Dans le sous-bois des forêts humides d’Amazonie occidentale, entre le Pérou, le Brésil et l’Équateur, se dresse un cycas que rien ne prédispose à la discrétion. Zamia poeppigiana est le seul membre véritablement arborescent du genre Zamia — un genre qui compte pourtant plus de 80 espèces, presque toutes dotées de troncs souterrains ou tout juste affleurants. Ici, le tronc émerge franchement du sol, cylindrique et dressé, et peut atteindre 3 à 4 mètres de hauteur pour 25 à 30 cm de diamètre — une stature qui évoque davantage un petit palmier qu’un cycas typique du genre Zamia. La couronne porte jusqu’à 35 feuilles pennées de 3 mètres de longueur, hérissées d’aiguillons sur le pétiole, et composées de folioles falciformes finement dentées sur leurs marges distales. Cette allure imposante, unique dans le genre, a conduit les botanistes à identifier un « complexe Zamia poeppigiana » regroupant plusieurs espèces arborescentes des Andes et de l’Amazonie — un groupe dont la délimitation taxonomique fait encore l’objet de travaux actifs.
L’espèce a une autre singularité écologique : elle est l’un des rares cycas néotropicaux à héberger simultanément les chenilles de deux espèces différentes de papillons Eumaeus — Eumaeus minyas et Eumaeus toxana — des lycénidés dont les larves se nourrissent exclusivement de cycas et séquestrent les toxines de la plante pour leur propre défense.
Fiche rapide
| Nom scientifique | Zamia poeppigiana Mart. & Eichler |
| Famille | Zamiaceae (ordre des Cycadales) |
| Origine | Amazonie occidentale : Pérou, Brésil (Acre), possiblement Colombie et Équateur |
| Altitude | 200 à 1 000 m |
| Taille adulte | Tronc jusqu’à 3–4 m de haut × 25–30 cm de diamètre ; feuilles jusqu’à 3 m |
| Rusticité | Strictement tropicale — aucune tolérance au gel (USDA 11+, minimum > 10 °C) |
| IUCN | Least Concern (LC) |
| CITES | Annexe II (toutes les Cycadales) |
| Difficulté de culture | 4/5 (exigences tropicales strictes en Europe) |

Taxonomie et nomenclature
Zamia poeppigiana a été décrite en 1863 par Carl Friedrich Philipp von Martius et August Wilhelm Eichler dans la Flora Brasiliensis (vol. 4, part 1, p. 414–416, pl. 109). L’épithète spécifique honore Eduard Friedrich Poeppig (1798–1868), botaniste, zoologiste et explorateur allemand originaire de Leipzig, qui collecta le premier cette espèce lors de ses expéditions au Brésil et au Pérou dans les années 1830.
Synonymes :
- Zamia baraquiniana Mast. (1868) — synonyme taxonomique
- Palmifolium poeppigianum (Mart. & Eichler) Kuntze (1891) — synonyme nomenclatural (basionyme transféré au genre Palmifolium, aujourd’hui abandonné)
Le cas Zamia lindenii : le statut de Zamia lindenii Regel ex André par rapport à Zamia poeppigiana reste débattu. Certains auteurs (notamment Stevenson, 2004) la considèrent comme un synonyme de Zamia poeppigiana, tandis que d’autres (Calonje et al., 2011) la maintiennent comme une espèce distincte au sein du complexe Zamia poeppigiana, la différenciant par ses folioles plus larges, ses marges moins dentées et sa distribution plus occidentale (Équateur, Colombie). L’IUCN évalue Zamia lindenii séparément, avec un statut Near Threatened (NT). Le World List of Cycads (Calonje et al., 2023) reconnaît les deux comme espèces distinctes.
Position phylogénétique : dans la phylogénie calibrée dans le temps de Calonje et al. (2019), Zamia poeppigiana se place au sein du clade amazonien du sous-clade sud-américain « Est des Andes », aux côtés de Zamia boliviana, Zamia macrochiera, Zamia hymenophyllidia et Zamia amazonum. Ce clade est caractérisé par des espèces amazoniennes à folioles dentées et à strobiles portés sur de longs pédoncules.
Description morphologique
Tronc
Le tronc est épigé (aérien), caractère exceptionnel dans le genre Zamia où la grande majorité des espèces possèdent un caudex souterrain ou semi-souterrain. Il est cylindrique, dressé ou parfois prostré, atteignant 3 m de hauteur (jusqu’à 4 m selon certaines observations de terrain) pour 10 à 30 cm de diamètre. Le tronc est généralement solitaire mais peut occasionnellement se ramifier. Il est couvert de bases foliaires persistantes et de cataphylles chartacées, triangulaires, de couleur gris-beige et finement tomenteuses, mesurant jusqu’à 13 × 3 cm.
