Zamia pseudoparasitica est une cycadale du Panama qui vit accrochée aux troncs et aux branches des arbres des forêts pluviales du versant caraïbe, en général entre 7 et 20 m au-dessus du sol. Cette espèce du genre Zamia est la seule cycadale, et plus largement la seule gymnosperme, connue pour être épiphyte obligatoire : aucune jeune plante n’a été vue s’établir au sol. Décrite en 1854 d’après une plante envoyée de Chagres par le collecteur Józef Warszewicz, elle porte un tronc court et recourbé, d’où pendent 3 à 10 feuilles longues de 1 à 3 m, et des graines à chair jaune, unique parmi les Zamia de l’isthme. L’UICN la classe quasi menacée (NT), et sa culture, possible en panier ou en pot sous serre chaude et humide, reste délicate.
L’essentiel sur Zamia pseudoparasitica
- Nom accepté : Zamia pseudoparasitica J.Yates (1854), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : Palmifolium pseudoparasiticum (J.Yates) Kuntze (1891), seul synonyme retenu par The World List of Cycads
- Famille : Zamiaceae, ordre des Cycadales
- Noms communs : aucun nom français ni local attesté
- Répartition naturelle : endémique du Panama (Bocas del Toro, Coclé, Colón, Veraguas), sur le versant caraïbe
- Statut UICN : quasi menacée (NT, critère C1), évaluation publiée en 2022
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (inscription de la famille des Zamiaceae, graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne ; quota d’exportation nul fixé par le Panama pour les spécimens prélevés dans la nature
- Rusticité documentée : aucune résistance au gel connue ; brefs passages vers 15 °C supportés sous serre selon une pépinière spécialisée ; au Jardin zoologique tropical (Var), plante cultivée en pot et maintenue à 10 °C minimum l’hiver, une consigne de culture et non une limite mesurée (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, sur les troncs et les branches des arbres de forêt pluviale ; en culture, mi-ombre et substrat très aéré de plante épiphyte, en panier ou en pot
- Port et dimensions adultes : tronc court, d’abord dressé puis recourbé, jusqu’à 1 m de long et 15 cm de diamètre ; 3 à 10 feuilles pendantes de 1 à 3 m
- Toxicité : aucune analyse propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme toutes les cycadales, et la sève des cônes irrite la peau (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Zamia pseudoparasitica
Une cycadale suspendue dans un arbre, avec de longues feuilles retombantes, ne peut guère être autre chose que Zamia pseudoparasitica. Les mesures qui suivent viennent de la description de David Jones (1993), reprise par The Gymnosperm Database, et de l’étude de terrain de Monteza-Moreno et collaborateurs (2022) ; la description originale, très brève, est présentée plus bas.
Tronc et racines
Le tronc est cylindrique, non ramifié, et atteint 1 m de long pour 15 cm de diamètre ; il est recourbé et couvert de touffes de racines adventives. Jay Vannini (2019), qui a observé l’espèce au Panama, donne pour les plantes adultes des troncs longs et courbes d’environ 95 cm, et Simon Lavaud (2023), de la pépinière Cycadales.eu, un stipe de 50 à 100 cm chez les plus vieux sujets. Selon Jones, le tronc est solidement fixé à l’arbre par la racine pivotante, tandis que de nombreuses racines adventives pendent dans le vide avec les feuilles. Les racines coralloïdes, qui abritent des cyanobactéries fixatrices d’azote, forment des amas hémisphériques denses de 5 à 25 cm de diamètre. Une plante adulte peut peser plusieurs dizaines de kilos, ce qui impose un support solide en culture (Lavaud, 2023).
Feuilles et folioles
La couronne, clairsemée, porte 3 à 10 feuilles de 1 à 3 m, pendantes, vert grisâtre, planes ou légèrement en V inversé en coupe. Le pétiole, long et mince (30 à 100 cm), est lisse ou porte quelques aiguillons épars. Chaque feuille compte 40 à 64 folioles, soit 20 à 32 paires environ, de 20 à 50 cm sur 2 à 4 cm : oblancéolées, en faux, recourbées, à marge entière et à pointe acuminée, elles sont insérées sur le rachis à un angle d’environ 50°. Vannini a vu des feuilles dépassant exceptionnellement 3,10 m, et un membre du forum des Fous de palmiers qui a visité les populations du Panama rapporte des feuilles de 3 à 3,50 m. Lindstrom et collaborateurs (2024) soulignent que ses feuilles, nombreuses, ont des nervures peu visibles, à l’opposé de son plus proche parent, Zamia dressleri, aux feuilles plissées. Sur une photographie de Lavaud, une jeune feuille passe du cuivré au vert en mûrissant.
