Encephalartos afer, longtemps connu sous le nom d’Encephalartos caffer, est une petite cycadale d’Afrique du Sud, endémique de la bande côtière de la province du Cap-Oriental, où elle pousse dans les prairies herbeuses, souvent parmi les rochers. Espèce du genre Encephalartos, c’est l’un des deux premiers Encephalartos récoltés en Afrique australe, en 1772. Sa tige reste presque entièrement enterrée et la plante dépasse rarement 1,2 m de haut, feuilles comprises. Si vous cherchez « Encephalartos caffer », c’est bien la même plante : depuis le congrès international de botanique de Madrid, en juillet 2024, l’épithète caffer doit s’écrire afer, pour une raison expliquée dans la partie Taxonomie. L’espèce est classée quasi menacée par l’UICN.
L’essentiel sur Encephalartos afer
- Nom accepté : Encephalartos afer (Thunb.) Lehm. (1834), selon The World List of Cycads et l’IPNI ; POWO n’a pas pu être consulté
- Anciens noms et synonymes courants : Encephalartos caffer (ancienne orthographe, corrigée en 2024), Cycas caffra et Zamia caffra (orthographes d’origine de Cycas afra et Zamia afra), Zamia cycadis, Encephalartos brachyphyllus, Encephalartos verschaffeltii
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, Eastern Cape dwarf cycad
- Répartition naturelle : Afrique du Sud, bande côtière du Cap-Oriental, de la région d’Uitenhage et de Humansdorp jusqu’aux environs de Willowvale
- Statut UICN : quasi menacé (NT, critères A2cd ; B2ab(iii,v)), évaluation de 2022 (Bösenberg) citée par The World List of Cycads
- CITES : annexe I (inscription de tout le genre, 1977) ; annexe A dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune valeur mesurée ; espèce décrite comme sensible au gel (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, prairie acide ensoleillée (sour grassveld), souvent parmi les rochers ; en culture, sol bien drainé
- Port et dimensions adultes : tige souterraine jusqu’à 30 cm de long et 15 à 25 cm de diamètre, feuilles de 40 à 90 cm (Dyer, 1965)
- Toxicité : non étudiée pour l’espèce ; risque documenté pour le genre (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos afer ?
On reconnaît Encephalartos afer à son port nain, à sa couronne laineuse posée au ras du sol et à ses feuilles vert clair aux folioles serrées, souvent tordues dans tous les sens. La description de référence reste celle de R. A. Dyer, dans sa révision des cycadales d’Afrique australe parue en 1965 dans la revue Bothalia. La plante est presque toujours unique, rarement ramifiée, sans doute à la suite d’une blessure selon Dyer. Elle porte de grosses racines tubéreuses et une tige souterraine de 30 cm de long au plus, pour 15 à 25 cm de diamètre, laineuse au sommet.
Les feuilles mesurent de 40 à 90 cm. Dressées, étalées, arquées ou un peu vrillées, elles sont d’abord couvertes d’une laine brune qui tombe vite. Les folioles sont serrées et parfois tordues de façon irrégulière autour de l’axe, ce qui donne à la feuille un aspect ébouriffé. Elles se réduisent vers la base de la feuille, parfois jusqu’à une ou deux épines. Les folioles médianes atteignent environ 10 cm de long sur 8 à 10 mm de large ; elles sont presque toujours entières chez la plante adulte. Dyer met en garde : chez les jeunes plantes, les folioles portent au contraire de nombreuses dents sur leurs bords, ce qui peut tromper.
Les cônes sont solitaires et vert-jaune : le cône mâle, subcylindrique, mesure de 20 à 30 cm de long sur 6 à 11 cm de diamètre, le cône femelle environ 30 cm sur 15 cm. Les graines sont écarlates et mesurent jusqu’à 3,8 cm de long sur 2,3 cm de diamètre.
Les collectionneurs distinguent des formes selon la localité d’origine. Sur le forum des Fous de palmiers, un collectionneur dont le lieu n’est pas indiqué mentionne en mai 2016 une forme « ruffled » (ébouriffée) de Humansdorp, distincte de la forme courante, et un cultivateur de Belley (Ain) et de Montpellier (Hérault) signale des semis provenant de Kentani qui n’ont pas cet aspect ; sur le forum italien Tropicamente, une photo de 2013 est légendée « forme de Humansdorp ». Ces formes n’ont aucun rang botanique.
