Cycas siamensis

Cycas siamensis est un cycas d’Indochine continentale, présent de la Birmanie à la Thaïlande, au Laos, au Cambodge et au Vietnam, où il pousse dans les forêts sèches décidues sur sols pauvres. Ce membre du genre Cycas a été décrit en 1863 par le botaniste néerlandais Friedrich Anton Wilhelm Miquel, d’après une plante récoltée en Thaïlande, l’ancien royaume de Siam dont il porte le nom. On le reconnaît à la base renflée en bulbe de son tronc, souvent en partie enterrée, et à ses feuilles courtes à petites folioles. En Thaïlande, où on l’appelle ปรงนา (prong na), c’est l’un des deux seuls cycas dont le pays autorise l’exportation. Il a été rangé un temps dans le genre Epicycas, sous le nom d’Epicycas siamensis, aujourd’hui synonyme. L’UICN le classe vulnérable.

L’essentiel sur Cycas siamensis

  • Nom accepté : Cycas siamensis Miq. (1863), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
  • Anciens noms et synonymes : Cycas immersa Craib (1912) ; Epicycas siamensis (Miq.) de Laub. (1998) ; Cycas aurea selon Species+ ; autrefois, Cycas siamensis englobait comme sous-espèces les actuels Cycas balansae et Cycas inermis
  • Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; espèce type de la section Indosinenses (Hill 2008)
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; en thaï ปรงนา (prong na) ; d’autres noms locaux au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam (voir Noms communs)
  • Répartition naturelle : Birmanie, Thaïlande (plaines de presque toutes les régions sauf le sud), Laos (Champassak, Saravane), Cambodge, Vietnam (dont Đắk Lắk, Gia Lai, Kon Tum, Nghệ An)
  • Statut UICN : vulnérable (VU, critères A2cd+4cd) ; évaluation de H.T. Nguyen (2010), catégorie maintenue par celle de J.D. Bösenberg (2020, publiée en 2023) d’après GBIF
  • CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne ; plante protégée en Thaïlande
  • Rusticité documentée : aucune donnée vérifiable (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : dans la nature, forêt sèche décidue sur sols pauvres, jusqu’à 1 200 m
  • Port et dimensions adultes : bulbe jusqu’à environ 1 m de diamètre, tronc jusqu’à 2,5 m ; feuilles de 45 à 110 cm
  • Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Cycas siamensis

Par la base de son tronc renflée en bulbe, ses feuilles courtes à folioles brèves et plates, souvent arrondies au sommet, son pétiole court, d’ordinaire épineux, et ses cônes mâles cylindriques. Ce sont les caractères qu’utilisent de Laubenfels et Adema (1998), qui le nommaient Epicycas siamensis, pour le séparer de Cycas pectinata ; la description qui suit est la leur :

  • Bulbe et tronc : bulbe souterrain ou saillant, d’environ 1 m de diamètre ; tronc, quand il existe, jusqu’à 2,5 m de haut pour 8 à 20 cm de diamètre.
  • Feuilles : de 45 à 110 cm, avec 50 à 103 folioles de chaque côté ; pétiole de 8 à 18 cm, en général épineux sur toute sa longueur, parfois inerme ; rachis pubescent quand il est jeune.
  • Folioles : de 6 à 12 cm sur 4 à 7 mm, à bords plats, à nervure médiane saillante sur les deux faces et à pointe aiguë à arrondie ; vertes, plus pâles dessous.
  • Cônes mâles : cylindriques ou oblongs, de 20 à 30 cm sur 6 à 8 cm, sur un pédoncule de 1 à 2 cm ; microsporophylles larges de 17 à 20 mm, terminés par une pointe stérile de 7 à 12 mm et un crochet brusquement relevé de 5 à 10 mm.
  • Mégasporophylles (feuilles fertiles des plantes femelles) : 2 à 4 ovules ; partie stérile triangulaire, de 22 à 35 mm sur 17 à 30 mm, portant une dizaine de dents de 6 à 10 mm de chaque côté et une pointe en épine de 14 à 25 mm.
  • Graines : jaunes, de 29 à 35 mm sur 30 à 35 mm.

Comme les autres espèces de la section Indosinenses, il a des cônes mâles durs, des ovules glabres, une partie stérile des mégasporophylles pectinée et une couche fibreuse dans l’enveloppe charnue de la graine (Hill 2008). Sur le forum des Fous de palmiers, un collectionneur qui le cultive en serre a noté en 2012 que ses feuilles sont rarement retombantes, d’ordinaire étalées à plat ou dressées, avec des folioles assez courtes, souvent plus courtes que celles de Cycas revoluta : c’est une observation de culture, non une description publiée.