Cônes et graines
Comme toutes les cycadales, l’espèce est dioïque. Chaque plante porte un seul cône à la fois selon Monteza-Moreno et collaborateurs (2022) : cône mâle cylindrique, crème à brun clair, de 25 à 50 cm sur 2 à 4 cm, ou cône femelle cylindrique à ovoïde, jaune-vert à brun clair, de 25 à 50 cm sur 8 à 12 cm. Les graines, ovoïdes, mesurent 1,5 à 2,5 cm sur 1 à 1,5 cm et sont attachées par paires à chaque écaille fertile. Leur sarcotesta, l’enveloppe charnue, est jaune, épaisse et mucilagineuse, et dégage à maturité une odeur aigre particulière. Taylor et collaborateurs (2012) précisent que, parmi les Zamia de l’isthme de Panama, c’est la seule espèce à sarcotesta jaune : toutes les autres l’ont rouge. Les feuilles, les cônes et les graines comptent parmi les plus grands du genre (Jones, 1993 ; Stevenson, 1993, cité par Monteza-Moreno et collaborateurs). En culture, les plantes commencent à produire des cônes quand le tronc atteint environ 7 cm de diamètre pour les mâles, un peu plus pour les femelles (Lavaud, 2023).
Ce que disait la description originale
La diagnose latine de 1854 tient en une ligne : tronc cylindrique, folioles en faux, entières, glabres, aiguës à la base et terminées par une pointe ; le cône n’était pas connu. La note de James Yates qui l’accompagne décrit un fragment de tige court et cylindrique, pourri dans sa partie inférieure, portant les restes de sept feuilles, et six folioles longues de 35 cm et larges de 4 cm, sans dent à l’extrémité, courbées deux fois de façon à rappeler la lettre S, avec des nervures larges et fortes, deux fois bifurquées. L’absence de dent à la pointe des folioles faisait même hésiter Yates : il se demandait si la plante n’était pas un Ceratozamia.
Hybrides
Aucun hybride naturel ou horticole impliquant Zamia pseudoparasitica n’est documenté. Au Panama, l’espèce partage pourtant des secteurs avec d’autres Zamia : Taylor et collaborateurs (2012) décrivent une large sympatrie avec Zamia obliqua et Zamia imperialis dans le centre-nord du pays, et ont constaté que certains pollinisateurs ne sont pas propres à une seule espèce, sans en tirer de conclusion sur une hybridation.
Confusions possibles
Une plante adulte en place, dans un arbre, est impossible à confondre. Les confusions viennent surtout des herbiers, des plantes en pot et de l’histoire du nom :
- Ceratozamia : Yates lui-même a douté du genre, faute de dent à la pointe des folioles (voir plus haut) ;
- Zamia skinneri et les Zamia à folioles plissées du Costa Rica : Taylor et collaborateurs (2008), dans leur révision du complexe skinneri, citent Gómez (1982), pour qui les récoltes costariciennes de Zamia avaient été classées tantôt sous Zamia skinneri, tantôt sous Zamia pseudoparasitica, alors qu’elles mêlaient plusieurs espèces ; aujourd’hui, Zamia pseudoparasitica n’est connue qu’au Panama ;
- Zamia dressleri : c’est son plus proche parent selon Lindstrom et collaborateurs (2024), mais c’est une petite plante terrestre à tige souterraine, avec une ou deux feuilles plissées ;
- Zamia obliqua, Zamia elegantissima et Zamia stevensonii : ces trois espèces terrestres à tronc sont, selon la même étude, plus proches d’elle par la morphologie ; le tableau ci-dessous compare Zamia obliqua, avec laquelle elle cohabite.
Comparaison avec Zamia obliqua
Les valeurs de Zamia pseudoparasitica viennent de Jones (1993), de Monteza-Moreno et collaborateurs (2022) et de Taylor et collaborateurs (2012) ; celles de Zamia obliqua, de la Flora de Colombia (Stevenson, 2001) et des mêmes Taylor et collaborateurs.
| Caractère | Zamia pseudoparasitica | Zamia obliqua |
|---|---|---|
| Mode de vie | Épiphyte obligatoire, sur les troncs et les branches | Terrestre, en sous-bois |
| Tronc | Jusqu’à 1 m de long et 15 cm de diamètre, recourbé | Dressé, de 0,5 à 5 m de haut et de 5 à 12 cm de diamètre |
| Feuilles | 3 à 10, de 1 à 3 m, pendantes | 5 à 20, de 1 à 2,5 m |
| Pétiole | Lisse ou à aiguillons épars | Armé de nombreux aiguillons courts |
| Folioles | 20 à 50 cm sur 2 à 4 cm, en faux, à marge entière | 5 à 10 cm sur 3 à 6 cm, à base oblique, finement dentées vers la pointe |
| Cônes femelles | 25 à 50 cm sur 8 à 12 cm, jaune-vert à brun clair | 15 à 25 cm sur 5 à 8 cm, jaunâtres à brun clair |
| Sarcotesta des graines | Jaune | Rouge |
| Répartition | Panama (versant caraïbe) | Panama et Colombie ; Costa Rica discuté |
| Statut UICN | Quasi menacée (NT, 2022) | Préoccupation mineure (LC, 2022) |
Taxonomie
Zamia pseudoparasitica J.Yates est un nom accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté directement. Le nom a été publié en 1854 par Berthold Seemann dans The Botany of the Voyage of H.M.S. Herald (page 202, complément page 253), d’après un manuscrit de James Yates. Le type, récolté par Józef Warszewicz à Chagres, sans numéro, est conservé au Natural History Museum de Londres (BM). En 1891, Otto Kuntze a transféré l’espèce dans son genre Palmifolium, sous le nom de Palmifolium pseudoparasiticum, une combinaison abandonnée avec ce genre et rangée parmi les synonymes. The World List of Cycads ne retient pas d’autre synonyme.
