Le genre Dioon

Le genre Dioon réunit dix-neuf cycadales d’Amérique, presque toutes mexicaines : dix-huit espèces vivent au Mexique, de la Sonora au Chiapas, et une seule, Dioon mejiae, au Honduras. Ce sont des plantes au port de palmier, dont le tronc reste court ou en partie enterré chez certaines espèces, mais dépasse dix mètres chez Dioon spinulosum. Beaucoup poussent sur des pentes rocheuses, dans des forêts sèches ou parmi des chênes ; d’autres, comme Dioon spinulosum, vivent à l’ombre de forêts tropicales. Leur croissance est très lente et leur longévité hors du commun : dès 1911, un Dioon edule de Xalapa était estimé à 970 ans. Le genre a été publié par Lindley en 1843 sous l’orthographe Dion, encore présente dans les ouvrages anciens, et a aussi été décrit sous le nom de Platyzamia. Deux espèces actuelles ont longtemps été traitées comme des variétés : Dioon angustifolium, longtemps connu sous le nom de Dioon edule var. angustifolium, et Dioon sonorense, décrit comme Dioon tomasellii var. sonorense. Tout le genre est inscrit à l’annexe II de la CITES, et quatorze des quinze espèces évaluées par l’UICN sont classées vulnérables ou en danger.

L’essentiel sur Dioon

  • Nom accepté : Dioon Lindl., publié en 1843 dans l’Edwards’s Botanical Register 29 (misc.) : 59 sous l’orthographe Dion ; l’orthographe Dioon est conservée
  • Nombre d’espèces : 19, sans taxon infraspécifique (The World List of Cycads, version 2026.08.15)
  • Anciens noms : Dion Lindl. (1843) ; Platyzamia Zucc. (1846) ; au rang d’espèce, Dioon edule var. angustifolium (aujourd’hui Dioon angustifolium), Dioon tomasellii var. sonorense (aujourd’hui Dioon sonorense), Dioon edule var. latipinnium (rattaché à Dioon mejiae)
  • Famille : Zamiaceae, dont Dioon forme la branche la plus ancienne selon les analyses génétiques
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; chamal, tiotamal ou palma de dolores au Mexique (Dioon edule), tiusinte au Honduras (Dioon mejiae), chestnut dioon et giant dioon en anglais
  • Répartition naturelle : Mexique (18 espèces) et Honduras (1 espèce) ; aucune présence naturelle confirmée au Nicaragua
  • Statut UICN : 8 espèces en danger (EN), 6 vulnérables (VU), 1 quasi menacée (NT), 4 non évaluées (NE) ; toutes les évaluations citées datent de 2022
  • CITES : annexe II depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 qui exempte notamment les graines ; annexe B dans l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383)
  • Rusticité documentée : Dioon edule a survécu en pleine terre en France à −7 °C sous protection passive (banlieue parisienne, hiver 2009-2010) et à −8 / −10 °C sous voile (jeune plant, Nîmes, février 2012), mais a été perdu à −7 °C en pot à Ravenne (Italie, décembre 2009) ; Dioon spinulosum a supporté −2 °C un matin sans séquelle en pot (Côte Bleue, hiver 2012-2013) et n’est recommandé qu’à partir de la zone USDA 9b (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : plein soleil à mi-ombre pour Dioon edule, mi-ombre à ombre pour Dioon spinulosum (Université de Floride) ; sol très drainant
  • Port : tronc rarement plus haut que 1,2 à 1,5 m chez Dioon edule ; jusqu’à 10 à 15 m chez Dioon spinulosum (Chamberlain, 1919)
  • Longévité : âge estimé à 970 ans pour un Dioon edule de moins de 1,5 m (Chamberlain, 1919), estimation confirmée par Vovides (1990)
  • Toxicité : graines toxiques crues, comme chez toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)

Caractères du genre Dioon

Un Dioon se reconnaît à ses folioles sans nervure médiane, parcourues de nombreuses nervures parallèles, et à ses cônes femelles dont chaque écaille porte deux graines, d’où le nom du genre. The World List of Cycads en donne la description suivante :