Hybrides
Aucun hybride naturel d’Encephalartos afer n’est connu. Dyer (1965) relève que, dans le Cap-Oriental, l’espèce pousse à quelques kilomètres d’Encephalartos altensteinii, d’Encephalartos trispinosus, d’Encephalartos arenarius et d’Encephalartos latifrons, des espèces qui s’hybrident entre elles par endroits, mais que « seul le nain Encephalartos caffer semble ne pas participer à l’hybridation ». Aucun hybride de culture n’est documenté.
Confusions possibles
La confusion historique est celle avec Encephalartos longifolius, grande espèce à tronc du même Cap-Oriental : Thunberg les avait prises pour deux formes d’une seule plante (voir Étymologie et histoire). Aujourd’hui, la confusion la plus probable se fait avec Encephalartos ngoyanus, autre espèce naine à tige souterraine, qui vit au KwaZulu-Natal, en Eswatini et au Mozambique. Inna Verdoorn l’a séparée d’Encephalartos caffer en 1949. D’après elle, puis d’après Dyer (1965), Encephalartos ngoyanus se distingue par un pétiole et un rachis plus grêles, des folioles moins serrées, ni tordues ni étalées dans plusieurs plans, souvent munies d’une à trois dents sur la marge inférieure, et par des racines bien plus fines, alors que celles d’Encephalartos afer sont très épaisses.
La clé de Dyer sépare aussi Encephalartos afer d’Encephalartos villosus, autre espèce à tige souterraine, par ses folioles plus courtes (6 à 8 cm en moyenne contre 15 à 20 cm) et généralement entières, et par son aire, limitée à la bande côtière du Cap-Oriental.
Taxonomie
Encephalartos afer (Thunb.) Lehm. est le nom accepté par The World List of Cycads et l’IPNI ; POWO n’a pas pu être consulté (site bloqué). Le nom de base est Cycas afra Thunb., publié en 1775 dans les Nova Acta Regiae Societatis Scientiarum Upsaliensis (2 : 283-288, pl. 5) ; Thunberg a transféré lui-même l’espèce dans le genre Zamia en 1800 (Zamia afra), puis Johann Georg Christian Lehmann l’a placée dans Encephalartos en 1834. Selon l’IPNI, la combinaison a paru le 15 mars 1834 dans l’Allgemeine Gartenzeitung (2 : 86), puis en avril ou au début de mai 1834 dans le Pugillus 6 de Lehmann (p. 14), souvent cité comme publication d’origine.
The World List of Cycads range en synonymie Zamia cycadis L.f. (1782), Encephalartos brachyphyllus Lehm. & de Vriese (1838), Encephalartos verschaffeltii Regel (1874) et deux variétés de Regel ; aucun taxon infraspécifique n’est reconnu.
Pourquoi caffer est devenu afer
Le changement de nom est purement orthographique : la plante, son type et sa délimitation n’ont pas changé. L’épithète d’origine, caffra puis caffer, est formée sur un mot qui désignait les peuples de langue xhosa de la région et qui est devenu en Afrique australe une insulte raciste. En 2021, Gideon F. Smith et Estrela Figueiredo ont proposé dans la revue Taxon d’ajouter au Code international de nomenclature un article 61.6 qui élimine définitivement et rétroactivement les épithètes formées sur la racine « caf[f][e]r- ». La section de nomenclature du XXe congrès international de botanique l’a adoptée à Madrid en juillet 2024 ; des comptes rendus de presse font état de 351 voix pour et 205 contre (chiffres relevés par extrait de recherche).
Le texte de l’article, cité par l’institut sud-africain de la biodiversité (SANBI), dispose que ces épithètes ne sont plus admises et doivent être traitées comme des variantes orthographiques, remplacées par la racine « af[e]r- » : caffra devient afra, caffer devient afer. L’IPNI et The World List of Cycads écrivent désormais Encephalartos afer, avec la mention « épithète corrigée selon l’art. 61.6 de l’ICN (Madrid) ». Pour le lecteur, seule l’écriture change : catalogues, étiquettes anciennes et base Species+, qui utilise encore Encephalartos caffer en octobre 2026, désignent la même espèce.