Le nom n’a donc jamais changé dans l’usage courant, mais son aire a longtemps été incertaine. Dans son complément de 1854, Seemann rattache à l’espèce une foliole que Yates avait reçue de Joseph Hooker, venue du « versant est des Andes du Pérou », et il la juge « douteuse » pour la flore de l’isthme : il ne l’avait jamais vue sur place, Warszewicz avait donné deux provenances, Chagres et le versant est des Andes, et les spécimens de l’herbier de Hooker portaient cette seconde mention. Les travaux modernes ne la citent qu’au Panama.
Place dans le genre
Les études moléculaires placent Zamia pseudoparasitica parmi les Zamia de l’isthme de Panama. Caputo et collaborateurs (2004) avaient même appelé « clade pseudoparasitica » le groupe qui réunissait Zamia neurophyllidia, Zamia skinneri, Zamia acuminata et Zamia obliqua (d’après Taylor et collaborateurs, 2008) ; Taylor et collaborateurs (2012) parlent de « clade du Panama ». L’analyse de transcriptomes de Lindstrom et collaborateurs (2024), la plus récente, la range dans le clade V, ou clade de l’isthme, qui compte 15 espèces décrites et qu’ils jugent le plus varié du genre par la morphologie et les milieux, de la seule cycadale épiphyte aux espèces des plages salées. Zamia pseudoparasitica y forme un sous-clade avec Zamia dressleri, un rapprochement que les auteurs trouvent « singulier » tant les deux plantes diffèrent ; le sous-clade frère réunit Zamia obliqua, Zamia elegantissima et Zamia stevensonii, morphologiquement plus proches d’elle. Calonje et collaborateurs (2019) obtenaient déjà une position voisine, avec un soutien modeste. Le spécimen séquencé en 2024 venait de la province de Coclé.
Étymologie et histoire
L’épithète vient du grec pseudo-, « faux », et du latin parasiticus, « parasite », par allusion au mode de vie épiphyte (Haynes, 2022, repris par The World List of Cycads). Yates l’explique lui-même dans sa note de 1854 : la plante est appelée ainsi parce qu’elle pousse sur le tronc des arbres. Elle n’en tire pourtant aucune nourriture : c’est un faux parasite.
L’histoire de sa découverte est liée à celle de Zamia skinneri. James Yates, qui entretenait l’une des plus grandes collections de cycadales d’Europe et passait pour l’un des meilleurs spécialistes de son temps (Taylor et collaborateurs, 2008), avait appris à Berlin, à l’automne 1850, que le voyageur polonais Józef Warszewicz avait trouvé des Zamia remarquables dans les montagnes de l’isthme de Panama. Il lui commanda des plantes. Warszewicz expédia du port de Chagres trois tiges, accompagnées de folioles : celle de Zamia lindleyi arriva entièrement pourrie, celle de Zamia pseudoparasitica en grande partie pourrie, et seule celle de Zamia skinneri était en bon état. C’est sur ce matériel que repose la description de 1854. Aucune source publiée ne retrace ensuite l’introduction de l’espèce en culture.
Noms communs
Aucun nom français n’existe, et aucun nom espagnol ou local n’est attesté : The World List of Cycads, Species+ et la littérature scientifique n’emploient que le nom scientifique. Les expressions « zamia épiphyte » ou « cycadale épiphyte » sont des descriptions, pas des noms établis.
Dans la nature
Zamia pseudoparasitica est endémique du Panama, où The World List of Cycads la cite dans les provinces de Bocas del Toro, Coclé, Colón et Veraguas. Selon Taylor et collaborateurs (2012), c’est peut-être l’espèce de cycadale la plus largement répandue du pays : elle vit sur les branches hautes, parfois plus basses, des arbres, de Bocas del Toro à l’ouest jusqu’à la province de Colón, près de l’entrée nord du canal. Elle subsiste surtout sur des branches très hautes dans les provinces de Veraguas, Coclé et Colón, et de grandes populations se trouvent encore hors des aires protégées.