De Laubenfels et Adema décrivent des folioles vertes, plus pâles dessous, et la couche fibreuse de la graine se trouve dans la sarcotesta (l’enveloppe charnue), pas dans la coque (Hill 2008).

Hybrides

Aucun hybride, naturel ou horticole, n’est documenté. Le nom commercial Cycas siamensis « Silver », donné à des plantes à feuilles argentées, vendues aussi sous forme de bulbes sans feuilles depuis la Thaïlande, ne correspond à aucun taxon enregistré par The World List of Cycads, et aucune source publiée n’en précise l’origine. Sur le forum des Fous de palmiers, un collectionneur notait en 2010 que ce « Silver » n’avait pas été rattaché avec certitude à l’espèce et que ses graines, d’après les plantes qu’il avait vues en Thaïlande, étaient presque deux fois plus petites.

Confusions possibles

La confusion historique la plus importante concerne Cycas pectinata : de Laubenfels et Adema (1998) rappellent que Smitinand (1971, 1972) a illustré comme Cycas siamensis des organes fertiles de Cycas pectinata, tandis que les figures de Cycas pectinata publiées par Leandri (1931) représentent surtout Cycas siamensis. Cycas pectinata a des folioles plus longues, des cônes mâles non cylindriques, des microsporophylles moins allongés, des dents bien plus longues sur les mégasporophylles et pas de base en bulbe.

Plusieurs espèces d’Asie du Sud-Est ont aussi une base renflée. Cycas lindstromii, du sud du Vietnam, est proche, mais son bulbe souvent ramifié ne forme jamais de tronc aérien, ses mégasporophylles sont plus étroits et ses feuilles plus courtes (de Laubenfels et Adema 1998). Cycas elephantipes, de la province de Chaiyaphum, où The World List of Cycads signale aussi Cycas siamensis, et Cycas pachypoda, du sud du Vietnam, ont eux aussi un tronc à base renflée.

En Chine, le nom a été appliqué à tort à d’autres espèces : Cheng et ses collègues (1975) appelaient Cycas siamensis l’espèce aujourd’hui nommée Cycas collina (Hill 2008), et la Flore de Chine signale que des plantes chinoises de l’espèce qu’elle nomme Cycas miquelii, c’est-à-dire Cycas sexseminifera, ont été identifiées par erreur comme Cycas siamensis.

Le commerce ajoute ses propres confusions. Sur le forum des Fous de palmiers, un collectionneur signalait en 2010 un vendeur proposant des Cycas siamensis sous les noms de Cycas pruinosa ou de Cycas calcicola ; à l’inverse, des plantes achetées comme Cycas siamensis appartenaient, selon le même collectionneur, à une autre section, celle des Stangerioides (2012, plante d’un cultivateur du Var, vraisemblablement de cette section et qu’il rapprochait de Cycas ferruginea ; 2014, trois plantes d’une espèce vietnamienne non identifiée). L’espèce type de la section Indosinenses est Cycas siamensis, et non Cycas pectinata (voir Taxonomie).

Taxonomie

Cycas siamensis est un nom accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté. Miquel l’a décrit en 1863 dans la Botanische Zeitung (21 : 333-334), dans un article intitulé « Ueber eine neue Cycas aus Siam », d’après une récolte de J.E. Teijsmann faite en mars 1862 dans la province de Kanchanaburi (holotype à l’herbier d’Utrecht, U ; isotype à Leyde, L). Cette description originale n’a pas été lue directement : ses données viennent de The World List of Cycads et de de Laubenfels et Adema (1998).

C’est l’espèce type (lectotype, selon Hill et Yang 1998) de la section Indosinenses, créée par Josef Schuster en 1932. Schuster n’y plaçait que Cycas siamensis et Cycas micholitzii, ce dernier transféré depuis dans la section Stangerioides. La section réunit aujourd’hui des cycas à cônes mâles durs, ovules glabres, grande partie stérile des mégasporophylles profondément pectinée et couche fibreuse dans la sarcotesta, de l’Inde himalayenne et du Népal jusqu’au Vietnam, au sud de la Chine et au nord de la péninsule malaise (Hill 2008).

La conception de l’espèce a longtemps été très large. Schuster (1932) y incluait comme sous-espèces les plantes aujourd’hui appelées Cycas balansae et Cycas inermis, reconnues désormais comme espèces distinctes ; Species+ garde d’ailleurs « Cycas siamensis subsp. inermis » et « subsp. balansae » parmi les synonymes de ces deux espèces. De Laubenfels et Adema (1998) l’ont transférée dans le genre Epicycas, que The World List of Cycads ne reconnaît pas. The World List of Cycads ne retient qu’un synonyme taxonomique, Cycas immersa Craib (1912) ; Species+ y ajoute Cycas aurea.

