Cycas calcicola est un cycas endémique du Top End, la partie nord du Territoire du Nord australien, où il pousse sur les hauteurs rocheuses des forêts claires, entre Katherine, le bassin de la Daly River et le parc national de Litchfield. Décrit en 1978 par John Maconochie, ce membre du genre Cycas se reconnaît à ses feuilles plates, garnies d’un très grand nombre de folioles très étroites, toujours velues en dessous, et à ses jeunes pousses argentées qui sortent des cendres après les feux de saison sèche. Son nom rappelle les affleurements calcaires où il a d’abord été récolté, mais il pousse aussi sur des grès et des schistes. L’UICN le classe comme vulnérable, et une étude génomique de 2022 a montré que les jardins botaniques ne conservent qu’une partie de sa diversité génétique.
L’essentiel sur Cycas calcicola
- Nom accepté : Cycas calcicola Maconochie (1978), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; aucune sous-espèce
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, « fire fern », nom local du Territoire du Nord pour les jeunes frondes qui repoussent après les feux (PACSOA, 1990) ; noms dans quatre langues aborigènes (voir Noms communs)
- Répartition naturelle : Australie, Territoire du Nord : bassin de la Daly River et chaînon de Finniss, de Katherine au nord du parc national de Litchfield
- Statut UICN : vulnérable (VU, critères A4cd ; B2ab(i,ii,iii,iv,v)), évaluation de N.S. Nagalingum et J. Clugston (2021) publiée dans la Liste rouge 2023-1
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune donnée (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : sommets rocheux exposés, en forêt claire ; calcaire, grès, alluvions sableuses et schistes
- Port et dimensions adultes : tronc en général jusqu’à 2 m, rarement 4 ou 5 m, de 16 à 22 cm de diamètre ; feuilles plates de 0,60 à 1,30 m
- Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas calcicola
Ken Hill (1996) le distingue des autres cycas australiens par ses feuilles plates, portant un très grand nombre de folioles très étroites, durablement velues en dessous, et par ses cônes mâles grêles, fusiformes. Description d’après Hill (1996) et la Flora of Australia :
- Tronc : jusqu’à 2 m, rarement 4 m selon Hill (5 m selon la Flora of Australia), de 16 à 22 cm de diamètre.
- Feuilles : 60 à 130 cm, plates en coupe (les deux rangs de folioles opposées forment un angle de 180°), avec 210 à 410 folioles ; pétiole de 18 à 30 cm, densément couvert d’un duvet gris-blanc, épineux sur 10 à 50 % de sa longueur.
- Folioles médianes : 5 à 12 cm sur 2,5 à 4 mm (rarement 5 mm), très serrées (espacées de 4 à 6 mm), aux bords enroulés et à pointe brusquement effilée ; d’abord velues dessus puis glabres, brillantes, vert foncé légèrement bleuté (non glauques), densément couvertes dessous de poils brun-blanc.
- Jeunes pousses et cataphylles : pousses densément velues de poils gris-blanc mêlés de quelques poils orangés ; cataphylles souples, non piquants, de 3 à 6 cm, à duvet gris-blanc.
- Cônes mâles : fusiformes, de 25 à 30 cm sur 5 à 7 cm, orange à brun orangé ; microsporophylles terminés par une épine fine, nettement relevée, de 7 à 10 mm.
- Mégasporophylles : 12 à 18 cm, à duvet gris et orangé, portant 4 à 6 ovules ; limbe de 20 à 25 mm, régulièrement denté (26 à 36 dents latérales), épine terminale de 6 à 10 mm.
- Graines : ovoïdes aplaties, vertes puis orange, fortement pruineuses, de 28 à 31 mm sur 27 à 30 mm ; sarcotesta de 2,5 à 3 mm.
Les folioles ont une anatomie de plante de milieu sec : couche continue de cellules sous l’épiderme, stomates enfoncés dans des cryptes profondes et fermées, cuticule très épaisse (Hill 1996). La Palm and Cycad Societies of Australia (PACSOA) décrit des pousses nouvelles dressées, d’un argent intense.
