Le genre Zamia

Le genre Zamia réunit 88 cycadales américaines, réparties de la Floride et des Antilles jusqu’au Mexique, à l’Amérique centrale et au nord de l’Amérique du Sud, de la Colombie à la Bolivie et à l’Amazonie brésilienne. C’est le genre de cycadales le plus riche du Nouveau Monde et le plus varié par ses formes et ses milieux : on y trouve la plus petite cycadale du monde, Zamia pygmaea, la seule gymnosperme épiphyte connue, Zamia pseudoparasitica, des espèces de marécages et de forêts inondables, et des plantes du littoral. Deux espèces sont bien connues des jardiniers : Zamia furfuracea, le « cardboard palm » des jardineries, et Zamia integrifolia, le coontie de Floride, longtemps vendu sous les noms de Zamia floridana ou de Zamia pumila. Le genre absorbe aujourd’hui l’ancien genre colombien Chigua, dont l’espèce restante s’appelle Zamia restrepoi.

L’essentiel sur Zamia

  • Nom accepté : Zamia L., Species Plantarum, 2e éd., 2 : 1659 (1763), famille des Zamiaceae (The World List of Cycads ; POWO non consulté directement)
  • Nombre d’espèces : 88 espèces et 2 variétés, toutes deux chez Zamia integrifolia, soit 90 noms acceptés (The World List of Cycads, version 2026.08.15)
  • Espèce type : Zamia pumila L., des Grandes Antilles
  • Anciens noms de genre : Chigua D.W.Stev., Aulacophyllum Regel et Palmifolium Kuntze, tous synonymes de Zamia
  • Anciens noms d’espèces courants : Zamia floridana et Zamia umbrosa (pour Zamia integrifolia), Chigua restrepoi et Chigua bernalii (pour Zamia restrepoi), Zamia latifolia (pour Zamia furfuracea), Zamia picta (pour Zamia variegata)
  • Noms communs : aucun nom français attesté en dehors de « zamia » ; en anglais, coontie et Florida arrowroot (Zamia integrifolia), cardboard plant, cardboard cycad ou cardboard palm (Zamia furfuracea)
  • Répartition naturelle : sud-est des États-Unis (Floride, Géorgie), Antilles, Mexique, Amérique centrale, Colombie, Venezuela, Équateur, Pérou, Bolivie et Brésil ; la Colombie (27 espèces), le Mexique (20) et le Panama (17) sont les pays les plus riches
  • Statut UICN : 55 espèces menacées sur 88 (15 en danger critique, 33 en danger, 7 vulnérables), 9 quasi menacées, 13 en préoccupation mineure et 11 non évaluées, selon les évaluations de 2022 citées par The World List of Cycads
  • CITES : annexe II pour tout le genre depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 (graines, pollen et cultures in vitro exemptés) ; Zamia restrepoi à l’annexe I depuis le 18 janvier 1990 ; annexes B et A dans l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383)
  • Rusticité documentée : la plupart des espèces sont tropicales et ne supportent pas le gel. Zamia integrifolia est donnée pour les zones USDA 8b à 11 par l’université de Floride ; en Roussillon, une plante en pleine terre a perdu son feuillage à −7 °C sous la neige, puis l’a refait. Zamia furfuracea (zones 9b à 11) a été tuée à −4 °C par un froid humide à Concarneau en décembre 2007 (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : selon les espèces, de l’ombre de sous-bois au plein soleil ; substrat toujours drainant
  • Port et dimensions : de 25 cm (Zamia pygmaea) à de grandes plantes à tronc ; tiges souvent souterraines
  • Toxicité : toutes les espèces sont à considérer comme toxiques, surtout les graines (voir Toxicité et précautions)

Caractères du genre Zamia

Un Zamia se reconnaît à ses feuilles pennées dont les folioles, sans nervure médiane, sont parcourues de nombreuses nervures parallèles et fixées par une articulation sur l’axe de la feuille, et à ses cônes dont les écailles se terminent par une face aplatie, souvent hexagonale, jamais prolongée en épine ni en corne. Le reste varie beaucoup d’une espèce à l’autre. La description du genre donnée par The World List of Cycads permet d’en faire le tour.

  • Port : plantes dioïques (chaque pied est mâle ou femelle), à l’allure de petit palmier ou de fougère. La tige, épaisse et gorgée de réserves, est aérienne ou souterraine, cylindrique ou globuleuse. Les bases des feuilles ne persistent généralement pas sur la tige. Chez les espèces à tige souterraine, la tige se ramifie souvent en plusieurs têtes ; certaines espèces produisent des rejets à la base.
  • Feuilles : pennées, disposées en spirale et entremêlées de cataphylles (petites feuilles réduites à des écailles). Elles sortent une à une ou par vagues. Le pétiole porte souvent des aiguillons, mais les folioles du bas ne sont jamais réduites à des épines. Les feuilles sont velues, au moins lorsqu’elles sont jeunes.
  • Folioles : simples, à marge parfois dentée ou épineuse, sans nervure médiane distincte et sans glande colorée à leur base. Leur forme va de l’aiguille au large ovale plissé.
  • Cônes : mâles et femelles portés sur un pédoncule ou sessiles. Les écailles des cônes femelles portent chacune deux ovules, rarement trois, tournés vers l’axe du cône.
  • Graines : presque sphériques à ovoïdes, entourées d’une enveloppe charnue (sarcotesta) rouge, orange, jaune ou rarement blanche.

Zamia, Ceratozamia ou Microcycas ?

Les cycadales américaines se séparent surtout par leurs cônes. Chez les Ceratozamia du Mexique et d’Amérique centrale, l’extrémité de chaque écaille porte deux épines ou cornes bien visibles, que les Zamia n’ont jamais. Les Dioon se reconnaissent à leurs folioles à base large, non articulées sur l’axe de la feuille. Le genre cubain Microcycas a lui aussi un lien avec Zamia : son unique espèce, Microcycas calocoma, a d’abord été décrite sous le nom de Zamia calocoma Miq. (1852).

Taxonomie et classification

Zamia est un genre accepté de la famille des Zamiaceae. La version 2026.08.15 de The World List of Cycads, liste de référence des spécialistes, y reconnaît 88 espèces et 2 variétés, ce que confirme la page du genre consultée le 1er octobre 2026. POWO, autorité nomenclaturale du site, n’a pas pu être consulté directement. Le nombre a beaucoup augmenté en quelques décennies : une vingtaine d’espèces ont été décrites depuis 2008, dont dix depuis 2018, la dernière, Zamia urarinorum, en 2026.