Les sources ne donnent pas exactement la même fourchette d’altitude ni le même milieu. Stevenson (1993), cité par Monteza-Moreno et collaborateurs (2022), indique 50 à 1 000 m sur le versant atlantique de la cordillère ; Vannini (2019) la trouve dans les forêts pluviales de plaine et les forêts de nuages basses jusqu’à environ 1 100 m. Taylor et collaborateurs (2012) ne la rangent que dans les forêts sempervirentes submontagnardes, entre 700 et 1 200 m, avec plus de 3 000 mm de pluie par an et des températures de 21 à 24 °C. Lavaud (2023) décrit un climat tropical humide de 2 500 à 3 000 mm de pluie et de 20 à 28 °C, parfois plus frais pour les stations les plus hautes.
Une vie dans les arbres
Le caractère épiphyte obligatoire de l’espèce est reconnu par la littérature scientifique. Taylor et collaborateurs (2012) la présentent comme la seule gymnosperme épiphyte obligatoire connue : des graines germées ont été trouvées au sol, mais elles sont apparemment mangées par des animaux non identifiés, et ni jeunes plantes ni adultes ne sont jamais vus en terre. Lindstrom et collaborateurs (2024) l’appellent « la seule cycadale vraiment épiphyte », Bell-Doyon et collaborateurs (2020) « la seule gymnosperme strictement épiphyte connue », et Monteza-Moreno et collaborateurs (2022) la seule gymnosperme épiphyte connue au monde. C’est donc aussi la seule Zamia épiphyte. En 1993, Jones signalait une seconde cycadale épiphyte, un Zamia apparemment non décrit d’Équateur ; aucune source ultérieure ne l’a confirmée, et les auteurs récents n’en font pas mention.
Deux observations nuancent ce tableau. Vannini (2019) a vu des plantes tombées au sol se réenraciner, émettre de nouvelles feuilles et survivre longtemps sur une pente bien drainée, et il rapporte, d’après un tiers, de rares plantes sur des rochers du littoral caraïbe. Ces cas restent des survies accidentelles d’adultes, non des installations de jeunes plantes au sol.
Le choix des arbres fait aussi débat. Selon Jones (1993), l’espèce se limite aux pentes raides de forêt primaire et préfère des arbres dépourvus d’autres épiphytes. Lavaud (2023) la dit au contraire presque exclusivement liée aux très gros arbres de forêt primaire, sans doute parce que leurs branches sont couvertes d’une épaisse couche de mousses et d’épiphytes où elle peut s’installer. Un membre des Fous de palmiers qui l’a observée au Panama ne l’a vue que sur des arbres de fort diamètre, très rarement à moins de 7 m du sol. Vannini l’a pourtant aussi trouvée sur des arbres assez petits et des branches minces, en sous-bois très ombragé, et photographiée en pleine canopée dans une forêt dégradée des plaines caraïbes.
Qui disperse les graines ?
Pour qu’une cycadale vive dans les arbres, ses graines doivent y être déposées. En 2012, Taylor et collaborateurs ne connaissaient aucun disperseur établi : des collaborateurs de terrain citaient des chauves-souris et des toucans, des graines avaient été vues germer sur des branches d’arbres sans cycadales, et les auteurs avaient constaté la disparition en une nuit d’un tiers d’un cône mûr. Monteza-Moreno et collaborateurs (2022) ont installé des pièges photographiques entre 15 et 20 m de haut, face aux cônes de trois plantes femelles, dans les parcs nationaux de Palo Seco, de Santa Fe et d’Omar Torrijos (El Copé), d’octobre 2019 à mars 2020. Sept espèces de mammifères sont passées près des plantes, mais seul l’olingo du Nord (Bassaricyon gabbii), un petit carnivore arboricole et nocturne, a emporté des graines, à raison de 2 à 8 par visite ; ses visites sont devenues plus longues et plus fréquentes après l’ouverture des cônes, fin janvier et mi-février, en pleine saison sèche. Un toucan, le toucanet à oreilles jaunes (Selenidera spectabilis), a été vu détruire des graines, et aucune chauve-souris n’est apparue. Les auteurs présentent l’olingo comme un disperseur probable mais encore à confirmer : ils n’ont pas pu suivre le devenir des graines et supposent qu’il pourrait en cacher dans la canopée.
Des bactéries pour remplacer le sol
Privée du sol, la plante doit trouver son azote ailleurs. Bell-Doyon et collaborateurs (2020) ont analysé l’ADN des racines coralloïdes de plantes du parc national Omar Torrijos, dans la province de Coclé : elles abritent des cyanobactéries de l’ordre des Nostocales, capables de fixer l’azote de l’air, mais aussi une communauté variée d’autres bactéries (Rhizobiales, Acetobacterales). La cyanobactérie isolée se rapproche de celles qui vivent en symbiose avec des mousses, des hépatiques et des lichens. Rodríguez-Castro et collaborateurs (2025) ont ensuite étudié les bactéries qui vivent à la surface des feuilles de 30 plantes, sur trois sites et en deux saisons : la communauté capable de fixer l’azote y est dominée par des cyanobactéries, et sa composition varie peu, ce qui suggère un fort tri par la plante hôte.