Étymologie et histoire

L’épithète renvoie à la présence de l’espèce en Thaïlande, appelée royaume de Siam à l’époque de la description (Haynes 2022, repris par The World List of Cycads). La plante type a été récoltée par Teijsmann en mars 1862 dans la province de Kanchanaburi, et l’espèce décrite l’année suivante. Elle apparaît ensuite dans une révision de Regel (1876) puis, en 1878, dans une rubrique de « nouvelles plantes de jardin » du Gardeners’ Chronicle (Masters 1878), ce qui laisse penser qu’elle était déjà cultivée en Europe ; les sources publiées n’en donnent pas le détail.

Noms communs

Aucun nom français n’est attesté. En Thaïlande, l’espèce s’appelle ปรงนา (prong na), nom employé par le Département de l’agriculture thaïlandais. La base PROSEA (Ressources végétales de l’Asie du Sud-Est) cite d’autres noms vernaculaires : prâng’ au Cambodge, ph’aawz kh’ôôk au Laos, prong-liam (province de Trat), prong-pa (centre) et talapat-ruesi (sud-ouest) en Thaïlande, thiên tuê xiêm au Vietnam ; ces noms ont été relevés avant les révisions récentes du genre et peuvent s’appliquer aussi à des espèces voisines. Dans le commerce circule le nom « Siamensis Silver » (ou « Silver ») pour une forme à feuilles argentées.

Dans la nature

Cycas siamensis est présent de la Birmanie à la Thaïlande, au Laos (provinces de Champassak et de Saravane), au Cambodge et au Vietnam (dont Đắk Lắk, Gia Lai, Kon Tum et Nghệ An), selon The World List of Cycads. En Thaïlande, il est signalé dans de nombreuses provinces, de Tak et d’Uttaradit à Chachoengsao et à Chon Buri ; le Département de l’agriculture thaïlandais le dit répandu dans les plaines de presque toutes les régions du pays, sauf le sud. Il pousse dans la forêt sèche décidue sur sols pauvres, jusqu’à 1 200 m d’altitude (de Laubenfels et Adema 1998).

Species+ ajoute la Chine et la Malaisie aux pays de son aire, et PROSEA mentionne le nord de la péninsule malaise ; The World List of Cycads ne cite ni l’un ni l’autre, et Hill (2008) rapporte les anciennes mentions chinoises à d’autres espèces.

Statut de conservation et réglementation

L’UICN classe Cycas siamensis vulnérable (VU) selon les critères A2cd+4cd, c’est-à-dire pour une réduction de population déduite du déclin de l’habitat et de l’exploitation, passés et en cours ; l’évaluation est de H.T. Nguyen (2010), et une nouvelle évaluation de J.D. Bösenberg (2020, publiée dans la version 2023-1 de la Liste rouge) maintient la même catégorie d’après GBIF. En Thaïlande, la situation paraît moins grave : l’étude menée de 2015 à 2019 par le Département de l’agriculture pour fixer les conditions d’exportation (avis de commerce non préjudiciable de la CITES) a relevé des traces de fouilles illégales dans les populations de tous les cycas du pays, mais juge Cycas siamensis le moins menacé, parce qu’il est très répandu et abondant dans les aires protégées, les forêts communautaires et les terrains privés.

C’est pourquoi la Thaïlande en autorise l’exportation, seule espèce avec Cycas chamaoensis : peuvent être exportées les plantes reproduites artificiellement et les plantes d’origine sauvage, mais ces dernières seulement si elles proviennent de terrains privés. Dans ce pays, tous les cycas indigènes sont des plantes protégées par la loi sur les variétés végétales de 1975.

Comme toutes les espèces du genre à l’exception de Cycas beddomei, Cycas siamensis relève de l’annexe II de la CITES, où la famille des Cycadaceae figure depuis le 4 février 1977. L’annotation #4 (version issue de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) exempte notamment les graines, le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro en conteneurs stériles, tandis que le commerce international des plantes vivantes reste soumis à permis. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+, la base officielle de la CITES, enregistre l’espèce sous son nom et confirme ce statut (consultation du 13 octobre 2026). Ces informations ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis, surtout pour les gros bulbes, qui peuvent avoir été prélevés dans la nature.