Hybrides
Des populations naturelles d’origine probablement hybride sont connues, mais aucun hybride de culture. Hill (1996) cite des spécimens d’herbier intermédiaires entre Cycas calcicola et Cycas conferta, récoltés à Blackfellows Creek en 1993, et signale des hybrides apparents avec Cycas calcicola dans l’aire de Cycas conferta. Un article paru en 1990 dans la revue de la PACSOA, repris sur le site de la société, rapporte en outre qu’un naturaliste de Darwin était persuadé de l’existence d’hybrides avec Cycas armstrongii là où les deux espèces se rencontrent (Florence Falls, nord de Katherine, cours supérieur de la Daly) ; cette hypothèse n’est pas reprise dans la révision de Hill.
Confusions possibles
Dans la nature, la confusion est surtout possible avec les autres cycas du Top End ; dans le commerce, avec des plantes vendues sous un faux nom :
- Cycas arenicola, seule autre espèce australienne aux folioles adultes densément velues dessous : moins de folioles (180 à 270), plus larges (4 à 6,5 mm), plus espacées (8 à 14 mm) et effilées progressivement vers la pointe (Hill 1996) ;
- Cycas armstrongii et ses voisins (Cycas conferta, Cycas canalis), aux cataphylles piquants, aux folioles plus larges que 4 mm et aux bords non enroulés ;
- Cycas arnhemica, de la même série, dont les folioles adultes ne restent pas densément velues, et Cycas maconochiei, également de la série, aux folioles plus larges que 4 mm et non enroulées (Hill 1996) ;
- dans le commerce : en février 2010, un cultivateur de Belley (Ain) et de Montpellier (Hérault) mettait en garde, sur le forum des Fous de palmiers, contre un vendeur qui proposait des Cycas siamensis sous le nom de Cycas pruinosa et la même plante sous celui de Cycas calcicola ; mieux vaut acheter des graines ou des plantes de provenance documentée.
Taxonomie
Cycas calcicola est un nom accepté par The World List of Cycads, sans synonyme ; POWO n’a pas pu être consulté directement. John R. Maconochie l’a décrit en 1978 dans le Journal of the Adelaide Botanic Gardens (volume 1, page 175, figure 1), dans le même article que Cycas pruinosa. Le type (Maconochie 1314) a été récolté le 10 juin 1971 à 16 km au nord de Katherine ; l’holotype est conservé à l’herbier du Territoire du Nord, à Darwin (DNA), avec des isotypes à Brisbane, Canberra, Kew, Leyde et Perth (Hill 1996 ; The World List of Cycads).
Dans sa révision des cycas australiens, Ken Hill (1996) en fait l’espèce type de la série Calcicolosae, dans la sous-section Endemicae de la section Cycas. La série réunit quatre espèces du nord du Territoire du Nord, aux feuilles plates, aux folioles à bords plus ou moins enroulés et aux cataphylles souples : Cycas calcicola, Cycas arenicola, Cycas arnhemica et Cycas maconochiei. Hill souligne toutefois que certains caractères, comme le duvet orangé, rapprochent Cycas maconochiei d’autres espèces, et que ces ressemblances ne permettent pas toujours des regroupements nets.
Étymologie et histoire
L’épithète vient du latin calci-, « chaux », et rappelle les affleurements calcaires où l’espèce a été trouvée (Haynes 2022, repris par The World List of Cycads) ; le suffixe -cola signifie « qui habite ». Le nom s’est révélé en partie trompeur : Hill (1996) et la Flora of Australia précisent que l’espèce, décrite sur calcaire et nommée en conséquence, pousse aussi sur des substrats non calcaires, grès, alluvions sableuses et schistes alumineux.