Les pollinisateurs de l’espèce n’ont pas été identifiés. Chez les Zamia de l’isthme, Taylor et collaborateurs (2012) désignent comme pollinisateur principal un petit coléoptère du genre Pharaxonotha, parfois accompagné de charançons proches de Rhopalotria, et notent que plusieurs pollinisateurs ne sont pas propres à une espèce ; selon eux, cela explique en partie la large répartition de Zamia obliqua et de Zamia pseudoparasitica à travers l’isthme.
Statut de conservation et réglementation
Zamia pseudoparasitica est classée quasi menacée (NT) sur la Liste rouge de l’UICN, au titre du critère C1, selon l’évaluation de J.D. Bösenberg datée du 26 juin 2020 et publiée en 2022 (catégorie confirmée par GBIF le 19 octobre 2026 ; page de la Liste rouge non consultée, accès bloqué). Une évaluation antérieure, d’A. Taylor, avait été publiée en 2010 ; sa catégorie n’a pas pu être revérifiée à la source.
Les menaces décrites pour les cycadales du Panama valent pour elle. Taylor et collaborateurs (2012) ont constaté des destructions et des prélèvements illégaux dans presque toutes les populations visitées, et des milliers de plantes détruites pour ouvrir des routes ou des pâturages. Le système national d’aires protégées couvre 36 % du pays, mais de grandes populations de Zamia pseudoparasitica vivent encore hors de ces aires ; les auteurs plaident pour que ces forêts y soient intégrées. Une espèce qui dépend de grands arbres disparaît avec eux : l’abattage d’une forêt emporte aussi les plantes accrochées à la canopée.
Sur le plan réglementaire, l’espèce relève de l’annexe II de la CITES au titre de l’inscription de la famille des Zamiaceae (sauf les espèces de l’annexe I), en vigueur depuis le 4 février 1977 selon Species+. L’annotation #4 (version en vigueur depuis le 5 mars 2026) exempte notamment les graines, le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles ; le commerce international des plantes elles-mêmes exige un permis. Dans l’Union européenne, elle figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dont les annexes en vigueur sont fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026 ; elle était à l’annexe A, comme tout le genre Zamia, jusqu’en février 2017. Species+ signale enfin une mesure nationale plus stricte du Panama : depuis le 19 juin 2025, un quota d’exportation nul s’applique aux spécimens sauvages prélevés dans la nature (notification CITES n° 2025/079), sauf pour des usages scientifiques, personnels, médicaux, éducatifs ou judiciaires ; il a remplacé une suspension des permis d’exportation commerciale de spécimens sauvages décidée en mai 2023.
Ces informations générales, relevées le 19 octobre 2026, ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Zamia pseudoparasitica se cultive sous serre chaude et humide, en véranda chauffée ou en intérieur lumineux, en panier ou en pot, dans un substrat de plante épiphyte. Elle est délicate : elle supporte mal le froid humide et se dessèche vite. Trois sources de praticiens décrivent sa culture ; aucun jardin botanique n’a publié de guide propre à l’espèce.
Au Jardin zoologique tropical
Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var, Zamia pseudoparasitica est cultivée en pot et maintenue à 10 °C au minimum pendant l’hiver. Sa culture y est jugée plus délicate que celle d’autres cycadales, et la plante y est plus sensible à la déshydratation. Ce minimum de 10 °C est la consigne appliquée au jardin, non un seuil de survie mesuré.
Températures et humidité
Simon Lavaud, de la pépinière Cycadales.eu à Montpellier, a publié en 2023 une fiche de culture tirée de ses serres. Pour une croissance optimale, il conseille au moins 20 °C la nuit et au plus 32 °C le jour ; des nuits de 17 à 18 °C restent possibles si la journée remonte à 25 °C et plus. Ses plantes ont supporté des extrêmes de l’ordre de 15 °C et, lors de la canicule de 2022, jusqu’à 40 °C avec un air assez humide. Hors de la fourchette préférée, le risque est la pourriture des racines quand il fait trop frais et la déshydratation quand il fait trop chaud. L’humidité optimale de l’air se situe vers 80 à 90 %, mais l’espèce, comme beaucoup d’épiphytes, ne semble pas souffrir de passages à 50 ou 60 %. Dans son article général sur les Zamia, Lavaud range l’espèce dans le groupe des Zamia d’Amérique centrale et des forêts de basse altitude d’Amérique du Sud, jugé « difficile » hors des tropiques parce que les climats européens sont trop frais et trop secs, même en été.