  • Port : plantes dioïques, au port de palmier, à tige épaisse et cylindrique, aérienne ou souterraine. Selon les espèces, les bases des anciennes feuilles restent sur le tronc ou tombent en laissant une écorce lisse. La plupart des espèces produisent des rejets à la base ; les ramifications aériennes sont rares.
  • Feuilles : pennées, disposées en spirale et séparées par des cataphylles (feuilles réduites en écailles). Les folioles du bas sont souvent réduites à des épines. Le pétiole ne porte pas d’aiguillons et il est souvent renflé à la base. Les feuilles sont velues, au moins dans leur jeunesse.
  • Folioles : simples, souvent bordées d’épines, à base large, non articulées, insérées près des bords de l’axe de la feuille, côté supérieur. Elles n’ont pas de nervure médiane mais de nombreuses nervures parallèles qui se divisent en deux.
  • Cônes : cônes mâles et femelles pédonculés. Chaque écaille du cône femelle se termine par une partie aplatie et relevée, et porte deux ovules, rarement trois, tournés vers l’axe du cône.
  • Graines : presque rondes à ellipsoïdes, recouvertes d’une enveloppe charnue blanche ou crème (sarcotesta).
Dioon merolae
Dioon merolae cultivé sous serre au Palmengarten de Francfort, Allemagne

Les cônes sont parfois énormes. Charles J. Chamberlain, qui a étudié les cycadales mexicaines sur le terrain entre 1904 et 1910, décrit chez Dioon spinulosum des cônes femelles de plus de 50 cm de long et de 9 à 14 kg, contenant 200 à 300 graines d’environ 4 cm ; ceux de Dioon edule pèsent 4,5 à 6,5 kg. Il signale aussi une particularité du genre : des cernes de croissance dans le bois, que l’on croyait absents chez les cycadales. Chez Dioon spinulosum, un cerne se forme à chaque nouvelle couronne de feuilles ; chez Dioon edule, les cernes marquent seulement les longues périodes de repos.

Dioon ou Cycas ?

Au jardin, les jeunes Dioon sont parfois confondus avec Cycas revoluta. Le critère le plus simple est la foliole : d’après les descriptions de The World List of Cycads, celle d’un Cycas porte une seule nervure médiane épaisse, celle d’un Dioon de nombreuses nervures parallèles sans nervure médiane. Les organes femelles diffèrent aussi : chez Cycas, les feuilles fertiles forment une rosette ouverte au sommet de la tige, qui continue ensuite de pousser, alors que Dioon forme un vrai cône. Enfin, les graines de Cycas ont une enveloppe charnue jaune, orange ou brune, celles de Dioon une enveloppe blanche ou crème. Le genre se distingue enfin par sa répartition : Dioon est américain, Cycas asiatique, africain et océanien, et le genre africain Encephalartos ne pousse pas non plus en Amérique.

Taxonomie et classification

Dioon est un genre accepté de la famille des Zamiaceae. The World List of Cycads, la liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, y reconnaît 19 espèces dans sa version du 15 août 2026, sans sous-espèce ni variété. La World Checklist of Vascular Plants de Kew, base sur laquelle repose POWO (l’autorité nomenclaturale du site), en accepte 18 dans sa version de juin 2026 publiée sur GBIF : elle diverge sur l’espèce hondurienne (voir plus bas, Dioon mejiae) et n’inclut pas encore Dioon nuusaviorum, décrit en 2026.

De Dion à Dioon

John Lindley a publié le genre en 1843 sous le nom de Dion, d’après l’index IPNI. L’orthographe Dioon, plus fidèle à l’étymologie grecque, est celle que retiennent The World List of Cycads, GBIF et la plupart des ouvrages ; le référentiel TAXREF la signale comme conservée. On rencontre donc les deux graphies dans la littérature ancienne, par exemple Dion edule ou Dion angustifolium. Le genre Platyzamia, publié par Zuccarini en 1846, est un synonyme : son espèce Platyzamia rigida est aujourd’hui rattachée à Dioon edule.

La plus ancienne branche des Zamiaceae

Les données génétiques placent Dioon à part dans la famille. L’analyse de cinq gènes nucléaires publiée par Salas-Leiva et ses collaborateurs en 2013 (Annals of Botany) montre que Dioon est la première lignée à se séparer après Cycas, avant Bowenia et toutes les autres Zamiaceae. La même étude estime que les genres actuels de cycadales ont tous moins de 12 millions d’années dans leur forme moderne : la lignée est ancienne, mais les espèces actuelles sont récentes.