Selon l’article de Len Butt repris par la PACSOA (1990), un cycas au tronc grêle et aux pousses argentées, formant de vastes peuplements entre les rochers calcaires, était signalé de longue date dans le Top End ; Maconochie, botaniste de l’herbier du Territoire du Nord, l’a décrit en indiquant comme milieu les affleurements calcaires et les forêts ouvertes au nord de Katherine, ainsi que deux populations, à Bamboo Creek, sur la Mandora Road au sud de Darwin, et sur l’East Alligator River.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. En anglais, le nom « fire fern » l’est : l’article de Len Butt paru dans la revue Palms & Cycads (n° 27, 1990), repris sur le wiki de la PACSOA, indique que les jeunes frondes que Cycas armstrongii et Cycas calcicola émettent après les feux de saison sèche sont appelées localement « fire-fern ». C’est un nom anglais, qui n’a pas d’équivalent français attesté. Le compendium des noms vernaculaires des cycadales de Mark Bonta et Roy Osborne donne en revanche des noms dans quatre langues aborigènes du Territoire du Nord : walangkirrik en malakmalak, turtur en matngala, yerrsya pour la plante et misya pour les graines en ngan’gikurunggurr et ngan’giwumirri, ngewerrin en wardaman. Les deux premiers sont aussi donnés pour Cycas canalis : ils désignent sans doute les cycas en général plutôt qu’une seule espèce.
Dans la nature
Cycas calcicola est endémique du Territoire du Nord. Selon Hill (1996) et la Flora of Australia, il est abondant autour du bassin de la Daly River et vers le nord le long du chaînon de Finniss, de Katherine, au sud-est, jusqu’au nord du parc national de Litchfield, et au sud jusqu’aux environs du poste de police de Daly River. Il pousse surtout sur les sommets rocheux, sur calcaire, grès, alluvions sableuses et schistes. Le pépiniériste Simon Lavaud (2021) écrit qu’il pousse aussi bien sur calcaire que sur roches basaltiques, ce que ne mentionnent ni Hill ni la Flora of Australia. L’étude génomique de Clugston et ses collègues (2022) a échantillonné des populations sauvages de Litchfield et de la région de Katherine, ainsi que des plantes de jardins botaniques originaires de Katherine, de Daly River et des Spirit Hills.
Selon la PACSOA, dans les zones brûlées chaque année par les Aborigènes, les peuplements de Cycas calcicola sont les premiers à reprendre des couleurs, avec leurs pousses argentées. La Flora of Australia indique une fructification d’octobre à mai. D’après les relevés climatiques de Katherine commentés par Simon Lavaud (2021), les nuits peuvent y descendre autour de 15 °C, les journées restent presque toute l’année au-dessus de 30 °C, les pluies dépassent 1 000 mm par an et les mois les plus frais sont aussi les plus secs.
Statut de conservation et réglementation
Cycas calcicola est classé vulnérable (VU) par l’UICN, selon les critères A4cd et B2ab(i,ii,iii,iv,v), comme l’indique The World List of Cycads. D’après les métadonnées de Crossref, la dernière évaluation, réalisée par N.S. Nagalingum et J. Clugston le 20 octobre 2021, a été publiée dans la Liste rouge 2023-1 ; la précédente, de Ken Hill, date de 2010. GBIF confirme la catégorie ; la page de la Liste rouge n’a pas pu être consultée directement. En 1996, Hill jugeait au contraire l’espèce répandue et non menacée.
L’étude de Clugston et ses collègues (2022), fondée sur 2 271 marqueurs génétiques (SNP), a trouvé une diversité génétique faible à modérée, des échanges de gènes très réduits entre populations et une forte consanguinité (FIS moyen de 0,491). Les populations forment deux groupes génétiques, Katherine d’un côté, Litchfield, Daly River et Spirit Hills de l’autre. Les collections de jardins botaniques étudiées avaient une diversité génétique nettement plus faible que les populations sauvages et ne représentaient pas celles du parc de Litchfield ; les auteurs recommandent de les compléter et de gérer séparément les populations de Katherine et de Litchfield.
