Cycas simplicipinna est un petit cycas au tronc presque toujours souterrain, qui vit dans le sous-bois des forêts sempervirentes humides du nord de l’Indochine : montagnes du nord et du nord-est de la Thaïlande, Laos, centre du Vietnam et, selon la plupart des auteurs, sud du Yunnan, en Chine. Ce membre du genre Cycas a été décrit en 1971 par le botaniste thaïlandais Tem Smitinand sous le nom de Cycas micholitzii var. simplicipinna, variété à folioles entières d’une espèce aux folioles divisées ; Ken Hill l’a élevé au rang d’espèce en 1995. Il ne porte que quelques grandes feuilles dressées et luisantes, aux folioles larges et bien espacées. L’UICN le classe quasi menacé.
L’essentiel sur Cycas simplicipinna
- Nom accepté : Cycas simplicipinna (Smitinand) K.D.Hill (1995), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : basionyme Cycas micholitzii var. simplicipinna Smitinand (1971) ; inclus par de Laubenfels et Adema (1998) dans un Epicycas tonkinensis au sens large ; placé avec doute en synonymie de Cycas balansae par la Flore de Chine (1999)
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; section Stangerioides
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en thaï มะพร้าวเต่า (ma phrao tao), plong et phrao tao
- Répartition naturelle : nord et nord-est de la Thaïlande, Laos (Saravane), Vietnam (Quảng Trị), Chine (Yunnan, présence discutée) ; Birmanie incertaine
- Statut UICN : quasi menacé (NT) ; évaluation de J.D. Bösenberg (2020, publiée en 2023), après celle de H.T. Nguyen (2010)
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune donnée publiée vérifiable (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, ombre du sous-bois de forêts sempervirentes humides, souvent près des cours d’eau, de 600 à 1 500 m en Thaïlande
- Port et dimensions adultes : tronc souterrain de 8 à 14 cm de diamètre ; 2 à 5 feuilles dressées, avec un pétiole de 35 à 140 cm et un rachis de 90 à 250 cm (LLIFLE)
- Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas simplicipinna
À sa couronne très clairsemée de quelques grandes feuilles dressées, qui semblent sortir directement du sol, à ses folioles entières, larges et espacées, et à ses cônes mâles petits et étroits. C’est cette combinaison qui, selon la description reprise par l’encyclopédie en ligne LLIFLE, le sépare d’emblée des autres cycas thaïlandais, avec ses petits mégasporophylles à épines courtes et ses petites graines.
Smitinand (1971) le décrivait comme un arbuste normalement sans tronc, qui forme au plus, dans les cas extrêmes, une tige courte d’environ 20 cm hors du sol. Ses feuilles mesuraient 115 à 150 cm, avec 18 ou 19 folioles de chaque côté, de 20 à 22 cm sur 1,4 à 1,8 cm, à bords ondulés et de consistance papyracée, et un pétiole d’environ 24 cm. Les chiffres plus récents, repris par LLIFLE d’après les pages consacrées aux cycadales par Ken Hill, couvrent une plus grande variabilité :
- Tronc : de 8 à 14 cm de diamètre (exceptionnellement de 7 à 20 cm), presque toujours souterrain, rarement affleurant et rampant sur une courte distance ; écorce presque lisse, gris pâle à jaunâtre.
- Feuilles : 2 à 5 à la fois, pennées, dressées à ascendantes, vert vif à vert profond, très brillantes, couvertes à la sortie d’un duvet orangé qui tombe quand elles s’étalent ; pétiole de 35 à 140 cm (40 à 60 % de la feuille), armé de courtes épines ; rachis de 90 à 250 cm, toujours terminé par une paire de folioles.
- Folioles : 18 à 38 (jusqu’à 45) de chaque côté, de 20 à 56 cm sur 1,4 à 2 cm, espacées de 20 à 40 mm sur le rachis ; planes, à bords plats ou ondulés, à nervure médiane saillante dessus.
- Cataphylles (écailles qui protègent l’apex) : molles et poilues, de 4 à 5 cm.
- Cônes mâles : fusiformes, jaune crème, de 15 à 21 cm sur 2 à 4 cm, mesures déjà données par Smitinand ; microsporophylles de 12 à 14 mm, sans épine apicale.
