complète, clé, section Stangerioides, répartition, habitat, hybrides et formes intermédiaires, noms exclus (Cycas multifrondis) ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
- Zheng, Y., Liu, J. & Gong, X. (2016). Tectonic and climatic impacts on the biota within the Red River Fault, evidence from phylogeography of Cycas dolichophylla (Cycadaceae). Scientific Reports 6 : 33540. doi:10.1038/srep33540 [Phylogéographie sur 13 populations, deux lignées de part et d’autre de la faille du fleuve Rouge, absence de couche spongieuse dans la graine, déclin démographique ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
- Zheng, Y., Liu, J., Feng, X. & Gong, X. (2017). The distribution, diversity, and conservation status of Cycas in China. Ecology and Evolution 7(9) : 3212-3224. doi:10.1002/ece3.2910 [Réserves de Gulinqing et de Malipo, déclin des populations hors de Malipo ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
- Tao, Y., Chen, B., Kang, M., Liu, Y. & Wang, J. (2021). Genome-wide evidence for complex hybridization and demographic history in a group of Cycas from China. Frontiers in Genetics 12 : 717200. doi:10.3389/fgene.2021.717200 [Mélange génétique avec Cycas bifida, Cycas balansae et Cycas changjiangensis sur cinq individus ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie de l’épithète ; citée par The World List of Cycads, texte non consulté.]
- Bösenberg, J.D. (2023). Cycas dolichophylla. The IUCN Red List of Threatened Species 2023 : e.T42053A68900008. doi:10.2305/IUCN.UK.2023-1.RLTS.T42053A68900008.en [Évaluation actuelle (NT), réalisée en 2020 et publiée dans la version 2023-1 ; référence vérifiée sur Crossref, catégorie relevée via GBIF, texte non consulté (accès bloqué).]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence : nom accepté, auteurs, protologue, type, répartition, synonymes, statut UICN ; consultée directement.]