Comme toutes les espèces du genre à l’exception de Cycas beddomei, Cycas calcicola relève de l’annexe II de la CITES, où la famille des Cycadaceae figure depuis le 4 février 1977. L’inscription porte l’annotation #4 (version issue de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : les graines, le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles, ainsi que les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement, ne sont pas soumis à la CITES. Le commerce international des plantes elles-mêmes exige en revanche un permis d’exportation. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dont les annexes en vigueur sont fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+, la base officielle de la CITES, nomme l’espèce et confirme ce statut (consultation du 17 octobre 2026). Une protection propre au Territoire du Nord n’a pas été vérifiée.
Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Cycas calcicola passe pour très difficile en culture européenne. Aucune institution n’a publié de recommandations pour l’espèce, et aucun retour daté de culture prolongée en Europe n’est documenté. Dans sa note de 2021 sur la culture des cycas australiens en climat européen, le pépiniériste Simon Lavaud (Cycadales.eu) range toutes les espèces du Territoire du Nord, sauf Cycas angulata, parmi les « très difficiles ». Il montre un Cycas calcicola cultivé au jardin tropical de Nong Nooch, en Thaïlande (photo de 2019), où les cycas australiens prospèrent selon lui grâce à des températures presque constantes, entre 25 et 30 °C, et à une saison sèche courte ; un spécialiste qu’il cite estime qu’ils y poussent même mieux qu’à Darwin. Ses conseils, qui valent pour l’ensemble des cycas australiens, sont un substrat très minéral, le plein soleil, une serre pour allonger la saison de croissance, des arrosages généreux par temps chaud, réduits sous 20 °C et arrêtés quand les nuits passent sous 10 °C, à cause du risque de pourriture des racines.
L’espèce est cultivée dans son pays d’origine : la PACSOA montre une plante cultivée à Katherine, et un membre du forum des Fous de palmiers résidant en Thaïlande en a photographié des sujets au jardin botanique de Darwin, ainsi qu’à Bamboo Creek, dans le parc de Litchfield, en septembre 2016. En France, un cultivateur de Belley (Ain) et de Montpellier (Hérault) rapportait en décembre 2010, sur le même forum, avoir fait germer des graines de Cycas calcicola en intérieur, en plein hiver ; aucune suite sur la croissance des plantules n’est documentée.
Multiplication
Comme tous les Cycas, Cycas calcicola est dioïque : il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines fertiles. La multiplication se fait par semis ; le seul retour trouvé est la germination en intérieur, en hiver, rapportée en 2010 sur le forum des Fous de palmiers. Aucune donnée de germination propre à l’espèce n’a été publiée. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4 ; demandez qu’elles proviennent de plantes cultivées, de provenance documentée.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur ni aucune maladie propre à l’espèce n’est documenté. Les cochenilles des cycadales, dont Aulacaspis yasumatsui, peuvent toucher tous les Cycas cultivés, et la pourriture des racines dans un substrat froid et humide est la cause d’échec la plus souvent citée pour les cycas australiens en Europe (Lavaud 2021).
Rusticité
Aucune donnée de résistance au froid n’existe pour Cycas calcicola. Son aire se trouve entièrement dans la zone tropicale du nord de l’Australie, et rien ne permet d’affirmer qu’il supporte le gel.
En France
Aucun résultat de culture n’a été publié en France métropolitaine, ni en pleine terre ni en pot, quelle que soit la zone (littoral méditerranéen, façade atlantique, Bretagne, intérieur continental, montagne), et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Sur le forum des Fous de palmiers, elle n’apparaît que comme semis d’intérieur, et le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures n’a pas publié d’observation à son sujet. Faute de données, la prudence conseille la culture en pot, à l’abri du gel et au sec en hiver.
Repères internationaux
Aucune mesure de froid ni aucun retour de culture daté n’est documenté hors d’Australie, ni sur les forums ni dans les jardins botaniques. En Italie, l’espèce n’est que citée sur le forum Tropicamente : en 2012, un cultivateur de Ravenne la comptait parmi les cycas bleus australiens intéressants, en craignant qu’elle ne supporte pas l’humidité de sa région.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité propre à Cycas calcicola n’est documentée. Le risque est en revanche bien documenté dans le genre : les tissus des Cycas, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. L’ASPCA classe le sagou du Japon (Cycas revoluta) parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Faute de preuve contraire, considérez la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel de Cycas calcicola n’est documenté, même si l’existence de noms aborigènes distincts pour la plante et pour les graines montre que l’espèce est connue des populations locales. Les usages alimentaires des graines d’autres cycas australiens, après une longue détoxification, ne peuvent pas lui être attribués sans source.