- Mégasporophylles (feuilles fertiles des plantes femelles) : de 7 à 12 cm, à feutrage brun, portant 2 ovules glabres ; partie stérile ovale, de 45 à 55 mm sur 18 à 35 mm, profondément pectinée, à épines latérales de 15 à 25 mm, l’épine terminale ne se distinguant pas des autres.
- Graines : ovoïdes, de 25 à 27 mm sur 18 à 21 mm ; sarcotesta (enveloppe charnue) jaune, sans pruine ni couche fibreuse ; coque verruqueuse.
La description de Hill et Yang (1999), source de ces chiffres, n’a pas pu être consultée directement ; seules les valeurs données par Smitinand ont été vérifiées dans la description originale.
Hybrides
Aucun hybride, naturel ou horticole, n’est documenté. Une étude génétique publiée en 2025 a même cherché des hybrides entre Cycas simplicipinna et Cycas pectinata dans trois populations du Yunnan où les deux espèces poussent ensemble, sans en trouver, même parmi les plantules (Zheng et al. 2025, voir Dans la nature).
Confusions possibles
La confusion la plus directe se fait avec Cycas micholitzii, dont l’espèce a longtemps été considérée comme une variété. La différence est nette : Cycas micholitzii a des folioles divisées en fourche, qui lui donnent une allure de fougère, alors que celles de Cycas simplicipinna sont entières. Smitinand séparait aussi sa variété par des folioles plus étroites et des mégasporophylles à deux ovules seulement. LLIFLE présente les deux espèces, avec Cycas bifida (folioles fourchues une fois) et Cycas multipinnata (folioles divisées plusieurs fois), comme une série allant des folioles entières aux folioles plusieurs fois divisées. Cycas debaoensis a lui aussi des feuilles plusieurs fois divisées.
La distinction est plus délicate avec les autres cycas sino-vietnamiens sans tronc aérien et à folioles entières. Cycas balansae en est si proche que la Flore de Chine les réunissait avec doute. Cycas collina se reconnaît, selon Hill (2008), à ses feuilles plus grandes et souvent plus nombreuses, portant plus de folioles, et à ses cônes mâles plus grands (25 à 60 cm), à microsporophylles arrondis sans épine apicale ; le nom Cycas simplicipinna a d’ailleurs été appliqué en Chine à des plantes de Cycas collina (voir Taxonomie). Cycas pectinata, qui partage une partie de son aire au Yunnan, se sépare facilement : il a un vrai tronc aérien et des cônes mâles durs, et appartient à une autre section du genre (Indosinenses).
Dans le commerce, l’espèce sert aussi de point de comparaison : sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur rapporte en janvier 2020 qu’une plante achetée jeune sous le nom de Cycas multipinnata n’a jamais produit de foliole divisée et ressemblait plutôt aux photos de Cycas simplicipinna.
Taxonomie
Cycas simplicipinna est un nom accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté. Tem Smitinand a décrit la plante en 1971 dans le Natural History Bulletin of the Siam Society (24 : 164), dans sa révision des cycas de Thaïlande, sous le nom de Cycas micholitzii var. simplicipinna : n’ayant trouvé en Thaïlande que des plantes à folioles non divisées, il en a fait une variété nouvelle. Il a désigné deux types dans la province de Chiang Mai : un pied mâle du Chiang Dao, à 600 m, en forêt sempervirente (Smitinand et Alsterlund 6768, 24 avril 1960), et un pied femelle du Doi Suthep, à 1 100 m, en forêt de montagne inférieure (Smitinand 4757, 19 juillet 1958), tous deux à l’herbier forestier de Bangkok (BKF). Ken Hill a élevé la variété au rang d’espèce en 1995, dans les actes de la troisième conférence internationale sur la biologie des cycadales (p. 150).