Un genre qui a absorbé Chigua

Le genre Chigua a été décrit en 1990 par Dennis W. Stevenson, à partir de deux espèces de Colombie, Chigua restrepoi et Chigua bernalii. Il se distinguait de toutes les autres cycadales par des folioles pourvues d’une nervure médiane saillante, d’où partent des nervures latérales ramifiées. En 2009, Anders Lindström a réexaminé ce genre dans la revue Taxon : il a placé Chigua en synonymie de Zamia, créé la combinaison Zamia restrepoi (D.W.Stev.) A.Lindstr. et rattaché Chigua bernalii à cette même espèce. The World List of Cycads suit ce traitement : il n’existe donc pas de Zamia bernalii accepté. L’article n’a pu être lu que par son résumé, qui ne détaille pas les arguments. Pour le lecteur, la conséquence est simple : Chigua restrepoi, nom encore utilisé par la CITES lors de l’inscription de 1990, désigne la même plante que Zamia restrepoi. Attention à une autre source de confusion : Zamia chigua Seem. (1854), espèce du Chocó colombien, n’a rien à voir avec l’ancien genre ; son nom vient simplement de « chigua », nom indigène des cycadales en Colombie.

Le complexe Zamia pumila des Antilles

Les Zamia des Antilles et de Floride forment un ensemble de plantes très proches, appelé complexe Zamia pumila, du nom de l’espèce type du genre. Ce groupe est monophylétique : tous ses membres descendent d’un ancêtre commun (Salas-Leiva et al., 2017). Dans The World List of Cycads, les Zamia des Antilles et de Floride se répartissent aujourd’hui en huit espèces : Zamia pumila (Cuba, République dominicaine, Porto Rico), Zamia integrifolia (Floride, Géorgie, Bahamas, îles Caïmans, Cuba), Zamia angustifolia, Zamia erosa, Zamia lucayana, Zamia portoricensis, Zamia pygmaea et Zamia stricta. Les études génétiques montrent une histoire compliquée. À Porto Rico, Zamia erosa pourrait résulter d’une colonisation indépendante de l’île, tandis que Zamia portoricensis et Zamia pumila se seraient séparées par isolement géographique (Meerow et al., 2012). Aux Bahamas, les populations ont été façonnées par les variations du niveau de la mer pendant les glaciations ; celles de Long Island (Zamia lucayana) pourraient provenir d’une colonisation distincte (Salas-Leiva et al., 2017).

En pratique, le nom Zamia pumila a longtemps été appliqué au coontie de Floride, et l’est encore souvent dans le commerce. Une fiche de l’université de Floride note ainsi que le nom Zamia pumila désigne une espèce de République dominicaine, mais qu’il est souvent utilisé comme nom botanique du coontie dans les pépinières. Pour The World List of Cycads, le coontie est Zamia integrifolia L.f. (1789), nom proposé à la conservation avec un type conservé (Stevenson et Reveal, 2011), proposition recommandée par le comité de nomenclature des plantes vasculaires (Applequist, 2012) ; Zamia floridana A.DC. (1868) et Zamia umbrosa Small (1921) en sont des synonymes. Deux variétés sont reconnues depuis 2016 : Zamia integrifolia var. integrifolia et Zamia integrifolia var. umbrosa (Small) D.B.Ward, cette dernière appelée ainsi d’après les lieux ombragés où elle pousse.

Sept grandes lignées géographiques

Les études moléculaires récentes ont montré que les lignées de Zamia correspondent étroitement à des régions. La première phylogénie complète, datée, du genre a été publiée par Calonje et al. (2019). En 2024, Lindstrom et al. ont analysé plus de 2 900 loci (portions du génome) chez 77 espèces, soit environ 90 % du genre, et distingué sept grands clades : les Antilles (I), trois espèces de l’est du Mexique (II), la plupart des espèces de Mésoamérique (III), Zamia soconuscensis seule (IV), l’isthme de Panama (V), et deux clades sud-américains (VI et VII). Selon ces travaux, le genre a commencé à se diversifier il y a environ 29 millions d’années dans le sud du Mexique et l’Amérique centrale, puis s’est étendu vers les Antilles et vers l’Amérique du Sud ; les grands clades actuels se sont formés il y a 8 à 20 millions d’années (Lindstrom et al., 2024, connu par son résumé et par le commentaire de Gutiérrez-Ortega et Villarreal, 2024). Les auteurs ont aussi détecté d’anciens croisements entre lignées, notamment chez les ancêtres de Zamia fischeri et de Zamia soconuscensis. Ces résultats restent discutés sur certains points : la position du clade II et la composition des clades VI et VII changent selon les méthodes d’analyse.

Des noms qui ne désignent plus des Zamia

Au XVIIIe et au XIXe siècle, le nom Zamia a été donné à des cycadales d’autres continents, et même à un palmier. The World List of Cycads recense par exemple Zamia cycadis L.f. et Zamia afra (aujourd’hui Encephalartos afer), Zamia horrida (Encephalartos horridus), Zamia spiralis (Macrozamia spiralis), Zamia maelenii (Dioon edule), Zamia tonkinensis (Cycas tonkinensis) et Zamia pungens, qui désigne en réalité le palmier dattier, Phoenix dactylifera. Dans l’autre sens, Zamia mexicana Miq. (1861) n’est pas un Ceratozamia : c’est un synonyme de Zamia loddigesii. Enfin, une espèce peut revenir : Zamia lawsoniana Dyer (1884), longtemps tenu pour un synonyme de Zamia loddigesii, a été rétabli en 2024 (Nicolalde-Morejón et al., 2024).

Étymologie et histoire du genre

Le nom Zamia viendrait d’une méprise de lecture, mais son origine exacte reste incertaine. The World List of Cycads le rattache au mot azaniae, qui désignait une pomme de pin. La Flora of North America, citée par la Gymnosperm Database, juge cette étymologie « équivoque » : le nom viendrait peut-être d’une mauvaise lecture du latin azania, sorte de pomme de pin, ou du latin zamia, « perte », allusion à l’aspect stérile des cônes mâles.

Linné a publié le genre en 1763, dans la deuxième édition de Species Plantarum, avec une seule espèce, Zamia pumila, qui en est l’espèce type. Son type, choisi plus tard (lectotype), est une planche du Horti Medici Amstelodamensis de Commelin, publiée à la fin du XVIIe siècle. L’épithète vient du latin pumilus, « nain », en raison de la petite taille de la plante (Haynes, 2022). Les espèces décrites ensuite au XVIIIe et au XIXe siècle venaient souvent de plantes cultivées en Europe : Zamia integrifolia et Zamia furfuracea ont été publiées en 1789 par Linné fils dans le Hortus Kewensis, le type du coontie étant une plante de Floride cultivée à Kew. Plusieurs épithètes rendent hommage à des horticulteurs européens de cette époque, comme Joachim Conrad Loddiges, pépiniériste londonien (Zamia loddigesii), ou Jean Linden, qui introduisit Zamia lindenii en culture.

Noms communs

Aucun nom français propre aux Zamia n’est documenté : en français, on dit simplement « zamia ». Les noms communs connus sont surtout anglais et désignent deux espèces.