Deux grands groupes d’espèces

À l’intérieur du genre, une étude fondée sur l’ADN nucléaire et chloroplastique (González, Vovides et Bárcenas, Systematic Botany, 2008) a confirmé l’existence de deux grands groupes, qui opposent les espèces de la Sierra Madre occidentale, côté Pacifique, à celles de la Sierra Madre orientale, côté golfe du Mexique. En 2018, Gutiérrez-Ortega et ses collaborateurs ont distingué quatre lignées, issues d’un ancêtre commun de l’est du Mexique : l’une s’est diversifiée dans le sud-est du Mexique et en Amérique centrale, les trois autres dans le nord-est, le sud et le nord-ouest du Mexique, surtout au Miocène, il y a environ 15 millions d’années. Une seconde étude de la même équipe montre que les passages vers les milieux arides ne se sont produits que dans l’un des deux grands groupes, et que les espèces des zones sèches ont développé des adaptations de l’épiderme des feuilles.

Des espèces décrites récemment, d’autres changées de rang

Le nombre d’espèces a beaucoup augmenté depuis quarante ans. De Luca et Sabato, avec Vázquez Torres pour la plupart, ont décrit six espèces entre 1979 et 1984 : Dioon califanoi, Dioon caputoi, Dioon rzedowskii, Dioon merolae, Dioon holmgrenii et Dioon tomasellii. Sept autres ont suivi depuis 2003, la dernière étant Dioon nuusaviorum, publiée en 2026 dans PhytoKeys. Deux noms anciens ont changé de rang. Dioon angustifolium, décrit par Miquel en 1847 puis rabaissé au rang de variété ou de sous-espèce de Dioon edule, a été reconnu de nouveau comme espèce en 2003 par González-Astorga et ses collègues, après une étude génétique et morphologique, choix confirmé en 2005 et suivi par The World List of Cycads. Dioon sonorense a été décrit en 1984 comme variété de Dioon tomasellii et élevé au rang d’espèce en 1998 par Chemnick, Gregory et Salas-Morales (Phytologia). Pour le lecteur, cela veut dire qu’une plante achetée sous l’ancien nom de variété correspond aujourd’hui à une espèce à part entière.

Dioon mejiae ou Dioon pectinatum ?

Les sources divergent sur l’espèce hondurienne. The World List of Cycads accepte Dioon mejiae Standl. & L.O.Williams (1950) et classe Dioon pectinatum Mast. (1893), connu seulement par une illustration du Gardeners’ Chronicle, comme un nom douteux (nomen dubium). La World Checklist of Vascular Plants de Kew, sur laquelle repose POWO, fait l’inverse : elle accepte Dioon pectinatum, limité au Honduras, et range Dioon mejiae en synonymie (version de juin 2026 publiée sur GBIF). Le site suit The World List of Cycads et conserve le nom de Dioon mejiae, utilisé par l’UICN, la CITES et la quasi-totalité de la littérature.

Étymologie et histoire du genre

Le nom Dioon vient du grec dis, « deux », et ôon, « œuf », par allusion aux deux graines portées par chaque écaille du cône femelle (The World List of Cycads). Lindley a décrit le genre et sa première espèce, Dioon edule, en 1843, d’après une plante venue du Mexique et cultivée dans le jardin de la Société d’horticulture de Londres (aujourd’hui Royal Horticultural Society). L’épithète edule signifie « comestible », en référence à la consommation des graines au Mexique (Haynes, 2022). Plusieurs noms d’espèces rendent hommage à des botanistes de Naples et d’Italie, liés à l’étude du genre : Luigi Califano (califanoi), Giuseppe Caputo (caputoi), Aldo Merola (merolae) et Ruggero Tomaselli (tomasellii). Dioon mejiae honore Isidoro Mejía, médecin de Danlí, au Honduras, dans le jardin duquel la plante type a été récoltée. Dioon nuusaviorum rend hommage au peuple Ñuu savi, dont le nom signifie « peuple de la pluie ».

Au début du XXe siècle, le botaniste américain Charles J. Chamberlain a fait connaître les Dioon dans leur milieu naturel. Il raconte dans The Living Cycads (1919) qu’il a trouvé Dioon edule en abondance à Chavarrillo, à une heure de train de Xalapa (Veracruz). Dioon spinulosum, en revanche, n’était connu que par quelques plantes en pot, signalées par erreur à Progreso, au Yucatán, et à Córdoba. Chamberlain l’a finalement localisé vers 1908 près de Tierra Blanca et dans les montagnes au-delà de Tuxtepec, où il formait par endroits une véritable « forêt de Dioon ».