L’histoire du nom a été agitée. De Laubenfels et Adema (1998), dans la révision qui séparait le genre Epicycas, ont inclus la variété de Smitinand dans un Epicycas tonkinensis au sens large, avec Cycas balansae et d’autres noms, et ont choisi comme lectotype le pied femelle du Doi Suthep. Un an plus tard, la Flore de Chine (Chen et Stevenson 1999) plaçait Cycas simplicipinna, avec un point d’interrogation, en synonymie de Cycas balansae, en précisant qu’il pourrait mériter le rang d’espèce mais qu’il fallait davantage de matériel fertile pour en décider. Les révisions régionales de Hill et Yang (1999, Thaïlande) et de Hill, Nguyen et Loc (2004, Vietnam) l’ont au contraire traité comme une espèce distincte, traitement suivi aujourd’hui.
L’espèce appartient à la section Stangerioides, qui réunit les cycas de Chine et du Vietnam à cônes mâles mous, à sarcotesta sans couche fibreuse se détachant facilement et à coque verruqueuse (Hill 2008 ; Zheng et al. 2017).
Sa présence en Chine reste discutée. Pour Hill (2008), les plantes chinoises appelées Cycas simplicipinna par Wang (1996) et par la Flore de Chine sont en réalité des Cycas collina, et sa révision des cycas de Chine ne retient pas l’espèce. The World List of Cycads cite au contraire le Yunnan dans son aire, et les botanistes de l’Institut de botanique de Kunming traitent comme Cycas simplicipinna les populations du Xishuangbanna et de Pu’er (Zheng et al. 2017 et 2025). Species+, la base de la CITES, ne compte pas la Chine parmi les pays de son aire. Les plantes ou graines d’origine chinoise vendues sous ce nom sont donc à considérer avec prudence.
Étymologie et histoire
L’épithète associe le latin simplex, « simple », et pinna, « foliole » : elle rappelle que les folioles sont entières, contrairement à celles, divisées, de Cycas micholitzii, dont la plante a d’abord été considérée comme une variété (Haynes 2022, repris par The World List of Cycads).
Smitinand notait déjà la large répartition de la plante en Thaïlande, entre 600 et 1 500 m, et citait un seul échantillon de Chine occidentale (Wilson 5420, à Kew) ; il envisageait sa présence en Birmanie et au Laos. Les spécimens qu’il énumérait, récoltés dans la province de Chiang Mai (Doi Suthep, Chiang Dao, Doi Inthanon, Fang), à Phrae, au Phu Kradueng (Loei) et au Phu Tong, en bonne partie par le botaniste Kerr, montrent que la plante était connue des herbiers bien avant sa description.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. En Thaïlande, le rapport du Département de l’agriculture sur les cycas du pays (2019) l’appelle มะพร้าวเต่า (ma phrao tao) ; Smitinand (1971) relevait les noms locaux plong et phrao tao à Chiang Mai, et ma phrao tao à Phrae. LLIFLE donne le nom chinois 單羽蘇鐵 (dan yu su tie), qu’aucune flore consultée ne confirme.
Dans la nature
Cycas simplicipinna est l’un des cycas indochinois les plus largement répartis. The World List of Cycads le signale au Yunnan, au Laos (province de Saravane), en Thaïlande (Chiang Mai, Loei, Mae Hong Son, Phrae), dans le centre du Vietnam (province de Quảng Trị) et, avec doute, en Birmanie. En Thaïlande, une enquête du Département de l’agriculture (2019) a dénombré 520 plantes sur quatre sites : les districts de Chat Trakan (province de Phitsanulok), de Nam Nao (Phetchabun), de Seka (Bueng Kan) et de Phu Ruea (Loei).
C’est une plante d’ombre et d’humidité. Smitinand la récoltait en forêt sempervirente et en forêt de montagne inférieure, entre 600 et 1 500 m ; le rapport thaïlandais la décrit dispersée dans les forêts humides et sempervirentes du nord et du nord-est, souvent le long des ruisseaux ou dans des lieux humides près de l’eau. LLIFLE parle de stations abritées, à l’ombre dense du sous-bois de hautes forêts sempervirentes, avec des plantes dispersées et rarement des peuplements denses.
En Chine, l’espèce vit dans le bassin du Lancang (Mékong), au Yunnan. Zheng et ses collègues (2025) ont étudié trois populations du Xishuangbanna et de la région de Pu’er où elle pousse avec Cycas pectinata, et comparé le milieu de 16 de ses populations à celui de 13 populations de Cycas pectinata : elle occupe des positions plus hautes sur les versants et des sols moins acides. Elle est pollinisée par deux espèces seulement de coléoptères du genre Cycadophila (famille des Erotylidae), différentes des pollinisateurs de Cycas pectinata, et ses cônes mâles libèrent leur pollen d’avril à septembre, avec un pic en avril et mai.