  • Coontie (anglais des États-Unis) : Zamia integrifolia. Selon le service de vulgarisation de l’université de Floride, le mot vient d’une expression séminole, « conti hateka », qui signifie « racine blanche » ou « pain blanc ». La plante est aussi appelée « Seminole bread ».
  • Florida arrowroot : nom commercial de la fécule extraite du coontie, attesté vers 1911.
  • Cardboard plant, cardboard cycad, cardboard palm : Zamia furfuracea, en raison de ses folioles épaisses et raides ; aussi « Mexican zamia » dans une fiche de l’université de Floride. Le nom « palm » est trompeur : ce n’est pas un palmier.
  • Chigua (espagnol de Colombie) : nom indigène des cycadales en Colombie, à l’origine de l’épithète de Zamia chigua ; Species+ le donne comme nom espagnol de Zamia restrepoi.

Biogéographie et écologie

Les Zamia vivent dans presque tous les milieux des tropiques américains, du littoral sableux aux forêts de nuages. La Colombie compte 27 espèces, dont 18 endémiques, le Mexique 20 et le Panama 17, d’après les répartitions données par The World List of Cycads. Une seule espèce atteint les États-Unis continentaux, Zamia integrifolia, en Floride et dans le sud-est de la Géorgie ; Porto Rico, territoire américain, abrite trois autres espèces.

  • Pinèdes et sols sableux : le coontie pousse dans des milieux dominés par les pins, sur sols bien drainés, sableux ou limoneux (université de Floride).
  • Falaises : Zamia cremnophila, du Chiapas et du Tabasco, doit son nom à son habitat de parois rocheuses.
  • Canopée : Zamia pseudoparasitica, du Panama, vit sur les troncs et les branches des arbres de la forêt pluviale, jusqu’à 20 m de hauteur. C’est la seule gymnosperme épiphyte connue. Ses graines sont dispersées notamment par un petit mammifère nocturne, l’olingo du Nord (Bassaricyon gabbii).
  • Marécages et mangroves : Zamia roezlii, en Colombie, peut vivre dans les marécages et les mangroves (Gutiérrez-Ortega et Villarreal, 2024).
  • Forêts inondables : Zamia urarinorum, décrite en 2026, vient des forêts marécageuses de la province de Loreto, en Amazonie péruvienne (Calonje et al., 2026).
  • Sous-bois de forêt tropicale : beaucoup d’espèces d’Amérique centrale et de Colombie, à grandes folioles souvent plissées, comme Zamia skinneri ou Zamia imperialis.

Aucune espèce aquatique au sens strict n’est reconnue dans le genre : le nom « Zamia hydrophila » n’apparaît pas dans The World List of Cycads, ni comme nom accepté ni comme synonyme, et aucune source fiable ne le confirme.

Pollinisation et racines

Les Zamia étudiés sont pollinisés par des coléoptères, et non par le vent. En Floride, des observations et des expériences ont montré que Zamia furfuracea, introduit, est pollinisé par un charançon, Rhopalotria mollis, et le coontie indigène, alors appelé Zamia pumila, par un autre charançon et un petit coléoptère ; plantes et insectes dépendent les uns des autres, les insectes trouvant dans les cônes nourriture, abri et lieu de ponte (Norstog et al., 1992). Chez Zamia furfuracea, Salzman et al. (2020) ont montré un mécanisme de « push-pull » : les cônes chauffent chaque jour et émettent un composé volatil, le 1,3-octadiène, qui attire les charançons à dose modérée et les repousse à forte dose, ce qui les fait passer des cônes mâles aux cônes femelles. Comme toutes les cycadales, les Zamia possèdent aussi des racines coralloïdes, qui remontent vers la surface et abritent des cyanobactéries capables de fixer l’azote de l’air.

Le coontie et le papillon Atala

Le coontie nourrit la chenille d’un papillon de Floride, l’Atala (Eumaeus atala), un petit lycène noir velouté à abdomen rouge. Selon le Florida Museum of Natural History, le coontie est la seule plante hôte indigène de ses chenilles. Celles-ci stockent les toxines de la plante, ce qui les rend, comme les adultes, désagréables pour les prédateurs, en particulier les oiseaux ; leurs couleurs vives servent d’avertissement. L’Atala a presque disparu de Floride quand le coontie a été surexploité pour son amidon : on l’a cru éteint jusqu’à la découverte, en 1979, d’une petite population sur une île barrière du comté de Miami-Dade. Depuis, il s’est installé dans les jardins, les pépinières et les jardins botaniques où l’on plante des cycadales, mais il reste presque absent de son habitat historique, les pinèdes sur roche calcaire.

Usages traditionnels : l’amidon du coontie

Le coontie a été une source d’amidon importante en Floride, d’abord pour les peuples autochtones, puis pour une véritable industrie. Selon une fiche de l’université de Floride (Culbert, 2010), des textes espagnols du XVIe siècle rapportent que les Timucuas et les Calusas retiraient la toxine de la tige, la cycasine, en la broyant et en la lavant, puis faisaient du pain avec l’amidon restant. Les Séminoles ont repris cette technique, et des colons de la région de Fort Lauderdale l’ont apprise d’eux vers 1825. Des moulins fonctionnaient à Miami dans les années 1880 ; pendant la Première Guerre mondiale, l’un d’eux traitait jusqu’à 18 tonnes de coontie par jour pour l’armée. La fécule était vendue sous le nom de « Florida arrowroot » ; selon cette même fiche, la teneur de la plante en amidon variait de 8 % en été à 20 % en hiver. Cette récolte massive a fait reculer fortement le coontie sauvage. Ne tentez pas de reproduire cette préparation : la tige est toxique si elle n’est pas traitée correctement.

Ailleurs, les usages documentés sont rares. L’épithète de Zamia cunaria rend hommage aux Kunas du Panama, qui utilisent ses graines pour faire des colliers. Des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine), dont dérive le méthylazoxyméthanol, ont été trouvés dans le genre, et certaines espèces ont été employées au Brésil contre les morsures de serpent, selon un ouvrage ethnobotanique (Schultes et Raffauf, 1990) cité par la Gymnosperm Database.

Réglementation et conservation

La majorité des Zamia sont menacés dans la nature, et tout le genre est inscrit à la CITES. D’après les évaluations de 2022 citées par The World List of Cycads, 15 espèces sont en danger critique, 33 en danger et 7 vulnérables, soit 55 espèces menacées sur 88 ; 9 sont quasi menacées, 13 en préoccupation mineure et 11, souvent décrites récemment, n’ont pas encore été évaluées. Pour Zamia furfuracea, les Amis du jardin botanique de Belfast notent que la forte régression de l’espèce dans son habitat côtier du Veracruz vient surtout du prélèvement de plantes et qu’elle est aujourd’hui plus commune en culture qu’à l’état sauvage. La Liste rouge de l’UICN elle-même n’a pas pu être consultée directement.