Étymologie et histoire
Encephalartos vient du grec et signifie « pain dans la tête », par allusion au pain que les populations d’Afrique australe tiraient de la moelle riche en amidon des troncs, d’où aussi le nom afrikaans broodboom, « arbre à pain » (Dyer, 1965). L’épithète d’origine renvoyait, selon Haynes (2022), repris par The World List of Cycads, à la Cafrerie, ancienne région de l’est de la province du Cap, ou aux peuples xhosa que les Européens appelaient alors ainsi, ou aux deux. La forme corrigée afer est le mot latin qui signifie « africain ».
L’espèce est l’un des deux premiers Encephalartos découverts en Afrique australe. Selon Dyer (1965), le Suédois Carl Peter Thunberg et le collecteur de Kew Francis Masson descendaient en 1772 la vallée du Langkloof vers les environs de Coega, au nord-est de Port Elizabeth, quand Thunberg récolta une espèce à tronc et une espèce naine. Il les prit pour deux formes d’une même plante. Ce n’est que bien plus tard que le nom caffer fut réservé à l’espèce naine et que l’espèce à tronc reprit le nom d’Encephalartos longifolius. En 1878 encore, le botaniste allemand Paul Ascherson décrivait Encephalartos caffer (qu’il écrivait cafer) comme une plante « au moins haute comme un homme », signe que la confusion persistait.
Dyer illustre l’espèce par un vieux pied mâle cultivé à Grahamstown, transféré ensuite au jardin de l’Institut de recherche botanique de Pretoria.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. En anglais, Species+ (base de la CITES) retient Eastern Cape dwarf cycad, « cycadale naine du Cap-Oriental » ; les extraits de PlantZAfrica (SANBI) relevés par recherche citent aussi Grahamstown cycad et Rhini cycad. PlantZAfrica signale en outre un nom afrikaans formé sur la même racine que l’ancienne épithète ; il n’est pas repris ici, pour la raison qui a motivé la correction de 2024. Le terme afrikaans broodboom s’applique à l’ensemble du genre.
Dans la nature
Encephalartos afer vit dans la prairie acide (sour grassveld) de la bande côtière du Cap-Oriental. Dyer (1965) le décrit comme peu fréquent, du district d’Uitenhage jusqu’aux environs de Willowvale, dans l’ancien Transkei ; il jugeait douteuse une mention du district de Steytlerville, peut-être due à des plantes reçues de cette adresse postale. Selon les extraits de PlantZAfrica, l’espèce est connue des districts de Humansdorp, d’Albany, de Bathurst et d’East London, et de Kentani dans l’ancien Transkei. The World List of Cycads limite sa répartition au Cap-Oriental.
D’après les mêmes extraits, la plante pousse souvent parmi les rochers, sous un régime de pluies d’été moyen à élevé ; elle craint le gel mais survit aux feux d’hiver qui parcourent la prairie, grâce à sa tige enterrée. Le plan d’action de l’UICN pour les cycadales (Donaldson, 2003) estimait la population à environ 10 000 plantes, en déclin faible, menacée par la cueillette et la destruction de l’habitat, avec une partie des populations en aire protégée. Aucune étude propre à l’espèce sur la pollinisation ou la dispersion des graines n’a été trouvée.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos afer est classé quasi menacé (NT) sur la Liste rouge de l’UICN, selon l’évaluation de Bösenberg (2022) citée par The World List of Cycads, avec les critères A2cd et B2ab(iii,v), qui renvoient à un déclin passé lié à la dégradation de l’habitat et aux prélèvements, et à une petite aire d’occupation, fragmentée, où l’habitat et le nombre de plantes adultes continuent de diminuer ; la Liste rouge elle-même n’a pas pu être consultée (site bloqué). Le statut était déjà NT dans le plan d’action de 2003. D’après les extraits de PlantZAfrica, les collectionneurs ont vidé les stations faciles d’accès et l’agriculture a détruit des populations près de Humansdorp et d’Albany.