Une étude génétique de sept populations chinoises (118 individus) a mis en évidence une forte diversité génétique à l’échelle de l’espèce mais une diversité faible au sein de chaque population, une forte différenciation entre populations et une structure génétique nette ; les données indiquent une contraction récente des populations pendant la dernière période glaciaire, sans repli dans un refuge commun (Feng, Wang et Gong 2014). Pour les auteurs, ces caractéristiques doivent guider la conservation de l’espèce, qu’ils considèrent comme menacée en Chine.
Statut de conservation et réglementation
L’UICN classe Cycas simplicipinna quasi menacé (NT). La première évaluation, de H.T. Nguyen, date de 2010 ; la plus récente, de J.D. Bösenberg (2020, publiée en 2023), maintient la catégorie d’après GBIF, et The World List of Cycads indique les critères A2cd, c’est-à-dire un déclin estimé lié à la perte d’habitat et aux prélèvements. Selon la synthèse de LLIFLE, qui reprend l’évaluation de 2010, les populations comptent plus de 10 000 individus matures, restent nombreuses dans toute l’aire et se trouvent en partie dans des aires protégées, mais l’exploitation forestière pourrait devenir une menace. En Thaïlande, lors de l’enquête de 2019, des habitants ont signalé des prélèvements illégaux dans la nature, et le rapport du Département de l’agriculture conclut que l’exportation ne doit être autorisée pour aucun cycas thaïlandais, à l’exception de Cycas chamaoensis et de Cycas siamensis. En Chine, l’espèce est présente dans trois aires protégées du Yunnan (réserves naturelles nationales de la rivière Naban et du Xishuangbanna, réserve provinciale de Nuozhadu), et la principale menace est la fragmentation de l’habitat (Zheng et al. 2017).
Comme toutes les espèces du genre à l’exception de Cycas beddomei, Cycas simplicipinna relève de l’annexe II de la CITES, où la famille des Cycadaceae figure depuis le 4 février 1977. L’annotation #4 (version issue de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) exempte notamment les graines, le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro en conteneurs stériles, tandis que le commerce international des plantes vivantes reste soumis à permis. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+ confirme ce statut (consultation du 13 octobre 2026). Ces informations ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Aucune institution n’a publié de résultats de culture propres à Cycas simplicipinna. Les seules indications disponibles viennent de la fiche LLIFLE, source secondaire : espèce adaptée aux régions tropicales à saison sèche, facile à cultiver et capable de supporter de courtes sécheresses, adaptée à la culture en pot ; elle préfère une lumière vive mais filtrée au plein soleil, qui pâlit son feuillage, doit être protégée de la chaleur de l’après-midi et demande un sol profond et bien drainé. LLIFLE conseille de n’apporter d’engrais que lorsque le bourgeon terminal commence à gonfler, au début du cycle annuel de croissance. Ces conseils, cohérents avec un milieu de sous-bois humide, ne sont confirmés par aucune autre source.
En France
Les seuls retours trouvés viennent du forum des Fous de palmiers et concernent des plantes en serre. Un collectionneur qui cultive en serre dans l’Ain et dans l’Hérault a suivi ses plantes en 2010 et 2011 : l’espèce produisait d’ordinaire 3 ou 4 feuilles à chaque poussée, avec une reprise en fin d’hiver ; une plante n’avait fait qu’une feuille à l’automne, et en août 2011, une année où la plupart de ses cycas avaient peu poussé, une autre n’en avait produit que deux. Aucun de ces messages ne donne de température minimale, et aucun essai en pleine terre n’a été publié. Le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures n’a publié aucune observation sur cette espèce.