Panier ou pot, et quel substrat
Les deux praticiens cultivent l’espèce en panier. Lavaud utilise des paniers ajourés en plastique, imputrescibles, dans une serre tropicale très humide, avec un mélange à parts égales de sphaigne, de chips de coco et de pumice, plus un engrais à libération lente ; un substrat pour orchidées épiphytes, à base d’écorce de pin et de perlite, convient aussi. Il prévient qu’en climat sec un panier sèche trop vite et qu’un pot en plastique vaut alors mieux, et il préfère des contenants un peu petits, qui laissent le substrat sécher entre deux arrosages quand il fait frais. Vannini (2019) cultive l’espèce en paniers de plastique ou de bois, dans un mélange d’écorce de conifère fine et moyenne, de charbon horticole et de perlite grossière à parts égales, lié par un peu de sphaigne. Comme le jardin du Var, d’autres la gardent simplement en pot.
Arrosage, lumière et engrais
Dans la nature, la plante ne reçoit que de l’eau de pluie et pousse dans de la matière organique décomposée : Lavaud conseille une eau douce et acide, de pluie ou déminéralisée. Par 25 à 35 °C, le substrat peut rester très humide en permanence ; quand les températures baissent, on espace les arrosages en le laissant un peu sécher, sans jamais le laisser se dessécher complètement, car la plante porte un grand volume de feuilles pour une petite masse de racines et se déshydrate vite. C’est le même constat que celui du Jardin zoologique tropical. Côté lumière, la mi-ombre lui convient ; Lavaud déconseille le plein soleil dans le sud de l’Europe, surtout par air sec, et rappelle qu’une plante qui a passé l’hiver à l’intérieur brûle si on la sort brusquement au soleil. Un engrais à libération lente pour plantes vertes suffit. On ne coupe pas les feuilles vertes, qui renvoient leurs réserves à la plante en se desséchant, et l’on prévoit un support solide pour une plante suspendue.
En France
Sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur (lieu non précisé) indique en octobre et novembre 2015 qu’une jeune plante, achetée quelques semaines plus tôt et placée dans une chambre de culture à 25 °C et 70 % d’humidité, a sorti en un mois une feuille de plus de 30 cm. En janvier 2017, il rapporte l’avoir habituée peu à peu, au cours de l’été, à l’intérieur de la maison : placée au bord d’une fenêtre, à 20 °C en moyenne l’hiver, elle a continué à produire de nouvelles feuilles. Un autre membre, qui avait vu l’espèce au Panama, prévenait dans la même discussion qu’un substrat ordinaire de cycadale donne une croissance médiocre ou fait pourrir la plante, et qu’elle a besoin de chaleur et d’humidité. Aucune culture en pleine terre n’a été signalée en France.
Multiplication
L’espèce se multiplie par graines, après pollinisation d’une plante femelle par une plante mâle en cônes au même moment, en général à la main en culture. Aucun protocole de semis propre à Zamia pseudoparasitica n’a été publié. Vannini (2019) l’a trouvée étonnamment rapide à partir de graines issues de pollinisations en culture, et montre une plante de 20 mois, cultivée en panier sous serre tropicale en Californie, qui déployait une feuille de plus de 90 cm. Chez les Zamia du Panama, Taylor et collaborateurs (2012) indiquent que les graines ont besoin de quelques semaines de post-maturation après la désagrégation du cône, et que, dans une expérience menée à l’université de Panama sur d’autres espèces, leur pouvoir germinatif baissait au fil de l’année : mieux vaut semer des graines fraîches, débarrassées de leur enveloppe charnue avec des gants. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4, mais elles doivent provenir de plantes cultivées d’origine légale.
Maladies et ravageurs
En culture, Lavaud (2023) met en garde contre les cochenilles, « très friandes » de cette espèce, et contre la pourriture des racines dans un substrat froid et trop humide. Parmi les cochenilles, Aulacaspis yasumatsui (« Asian cycad scale » en anglais), capable de tuer un cycas adulte en quelques mois (voir l’article lié plus bas), compte le genre Zamia parmi ses plantes hôtes selon la base de données de l’OEPP, d’après Marler, Lindström et Watson (2021) ; aucune attaque n’a été signalée sur Zamia pseudoparasitica en particulier. Dans la nature, au Panama, le principal herbivore des cycadales est la chenille du papillon Eumaeus godarti, qui dévore feuilles et cônes ; selon Taylor et collaborateurs (2012), les plantes attaquées s’en remettent en général vite.
Rusticité
Zamia pseudoparasitica n’est pas rustique : c’est une plante des forêts tropicales humides, et aucune résistance au gel n’est documentée. Les seules valeurs basses connues sont des conditions de culture, pas des limites de survie.