Comme toutes les espèces du genre, elle relève de l’annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977, et de l’annexe A dans l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026). Species+ l’enregistre encore sous le nom Encephalartos caffer. Pour les importations depuis l’Afrique du Sud de plantes reproduites artificiellement (codes de source A et D), le groupe d’examen scientifique de l’UE a rendu en 2011 un avis favorable limité aux plantes dont le caudex mesure 7 cm de diamètre au plus. Aucune protection nationale française propre à l’espèce n’a été trouvée. Bases consultées le 2 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur et demandez toujours la preuve que la plante est issue de culture.
Culture
Encephalartos afer est une plante de collection lente, réservée en France à la culture en pot hivernée hors gel, sauf sur le littoral le plus doux, où aucun essai n’est documenté. Selon les extraits de PlantZAfrica, l’espèce, rare dans la nature, se cultive facilement à partir de graines et pousse bien dans un jardin abrité. Un pépiniériste spécialisé d’Encinitas, sur la côte de Californie du Sud, indique qu’elle supporte le plein soleil près de la côte, qu’elle demande une protection dans les régions désertiques et qu’elle a besoin d’un sol ouvert et poreux qui s’égoutte bien.
Sa tige souterraine et ses racines tubéreuses demandent un pot profond et un substrat très drainant, arrosé en saison de croissance et presque sec en hiver. Ce sont des conseils généraux pour les Encephalartos de prairie : aucune donnée chiffrée propre à l’espèce (arrosage, engrais, pH) n’a été trouvée dans une source fiable.
L’espèce circule en Europe surtout sous forme de jeunes plants : sur le forum des Fous de palmiers, elle figure dès mars 2009 dans une liste de prix d’un vendeur relayée par un membre, un cultivateur d’Agen (Lot-et-Garonne) montre en 2009 un jeune plant élevé sous éclairage artificiel, et des semis de la forme de Kentani sont signalés en 2016.
Multiplication
La multiplication se fait par semis de graines fraîches et fécondées. Les extraits de PlantZAfrica indiquent que l’espèce se reproduit facilement de graines. La plante étant rarement ramifiée, la séparation de rejets n’est guère possible. Les règles générales du semis des cycadales s’appliquent (chair retirée avec des gants, substrat drainant et chaud) ; les graines relèvent, comme les plantes, de l’annexe I de la CITES.
Maladies et ravageurs
Aucune maladie ni aucun ravageur propre à l’espèce n’est documenté dans les sources consultées. Comme pour les autres Encephalartos, la pourriture du collet et des racines menace les plantes cultivées dans un substrat trop humide, et les cochenilles peuvent s’installer dans la laine de la couronne.
Rusticité
Aucune valeur de résistance au froid n’a été mesurée pour Encephalartos afer : la seule indication fiable est qualitative. Selon les extraits de PlantZAfrica, l’espèce craint le gel.
En France
Aucun retour de culture en pleine terre n’a été trouvé en France, ni sur le forum des Fous de palmiers (16 messages consultés pour « caffer », aucun pour « afer ») ni sur les autres sources consultées. Chez les autres Encephalartos, les survies observées en zone froide concernent souvent de jeunes plants à caudex souterrain, protégés par l’inertie thermique du sol et parfois par la neige ; rien ne permet d’affirmer que cette espèce naine en profiterait, et les sujets adultes ne bénéficient pas de la même protection. Hivernez-la hors gel et au sec ; sur la côte méditerranéenne, un essai en pleine terre reste à documenter.
Repères internationaux
Sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie) citait en décembre 2010 Encephalartos caffer parmi les Encephalartos nains à tronc souterrain, dans une discussion sur la culture en pot, sans donner de valeur de froid. En Californie du Sud, un pépiniériste d’Encinitas cultive l’espèce en plein soleil sur la côte. Au jardin botanique de Nong Nooch, en Thaïlande, qui cultive toutes les espèces du genre sauf une, le conservateur des cycadales observe en 2022 que beaucoup d’Encephalartos sud-africains forment rarement des cônes sous climat tropical, faute de fraîcheur, sans citer celle-ci.
Toxicité et précautions
Aucune donnée de toxicité propre à Encephalartos afer n’a été trouvée, mais le risque est documenté pour le genre : les Encephalartos sont toxiques, et leurs graines le sont particulièrement. La toxicité d’une espèce du genre, Encephalartos horridus, a été démontrée dès 1944 par Van der Walt ; chez les cycadales, les graines contiennent des glycosides propres au groupe, dont la cycasine, qui touchent le foie, l’appareil digestif et le système nerveux. Pour une autre cycadale, le cycas du Japon (Cycas revoluta), l’ASPCA signale chez le chien, le chat et le cheval des vomissements, des selles noires, une jaunisse, des gastro-entérites hémorragiques, des atteintes du foie et des cas mortels, dus à la cycasine.