Ailleurs en Europe
Sur le même forum, un cultivateur de Barcelone décrit en 2015 un couple de plantes à tronc d’environ 20 cm de diamètre, qui ont émis de nouvelles feuilles en août (le mâle) et début octobre (la femelle), et qu’il a mis à hiverner dans une serre non chauffée sans en connaître la résistance au froid ; il n’a pas rapporté le résultat. En Italie, l’espèce ne figure pas dans les inventaires publiés des jardins botaniques consultés ; sur le forum Tropicamente, elle n’apparaît qu’une fois, en octobre 2009, dans la liste d’une collection dont le propriétaire demandait quelles espèces supportent une serre froide, et un cultivateur de Ravenne lui répondait que ces cycas chinois et vietnamiens étaient encore mal connus.
Multiplication
La plante est dioïque, et LLIFLE précise qu’elle n’est pas autofertile : il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines et, en culture, le plus souvent une pollinisation manuelle. Aucune donnée de germination propre à l’espèce n’a été publiée. LLIFLE indique, en termes généraux, une germination lente, de 6 à 18 mois, et conseille de débarrasser les graines de leur pulpe et de les conserver quelques mois avant le semis, l’embryon achevant sa maturation après la récolte. La même fiche évoque le retrait des rejets comme opération d’entretien, sans données sur leur emploi pour la multiplication. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur ni aucune maladie propre à l’espèce n’est documenté. Comme pour tous les cycas cultivés en pot ou en serre, l’eau stagnante reste le principal danger pour le tronc souterrain.
Rusticité
Il n’existe aucune donnée publiée et vérifiable de résistance au froid pour Cycas simplicipinna. LLIFLE le juge « probablement tropical dans ses exigences ». En théorie, le tronc souterrain met le bourgeon terminal à l’abri dans le sol, mais aucune observation ne documente une reprise après le gel.
En France
Aucun résultat de culture en pleine terre n’a été publié en France, ni sur le littoral méditerranéen, ni sur la façade atlantique, ni ailleurs, et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Les seuls retours concernent des plantes en serre, sans température relevée (voir Culture).
Repères internationaux
Aucune valeur de froid ni aucun retour de culture en plein air daté n’est documenté, ni en Europe ni ailleurs. Faute de données, la prudence conseille de le cultiver en pot et de le mettre à l’abri du gel.
Toxicité et précautions
Il faut le considérer comme toxique, même si aucune analyse propre à Cycas simplicipinna n’existe. Le risque est bien documenté dans le genre : les tissus des Cycas, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. L’ASPCA classe le sagou du Japon (Cycas revoluta) parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Gardez graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, et portez des gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à l’espèce n’est documenté. En Thaïlande, selon le rapport de 2019, les cycas vendus sur le marché intérieur proviennent en grande partie de prélèvements dans la nature, mais le rapport ne donne pas de détail pour cette espèce.
FAQ
Que veut dire simplicipinna ?
« À folioles simples », en latin : le nom rappelle que les folioles sont entières, contrairement à celles, divisées, de Cycas micholitzii, dont la plante a d’abord été une variété.
Cycas simplicipinna et Cycas micholitzii sont-ils la même plante ?
Non. Smitinand l’a décrit en 1971 comme une variété de Cycas micholitzii, mais il est traité comme une espèce distincte depuis 1995. Cycas micholitzii a des folioles divisées, Cycas simplicipinna des folioles entières.
A-t-il un tronc ?
Presque jamais visible. Le tronc reste d’ordinaire sous terre et les quelques feuilles semblent sortir directement du sol ; il n’affleure que rarement, sur une vingtaine de centimètres.
Où pousse-t-il dans la nature ?
Dans le sous-bois des forêts sempervirentes humides du nord et du nord-est de la Thaïlande, du sud du Laos, du centre du Vietnam et du sud du Yunnan, souvent près des ruisseaux. Sa présence en Birmanie n’est pas confirmée.
Est-il facile à cultiver ?
Peut-être, mais aucune source vérifiée ne le démontre. LLIFLE le dit facile et adapté au pot, en lumière filtrée et en substrat drainant ; les retours de forum ne concernent que des plantes en serre.
Supporte-t-il le plein soleil ?
Mieux vaut l’éviter. C’est une plante de sous-bois : selon LLIFLE, le plein soleil pâlit ses feuilles, et une lumière vive mais filtrée lui convient mieux.
Peut-on le cultiver dehors en France ?