Les Zamia relèvent de l’annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, comme les autres cycadales non inscrites à l’annexe I. L’inscription porte l’annotation #4, dans sa version issue de la CoP20, en vigueur au 5 mars 2026 : les graines, les spores et le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles, ainsi que les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement, ne sont pas soumis à la CITES. Une espèce fait exception : Zamia restrepoi est inscrite à l’annexe I depuis le 18 janvier 1990, sous le nom de Chigua restrepoi à l’époque ; pour elle, l’annotation #4 ne s’applique pas et les graines sont couvertes. Dans l’Union européenne, la CITES est appliquée par le règlement (CE) n° 338/97 : les Zamia figurent à l’annexe B, Zamia restrepoi à l’annexe A, d’après la liste fixée par le règlement (UE) 2026/1383 de la Commission, applicable depuis le 29 juin 2026. Ces statuts ont été relus sur Species+ le 1er octobre 2026 ; ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels, à vérifier sur EUR-Lex et auprès du ministère chargé de l’écologie avant tout achat ou importation.

En Floride, la cueillette du coontie dans la nature est interdite : l’espèce figure sur la liste des plantes exploitées commercialement de l’État, et les plantes vendues pour les jardins proviennent de pépinières (Culbert, 2010). Pour un amateur, la règle est la même partout : n’acheter que des plantes issues de semis, de provenance traçable.

Culture des Zamia

La culture dépend beaucoup de l’espèce : quelques Zamia tolèrent le soleil et un peu de gel, mais la plupart sont des plantes de forêt tropicale qui demandent chaleur, humidité et lumière filtrée toute l’année. En Europe, seuls Zamia integrifolia et, avec plus de risques, Zamia furfuracea se prêtent à des essais en extérieur ; les autres se cultivent en serre chaude ou en intérieur.

  • Lumière : le coontie supporte de l’ombre profonde au plein soleil, selon l’université de Floride, qui recommande aussi la mi-ombre ou le soleil pour Zamia furfuracea. Une plante élevée sous serre ou à l’ombre brûle si on la passe brusquement au soleil : sur le forum des Fous de palmiers, plusieurs cultivateurs conseillent d’acclimater la plante plusieurs semaines avant de la planter.
  • Substrat : toujours bien drainé. L’université de Floride indique que le coontie et Zamia furfuracea tolèrent les sols sableux, limoneux, acides ou calcaires ; un cultivateur de Palerme rapporte qu’un Zamia furfuracea vit depuis plus de vingt ans en pleine terre dans un sol lourd (voir ci-dessous).
  • Arrosage : les deux espèces cultivées supportent bien la sécheresse une fois installées (université de Floride). Les excès d’eau provoquent des maladies chez le coontie. Les espèces tropicales de forêt demandent au contraire un substrat qui ne sèche jamais complètement, mais jamais détrempé.
  • Bord de mer : l’université de Floride juge la tolérance au sel du coontie moyenne dans une fiche et bonne dans une autre ; celle de Zamia furfuracea est jugée bonne. Aucune donnée européenne n’est documentée sur les embruns.
  • Multiplication : par graines, parfois par division des touffes. La sarcotesta doit être retirée, car elle contient des inhibiteurs de germination ; le coontie germe lentement et une plante de pépinière met environ cinq ans à atteindre une taille commerciale (Culbert, 2010). Les graines des espèces tropicales se conservent mal et doivent être semées vite. Pour obtenir des graines, il faut un pied mâle, un pied femelle et une pollinisation à la main en l’absence des charançons pollinisateurs.
  • Ravageurs : cochenilles (notamment la cochenille rouge de Floride, Chrysomphalus aonidum, principal ennemi de Zamia furfuracea selon l’université de Floride) et pseudococcines, qui favorisent la fumagine. En Floride, les chenilles de l’Atala dévorent les feuilles du coontie. Dans plusieurs régions où il a été introduit, le papillon Chilades pandava, ravageur des Cycas, s’attaque aussi aux Zamia.
Zamia furfuracea
Zamia furfuracea en culture.

Rusticité de Zamia furfuracea et de Zamia integrifolia en Europe

Aucune de ces deux espèces n’est vraiment rustique en France. Zamia integrifolia est la plus résistante : en pleine terre, dans le Roussillon, elle a perdu son feuillage à −7 °C, puis l’a refait, et des gelées de −4 à −5 °C ne lui causent que des dégâts légers. Zamia furfuracea perd ses feuilles dès les premières gelées et peut mourir dès −4 °C quand le froid est humide ; selon des cultivateurs italiens, elle ne réussit durablement en pleine terre que dans les régions les plus douces, comme la Sicile. Aucun jardin botanique ni aucune institution n’a publié de résultat de culture en pleine terre en France pour ces deux espèces ; les données qui suivent viennent de cultivateurs amateurs.

Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var), un Zamia integrifolia a survécu à −7 °C en février 2012, avec des dégâts sur les feuilles.

Par grande région française. Sur le littoral méditerranéen, le coontie tient en pleine terre depuis une dizaine d’années dans le Roussillon, avec des dégâts de feuillage sous −5 °C ; le même cultivateur garde Zamia furfuracea en pot, à l’abri de la pluie, car son feuillage souffre au moindre gel. Sur la façade atlantique, un Zamia furfuracea est mort à Concarneau dès −4 °C, et un coontie planté au soleil en Vendée a été entièrement brûlé quelques semaines après sa plantation. Aucun résultat n’est documenté pour l’intérieur du pays ni pour la montagne. En Belgique, un coontie hiverné en pot dans un abri de jardin n’a pas survécu à −6 °C prolongé. Pour Zamia furfuracea, plusieurs participants du forum des Fous de palmiers jugent la pleine terre déconseillée presque partout ; pour le coontie, ils conseillent d’enterrer profondément la tige pour que, si les feuilles gèlent, le bourgeon survive dans le sol.

Retours de culture publiés sur les forums. Ce sont des observations d’amateurs, à valeur indicative. Les messages des forums des Fous de palmiers et Tropicamente ont été relus dans leurs fils en octobre 2026.