Portez des gants pour manipuler les graines et leur enveloppe charnue, ramassez celles qui tombent et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à Encephalartos afer n’est documenté ; le pain tiré de la moelle des troncs, rapporté pour le genre (voir Étymologie), n’est pas attesté pour cette espèce naine.
Questions fréquentes
Encephalartos caffer et Encephalartos afer, est-ce la même plante ?
Oui. Seule l’orthographe a changé : depuis l’adoption de l’article 61.6 du Code de nomenclature au congrès de Madrid, en juillet 2024, l’épithète caffer, formée sur un terme devenu injurieux, s’écrit afer. La plante, son type et sa répartition sont inchangés. Les catalogues et la base Species+ utilisent encore souvent l’ancien nom.
Encephalartos afer est-il rustique ?
Non, pas au sens d’une valeur mesurée : aucune température de survie n’a été publiée. L’espèce est décrite comme sensible au gel. En France, cultivez-la en pot et hivernez-la hors gel et au sec ; aucun essai en pleine terre n’est documenté.
Comment le distinguer d’Encephalartos ngoyanus ?
Par les folioles et la répartition. Celles d’Encephalartos afer sont serrées, souvent tordues et généralement entières chez l’adulte ; celles d’Encephalartos ngoyanus sont plus espacées, planes et souvent dentées sur la marge inférieure. Le premier vit dans le Cap-Oriental, le second au KwaZulu-Natal, en Eswatini et au Mozambique.
Les folioles de mon jeune plant sont dentées : est-ce normal ?
Oui. Dyer (1965) précise que les folioles des jeunes plantes portent de nombreuses dents, alors que celles des adultes sont presque toujours entières et terminées par une pointe. Ce caractère juvénile peut faire croire à une autre espèce.
Est-il menacé dans la nature ?
Oui, modérément. Il est classé quasi menacé par l’UICN (évaluation de 2022). Les collectionneurs ont vidé les stations faciles d’accès et l’agriculture en a détruit d’autres ; en 2003, la population était estimée à environ 10 000 plantes.
Est-il toxique ?
Oui, il faut le considérer comme toxique. Aucune étude ne porte sur l’espèce, mais la toxicité est démontrée dans le genre et les graines des cycadales contiennent de la cycasine. Tenez graines et plantes hors de portée des enfants et des animaux.
À lire aussi sur Succulentes
- Semis de cycadales : germination, élevage des plantules et équipement
- Le cycas est-il toxique ? Dangers réels pour les chiens, les chats et les enfants
Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Encephalartos afer : https://cycadlist.org/scientific_name/280 — Nom accepté, auteurs, publication (Allg. Gartenzeitung 2(11) : 86, 1834), basionyme Cycas afra, synonymes, répartition, statut UICN (Bösenberg 2022), étymologie (Haynes 2022), note sur la correction orthographique. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- IPNI, Encephalartos afer : https://www.ipni.org/n/297071-1 — dates de publication de 1834 (15 mars et avril-mai), mention « as caffer », épithète corrigée selon l’art. 61.6 du Code de Madrid. Index international des noms de plantes, fiable ; consulté directement.
- Species+ (UNEP-WCMC), Encephalartos caffer : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/29245/legal — CITES I depuis le 04/02/1977, annexe A de l’UE, avis du groupe d’examen scientifique de 2011 (caudex de 7 cm au plus), nom anglais, synonymes. Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- SANBI, rapport sur la publication 2025 de la liste nationale des plantes d’Afrique du Sud : https://opus.sanbi.org/bitstreams/6cf1f5b0-8b6c-4425-b0b9-ef40bd9ed91b/download — texte de l’article 61.6, 343 noms corrigés. Institut national, fiable ; consulté directement.