Longévité : des plantes millénaires

Oui, les Dioon comptent parmi les plantes à graines les plus longévives, et c’est l’un des rares cas de cycadale dont l’âge a été estimé avec une méthode publiée. Chamberlain a compté les bases des anciennes feuilles qui couvrent le tronc et les a divisées par le nombre moyen de feuilles produites chaque année. Chez Dioon edule, une couronne d’une vingtaine de feuilles se forme environ tous les deux ans, soit une dizaine de feuilles par an. Le professeur Luis Murillo avait noté pendant onze ans chaque feuille produite par la plante de son jardin de Xalapa : cette plante, haute de moins de 1,5 m, fut ainsi estimée à 970 ans. Chamberlain précisait que la méthode sous-estime l’âge réel, car les jeunes plants font très peu de feuilles et les plantes restent parfois plusieurs années au repos après un cône.

En 1990, Andrew P. Vovides a étudié une population sauvage de Dioon edule dans le centre du Veracruz et confirmé cette estimation d’âge, selon le résumé de son article de l’American Journal of Botany. Il y mesure aussi l’extrême lenteur de la reproduction : un cône tous les 2,8 à 8,8 ans chez les plantes mâles, et tous les 10 à 52 ans chez les plantes femelles. La plante de Murillo a été retrouvée dans le jardin de la Quinta de las Rosas, à Xalapa ; un article de l’Université de Veracruz publié en 2017 estime qu’elle a aujourd’hui dépassé mille ans.

Noms communs

Aucun nom français n’est attesté : en français, on emploie le nom du genre, « dioon », ou le terme général de « cycas ». Les noms en usage viennent des pays d’origine ou de l’anglais horticole :

  • Espagnol du Mexique : tiotamal, quiotamal et chamal pour Dioon edule dans la région de Xalapa (Université de Veracruz, 2017) ; palma de santa teresita et palma de dolores pour Dioon edule ; coyolillo, palma de chicle et palma de dolores pour Dioon spinulosum ; palma de la virgen pour Dioon sonorense et Dioon tomasellii ; palma del sol et plumilla pour Dioon holmgrenii ; palma real pour Dioon purpusii et Dioon caputoi (Species+)
  • Espagnol du Honduras : tiusinte pour Dioon mejiae (Bonta et al., 2006) ; Species+ donne palma teosinte
  • Anglais : chestnut dioon pour Dioon edule et giant dioon pour Dioon spinulosum (Université de Floride)

Plusieurs de ces noms sont ambigus : palma de la virgen, palma real ou palma de dolores s’appliquent à plusieurs espèces, et le mot « palma » ne doit pas faire croire qu’il s’agit de palmiers.

Biogéographie et écologie

Le genre Dioon est centré sur les montagnes du Mexique. Ses espèces se répartissent en trois ensembles géographiques, auxquels s’ajoute l’espèce hondurienne. D’après The World List of Cycads :

  • Nord-est et versant du golfe du Mexique : Dioon edule (Hidalgo, Querétaro, San Luis Potosí, Tamaulipas, Veracruz), Dioon angustifolium (Nuevo León, Tamaulipas) et Dioon spinulosum (Veracruz, Oaxaca) ;
  • Sud du Mexique : douze espèces, dont dix présentes dans l’État d’Oaxaca, souvent sur une aire très réduite, ainsi que Dioon merolae, présent aussi au Chiapas, Dioon nuusaviorum au Guerrero et Dioon stevensonii au Guerrero et au Michoacán ;
  • Nord-ouest, versant pacifique : Dioon sonorense (Sonora, Sinaloa), Dioon vovidesii (Sonora) et Dioon tomasellii (Durango, Jalisco, Nayarit, Sinaloa) ;
  • Honduras : Dioon mejiae, dans les départements de Colón, d’Olancho et de Yoro.

Les milieux sont variés, des forêts humides aux zones arides, et beaucoup sont secs une partie de l’année. Chamberlain décrit Dioon edule « en plein soleil tropical », plus haut que les chênes adultes de petite taille qui l’entourent, avec des « ananas sauvages », des cactus et des fougères capables de supporter la sécheresse. Vovides (1990) le trouve en peuplements groupés sur des sols minces et des affleurements rocheux d’une forêt tropicale décidue, où la sécheresse prolongée et le feu tuent la plupart des plantules. À l’opposé, Dioon spinulosum pousse sur des rochers calcaires à l’ombre d’une haute forêt où Chamberlain cite le « cèdre espagnol », l’acajou et le ceiba. Les localités types montrent aussi l’étendue des altitudes : 650 à 850 m pour Dioon holmgrenii, environ 1 100 m pour Dioon argenteum, 1 600 m pour Dioon planifolium et environ 2 000 m pour Dioon caputoi.