En France
Aucune culture en pleine terre n’a été signalée en France, quelle que soit la zone (littoral méditerranéen, façade atlantique, Bretagne, intérieur continental, montagne), et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, sur le littoral varois, elle passe l’hiver en pot, à l’abri, à 10 °C au minimum : c’est le minimum que le jardin applique, non une température limite mesurée. À Montpellier, Lavaud indique que ses plantes ont supporté sous serre des extrêmes de l’ordre de 15 °C, et il situe la croissance optimale au-dessus de 20 °C la nuit. Sur le forum des Fous de palmiers, une plante cultivée en intérieur près d’une fenêtre, à 20 °C en moyenne l’hiver, a continué à pousser (2017). En France, l’espèce reste donc une plante de serre chaude ou d’intérieur chauffé, sur tout le territoire.
Repères internationaux
Aucun retour de froid n’est documenté dans aucun pays. Les exemples réussis cités par Vannini (2019) viennent de climats tropicaux ou d’abris : trois grands sujets aux feuilles de 2,50 m sous ombrière dans le nord du Queensland, en Australie, et des plantes en serre tropicale en Californie. Selon lui, une fois acclimatée, l’espèce peut vivre dehors sous climat tropical, à l’abri du vent et du soleil de midi et de l’après-midi. Dans son milieu naturel, les températures varient de 20 à 28 °C selon Lavaud, et de 21 à 24 °C dans les forêts submontagnardes du Panama selon Taylor et collaborateurs (2012).
Toxicité et précautions
La composition chimique des tissus de Zamia pseudoparasitica et ses effets sur les animaux ne sont pas connus (Monteza-Moreno et collaborateurs, 2022). Une observation de ces chercheurs mérite d’être retenue : le contact avec la sève produite par les cônes provoque chez l’homme une irritation modérée de la peau. Le risque d’empoisonnement est par ailleurs documenté dans le genre et chez les autres cycadales : des études pharmacologiques citées par The Gymnosperm Database ont trouvé chez les Zamia des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine), dont dérive le méthylazoxyméthanol (voir aussi l’article du site sur la toxicité des cycadales, lié plus bas), et l’ASPCA cite pour Zamia furfuracea la cycasine et la BMAA, un acide aminé neurotoxique, avec chez le chien, le chat et le cheval des vomissements, des diarrhées sanglantes et une atteinte du foie ; les graines sont la partie la plus dangereuse. Faute de preuve contraire, considérez la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour manipuler les cônes et nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel de Zamia pseudoparasitica n’est documenté. Les données disponibles concernent la botanique, l’écologie et la culture ornementale ; Vannini (2019) note que l’espèce est très recherchée par les jardins publics et les collectionneurs pour son port suspendu.
FAQ
Zamia pseudoparasitica est-elle un parasite ?
Non. C’est une épiphyte : elle pousse sur les arbres sans s’en nourrir. Ses racines coralloïdes abritent des cyanobactéries qui fixent l’azote de l’air, et des bactéries semblables vivent sur ses feuilles. Son nom, « faux parasite », a été choisi en 1854 précisément parce qu’elle pousse sur le tronc des arbres.
Est-ce vraiment la seule cycadale épiphyte ?
Oui, selon la littérature récente. Taylor et collaborateurs (2012) en font la seule gymnosperme épiphyte obligatoire connue, et Lindstrom et collaborateurs (2024) la seule cycadale vraiment épiphyte. Une seconde espèce d’Équateur, signalée par Jones en 1993, n’a jamais été confirmée. Des plantes tombées peuvent survivre au sol, mais aucune jeune plante n’y a été vue s’établir.
Comment ses graines arrivent-elles dans les arbres ?
Probablement grâce à l’olingo du Nord. En 2019-2020, des pièges photographiques placés dans la canopée ont montré que ce petit mammifère arboricole est le seul animal à emporter les graines. Les chercheurs restent prudents : ils n’ont pas pu suivre ce que deviennent ces graines, et les chauves-souris et toucans, longtemps soupçonnés, n’ont pas été vus les disperser.
Quelle différence avec Zamia obliqua ?
Le mode de vie d’abord. Zamia obliqua est une plante terrestre de sous-bois, au tronc dressé pouvant atteindre 5 m, aux folioles courtes et dentées et aux graines rouges ; Zamia pseudoparasitica vit dans les arbres, a un tronc court et recourbé, des folioles longues à marge entière et des graines jaunes. Les deux espèces cohabitent dans le centre-nord du Panama.
Faut-il la cultiver en panier ?
Pas forcément. Le panier convient bien sous serre très humide, mais en climat sec il sèche trop vite et un pot en plastique vaut mieux, selon Lavaud (2023). Le Jardin zoologique tropical la cultive en pot. L’essentiel est un substrat très aéré de plante épiphyte, jamais détrempé ni complètement sec.
Quelle température minimale lui faut-il ?
Cela dépend du but : survivre ou pousser. Lavaud conseille au moins 20 °C la nuit pour une bonne croissance, et ses plantes ont supporté des extrêmes vers 15 °C ; le Jardin zoologique tropical maintient la sienne à 10 °C au minimum l’hiver, une consigne de culture et non une limite mesurée. Aucune résistance au gel n’est connue.
Peut-on la cultiver en France ?