FAQ
Cycas calcicola pousse-t-il seulement sur calcaire ?
Non. Il a été décrit sur des affleurements calcaires, d’où son nom, mais il pousse aussi sur grès, alluvions sableuses et schistes, surtout sur les sommets rocheux.
Comment le reconnaître ?
À ses feuilles plates portant 210 à 410 folioles très étroites et serrées, toujours velues dessous, et à ses cônes mâles grêles et fusiformes. Cycas arenicola, seule autre espèce australienne aux folioles velues dessous, en a moins, plus larges et plus espacées.
Pourquoi ses jeunes pousses sont-elles argentées ?
Parce qu’elles sont couvertes d’un épais duvet gris-blanc. Elles sortent en nombre après les feux de saison sèche, et la PACSOA les décrit comme le premier retour de couleur dans les zones brûlées ; localement, on les appelle en anglais « fire-fern ».
Est-il menacé ?
Oui. L’UICN le classe comme vulnérable, et une étude génomique de 2022 a relevé une faible diversité génétique, peu d’échanges entre populations et une forte consanguinité.
Peut-on le cultiver dehors en France ?
Rien ne le permet. Aucune mesure de froid ni aucun essai en France n’existe ; c’est une plante de climat tropical, à garder en pot à l’abri du gel, et un pépiniériste spécialisé la juge très difficile en Europe.
Les plantes vendues sous ce nom sont-elles fiables ?
Pas toujours. En 2010, un vendeur a été signalé sur le forum des Fous de palmiers pour avoir proposé des Cycas siamensis sous les noms de Cycas pruinosa et de Cycas calcicola : préférez des fournisseurs qui documentent la provenance des graines.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
À lire aussi sur Succulentes
- La méthode Simon Lavaud : greffer les cycadales sur Cycas revoluta pour cultiver l’impossible : article général qui explique pourquoi les Cycas australiens dépérissent souvent en France sur leurs propres racines, et qui présente les plantes greffées que le pépiniériste Simon Lavaud propose sur porte-greffe de Cycas revoluta, dont Cycas couttsiana et Cycas siamensis « Silver » ; son protocole de greffe n’est pas publié. L’article ne cite pas Cycas calcicola.
- Semis de cycadales : germination, élevage des plantules et équipement
- Le cycas est-il toxique ? Dangers réels pour les chiens, les chats et les enfants
Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas calcicola : https://cycadlist.org/scientific_name/76 — auteur, protologue, type, répartition, statut UICN (VU A4cd ; B2ab), étymologie. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; consultée directement le 17 octobre 2026.
- Flora of Australia en ligne (ABRS, d’après Hill 1998), Cycas calcicola : https://profiles.ala.org.au/opus/foa/profile/Cycas%20calcicola — description, répartition, habitat, phénologie. Flore nationale de référence ; consultée directement (profil JSON).
- Palm and Cycad Societies of Australia (PACSOA), Cycas calcicola : https://pacsoa.org.au/wiki/index.php?title=Cycas_calcicola — article de Len Butt (Palms & Cycads n° 27, 1990) : histoire de la découverte, localités citées par Maconochie, pousses argentées après les feux, hypothèse d’hybrides avec Cycas armstrongii. Société spécialisée ; texte ancien, à utiliser avec prudence.
- PACSOA Wiki, Cycas armstrongii : https://pacsoa.org.au/wiki/index.php/Cycas_armstrongii — article de L. P. Butt (Palms & Cycads n° 27, 1990) : nom local anglais « fire-fern » donné aux jeunes frondes que Cycas armstrongii et Cycas calcicola émettent après les feux. Société spécialisée ; utilisé seulement pour le nom commun ; consulté le 21 octobre 2026.