Feuilles
Les feuilles sont pennées, disposées en spirale, au nombre de 10 à 35 par individu, érigées à arquées, atteignant 3 m de longueur totale (pétiole jusqu’à 90 cm, rachis jusqu’à 210 cm). Le pétiole et le rachis sont glabres mais modérément à fortement armés d’aiguillons atteignant 4 mm de long, présents sur toute la longueur du pétiole et s’étendant jusqu’à la moitié distale du rachis, parfois au-delà. Les folioles sont subopposées à subalternées, au nombre de 20 à 49 paires par feuille, étroitement lancéolées avec un sillon longitudinal distinct sur la face adaxiale, typiquement falciformes (en forme de faucille) mais parfois droites. Les folioles médianes mesurent 15 à 40 cm de long sur 2 à 4 cm de large. Les marges sont dentées, avec 20 à 42 dents sur les trois quarts à la moitié distale de la foliole, les dents formant un angle d’environ 90° et espacées de 0,5 à 1 cm. Les jeunes feuilles émergent vert clair ; elles deviennent vert foncé à maturité.
Structures reproductives
Zamia poeppigiana est dioïque, comme tous les cycas. Les cônes mâles (strobiles polliniques) sont étroitement cylindriques, de couleur jaunâtre à brun clair, mesurant 20 à 30 cm de long sur 3 à 5 cm de diamètre, portés sur un pédoncule de 5 à 8 cm. Les microsporophylles présentent un apex stérile composé de six faces fortement inclinées entourant une facette centrale concave. Les cônes femelles (strobiles ovulifères) sont plus trapus et robustes, cylindriques à ovoïdes, avec un pédoncule court. Les graines sont rouges, oblongues, recouvertes d’une sarcotesta charnue et colorée qui attire les disperseurs animaux.
Espèces proches et confusions fréquentes
La délimitation de Zamia poeppigiana a été longtemps problématique en raison de l’existence d’un complexe d’espèces arborescentes sud-américaines morphologiquement proches. Ce complexe a été clarifié par Calonje et al. (2011), qui ont proposé une clé de détermination pour les trois principales espèces :
| Critère | Zamia poeppigiana | Zamia lindenii | Zamia tolimensis |
|---|---|---|---|
| Tronc (hauteur max.) | Jusqu’à 3–4 m | Jusqu’à 4 m | Jusqu’à 2 m |
| Aiguillons sur le pétiole | Nombreux, denses | Nombreux | Épars |
| Folioles (forme) | Étroitement lancéolées, fortement falciformes | Plus larges, lancéolées | Lancéolées, peu falciformes |
| Denture des folioles | Forte, dents sur 1/2 à 3/4 distal | Modérée | Plus faible, dents moins nombreuses |
| Strobiles ovulifères (couleur) | Brun foncé à noir | Brun foncé | Beige-jaune |
| Pédoncule des strobiles ovulifères | Long | Long | Court |
| Distribution | Pérou, Brésil (Acre) | Équateur, Colombie occidentale | Colombie (Cordillère centrale, Tolima) |
Plus récemment, Zamia multidentata Segalla & Calonje (2023), décrite de l’état d’Acre au Brésil, a été identifiée comme une autre espèce arborescente du clade amazonien, mais avec des tiges beaucoup plus grêles (jusqu’à 6,2 cm de diamètre et 45 cm de hauteur seulement) et des folioles fortement serrulées à apex longuement acuminés.
Distribution et habitat naturel
Zamia poeppigiana est endémique du bassin amazonien occidental. Son aire de répartition couvre principalement le Pérou, où l’espèce est signalée dans six départements : Amazonas, Huánuco, Junín, Loreto, Pasco, San Martín et Ucayali. Elle s’étend également à l’état d’Acre au Brésil. Des populations sont possiblement présentes en Colombie méridionale et en Équateur oriental, mais la confusion historique avec Zamia lindenii rend ces signalements incertains.
L’espèce croît dans les forêts tropicales humides de basse et moyenne altitude, entre 200 et 1 000 m d’altitude, principalement sur les contreforts andins et les plaines côtières adjacentes. Elle occupe le sous-bois forestier, sous la canopée des grands arbres, dans des conditions de lumière tamisée, d’humidité élevée et de températures constamment chaudes (moyennes annuelles de 22 à 28 °C). Le sol est typiquement humifère, bien drainé, riche en matière organique. L’espèce se retrouve aussi dans des zones légèrement perturbées — chablis, lisières de clairières — où la lumière pénètre davantage, ce qui témoigne d’une certaine plasticité écologique.
