Zamia splendens est une petite cycadale du sud-est du Mexique, à tige souterraine, qui pousse dans le sous-bois des forêts tropicales humides du Chiapas, du Tabasco et du sud du Veracruz. Cette espèce du genre Zamia doit son nom à ses folioles très luisantes ; dans certaines populations, ses jeunes feuilles sortent rouge vif ou rose. Décrite en 1984, elle a été placée en 2008 en synonymie sous Zamia katzeriana, puis rétablie en 2016 : la CITES et la norme mexicaine de protection la rangent encore sous ce nom. On l’a crue l’un des parents de Zamia katzeriana, hypothèse rejetée en 2023 par une étude génétique. L’UICN la classe en danger (évaluation de 2022).
L’essentiel sur Zamia splendens
- Nom accepté : Zamia splendens Schutzman (1984), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO le range encore sous Zamia verschaffeltii, d’après des sources secondaires (voir Taxonomie)
- Anciens noms et synonymes : traitée comme synonyme de Zamia katzeriana de 2008 à 2016, et toujours sous ce nom dans Species+ (CITES) et dans la norme mexicaine NOM-059-SEMARNAT-2010
- Famille : Zamiaceae, ordre des Cycadales
- Noms communs : aucun nom attesté, en français ou dans une autre langue
- Répartition naturelle : Mexique, Chiapas, Tabasco et Veracruz (The World List of Cycads)
- Statut UICN : en danger (EN), critères B1ab(iii,v), évaluation de 2022
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne ; « en danger d’extinction » (P) au Mexique, sous le nom de Zamia katzeriana
- Rusticité documentée : aucune valeur mesurée ; deux pertes par pourriture rapportées en culture (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, sol ombragé du sous-bois de forêt tropicale humide, sur rochers karstiques ou sol argileux ; aucune recommandation de culture publiée
- Port et dimensions adultes : tige souterraine ; 2 à 4 feuilles en couronne arquée, de 0,3 à 1 m de haut dans la nature, jusqu’à 2 m en culture
- Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Zamia splendens ?
On reconnaît Zamia splendens à ses folioles larges, rigides et très brillantes, de la même teinte vert vif sur les deux faces, et à ses cônes mâles couchés sur de longs pédoncules. La description originale de Bart Schutzman (1984), lue dans le texte numérisé de la revue Phytologia, donne les repères suivants :
- Port : plante vivace herbacée de 0,3 à 1 m de haut, jusqu’à 2 m en culture ; tige grise, souterraine, de diamètre variable, parfois ramifiée par dichotomie ;
- Cataphylles : longues de 3 à 10 cm, triangulaires et irrégulièrement tordues, minces comme du papier, fragiles, finissant par tomber ;
- Feuilles : 2 à 4 par tige, en couronne gracieusement arquée, souvent rouge vif à la sortie ; pétiole et rachis robustes, plus larges à leur base, plus ou moins armés d’aiguillons (jusqu’à 0,4 mm d’après le texte numérisé), finement pubescents à glabres ;
- Folioles : 8 à 20 (4 à 10 paires), très rigides et coriaces, opposées à subopposées, de 9 à 35 cm sur 3 à 6,5 cm, allongées-elliptiques à oblongues ou oblancéolées, finement dentées sur les deux tiers à quatre cinquièmes supérieurs (dents de 0,5 à 2,5 mm), à pointe aiguë ou brusquement acuminée ; leur base s’élargit en une zone d’articulation de 10 à 15 mm, exceptionnellement large ; face supérieure d’un brillant remarquable ; nervures visibles mais non saillantes, espacées de 1,5 à 2,5 mm ;
- Cônes femelles : subglobuleux ou ellipsoïdes, d’environ 7 cm sur 4,5 cm, prolongés par une pointe étroitement conique, d’abord brun clair et tomenteux, puis vert foncé et presque glabres ;
- Cônes mâles : deux ou plus par tige, coniques, brun clair, de 4 à 5 cm sur 1,1 à 1,3 cm, inclinés ou couchés sur des pédoncules de 8 à 14 cm ; 14 à 20 sacs polliniques par écaille médiane ;
- Graines : obovoïdes, jusqu’à 15 mm sur 7 mm, à enveloppe charnue (sarcotesta) rose à écarlate à maturité ;
- Chromosomes : 2n = 16.