Culture

Cycas siamensis est l’un des cycas asiatiques que l’on trouve le plus facilement en Europe, en graines ou en bulbes, mais aucune institution n’a publié de conseils de culture propres à l’espèce. En France, les retours trouvés sur le forum des Fous de palmiers viennent de collectionneurs qui le cultivent en pot, en serre ou dans la maison :

  • un collectionneur qui cultive en serre dans l’Ain et dans l’Hérault note en janvier 2010 que ses semis continuent à produire des feuilles en hiver, et décrit en 2012 une plante portant une vingtaine de rejets qui émettent leurs feuilles à des moments différents ;
  • un cultivateur installé en Pologne indique en janvier 2010 puis en novembre 2012 que son Cycas siamensis perd ses feuilles en hiver, comme Cycas media, ce qui le rendrait selon lui facile à protéger ;
  • un collectionneur déconseille en 2013 les bulbes importés de Thaïlande sans feuilles, souvent trop secs et difficiles à faire repartir.

Ces observations concernent des plantes en pot et à l’abri, dans des conditions pas toujours précisées. Les indications que l’on peut tirer du milieu naturel (substrat pauvre et très drainant, repos au sec) restent des déductions.

En Italie

Cycas siamensis ne figure pas dans les inventaires publiés des jardins botaniques italiens consultés (Naples, Palerme, Messine, Florence, Rome, Pise, Hanbury). Aucun retour de culture, en pleine terre ou en pot, n’est donc documenté en Italie.

Multiplication

La plante est dioïque : il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines. Un semis est documenté par un cultivateur installé en Pologne sur le forum des Fous de palmiers : semées début septembre 2007 dans un aquarium chauffé (30 à 32 °C dans la partie haute), sur un substrat sableux et drainant, 8 graines sur 10 avaient germé au bout de deux mois et 9 sur 10 en janvier 2008, une graine immature ayant été écartée. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4. Ne recherchez que des graines ou des plantes d’origine légale et documentée.

Maladies et ravageurs

Aucun ravageur ni aucune maladie propre à l’espèce n’est documenté.

Rusticité

Il n’existe aucune donnée publiée et vérifiable de résistance au froid pour Cycas siamensis. Il vit sous un climat tropical à longue saison sèche.

En France

Aucun résultat de culture en pleine terre n’a été publié en France, ni sur le littoral méditerranéen, ni sur la façade atlantique, ni ailleurs, et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Les retours trouvés sur le forum des Fous de palmiers portent tous sur des plantes en serre ou dans la maison, sans température minimale. Un cultivateur de la Côte Bleue (Bouches-du-Rhône) mentionne en 2012 un Cycas siamensis qui « l’a lâché », sans préciser les conditions ni la cause. Le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures n’a publié aucune observation sur cette espèce.

Repères internationaux

Aucune valeur de froid vérifiable ni aucun retour de culture daté n’est documenté hors d’Europe. Faute de données, la prudence conseille de le cultiver en pot, à l’abri du gel et au sec pendant le repos.

Toxicité et précautions

Il faut le considérer comme toxique, même si aucune analyse propre à Cycas siamensis n’existe. Le risque est bien documenté dans le genre : les tissus des Cycas, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. L’ASPCA classe le sagou du Japon (Cycas revoluta) parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Gardez graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, et portez des gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

Son usage le mieux documenté est ornemental : en Thaïlande, l’espèce est vendue sur le marché intérieur et peut être exportée. La base PROSEA la range parmi les plantes à fruits et graines comestibles d’Asie du Sud-Est, avec des usages « semblables à ceux de Cycas rumphii », sans les détailler. Vu la toxicité du genre, ces mentions ne constituent en rien une recommandation.

FAQ

Que veut dire siamensis ?

« Du Siam », ancien nom de la Thaïlande, où la plante type a été récoltée en 1862.

Comment le reconnaître ?

À la base de son tronc renflée en bulbe, à ses feuilles courtes (45 à 110 cm) à folioles brèves, souvent arrondies au sommet, et à ses cônes mâles cylindriques.

Où pousse-t-il dans la nature ?

Dans les forêts sèches décidues sur sols pauvres de Birmanie, de Thaïlande, du Laos, du Cambodge et du Vietnam, jusqu’à 1 200 m.

Qu’est-ce que le Cycas siamensis « Silver » ?

Un nom commercial donné à des plantes à feuilles argentées, vendues aussi en bulbes sans feuilles. Il ne correspond à aucun taxon enregistré et son origine n’est pas documentée.

Perd-il ses feuilles en hiver ?

Souvent, selon certains cultivateurs européens qui le voient perdre ses feuilles en pot pendant la saison froide ; d’autres n’observent pas ce comportement sur leurs semis en serre.

Est-il menacé ?

Oui, pour l’UICN, qui le classe vulnérable en raison du déclin de son habitat et de la récolte. En Thaïlande, il est toutefois jugé le moins menacé des cycas du pays.