Conservation
Zamia poeppigiana est classée Least Concern (LC) sur la Liste rouge de l’IUCN (Stevenson, 2010), en raison d’une aire de répartition relativement étendue et de populations localement abondantes. Comme toutes les Cycadales, elle figure à l’Annexe II de la CITES, ce qui signifie que tout commerce international nécessite un permis d’exportation.
Cependant, ce statut optimiste mérite d’être nuancé. La déforestation en Amazonie péruvienne et brésilienne — conversion agricole, exploitation forestière, infrastructures routières — exerce une pression croissante sur les habitats forestiers de l’espèce. Les populations sont fragmentées et le recrutement de jeunes plants n’a pas fait l’objet d’études démographiques approfondies. Le fait que l’espèce croisse principalement dans des forêts de basse altitude, qui sont les premières défrichées, renforce cette préoccupation. Une réévaluation IUCN tenant compte des taux récents de déforestation amazonienne pourrait aboutir à un statut plus défavorable.
Culture
| Paramètre | Exigence |
|---|---|
| Rusticité | Aucune tolérance au gel — minimum absolu > 10 °C (USDA 11+) |
| Lumière | Mi-ombre à ombre lumineuse (lumière filtrée de sous-bois) |
| Sol | Humifère, riche en matière organique, bien drainé mais constamment frais |
| Arrosage | Régulier et abondant — sol jamais sec, humidité ambiante élevée |
| Taille adulte | Tronc 2–4 m ; couronne de feuilles 3 m de diamètre |
| Croissance | Lente (comme tous les cycas) |
| Difficulté | 4/5 |
Zamia poeppigiana est une espèce de serre chaude humide en Europe. Elle ne survivra pas à l’extérieur en France métropolitaine, en Belgique ou en Suisse, même dans les situations les plus abritées du littoral méditerranéen — les températures hivernales descendent trop bas et, surtout, l’humidité atmosphérique est insuffisante pendant les mois froids. Cette espèce nécessite des conditions qui reproduisent son habitat naturel amazonien : températures stables entre 18 et 30 °C toute l’année, humidité relative supérieure à 70 %, lumière filtrée (jamais de soleil direct brûlant) et un substrat toujours frais sans jamais être détrempé.
Substrat : un mélange riche en matière organique est indispensable : terreau forestier, écorce compostée, perlite et fibre de coco en proportions égales constituent un bon substrat de base. Le drainage doit être excellent malgré une humidité constante — les racines corralloïdes des cycas (qui hébergent des cyanobactéries fixatrices d’azote) ne supportent pas l’engorgement prolongé.
Lumière : en serre, une luminosité de sous-bois tropical est idéale — lumière vive indirecte, éventuellement quelques heures de soleil matinal tamisé. Un excès de lumière directe provoquera un jaunissement des folioles et un stress visible.
Arrosage et humidité : arroser régulièrement pour maintenir le substrat constamment frais (mais pas saturé). Brumiser le feuillage ou utiliser un humidificateur pour maintenir une hygrométrie élevée. En hiver, réduire légèrement l’arrosage si la température baisse vers 18 °C, mais ne jamais laisser sécher complètement le substrat.
Achat — ce qu’il faut savoir
Zamia poeppigiana est rare dans le commerce horticole européen. La principale source de confusion à l’achat est l’étiquetage sous le nom Zamia lindenii, qui est tantôt considéré comme un synonyme, tantôt comme une espèce distincte. Les plantes commercialisées sous ce nom en Europe (notamment dans les jardins botaniques et les collections spécialisées) proviennent souvent de graines collectées en Équateur ou en Colombie et peuvent correspondre à Zamia lindenii sensu stricto plutôt qu’à Zamia poeppigiana au sens péruvien. Vérifier la provenance géographique (Pérou vs. Équateur/Colombie) est la meilleure façon de distinguer les deux taxons dans le commerce.
Toute plante achetée doit être accompagnée de la documentation CITES appropriée (certificat phytosanitaire et permis d’exportation), la commercialisation de cycas sans papiers étant illégale et potentiellement issue de collecte sauvage.
Propagation
La multiplication se fait exclusivement par semis. Les graines, rouges et oblongues, recouvertes d’une sarcotesta charnue, doivent être nettoyées de leur enveloppe charnue (qui contient des substances inhibitrices de germination) puis semées fraîches dans un substrat humide et chaud (25–30 °C). La germination est lente et irrégulière, typique des Cycadales — plusieurs mois sont souvent nécessaires. La manipulation des graines nécessite des gants, car la sarcotesta contient des composés toxiques (glycosides de cycasine) susceptibles d’irriter la peau et les muqueuses.
Le prélèvement de rejets est rarement possible car l’espèce est généralement solitaire, les ramifications du tronc étant exceptionnelles.