La couleur des jeunes feuilles varie selon les populations. À la localité type, elles sortent rouge brillant, passent au rose saumon puis au crème, avant de devenir vert vif ; ailleurs, elles sortent souvent vert clair (Schutzman, 1984). Schutzman et Vovides (1998) précisent que les deux couleurs peuvent se rencontrer dans une même population. Ils décrivent aussi des feuilles plutôt dressées, aux folioles légèrement arquées mais non falciformes, et des cônes mâles et femelles couchés ou pendants.
Hybrides
Le seul croisement naturel démontré chez Zamia splendens n’est pas celui qu’on lui a longtemps prêté. En 2016, Pérez-Farrera et ses collègues, constatant que Zamia katzeriana a des caractères intermédiaires entre Zamia splendens et Zamia loddigesii, ont proposé qu’il soit issu d’un croisement entre ces deux espèces. En 2023, Gutiérrez-Ortega et ses collègues ont testé cette hypothèse sur dix populations des trois espèces, avec douze marqueurs génétiques (microsatellites), douze caractères morphologiques et des modèles de niche écologique. Ils l’ont rejetée : Zamia katzeriana s’est séparé de Zamia splendens sans mélange avec les espèces voisines.
La même étude a en revanche mis en évidence des échanges de gènes entre Zamia splendens et Zamia loddigesii dans une localité. Les niches des deux espèces se recouvrent depuis le dernier maximum glaciaire, époque probable du mélange, mais ces populations métissées ne ressemblent pas à Zamia katzeriana. Une origine hybride a aussi été évoquée en 2012 pour Zamia grijalvensis ; le résumé de l’article ne nomme pas les parents supposés, et Wikipédia, qui cite Zamia splendens et Zamia loddigesii, n’a pas pu être recoupée sur ce point. Aucun hybride horticole ni cultivar n’est documenté.
Confusions possibles
Les confusions viennent surtout des espèces voisines du sud-est du Mexique, que Schutzman et Vovides (1998) réunissent dans un « groupe de Zamia splendens » :
- Zamia lacandona : les plantes de la Selva Lacandona, dans l’est du Chiapas, étaient rattachées à Zamia splendens en 1984 ; décrites à part en 1998, elles ont en général une seule feuille arquée, des folioles falciformes et des cônes femelles dressés, à court pédoncule ;
- Zamia purpurea : jeunes feuilles pourpre rougeâtre foncé, folioles plus foncées dessus que dessous, à nervures saillantes et pointe aiguë, environ 4 sacs polliniques par écaille (14 à 20 chez Zamia splendens) ;
- Zamia cremnophila : feuilles pendantes, folioles falciformes, cônes mâles et femelles dressés ;
- Zamia standleyi : feuilles arquées, folioles falciformes et pliées dans la longueur, jeunes feuilles brunes, bronze ou vert clair ;
- Zamia skinneri : nervures saillantes, cônes mâles dressés, écailles des cônes à relief hexagonal marqué ;
- Zamia katzeriana et Zamia loddigesii : présents dans la même région ; certaines plantes de Zamia katzeriana ont des folioles proches de celles de Zamia splendens, d’autres de celles de Zamia loddigesii (Pérez-Farrera et al., 2016).
Selon Schutzman (1984), on la distingue aussi des autres Zamia mexicains, comme Zamia fischeri, Zamia loddigesii et Zamia furfuracea, par ses cataphylles, la couleur de ses jeunes feuilles, la taille, l’épaisseur, le brillant et l’articulation de ses folioles, ses petits cônes et la forme des écailles.
Taxonomie
Zamia splendens est un nom accepté par The World List of Cycads. Bart Schutzman, de l’université de Floride, l’a décrite en 1984 dans la revue Phytologia (volume 55, numéro 5, pages 299 à 304), d’après des plantes de la collection de recherche du Fairchild Tropical Garden, en Floride, qui lui paraissaient nettement différentes. Il s’est appuyé sur leur morphologie et sur leur caryotype, dont il donne le détail : 2n = 16, comme Zamia purpurea, mais avec une forme des chromosomes différente.