Oui, mais seulement à l’abri, en serre chaude et humide ou en intérieur chauffé. Elle est cultivée en pot au Jardin zoologique tropical, dans le Var, où elle se montre plus délicate et plus sensible à la déshydratation que d’autres cycadales. La pleine terre n’est possible dans aucune région française.
Est-elle menacée ?
Elle est quasi menacée (NT) selon l’évaluation de l’UICN publiée en 2022. Elle dépend des grands arbres des forêts du versant caraïbe du Panama, et une part importante de ses populations se trouve hors des aires protégées.
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Sites de référence
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- Internet Archive, The Botany of the Voyage of H.M.S. Herald (exemplaire du Missouri Botanical Garden) : https://archive.org/details/mobot31753002729967 — description originale (page 202) et complément de Seemann (page 253) : diagnose, note de Yates, envoi de Warszewicz depuis Chagres, doute sur la provenance. Source primaire ; pages relues le 19 octobre 2026.
- IntechOpen, Taylor et al. 2012, « Biogeographic Insights in Central American Cycad Biology » : https://doi.org/10.5772/32253 — épiphyte obligatoire, répartition au Panama, type de forêt, sarcotesta jaune, dispersion, pollinisateurs des Zamia de l’isthme, menaces. Chapitre d’ouvrage scientifique en accès libre ; texte intégral lu le 19 octobre 2026.
- PubMed Central, Monteza-Moreno et al. 2022 : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8948316/ — cônes, graines, hauteur sur les arbres, altitude, dispersion par l’olingo du Nord, irritation cutanée due à la sève des cônes. Article à comité de lecture en accès libre ; texte intégral lu le 19 octobre 2026.
- PubMed Central, Lindstrom et al. 2024 : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11560380/ — place dans le clade de l’isthme, sous-clade avec Zamia dressleri, « seule cycadale vraiment épiphyte ». Article à comité de lecture ; passages relus le 19 octobre 2026.
- The Gymnosperm Database, Zamia pseudoparasitica : https://www.conifers.org/za/Zamia_pseudoparasitica.php — description morphologique d’après Jones (1993), écologie, racines coralloïdes, mention d’une cycadale épiphyte d’Équateur non décrite. Base spécialisée sérieuse qui résume un ouvrage de référence ; consultée le 19 octobre 2026.
- Cycadales.eu, « Fiche de culture Zamia pseudoparasitica » (Simon Lavaud, 25 mai 2023) : https://cycadales.eu/2023/05/25/fiche-de-culture-zamia-pseudoparasitica/ — habitat, températures, humidité, substrat, contenants, arrosage, exposition, cochenilles, taille à la floraison. Pépinière spécialisée française, expérience de culture sous serre ; lue le 19 octobre 2026.
- Cycadales.eu, « Comment cultiver les Zamia en climat tempéré » (Simon Lavaud, 6 janvier 2023, mis à jour le 27 mai 2023) : https://cycadales.eu/comment-cultiver-les-zamia-en-climat-tempere/ — classement de l’espèce dans le groupe des Zamia d’Amérique centrale et des forêts de basse altitude, jugé difficile. Conseils d’expérience par groupe d’espèces ; relue le 19 octobre 2026.
- Exotica Esoterica, « Central American and Panamanian Cycads in Field and Greenhouse » (Jay Vannini, 17 février 2019) : https://www.exoticaesoterica.com/magazine/central-american-and-panamanian-cycads-in-field-and-greenhouse — habitat et altitude, dimensions, plantes tombées réenracinées, culture en panier, substrat, croissance des semis, exemples en Australie et en Californie. Article de naturaliste et collectionneur ; valeur indicative ; lu le 19 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers, discussion « Zamia pseudoparasitica » (2015-2017) : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=385685 — culture d’une jeune plante en chambre de culture puis en intérieur, observations au Panama. Retours de cultivateurs, valeur indicative ; lue le 19 octobre 2026.
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- EUR-Lex, règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- GBIF (API), Zamia pseudoparasitica : https://api.gbif.org/v1/species/5284046/iucnRedListCategory — catégorie actuelle de la Liste rouge de l’UICN (NT), relayée depuis l’UICN. Infrastructure de données de référence ; consultée le 19 octobre 2026.
- The Gymnosperm Database (archive de l’université de Hambourg), Zamia : https://www-archiv.fdm.uni-hamburg.de/b-online/earle/za/za/index.htm — glycosides du méthylazoxyméthanol (cycasine, macrozamine) trouvés dans le genre par des études pharmacologiques. Page ancienne (1999), base spécialisée sérieuse ; donnée de niveau genre.
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- ASPCA, Cardboard Cycad : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/cardboard-cycad — toxicité de Zamia furfuracea pour les chiens, chats et chevaux (cycasine, BMAA), citée ici au niveau du genre. Centre antipoison vétérinaire, fiable.
Bibliographie
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