Peut-on le cultiver dehors en France ?

On ne le sait pas. Aucune donnée vérifiable sur le froid n’existe et aucun essai en pleine terre n’a été publié : faute de preuve, cultivez-le en pot, à l’abri du gel.

Est-il toxique ?

Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.

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Sites de référence

  • The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas siamensis : https://cycadlist.org/scientific_name/213 — publication, type, répartition, statut UICN (VU A2cd+4cd), synonymes, étymologie, références. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée le 13 octobre 2026.
  • Species+ (PNUE-WCMC), Cycas siamensis : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/17514/legal — annexe II de la CITES (famille inscrite depuis le 4 février 1977, annotation #4), annexe B de l’Union européenne, synonymes, pays de l’aire. Base officielle de la CITES et de l’UE ; consultée le 13 octobre 2026.
  • Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
  • Département de l’agriculture de Thaïlande (2019), « Non-Detriment Findings for Cycas spp. » (en thaï) : https://info.doa.go.th/research/pdf/2562/499_2562.pdf — nom thaï, répartition en Thaïlande, menaces, commerce et règles d’exportation. Rapport officiel, fiable ; lu en entier.
  • GBIF, jeu de données « The IUCN Red List of Threatened Species », Cycas siamensis : https://api.gbif.org/v1/species/2683286/iucnRedListCategory — catégorie actuelle (VU). Copie des données officielles de la Liste rouge ; interrogé le 13 octobre 2026.
  • Flore de Chine (eFloras), Cycas miquelii : http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=2&taxon_id=210000344 — note sur les plantes chinoises identifiées par erreur comme Cycas siamensis. Flore de référence ; consultée le 13 octobre 2026.
  • PROSEA (Plant Resources of South-East Asia), via Pl@ntUse, Cycas siamensis : https://plantuse.plantnet.org/en/Cycas_siamensis_(PROSEA) — noms vernaculaires au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam, répartition, usages comparés à ceux de Cycas rumphii. Ouvrage de référence régional (P.C.M. Jansen et al.), antérieur aux révisions récentes du genre ; consulté le 13 octobre 2026.
  • Forum des Fous de palmiers, fils « cycas siamensis » (2012), « Encephalartos cycadifolius » (2010), « Cycadales pour étés frais » (2012), « Le flusher fou » (2012), « Aquarium – germoir » (2007-2008), « Liste des vendeurs de Cycadales » (2013), « Cycas Elephantipes ? » (2010) et « Cycas petraea » (2012) : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=12839 — observations de culture en pot et sous abri, semis, confusions commerciales. Forum de cultivateurs, témoignages individuels ; relus le 13 octobre 2026.
  • ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité des cycas pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre.

Bibliographie

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  • Hill, K.D. (2008). The genus Cycas (Cycadaceae) in China. Telopea 12(1) : 71-118. doi:10.7751/telopea20085804 [Section Indosinenses et son lectotype, noms appliqués par erreur en Chine ; texte intégral consulté.]
  • Hill, K.D. & Yang, S.L. (1999). The genus Cycas (Cycadaceae) in Thailand. Brittonia 51(1) : 48-73. [Description (p. 53-55) ; non consulté, référence relevée sur The World List of Cycads.]
  • Hill, K.D., Nguyên, T.H. & Lôc, P.K. (2004). The genus Cycas (Cycadaceae) in Vietnam. The Botanical Review 70(2) : 134-193. [Populations vietnamiennes (p. 180-182) ; non consulté, référence relevée sur The World List of Cycads.]
  • Miquel, F.A.W. (1863). Ueber eine neue Cycas aus Siam. Botanische Zeitung 21 : 333-334. [Description originale ; non consultée directement, citée d’après The World List of Cycads.]
  • Tang, W. & Yang, S.L. (1995). Focus on Cycas siamensis. Encephalartos 43 : 4-11. [Article de synthèse ; non consulté, référence relevée sur The World List of Cycads.]
  • Nguyen, H.T. (2010). Cycas siamensis. The IUCN Red List of Threatened Species : e.T42066A10641954. [Évaluation VU ; référence relevée sur The World List of Cycads et Crossref, page de la Liste rouge non consultée (accès bloqué).]
  • Bösenberg, J.D. (2020). Cycas siamensis. The IUCN Red List of Threatened Species 2023 : e.T42066A69157502. doi:10.2305/IUCN.UK.2023-1.RLTS.T42066A69157502.en [Réévaluation ; référence relevée sur Crossref, catégorie confirmée par GBIF, page non consultée.]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie reprise par The World List of Cycads ; non consulté directement.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]