Le type est le spécimen J. Watson 1870 (le numéro 1870 est confirmé par IPNI ; The World List of Cycads écrit « 1980 »), préparé à partir de plantes cultivées au Fairchild Tropical Garden sous le numéro d’accession FTG 76-1046. Ces plantes avaient été récoltées par Merrill Rogers au Chiapas, à 18 km sur la route qui relie la route fédérale 190 à Malpaso, vers 500 m d’altitude. L’holotype est conservé à l’herbier du Jardin botanique de New York (NY), avec des isotypes à FLAS, FTG et MEXU.
Le nom a ensuite connu plusieurs changements. En 1998, Schutzman et Vovides ont séparé les plantes de la Selva Lacandona sous le nom de Zamia lacandona. En 2008, Nicolalde-Morejón et ses collègues, dans un article consacré à l’identité de Zamia katzeriana et de Zamia verschaffeltii (Brittonia 60 : 38-48), ont placé Zamia splendens en synonymie sous Zamia katzeriana. En 2016, Pérez-Farrera et ses collègues ont montré que les trois taxons de la région (Zamia splendens, Zamia katzeriana et Zamia loddigesii) forment trois groupes distincts par la morphologie et l’anatomie des folioles, et ont rétabli Zamia splendens (Phytotaxa 270 : 161-181). L’étude génétique de 2023 a confirmé que Zamia splendens et Zamia katzeriana sont deux lignées distinctes.
Les bases ne sont pas toutes à jour. Species+, la base de la CITES, et la norme mexicaine NOM-059-SEMARNAT-2010 traitent encore Zamia splendens comme un synonyme de Zamia katzeriana. POWO, référence nomenclaturale du site, n’a pas pu être consulté (accès bloqué) ; selon Wikipédia et le site LLIFLE, il la range sous Zamia verschaffeltii Miq. (1869), nom que The World List of Cycads tient pour douteux (nomen dubium). Wikipédia date de 1998 une mise en synonymie sous Zamia verschaffeltii, sans que nous ayons pu retrouver la publication en cause. Le site suit ici The World List of Cycads, liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN.
Pour la parenté, Schutzman (1984) la rapprochait de Zamia purpurea et de Zamia skinneri. D’après Wikipédia, qui cite la phylogénie de Calonje et ses collègues (2019), elle appartient au groupe mexicain du genre, dans un sous-groupe « Purpurea » qui comprend aussi Zamia lacandona, Zamia grijalvensis, Zamia purpurea et Zamia cremnophila ; l’article lui-même n’a pas été consulté.
Étymologie et histoire
L’épithète vient du latin splendens, « brillant, éclatant », en référence aux folioles luisantes (The World List of Cycads, d’après Haynes, 2022). Schutzman l’explique lui-même : le nom attire l’attention sur les feuilles frappantes de « cette belle espèce », à l’aspect très poli et brillant.
L’espèce est entrée en culture avant d’être décrite : c’est dans la collection du Fairchild Tropical Garden que Schutzman l’a repérée, et la planche de la description a été dessinée d’après une plante vivante de l’université de Floride. En 1984, il la connaissait en culture à partir de plantes de la localité type, de Cintalapa de Figueroa et de Tuxtla Gutiérrez, dans le nord-ouest du Chiapas, et de San Jerónimo Tulijá, dans la forêt Lacandone ; près de Tuxtla Gutiérrez, des plantes auraient été récoltées vers 1 500 m. Lors d’une expédition de 1993 avec des membres du Fairchild Tropical Garden, des plantes presque identiques au type ont été trouvées au Tabasco, ce qui a étendu son aire connue (Schutzman et Vovides, 1998).
Noms communs
Aucun nom commun n’est attesté pour Zamia splendens, en français comme en espagnol. Elle circule dans le commerce et les forums sous son seul nom scientifique.