  • Un cultivateur de Concarneau (Finistère, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Zamia furfuracea, cultivé au jardin, est mort à la mi-décembre 2007 après un pic à −4 °C par temps humide ; il l’a remplacé par un Cycas revoluta.
  • Un cultivateur de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie) indique sur le forum Tropicamente que son Zamia integrifolia, abrité dans une serre froide non chauffée, est mort aussitôt après la gelée de −7 °C de l’hiver 2009-2010.
  • Un cultivateur de Chimay (province de Hainaut, Belgique) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Zamia integrifolia (qu’il nomme Zamia floridana), hiverné en pot dans un abri de jardin isolé, a subi −6 °C et plusieurs jours sans dégel pendant l’hiver 2009-2010 : feuillage grillé à 40 % en janvier, à 95 % en février, plante morte en mars 2010.
  • Un cultivateur du Roussillon (Pyrénées-Orientales, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Zamia integrifolia, une petite plante en pleine terre depuis une dizaine d’années, a les feuilles abîmées en dessous de −5 °C, mais n’a pas perdu ses feuilles à −5 °C pendant l’hiver 2010-2011 ; il a été entièrement défolié par −7 °C et la neige lors d’un hiver qu’il ne date pas, puis a refait ses feuilles à la fin du printemps suivant. Un autre sujet, en pot sous l’avancée du toit, a supporté −4 °C (message de mars 2012).
  • Un cultivateur de Naples (Campanie, Italie) indique sur le forum Tropicamente que ses deux grands Zamia furfuracea, restés dehors en pot pendant l’hiver 2008-2009 avec un paillis d’écorce et un double voile d’hivernage de fin décembre à fin mars, ont « brûlé » une bonne partie de leurs feuilles, alors que des Dioon spinulosum protégés de la même façon n’ont presque pas souffert. Il ne donne pas de température.
  • Un cultivateur de Palerme (Sicile, Italie) indique sur le forum Tropicamente qu’un Zamia furfuracea vit depuis plus de vingt ans en pleine terre et en plein soleil dans un sol très lourd, jamais travaillé (message d’octobre 2010). Aucune température n’est donnée.
  • Un cultivateur du sud de la Vendée (France) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Zamia integrifolia (vendu comme Zamia floridana), reçu d’une pépinière et planté en plein soleil en mars 2017, a été « grillé totalement » en trois semaines ; les participants y voient un coup de soleil sur des feuilles formées sous serre.
  • Un cultivateur dont le profil indique Belley (Ain) et Montpellier (Hérault) signale sur le forum des Fous de palmiers que, dans sa serre, des températures de 45 à 50 °C pendant l’été 2009 n’ont pas fait souffrir ses Zamia arrosés et ombrés, mais ont fait nécroser les ovules des cônes de Zamia integrifolia et de Zamia fischeri.

Repères internationaux

Aux États-Unis, l’université de Floride situe Zamia integrifolia dans les zones USDA 8b à 11 et indique qu’il devrait supporter une minimale hivernale de 15 °F, soit environ −9 °C ; Zamia furfuracea est donné pour les zones 9b à 11. Pour les autres espèces, aucune donnée de rusticité fiable n’est documentée : ce sont des plantes de climat tropical.

Toxicité et précautions

Oui, les Zamia sont toxiques, et surtout leurs graines. Pour Zamia furfuracea, l’ASPCA et le service de vulgarisation de l’université d’État de Caroline du Nord citent comme principes toxiques la cycasine, la β-méthylamino-L-alanine (BMAA) et une neurotoxine non identifiée ; les signes chez le chien, le chat et le cheval sont des vomissements parfois sanglants, une diarrhée sanglante, une jaunisse, des ecchymoses et une insuffisance du foie, et une à deux graines peuvent être mortelles. La toxine du coontie est la même cycasine, que les peuples de Floride éliminaient par lavage avant de consommer l’amidon. Zamia furfuracea, souvent vendu comme plante d’intérieur, est donc à tenir hors de portée des enfants, des chiens et des chats ; ramassez les graines tombées. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Les espèces du genre Zamia

Les 88 espèces acceptées par The World List of Cycads (version 2026.08.15) sont classées ci-dessous par grande région. Une espèce présente dans plusieurs régions est rangée là où se trouve l’essentiel de son aire. Pour chacune : auteur et année de publication, répartition, statut UICN cité par The World List of Cycads, et un trait marquant, le plus souvent le sens de son nom (Haynes, 2022).

Antilles

  • Zamia angustifolia Jacq. (1791) : Bahamas (Eleuthera), Cuba (Guantánamo, Oriente, Santiago de Cuba) ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; folioles étroites, d’où son nom ; l’un des membres du complexe Zamia pumila.
  • Zamia erosa O.F.Cook & G.N.Collins (1903) : Cuba, Jamaïque, Porto Rico ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; marge des folioles irrégulièrement dentée ; l’un des membres du complexe Zamia pumila.
  • Zamia lucayana Britton (1907) : Bahamas (Abaco, Long Island) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; dédiée aux Lucayens, premiers habitants des Bahamas ; membre du complexe Zamia pumila.
  • Zamia portoricensis Urb. (1899) : Porto Rico ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; endémique de Porto Rico ; membre du complexe Zamia pumila.
  • Zamia pumila L. (1763) : Cuba, République dominicaine, Porto Rico ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; espèce type du genre et du complexe Zamia pumila.
  • Zamia pygmaea Sims (1815) : Cuba (ouest de Cuba, île de la Jeunesse) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; la plus petite cycadale du monde, jusqu’à 25 cm ; membre du complexe Zamia pumila.
  • Zamia stricta Miq. (1851) : Cuba (Songo-La Maya) ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; feuilles fines et bien droites ; membre du complexe Zamia pumila.

Floride

  • Zamia integrifolia L.f. (1789) : Bahamas, îles Caïmans, Cuba, États-Unis (Floride, Géorgie) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; le coontie, seule cycadale indigène des États-Unis continentaux ; deux variétés, Zamia integrifolia var. integrifolia et Zamia integrifolia var. umbrosa (Small) D.B.Ward (2016), toutes deux de Floride et non évaluées par l’UICN.