Ravageurs et maladies
En culture sous serre, Zamia poeppigiana est sujette aux ravageurs classiques des cycas tropicaux :
Cochenilles : Aulacaspis yasumatsui (cochenille cycas asiatique) est le ravageur le plus redouté en serre ; elle n’est pas spécifique à Zamia poeppigiana mais peut l’infester si d’autres cycas porteurs sont présents. Inspecter régulièrement la face inférieure des folioles.
Cochenilles farineuses (Pseudococcidae) : fréquentes en conditions chaudes et humides, elles colonisent les bases foliaires et les cônes.
Papillons Eumaeus : dans son habitat naturel, Zamia poeppigiana est l’hôte larvaire de deux espèces de lycénidés : Eumaeus minyas et Eumaeus toxana. Les chenilles, de couleur vive (rouge-orangé et bleu), se nourrissent des folioles et séquestrent les cycasines de la plante, les rendant toxiques pour les prédateurs. Ce phénomène de coévolution cycas-papillon ne concerne pas la culture en Europe, où ces lépidoptères sont absents.
Pourriture du caudex : en cas d’excès d’arrosage ou de mauvais drainage, des pourritures à Phytophthora ou à bactéries peuvent affecter la base du tronc. Un substrat bien drainé et une ventilation adéquate sont les meilleurs préventifs.
Utilisation paysagère
En Europe, Zamia poeppigiana est strictement une plante de serre chaude ou de jardin intérieur tropical. Son port arborescent et sa couronne de grandes feuilles pennées en font un sujet spectaculaire dans les grandes serres tropicales des jardins botaniques — on peut l’admirer notamment au Botanischer Garten de Munich (Nymphenburg) et au jardin botanique de Florence. Pour le collectionneur privé, elle nécessite une serre chauffée avec contrôle de l’humidité, ce qui la réserve aux amateurs les plus équipés et les plus passionnés.
Sous les tropiques (zones USDA 11–12), elle peut être cultivée en pleine terre comme plante de sous-bois dans les jardins ombragés et humides, où son port de petit palmier produit un effet ornemental remarquable.
Questions fréquentes
Zamia poeppigiana est-elle la même plante que Zamia lindenii ?
La question reste débattue. Historiquement, les deux noms ont été utilisés de façon interchangeable, et Stevenson (2004) les considérait comme synonymes. Cependant, Calonje et al. (2011) ont clarifié les différences morphologiques et géographiques entre les deux taxons : Zamia poeppigiana au sens strict désigne les populations péruviennes et brésiliennes (Acre), tandis que Zamia lindenii désigne les populations d’Équateur et de Colombie occidentale. Le World List of Cycads les reconnaît comme deux espèces distinctes.
Peut-on cultiver Zamia poeppigiana en extérieur en France ?
Non. C’est une espèce strictement tropicale de forêt humide amazonienne, sans aucune tolérance au froid. Même sur la Côte d’Azur, les températures hivernales et l’hygrométrie insuffisante en hiver ne permettent pas sa survie en extérieur. Une serre chaude et humide (minimum 15 °C en hiver, idéalement 18–20 °C) est indispensable.
Pourquoi Zamia poeppigiana est-elle si rare en culture ?
Plusieurs facteurs expliquent cette rareté : l’espèce est difficile d’accès dans son habitat naturel (forêts amazoniennes reculées), les graines perdent rapidement leur viabilité, la germination est lente, la croissance est lente, et les exigences climatiques en culture (chaleur et humidité constantes) limitent le nombre de cultivateurs capables de la maintenir. La réglementation CITES ajoute une contrainte supplémentaire au commerce international.
Les graines de Zamia poeppigiana sont-elles toxiques ?
Oui, comme celles de tous les cycas. Les graines contiennent des glycosides de cycasine (macrozamine et cycasine), des composés neurotoxiques et hépatotoxiques dangereux pour l’homme et les animaux domestiques. Paradoxalement, les populations indigènes d’Amazonie ont traditionnellement consommé l’amidon des graines de Zamia après un traitement de détoxification (trempage prolongé et cuisson), un savoir-faire comparable à celui documenté pour les Macrozamia en Australie et les Cycas en Asie.
Quelle est la différence entre Zamia poeppigiana et les autres grands cycas arborescents ?
Les cycas arborescents les plus connus appartiennent aux genres Encephalartos (Afrique), Macrozamia (Australie), Dioon (Mexique) et Cycas (Asie-Océanie). Zamia poeppigiana est le seul représentant arborescent du genre Zamia, qui est par ailleurs un genre de petits cycas souvent nains. Sa taille reste modeste (3–4 m) comparée aux géants des genres Macrozamia (Macrozamia moorei, jusqu’à 7 m) ou Encephalartos (Encephalartos laurentianus, jusqu’à 8 m), mais elle est exceptionnelle dans le contexte du genre Zamia.
Bibliographie
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