Dans la nature
Zamia splendens vit dans le sud-est du Mexique : au Chiapas, au Tabasco et au Veracruz, selon The World List of Cycads. À la localité type, Schutzman la décrit fréquente sur le sol ombragé de la forêt tropicale humide, avec un Anthurium (Anthurium leuconeurum), et débordant parfois jusqu’au talus de la route, vers 500 m d’altitude. D’après la citation qu’en donne Wikipédia, l’étude de 2023 la situe dans le sous-bois de forêts tropicales humides sempervirentes primaires, sur rochers karstiques ou sol argileux, entre 100 et 800 m ; cette fourchette ne recouvre pas la mention de 1984 d’une récolte vers 1 500 m, rapportée de seconde main.
Ses populations côtoient celles de Zamia katzeriana et de Zamia loddigesii, avec lesquelles elle a été étudiée en 2016 et en 2023. Ses pollinisateurs et sa phénologie ne sont pas documentés dans les sources primaires consultées.
Statut de conservation et réglementation
Zamia splendens est classée en danger (EN) par l’UICN, selon les critères B1ab(iii,v), dans une évaluation de Miguel Ángel Pérez-Farrera et Andrew P. Vovides publiée en 2022 (référence relevée sur The World List of Cycads et vérifiée sur Crossref). Ces critères signifient une zone d’occurrence réduite, avec un déclin de la qualité de l’habitat et du nombre de plantes adultes. La Liste rouge n’a pas pu être consultée directement : le détail des menaces n’est pas repris ici.
Comme tous les Zamia à l’exception de Zamia restrepoi, elle relève de l’annexe II de la CITES, où le genre figure depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 : les graines, le pollen, les cultures in vitro en conteneurs stériles et les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement ne sont pas soumis à la CITES. Le commerce international des plantes elles-mêmes exige un permis d’exportation. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dont les annexes en vigueur sont fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+ ne la connaît que comme synonyme de Zamia katzeriana, ce qui ne change rien à son statut (consultation du 3 octobre 2026).
Au Mexique, la norme NOM-059-SEMARNAT-2010 classe « en danger d’extinction » (P) Zamia katzeriana, en citant Zamia splendens comme synonyme ; la mise à jour de 2019 n’a pas été consultée. Ces informations ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Aucune recommandation de culture propre à Zamia splendens n’a été publiée par un jardin botanique ou une société spécialisée. On sait seulement qu’elle était déjà cultivée en Floride au début des années 1980, où elle pouvait atteindre 2 m de haut, deux fois plus que dans la nature (Schutzman, 1984).
Son milieu, le sol ombragé d’une forêt tropicale toujours humide, sur rochers calcaires ou argile, suggère la mi-ombre, la chaleur toute l’année et un substrat drainant ; ces conditions n’ont pas été validées par des essais publiés. Les deux retours de culture trouvés sur les forums sont des pertes par pourriture (voir Rusticité), ce qui invite à la prudence avec l’arrosage, surtout par temps frais.
Multiplication
Aucune donnée de multiplication propre à l’espèce n’a été trouvée. Comme tous les Zamia, elle a des plantes mâles et des plantes femelles, et se multiplie par semis de graines fraîches, qui sont exemptées de permis CITES. La tige, parfois ramifiée, n’a donné lieu à aucun retour de division publié. Vu son statut, seules des graines issues de plantes cultivées sont acceptables.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur propre à l’espèce n’est documenté. Le seul problème rapporté en culture est la pourriture. Un cultivateur de Belley (Ain) et de Montpellier (Hérault), en France, indique sur le forum des Fous de palmiers, en août 2013, que l’apex de sa plante a pourri ; la tige souterraine restait ferme et la plante n’était pas encore repartie, alors qu’un autre Zamia touché de la même façon avait reformé un apex au bout de trois ans.
Rusticité
La résistance au froid de Zamia splendens n’est pas connue : aucune température minimale supportée n’a été mesurée ni rapportée de façon vérifiable. Plante de forêt tropicale humide, elle doit être cultivée hors gel tant que des essais ne disent pas le contraire.
En France
Aucun essai en pleine terre n’a été trouvé en France métropolitaine, quelle que soit la zone (littoral méditerranéen, façade atlantique, Bretagne, intérieur, montagne), et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Sur le forum des Fous de palmiers, les seules mentions utiles sont la perte d’apex citée plus haut, sans lien établi avec le froid.