On ne le sait pas. Aucune donnée vérifiable sur le froid n’existe : faute de preuve, cultivez-le en pot, à l’abri du gel.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas simplicipinna : https://cycadlist.org/scientific_name/216 — basionyme, répartition par pays et province, statut UICN (NT A2cd), étymologie, références. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée le 13 octobre 2026.
- Species+ (PNUE-WCMC), Cycas simplicipinna : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/21168/legal — annexe II de la CITES (famille inscrite depuis le 4 février 1977, annotation #4), annexe B de l’Union européenne, pays de l’aire (Laos, Birmanie, Thaïlande, Vietnam). Base officielle de la CITES et de l’UE ; consultée le 13 octobre 2026.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- IPNI, Cycas simplicipinna : https://www.ipni.org/n/988558-1 — données nomenclaturales et basionyme. Index nomenclatural de référence.
- GBIF, jeu de données « The IUCN Red List of Threatened Species », Cycas simplicipinna : https://api.gbif.org/v1/species/2683276/iucnRedListCategory — catégorie actuelle (NT). Copie des données officielles de la Liste rouge ; interrogé le 13 octobre 2026.
- Flore de Chine (eFloras), Cycas balansae : http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=2&taxon_id=210000339 — synonymie douteuse de Cycas simplicipinna avec Cycas balansae et commentaire sur les limites des espèces. Flore de référence, conception aujourd’hui non suivie ; consultée le 13 octobre 2026.
- Département de l’agriculture de Thaïlande (2019), « Non-Detriment Findings for Cycas spp. » (en thaï) : https://info.doa.go.th/research/pdf/2562/499_2562.pdf — nom thaï, milieu, sites et effectifs recensés, prélèvements illégaux, règles d’exportation. Rapport officiel, fiable ; lu le 13 octobre 2026.
- LLIFLE, Encyclopedia of Living Forms, Cycas simplicipinna : https://www.llifle.com/Encyclopedia/PALMS_AND_CYCADS/Family/Cycadaceae/31814/Cycas_simplicipinna — description détaillée, milieu, nom chinois, conseils de culture. Encyclopédie de compilation, source secondaire : ses chiffres concordent avec la description originale, ses conseils de culture ne sont confirmés nulle part ailleurs ; consultée le 13 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Cycas simplicipinna » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=6896 (2010) et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=20265 (2015), et messages de 2011 et 2020 — culture en serre, sans température ; plante vendue sous un autre nom. Forum de cultivateurs, témoignages isolés ; relus le 13 octobre 2026.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité des cycas pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre.
Bibliographie
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- Chen, C.J. & Stevenson, D.W. (1999). Cycadaceae. In : Wu, Z.Y. & Raven, P.H. (éd.), Flora of China, vol. 4 : 1-7. Science Press, Pékin ; Missouri Botanical Garden Press, Saint-Louis. [Synonymie douteuse avec Cycas balansae ; texte consulté sur eFloras.]
- Hill, K.D. (2008). The genus Cycas (Cycadaceae) in China. Telopea 12(1) : 71-118. doi:10.7751/telopea20085804 [Nom appliqué en Chine à Cycas collina, caractères distinctifs, section Stangerioides ; texte intégral consulté.]
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- Zheng, F., Wang, Y., Xi, H., Xiao, S., Feng, X., Gong, X. & Liu, J. (2025). Ecological isolation maintains the species boundaries between two sympatric Cycas from Southwest China. Ecology and Evolution 15(7) : e71769. doi:10.1002/ece3.71769 [Absence d’hybrides avec Cycas pectinata, milieu, pollinisateurs et phénologie au Yunnan ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
- Nguyen, H.T. (2010). Cycas simplicipinna. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T42085A10625321. doi:10.2305/IUCN.UK.2010-3.RLTS.T42085A10625321.en [Première évaluation ; référence relevée sur The World List of Cycads et Crossref, page non consultée.]
- Bösenberg, J.D. (2020). Cycas simplicipinna. The IUCN Red List of Threatened Species 2023 : e.T42085A69157953. doi:10.2305/IUCN.UK.2023-1.RLTS.T42085A69157953.en [Réévaluation ; référence relevée sur Crossref, catégorie confirmée par GBIF, page non consultée.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie reprise par The World List of Cycads ; non consulté directement.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]