- PlantZAfrica (SANBI), Encephalartos caffer : https://pza.sanbi.org/node/10125 — répartition par district, habitat, sensibilité au gel, noms anglais, menaces, culture. Fiche d’institution, fiable ; site bloqué (pare-feu), contenu relevé seulement par extraits de recherche.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/ — formes de collection (Humansdorp, Kentani), plantes en collection en France. Forum de cultivateurs, retours non vérifiés ; consulté directement.
- Tropicamente : https://www.tropicamente.it/forums/ — espèce citée parmi les Encephalartos nains à tronc souterrain (Ravenne, 2010) ; photo « Humansdorp form » (2013). Forum italien, avis de cultivateur ; consulté directement.
- Jungle Music Palms and Cycads (Encinitas, Californie), Encephalartos caffer : https://www.junglemusic.net/Encephalartos_Species/Encephalartos_caffer.html — exposition et sol en culture côtière. Pépinière commerciale, information utilisée seulement comme retour de culture ; consulté directement.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité de Cycas revoluta (cycasine) pour les chiens, les chats et les chevaux, symptômes. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée relative à une autre cycadale, consultée directement.
- Université de Pretoria, UPSpace, Van der Walt (1944) : https://repository.up.ac.za/handle/2263/59542 — première démonstration de la toxicité d’Encephalartos horridus. Archive universitaire, fiable ; notice consultée directement ; donnée de niveau genre.
Bibliographie
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence : nom accepté, auteurs, protologue, type, répartition, synonymes, statut UICN ; consultée directement.]
- Dyer, R.A. (1965). Encephalartos. In : The cycads of Southern Africa. Bothalia 8(4) : 432-514. doi:10.4102/abc.v8i4.1858 [Description, clé, répartition, histoire de la découverte par Thunberg et Masson, absence d’hybridation ; texte intégral consulté.]
- Verdoorn, I.C. (1949). Encephalartos ngoyanus. Flowering Plants of Africa 27 : pl. 1053-1054. archive.org [Séparation d’Encephalartos ngoyanus et caractères distinctifs ; texte consulté.]
- Smith, G.F. & Figueiredo, E. (2021). (126) Proposal to add a new Article 61.6 to permanently and retroactively eliminate epithets with the root caf[e]r- or caff[e]r- from the nomenclature of algae, fungi and plants. Taxon 70(6) : 1395-1396. doi:10.1002/tax.12622 [Proposition à l’origine de la correction ; référence vérifiée sur Crossref, texte non consulté.]
- Smith, G.F. & Figueiredo, E. (2024). Permanently and retroactively eradicating certain offensive epithets from the scientific names of algae, fungi, and plants: ‘afr-’ is in. Anales del Jardín Botánico de Madrid 81(2) : e154. doi:10.3989/ajbm.627 [Adoption de l’article 61.6 à Madrid ; référence vérifiée sur Crossref, contenu relevé par extrait.]
- Ascherson, P. (1878). Vorlage von mit Wolle eingeschleppten Pflanzen ; Primula sisskimensis Hook. ; und von afrikanischen Pflanzen von H. Soyaux und Dr. Pogge. Verhandlungen des Botanischen Vereins der Provinz Brandenburg 20 : XXXV-XXXVI. archive.org [Mention de l’espèce, écrite cafer, comme plante haute ; texte consulté.]
- Donaldson, J.S. (éd.) (2003). Cycads. Status Survey and Conservation Action Plan. UICN/SSC Cycad Specialist Group, Gland et Cambridge. [Statut NT, effectif d’environ 10 000 plantes, menaces ; texte consulté.]
- Bösenberg, J.D. (2022). Encephalartos caffer. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41929A50825251. [Évaluation NT citée par The World List of Cycads ; non consultée (site bloqué).]
- Lindstrom, A. (2022). The cycad collection at Nong Nooch Tropical Botanical Garden, Thailand. CYCADS 6(1). [Collection presque complète d’Encephalartos, floraison rare des espèces sud-africaines sous les tropiques ; texte consulté.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie de l’épithète ; citée par The World List of Cycads, texte non consulté.]
- Van der Walt, S.J. (1944). Recent investigations into the toxicity of plants, etc., in the Union of South Africa. Onderstepoort Journal of Veterinary Science and Animal Industry 20(1). repository.up.ac.za/handle/2263/59542 [Toxicité d’Encephalartos horridus ; résumé consulté ; donnée de niveau genre.]