Mexique

  • Zamia cremnophila Vovides, Schutzman & Dehgan (1988) : Mexique (Chiapas, Tabasco) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; « qui aime les falaises » : elle pousse sur des parois rocheuses.
  • Zamia fischeri Miq. (1845) : Mexique (Hidalgo, Querétaro, San Luis Potosí, Tamaulipas) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée à Friedrich von Fischer, directeur du jardin botanique de Saint-Pétersbourg.
  • Zamia furfuracea L.f. (1789) : Mexique (Veracruz) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; le « cardboard palm » des anglophones, vendu comme plante d’intérieur ; épithète évoquant les poils roux des jeunes feuilles.
  • Zamia grijalvensis Pérez-Farr., Vovides & Mart.-Camilo (2012) : Mexique (Chiapas) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; nommée d’après le Río Grijalva, décrite en 2012.
  • Zamia inermis Vovides, J.D.Rees & Vázq.Torres (1983) : Mexique (Veracruz) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; pétiole et rachis sans aiguillons.
  • Zamia katzeriana (Regel) E.Rettig (1896) : Mexique (Chiapas) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; dédiée à Franz Katzer, jardinier à Pavlovsk ; une étude de 2023 conclut qu’elle n’est pas d’origine hybride.
  • Zamia lacandona Schutzman & Vovides (1998) : Mexique (Chiapas) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; nommée d’après la forêt Lacandone.
  • Zamia lawsoniana Dyer (1884) : Mexique ; UICN : non évaluée (NE) ; rétablie en 2024 après avoir été tenue pour synonyme de Zamia loddigesii ; type récolté en Oaxaca, populations connues au Veracruz, au nord du Chiapas et au Tabasco (répartition non saisie dans The World List of Cycads).
  • Zamia loddigesii Miq. (1843) : Mexique (Chiapas, Hidalgo, Oaxaca, Tabasco, Tamaulipas, Veracruz) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; dédiée au pépiniériste londonien Joachim Conrad Loddiges ; espèce répandue sur le versant atlantique du Mexique.
  • Zamia magnifica Pérez-Farr., Gut.Ortega & Calonje (2023) : Mexique (Oaxaca) ; UICN : non évaluée (NE) ; décrite en 2023.
  • Zamia paucijuga Wieland (1916) : Mexique (Colima, Guerrero, Jalisco, Michoacán, Nayarit, Oaxaca) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; épithète « à peu de paires de folioles », trompeuse pour les plantes adultes.
  • Zamia prasina W.Bull (1881) : Belize (Belize, Cayo, Orange Walk, Stann Creek, Toledo), Guatemala (Petén), Mexique (Campeche, Chiapas, Tabasco, Quintana Roo, Yucatán) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; folioles vert poireau.
  • Zamia purpurea Vovides, J.D.Rees & Vázq.Torres (1983) : Mexique (Oaxaca, Veracruz) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; cônes femelles immatures pourpre rougeâtre.
  • Zamia soconuscensis Schutzman, Vovides & Dehgan (1988) : Mexique (Chiapas) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; endémique de la Sierra de Soconusco ; seule espèce de l’un des sept grands clades du genre.
  • Zamia spartea A.DC. (1868) : Mexique (Oaxaca) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; folioles raides, comme un balai.
  • Zamia splendens Schutzman (1984) : Mexique (Chiapas, Tabasco, Veracruz) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; folioles brillantes.
  • Zamia stenophyllidia Nic.-Mor., Mart.-Domínguez & D.W.Stev. (2019) : Mexique (Michoacán) ; UICN : non évaluée (NE) ; folioles étroites, décrite en 2019.
  • Zamia vazquezii D.W.Stev., Sabato & De Luca (1998) : Mexique (Veracruz) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste mexicain Mario Vázquez Torres, qui l’a découverte.

Amérique centrale

  • Zamia acuminata Oerst. ex Dyer (1884) : Costa Rica (San José) ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; épithète tirée du latin acuminatus, pour la pointe effilée des folioles.
  • Zamia cunaria Dressler & D.W.Stev. (1993) : Panama (Colón, Panamá, Kuna de Wargandi, Kuna Yala) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée aux Kunas du Panama, qui font des colliers avec ses graines.
  • Zamia decumbens Calonje, Meerman, M.P.Griff. & Hoese (2009) : Belize (Cayo, Stann Creek, Toledo) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; les tiges âgées se couchent au sol, l’extrémité redressée.
  • Zamia dressleri D.W.Stev. (1993) : Panama (Colón, Kuna Yala) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste Robert L. Dressler, qui l’a reconnue le premier.
  • Zamia elegantissima Schutzman, Vovides & R.S.Adams (2003) : Panama (Colón, Kuna Yala) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; épithète tirée de son allure élégante.
  • Zamia fairchildiana L.D.Gómez (1982) : Costa Rica (Puntarenas, San José), Panama (Chiriquí) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste et explorateur américain David Fairchild.
  • Zamia gomeziana R.H.Acuña (2010) : Costa Rica (Limón) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; décrite en 2010, dédiée au botaniste costaricien Luis Diego Gómez.
  • Zamia hamannii A.S.Taylor, J.L.Haynes & Holzman (2008) : Panama (Bocas del Toro) ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; décrite en 2008, dédiée à Gregg Hamann, qui l’a découverte.
  • Zamia herrerae S.Calderón & Standl. (1924) : Salvador (Sonsonate), Guatemala (Quetzaltenango Retalhuleu, Santa Rosa, Suchitepéquez), Mexique (Chiapas) ; UICN : vulnérable (VU), évaluation de 2022 ; dédiée à Héctor Herrera, de Sonsonate (Salvador) ; présente aussi au Chiapas mexicain.
  • Zamia imperialis A.S.Taylor, J.L.Haynes & Holzman (2008) : Panama (Coclé, Colón, Panamá, Veraguas) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; grandes folioles plissées, rouges à l’émergence.
  • Zamia ipetiensis D.W.Stev. (1993) : Panama (Panamá, Kuna Yala) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; nommée d’après Ipetí (Panama), où elle a été découverte.
  • Zamia lindleyi Warsz. (1851) : Panama (Bocas del Toro, Chiriquí) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste britannique John Lindley.
  • Zamia meermanii Calonje (2009) : Belize (Belize, Cayo, Toledo) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée à l’écologue Jan Meerman, qui l’a découverte.
  • Zamia monticola Chamb. (1926) : Guatemala (Alta Verapaz) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; épithète « des montagnes ».
  • Zamia nana A.Lindstr., Calonje, D.W.Stev. & A.S.Taylor (2013) : Panama (Coclé) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; « naine », d’après sa petite taille.
  • Zamia nesophila A.S.Taylor, J.L.Haynes & Holzman (2008) : Panama (Bocas del Toro) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; « qui aime les îles ».
  • Zamia neurophyllidia D.W.Stev. (1993) : Costa Rica, Nicaragua (Río San Juan, Atlántico Sur), Panama (Bocas del Toro) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; folioles fortement plissées.
  • Zamia onan-reyesii C.Nelson & Sandoval (2008) : Honduras (Cortés) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée à Onán Reyes, étudiant de l’Université nationale autonome du Honduras.
  • Zamia oreillyi C.Nelson (2007) : Honduras (Atlántida) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; dédiée à Carlos Manuel O’Reilly, étudiant de l’Université nationale autonome du Honduras.
  • Zamia pseudomonticola L.D.Gómez ex D.W.Stev. & Sabato (1986) : Costa Rica (Puntarenas), Panama (Chiriquí) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; nommée pour sa ressemblance supposée avec Zamia monticola.
  • Zamia pseudoparasitica J.Yates (1854) : Panama (Bocas del Toro, Coclé, Colón, Veraguas) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; seule gymnosperme épiphyte connue.
  • Zamia sandovalii C.Nelson (2007) : Honduras (Atlántida) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée à Germán Sandoval, assistant d’herbier à l’Université nationale autonome du Honduras.
  • Zamia skinneri Warsz. (1851) : Panama (Bocas del Toro) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée au collecteur écossais George Ure Skinner.
  • Zamia standleyi Schutzman (1989) : Guatemala (Izabal), Honduras (Atlántida, Colón, Cortés, Olancho, Santa Barbara, Yoro) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste Paul C. Standley.
  • Zamia stevensonii A.S.Taylor & Holzman (2012) : Panama (Panamá) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste Dennis W. Stevenson.
  • Zamia tuerckheimii Donn.Sm. (1903) : Guatemala (Alta Verapaz) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; dédiée à Hans von Türckheim, planteur de café à Cobán.
  • Zamia variegata Warsz. (1845) : Belize (Toledo), Guatemala (Alta Verapaz, Izabal), Mexique (Chiapas) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; folioles tachetées de jaune.