- Species+ (PNUE-WCMC), Cycas calcicola : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/15414/legal — annexe II de la CITES (famille inscrite depuis le 4 février 1977, annotation #4), annexe B de l’Union européenne. Base officielle de la CITES et de l’UE ; interrogée le 17 octobre 2026.
- GBIF, statut UICN de Cycas calcicola : https://api.gbif.org/v1/species/2683262/iucnRedListCategory — catégorie actuelle de la Liste rouge (VU). Base internationale qui reprend la Liste rouge ; consultée le 17 octobre 2026.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- Simon Lavaud, Quelques données sur les bases de la culture des Cycas australiens en climat européen (Cycadales.eu, 2021) : https://cycadales.eu/wp-content/uploads/2021/04/Bases-de-la-culture-des-Cycas-australiens.pdf — climat de Katherine, substrats, classement des espèces par difficulté, culture à Nong Nooch. Note d’un pépiniériste spécialisé, fondée sur son expérience ; consultée le 17 octobre 2026.
- Fous de palmiers, « Joyeuses fêtes aux fous de Cycadales » (décembre 2010) et « Dioon Edule Aurea » (février 2010) : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=115282 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=83019 — germination de graines en intérieur ; mise en garde contre des plantes vendues sous de faux noms. Forum francophone ; témoignages isolés.
- Fous de palmiers, « [AUS] Bamboo Creek – Litchfield N.P. » et « [AUS] Cycas / Darwin Botanical Garden » (septembre 2016) : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=21357 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=21346 — photos de plantes dans la nature et en jardin botanique. Forum francophone ; information de contexte.
- Tropicamente, « Cycas cairnsiana » (2012-2015) : https://www.tropicamente.it/forums/topic/cycas-cairnsiana-2/ — l’espèce y est seulement citée par des cultivateurs italiens. Forum italien.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité des cycas pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre.
Bibliographie
- Maconochie, J.R. (1978). Two new species of Cycas from northern Australia. Journal of the Adelaide Botanic Gardens 1(3) : 175-178. [Protologue ; référence reprise de The World List of Cycads et de la Flora of Australia, texte non consulté.]
- Hill, K.D. (1996). A taxonomic revision of the genus Cycas (Cycadaceae) in Australia. Telopea 7(1) : 1-64. doi:10.7751/telopea19963040 [Description, type, série Calcicolosae, clé, anatomie, répartition, hybrides ; texte intégral consulté.]
- Hill, K.D. (1998). Cycadaceae. In : McCarthy, P.M. (éd.), Flora of Australia 48 : 597-635. CSIRO Publishing, Melbourne. [Consulté dans sa version en ligne mise à jour (profiles.ala.org.au).]
- Clugston, J.A.R., Ruhsam, M., Kenicer, G.J., Henwood, M., Milne, R.I. & Nagalingum, N.S. (2022). Conservation genomics of an Australian cycad Cycas calcicola, and the absence of key genotypes in botanic gardens. Conservation Genetics 23(3) : 449-465. doi:10.1007/s10592-022-01428-8 [Diversité génétique, structure des populations, collections ex situ ; résumé consulté (Europe PMC).]
- Nagalingum, N.S. & Clugston, J. (2023). Cycas calcicola. The IUCN Red List of Threatened Species 2023-1 : e.T41989A67338115. doi:10.2305/IUCN.UK.2023-1.RLTS.T41989A67338115.en [Évaluation datée du 20 octobre 2021 ; référence relevée sur Crossref, catégorie confirmée par GBIF ; page non consultée.]
- Hill, K.D. (2010). Cycas calcicola. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T41989A10595908. [Évaluation précédente ; citée par The World List of Cycads.]
- Bonta, M. & Osborne, R. Cycads in the Vernacular: A Compendium of Local Names. The Cycad Society. http://www.cycad.org/documents/Bonta-Osborne-Cycads-Vernacular.pdf [Noms aborigènes de l’espèce ; consulté directement.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie de l’épithète ; citée par The World List of Cycads, non consultée directement.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]