Repères internationaux
Un cultivateur de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie) indique sur le forum Tropicamente, en mai 2011, qu’il a perdu sa plante de Zamia splendens par pourriture, dans un climat qu’il décrit comme très humide (zone USDA 8a/8b selon lui) ; il ne précise ni la culture en pot ou en pleine terre, ni la température. C’est un échec lié à l’excès d’humidité plutôt qu’au gel. Sur PalmTalk, inaccessible directement, un extrait de recherche mentionne une plante passée sans dommage à 2 °C, sans lieu ni date : ce retour n’est pas retenu comme repère.
Toxicité et précautions
Aucune étude de toxicité propre à Zamia splendens n’a été trouvée, mais il faut la considérer comme toxique. Les tissus des cycadales, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine et de la macrozamine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. Dans le genre Zamia, l’ASPCA classe Zamia furfuracea parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Gardez graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, et portez des gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel n’est documenté pour Zamia splendens. Son seul usage connu est ornemental, en collection.
FAQ
Zamia splendens et Zamia katzeriana, est-ce la même plante ?
Non, selon les études récentes. Elles ont été réunies de 2008 à 2016, mais la morphologie (2016) puis la génétique (2023) montrent deux espèces distinctes. La CITES et la norme mexicaine utilisent pourtant encore le nom de Zamia katzeriana pour les deux.
Est-elle l’un des parents de Zamia katzeriana ?
Non. Cette hypothèse, avancée en 2016, a été rejetée en 2023 : Zamia katzeriana s’est séparé de Zamia splendens sans hybridation. L’étude a toutefois trouvé des échanges de gènes entre Zamia splendens et Zamia loddigesii dans une localité.
Pourquoi ses jeunes feuilles sont-elles rouges ?
Cela dépend des populations. À la localité type, elles sortent rouge brillant, puis passent au rose saumon et au crème avant de verdir ; ailleurs, elles sortent souvent vert clair. Les deux formes peuvent coexister dans une même population.
Quelle taille atteint-elle ?
Elle reste petite. La tige est souterraine et les 2 à 4 feuilles forment une couronne de 0,3 à 1 m dans la nature ; en culture, elle peut atteindre 2 m.
Est-elle rustique ?
Non, à ce que l’on sait. Aucun essai au froid n’a été publié ; elle vient d’une forêt tropicale humide et les pertes rapportées en culture sont dues à la pourriture. Cultivez-la hors gel, en serre ou en intérieur lumineux.
Est-elle protégée ?
Oui. Elle est classée en danger par l’UICN (2022), inscrite à l’annexe II de la CITES et à l’annexe B dans l’Union européenne, et protégée au Mexique. Les graines sont exemptées de permis CITES, pas les plantes.
Est-elle toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais les cycadales étudiées contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Zamia splendens : https://cycadlist.org/scientific_name/555 — nom accepté, protologue, type, répartition (Chiapas, Tabasco, Veracruz), statut UICN, étymologie, historique de la synonymie. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 3 octobre 2026.
- Internet Archive, Phytologia volume 55 (1984) : https://archive.org/details/phytologia55glea — texte numérisé de la description originale (pages 299 à 304) : description, type, localités, caryotype, comparaisons. Source primaire ; lue directement, la Biodiversity Heritage Library étant inaccessible.
- Internet Archive, BioStor 64603 : https://archive.org/details/biostor-64603 — texte de Schutzman et Vovides (1998), description de Zamia lacandona et comparaison du groupe de Zamia splendens. Article à comité de lecture ; lu directement.
- IPNI, Zamia splendens : https://www.ipni.org/n/270571-2 — publication et numéro de récolte du type (J.B. Watson 1870). Base nomenclaturale de référence, fiable ; consultée directement.
- Species+ (PNUE-WCMC), Zamia katzeriana : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/67961/legal — annexe II de la CITES (annotation #4), annexe B de l’Union européenne ; Zamia splendens y figure comme synonyme. Base officielle ; interrogée le 3 octobre 2026.