Colombie et Équateur

  • Zamia amplifolia W.Bull ex Mast. (1878) : Colombie (Valle del Cauca) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; épithète évoquant ses grandes folioles.
  • Zamia chigua Seem. (1854) : Colombie (Chocó, Valle del Cauca) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; épithète tirée de « chigua », nom indigène des cycadales en Colombie ; à ne pas confondre avec l’ancien genre Chigua (voir Taxonomie).
  • Zamia disodon D.W.Stev. & Sabato (2001) : Colombie (Antioquia) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; marge des folioles à deux sortes de dents, grandes et petites.
  • Zamia encephalartoides D.W.Stev. (2001) : Colombie (Santander) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; feuilles et cônes rappelant ceux du genre africain Encephalartos.
  • Zamia gentryi Dodson (1998) : Équateur (Carchi, Esmeraldas) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste Alwyn H. Gentry.
  • Zamia huilensis Calonje, H.E.Esquivel & D.W.Stev. (2012) : Colombie (Huila) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; nommée d’après le département colombien de Huila, décrite en 2012.
  • Zamia imbricata Calonje & J.Castro (2021) : Colombie (Caldas) ; UICN : non évaluée (NE) ; décrite en 2021 ; folioles se recouvrant fortement.
  • Zamia incognita A.Lindstr. & Idárraga (2009) : Colombie (Antioquia, Boyacá, Caldas, Santander) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; « inconnue » : l’espèce est restée longtemps ignorée.
  • Zamia lindenii Regel ex André (1875) : Équateur (Azuay, Bolivar, Chimborazo, El Oro, Esmeraldas, Guayas, Los Ríos, Manabi, Pichincha), Pérou (Tumbes) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; dédiée à l’horticulteur Jean Linden, qui l’introduisit en culture.
  • Zamia manicata Linden ex Regel (1876) : Colombie (Antioquia, Chocó), Panama (Darién) ; UICN : quasi menacée (NT), évaluation de 2022 ; épithète évoquant le pétiolule des folioles, « à longues manches ».
  • Zamia melanorrhachis D.W.Stev. (2001) : Colombie (Antioquia, Bolivar, Córdoba, Santander) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; rachis brun foncé à pourpre foncé.
  • Zamia montana A.Braun (1875) : Colombie (Antioquia, Risaralda) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; espèce submontagnarde à montagnarde.
  • Zamia muricata Willd. (1806) : Colombie (La Guajira), Venezuela (Aragua, Carabobo, Falcón, Lara, Yaracuy) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; petites dents pointues sur le pétiole.
  • Zamia obliqua A.Braun (1875) : Colombie (Antioquia, Chocó, Valle del Cauca), Costa Rica (Puntarenas), Panama (Colón, Darién, Panamá Oeste) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; folioles insérées obliquement sur le rachis.
  • Zamia oligodonta E.Calderón & D.W.Stev. (2003) : Colombie (Risaralda) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; folioles à quelques dents seulement, à l’extrémité.
  • Zamia paucifoliolata Calonje (2018) : Colombie (Valle del Cauca) ; UICN : non évaluée (NE) ; peu de folioles, d’où son nom.
  • Zamia pyrophylla Calonje, D.W.Stev. & A.Lindstr. (2010) : Colombie (Chocó) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; jeunes feuilles orange et rouge vif.
  • Zamia restrepoi (D.W.Stev.) A.Lindstr. (2009) : Colombie (Córdoba) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; ancien Chigua restrepoi ; seule espèce du genre à l’annexe I de la CITES.
  • Zamia roezlii Linden (1873) : Colombie (Chocó, Nariño, Valle del Cauca), Équateur (Esmeraldas, Imbabura) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; dédiée au collecteur Benedikt Roezl ; peut vivre dans les marécages et les mangroves.
  • Zamia sinuensis Calonje & J.Castro (2021) : Colombie (Córdoba) ; UICN : non évaluée (NE) ; nommée d’après le bassin du Sinú, décrite en 2021.
  • Zamia tolimensis Calonje, H.E.Esquivel & D.W.Stev. (2011) : Colombie (Tolima) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; nommée d’après le département colombien de Tolima.
  • Zamia wallisii A.Braun (1875) : Colombie (Antioquia) ; UICN : en danger critique (CR), évaluation de 2022 ; dédiée à l’explorateur Gustav Wallis, qui la récolta dans les forêts de nuages d’Antioquia.

Amazonie et Andes

  • Zamia amazonum D.W.Stev. (2001) : Brésil (Amazonas), Colombie (Amazonas, Vaupés), Équateur (Morona-Santiago, Napo, Sucumbíos), Pérou (Loreto), sud du Venezuela ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; nommée d’après sa répartition dans le haut bassin amazonien.
  • Zamia boliviana (Brongn.) A.DC. (1868) : Bolivie (El Beni, Cochabamba, Santa Cruz), Brésil (Mato Grosso) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; nommée d’après la Bolivie ; l’une des deux espèces que The World List of Cycads signale dans ce pays, avec Zamia ulei.
  • Zamia brasiliensis Calonje & Segalla (2019) : Brésil (Mato Grosso, Rondônia) ; UICN : non évaluée (NE) ; décrite en 2019 ; nommée d’après le Brésil.
  • Zamia hymenophyllidia D.W.Stev. (2001) : Colombie (Amazonas), Pérou (Loreto) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; folioles minces, presque translucides.
  • Zamia lecointei Ducke (1915) : Brésil (Pará), Colombie (Amazonas), Venezuela (Amazonas) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; dédiée au botaniste Paul Le Cointe, qui étudia l’Amazonie brésilienne.
  • Zamia lindosensis D.W.Stev., D.Cárdenas & N.Castaño (2018) : Colombie (Guaviare) ; UICN : non évaluée (NE) ; nommée d’après la Serranía de la Lindosa, décrite en 2018.
  • Zamia macrochiera D.W.Stev. (2004) : Colombie (Amazonas), Pérou (Loreto) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; grand collet glanduleux à la base des folioles.
  • Zamia multidentata Calonje, Segalla & R.S.Pimenta (2023) : Brésil (Acre), Pérou (Huánuco, Loreto, San Martín) ; UICN : non évaluée (NE) ; décrite en 2023 ; folioles à nombreuses dents.
  • Zamia orinoquiensis Calonje, Betancur & A.Lindstr. (2022) : Colombie (Casanare, Cundinamarca, Meta) ; UICN : non évaluée (NE) ; nommée d’après l’Orénoquie colombienne, décrite en 2022.
  • Zamia poeppigiana Mart. & Eichler (1863) : Brésil (Acre), Équateur (Morona-Santiago), Pérou (Amazonas, Huánuco, Loreto, Pasco, San Martín, Ucayali) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; dédiée à l’explorateur Eduard Poeppig.
  • Zamia ulei Dammer (1907) : Bolivie (Pando), Brésil (Acre, Amazonas, Rondônia), Colombie (Amazonas, Caquetá, Guainía, Putumayo, Vaupés), Équateur (Napo, Pastaza, Sucumbíos), Pérou (Loreto, Madre de Dios, Ucayali) ; UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de 2022 ; dédiée au collecteur Ernst Ule, qui la récolta au Brésil.
  • Zamia urarinorum Calonje, R. Zárate & M.Asa Jones (2026) : Pérou (Loreto) ; UICN : non évaluée (NE) ; décrite en 2026 des forêts inondables de Loreto, dédiée au peuple urarina.
  • Zamia urep B.Walln. (1996) : Pérou (Huánuco) ; UICN : en danger (EN), évaluation de 2022 ; épithète sans signification connue, peut-être une anagramme de « Peru ».