- Diario Oficial de la Federación, NOM-059-SEMARNAT-2010 : https://dof.gob.mx/normasOficiales/4254/semarnat/semarnat.htm — Zamia katzeriana (synonyme Zamia splendens), catégorie P. Texte officiel mexicain ; version de 2010 consultée directement.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=285341 — perte d’apex par pourriture (août 2013). Retour de culture isolé ; lu directement.
- Forum Tropicamente, Rusticità Encephalartos ferox : https://www.tropicamente.it/forums/topic/rusticita-encephalartos-ferox/ — perte par pourriture à Ravenne (mai 2011). Retour de culture isolé ; lu directement.
- Wikipédia (anglais), Zamia splendens : https://en.wikipedia.org/wiki/Zamia_splendens — position de POWO, date de 1998, habitat d’après l’étude de 2023, sous-groupe Purpurea d’après Calonje et al. (2019). Source secondaire ; citée seulement pour les points signalés comme tels.
Bibliographie
- Schutzman, B. (1984). A new species of Zamia L. (Zamiaceae, Cycadales) from Chiapas, Mexico. Phytologia 55(5) : 299-304. [Protologue ; texte numérisé lu directement.]
- Schutzman, B. & Vovides, A.P. (1998). A new Zamia (Zamiaceae, Cycadales) from eastern Chiapas, Mexico. Novon 8(4) : 441-446. doi:10.2307/3391871 [Description de Zamia lacandona, groupe de Zamia splendens, extension au Tabasco ; texte lu directement.]
- Nicolalde-Morejón, F., Vovides, A.P., Stevenson, D.W. & Sosa, V. (2008). The identity of Zamia katzeriana and Z. verschaffeltii (Zamiaceae). Brittonia 60(1) : 38-48. doi:10.1007/s12228-008-9000-9 [Mise en synonymie sous Zamia katzeriana ; référence vérifiée sur Crossref, texte non consulté.]
- Pérez-Farrera, M.A., Vovides, A.P., Ruiz-Castillejos, C., Galicia, S., Cibrián-Jaramillo, A. & López, S. (2016). Anatomy and morphology suggest a hybrid origin of Zamia katzeriana (Zamiaceae). Phytotaxa 270(3) : 161-181. doi:10.11646/phytotaxa.270.3.1 [Rétablissement de Zamia splendens, hypothèse hybride ; article à comité de lecture, résumé consulté.]
- Gutiérrez-Ortega, J.S., Pérez-Farrera, M.A., López, S. & Vovides, A.P. (2023). Demographic history and species delimitation of three Zamia species (Zamiaceae) in south-eastern Mexico: Z. katzeriana is not a product of hybridization. Botanical Journal of the Linnean Society 202(1) : 110-133. doi:10.1093/botlinnean/boac062 [Rejet de l’origine hybride de Zamia katzeriana, échanges de gènes entre Zamia splendens et Zamia loddigesii ; article à comité de lecture, résumé consulté le 3 octobre 2026.]
- Pérez-Farrera, M.A., Vovides, A.P., Martínez-Camilo, R., Martínez-Meléndez, N., Gómez-Domínguez, H. & Galicia-Castellanos, S. (2012). Zamia grijalvensis sp. nov. (Zamiaceae, Cycadales) from Chiapas, Mexico with notes on hybridization and karyology. Nordic Journal of Botany 30(5) : 565-570. doi:10.1111/j.1756-1051.2012.01453.x [Origine hybride possible de Zamia grijalvensis ; résumé consulté.]
- Calonje, M., Meerow, A.W., Griffith, M.P., Salas-Leiva, D., Vovides, A.P., Coiro, M. & Francisco-Ortega, J. (2019). A time-calibrated species tree phylogeny of the New World cycad genus Zamia L. (Zamiaceae, Cycadales). International Journal of Plant Sciences 180(4) : 286-314. doi:10.1086/702642 [Phylogénie du genre ; non consulté, cité d’après Wikipédia.]
- Pérez-Farrera, M.A. & Vovides, A.P. (2022). Zamia splendens. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T107486883A107486886. doi:10.2305/IUCN.UK.2022-1.RLTS.T107486883A107486886.en [Catégorie EN et critères ; relevés sur The World List of Cycads et Crossref, page non consultée (accès bloqué).]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie reprise par The World List of Cycads ; non consulté directement.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]