Questions fréquentes sur les Zamia

Combien d’espèces compte le genre Zamia ?

88 espèces, plus deux variétés de Zamia integrifolia, selon la version 2026.08.15 de The World List of Cycads. Le chiffre augmente régulièrement : dix espèces ont été décrites depuis 2018, la dernière en 2026. Les sources plus anciennes donnent souvent « environ 60 » ou « environ 80 » espèces.

Zamia pumila, Zamia floridana et Zamia integrifolia, est-ce la même plante ?

Pas tout à fait. Le coontie de Floride s’appelle aujourd’hui Zamia integrifolia ; Zamia floridana en est un synonyme. Zamia pumila est une espèce distincte des Grandes Antilles (Cuba, République dominicaine, Porto Rico), mais son nom est encore souvent donné au coontie dans le commerce. Tous appartiennent au complexe Zamia pumila, un groupe d’espèces proches des Antilles et de Floride.

Un Zamia peut-il passer l’hiver dehors en France ?

Cela dépend de l’espèce. Zamia integrifolia se tente en pleine terre sur le littoral méditerranéen, tige bien enterrée, dans un sol drainant : dans le Roussillon, une plante a perdu ses feuilles à −7 °C puis les a refaites. Zamia furfuracea perd ses feuilles dès les premières gelées et peut mourir dès −4 °C quand le froid est humide ; mieux vaut le cultiver en pot, rentré l’hiver. Les autres espèces sont des plantes de serre chaude.

Le Zamia furfuracea est-il dangereux pour les chats et les chiens ?

Oui. Toute la plante est à considérer comme toxique, en particulier les graines, dont une ou deux peuvent tuer un chien selon l’ASPCA. Gardez la plante hors de portée des animaux et consultez un vétérinaire au moindre doute d’ingestion.

Qu’est devenu le genre Chigua ?

Il a été rattaché à Zamia en 2009. Ses deux espèces décrites en 1990, Chigua restrepoi et Chigua bernalii, sont aujourd’hui réunies sous le nom de Zamia restrepoi, cycadale de Colombie en danger critique et inscrite à l’annexe I de la CITES.

Existe-t-il un Zamia épiphyte ?

Oui, Zamia pseudoparasitica, du Panama. Il vit sur les troncs et les branches, jusqu’à 20 m de hauteur dans la forêt pluviale, et c’est la seule gymnosperme épiphyte connue. Son nom, « faux parasite », rappelle qu’il pousse sur les arbres sans s’en nourrir.

Faut-il un permis CITES pour acheter un Zamia ?

Cela dépend de ce que l’on achète et d’où cela vient. Tous les Zamia sont à l’annexe II de la CITES, mais les graines sont exemptées par l’annotation #4, sauf pour Zamia restrepoi, inscrit à l’annexe I. Pour une plante importée hors de l’Union européenne, renseignez-vous auprès des services compétents avant l’achat.

Pourquoi mon Zamia perd-il ses feuilles en hiver ?

Le plus souvent à cause du froid, du manque de lumière ou d’un excès d’eau au repos. Chez Zamia furfuracea et le coontie, la perte des feuilles après un coup de froid n’est pas forcément fatale : tant que la tige reste ferme, la plante refait des feuilles à la belle saison.

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Sites de référence

Bibliographie

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  • Stevenson, D.W. (1990). Chigua, a new genus in the Zamiaceae. Memoirs of the New York Botanical Garden 57 : 169-172. [Description de Chigua restrepoi et Chigua bernalii ; référence relevée via The World List of Cycads ; non consulté.]
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  • Lindstrom, A., Habib, S., Dong, S., Gong, Y., Liu, J., Calonje, M., Stevenson, D. & Zhang, S. (2024). Transcriptome sequencing data provide a solid base to understand the phylogenetic relationships, biogeography and reticulated evolution of the genus Zamia L. (Cycadales: Zamiaceae). Annals of Botany 134(5) : 747-768. https://doi.org/10.1093/aob/mcae065 [Article à comité de lecture : sept clades géographiques, origine en Méso-Amérique ; connu par le commentaire ci-dessous.]
  • Gutiérrez-Ortega, J.S. & Villarreal A., J.C. (2024). A possible case of adaptive radiation in cycads. Annals of Botany 134(5) : i-ii. https://doi.org/10.1093/aob/mcae110 [Commentaire à comité de lecture, lu en entier.]
  • Gutiérrez-Ortega, J.S., Pérez-Farrera, M.A., Lopez, S. & Vovides, A.P. (2023). Demographic history and species delimitation of three Zamia species (Zamiaceae) in south-eastern Mexico: Z. katzeriana is not a product of hybridization. Botanical Journal of the Linnean Society 202(1) : 110-133. https://doi.org/10.1093/botlinnean/boac062 [Article à comité de lecture ; titre et référence consultés.]
  • Nicolalde-Morejón, F., Martínez-Domínguez, L., González-Aguilar, M.A. & Stevenson, D.W. (2024). Reestablishment of Zamia lawsoniana (Zamiaceae, Cycadales), an endemic species of Mexico, with first description of the ovulate strobilus. Acta Botanica Mexicana 131 : e2262. https://doi.org/10.21829/abm131.2024.2262 [Article à comité de lecture : rétablissement de Zamia lawsoniana ; référence vérifiée sur Crossref.]
  • Calonje, M., Zárate-Gómez, R., Jones, M.A., Segalla, R., Martín Brañas, M., Hidalgo Pizango, C.G. & Roca Alcázar, F. (2026). Zamia urarinorum (Cycadales, Zamiaceae), a new cycad species from wetland forests of Loreto, Peru. Phytotaxa 741(1) : 1-17. https://doi.org/10.11646/phytotaxa.741.1.1 [Protologue de l’espèce la plus récente ; titre et référence consultés.]
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