Et le Nicaragua ?

Plusieurs sites horticoles et bases secondaires indiquent que Dioon mejiae pousse aussi au Nicaragua. Ni The World List of Cycads ni Species+ ne retiennent ce pays : tous deux limitent l’espèce au Honduras. Aucune espèce de Dioon n’est donc considérée comme indigène au Nicaragua.

Usages traditionnels

Les graines de plusieurs Dioon ont servi de nourriture. Chamberlain rapporte que celles de Dioon edule et de Dioon spinulosum donnaient une farine pour les tortillas, et que les enfants faisaient des jouets avec l’enveloppe dure de la graine. Au Honduras, l’étude ethnobotanique de Bonta et ses collaborateurs (Journal of Ethnobiology, 2006) montre que le tiusinte complète l’alimentation à base de maïs et de haricots d’environ 33 000 personnes : les graines, récoltées sur les cônes femelles, sont transformées en tamales et en tortillas, et les feuilles décorent les fêtes catholiques. Ces usages reposent sur des préparations traditionnelles longues ; les graines crues sont toxiques (voir Toxicité et précautions).

Réglementation et conservation

Toutes les espèces de Dioon sont protégées par la CITES, à l’annexe II. D’après Species+, la base officielle de la CITES et de l’Union européenne, le genre y figure depuis le 4 février 1977, au titre de l’inscription des Zamiaceae et de l’ensemble des cycadales, à l’exception des espèces de l’annexe I. Species+ ne détaille que quatorze espèces de Dioon, sa liste de référence datant de 2013, mais l’inscription au niveau du genre couvre aussi les espèces décrites depuis.

Cette inscription porte l’annotation #4, que Species+ affiche pour le genre depuis le 23 juin 2010 et dont la version en vigueur date du 5 mars 2026 (CoP20). Pour les cycadales, elle exempte de la CITES :

  • les graines, les spores et le pollen ;
  • les plantules et les cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles ;
  • les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement.

Les plantes vivantes, même jeunes, restent donc soumises aux permis CITES pour le commerce international, mais pas les graines. Dans l’Union européenne, le genre figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, avec la même annotation ; la liste en vigueur est fixée par le règlement (UE) 2026/1383 de la Commission, applicable depuis le 29 juin 2026. Au Mexique, la norme NOM-059-SEMARNAT-2010 protège aussi des espèces de Dioon. Avant d’importer, de vendre ou d’acheter un Dioon, vérifiez son statut sur Species+ et EUR-Lex, et demandez la preuve que la plante est issue de culture. Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels. Species+ a été consulté le 1er octobre 2026.

Sur la Liste rouge de l’UICN, d’après les références citées par The World List of Cycads, 15 espèces ont été évaluées en 2022 : 8 sont en danger, 6 vulnérables et 1 quasi menacée (Dioon edule) ; aucune n’est classée en danger critique. Les 4 espèces décrites depuis 2018 ne sont pas encore évaluées. Le statut de chaque espèce est indiqué dans la liste des espèces plus bas. La Liste rouge elle-même n’a pas pu être consultée directement. Les menaces citées par les études consultées sont la destruction de l’habitat, l’élevage, l’agriculture sur brûlis et l’exploitation forestière au Honduras (Bonta et al., 2006), ainsi que la sécheresse et le feu, qui tuent les plantules dans la nature (Vovides, 1990).

Culture en général

Les Dioon se cultivent bien à condition de respecter trois règles : un sol très drainant, beaucoup de chaleur en été et un hiver plutôt sec. Ils poussent très lentement : sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur de l’Ardèche parle d’une seule feuille par an sur un jeune Dioon edule.

  • Exposition : Dioon edule aime le plein soleil, et supporte la mi-ombre ; l’Université de Floride conseille au contraire la mi-ombre ou l’ombre pour Dioon spinulosum, espèce de sous-bois dans la nature.
  • Sol : très drainant, riche en éléments minéraux (pouzzolane, gravier, sable grossier). En sol lourd, plantez sur une butte ou une rocaille ; le collet ne doit jamais rester dans l’eau. Dans les retours de culture, l’excès d’eau en hiver est la cause d’échec citée en pleine terre.
  • Arrosage : les cultivateurs conseillent d’arroser en été, quand la plante pousse, en laissant sécher entre deux arrosages, et de garder la plante presque au sec en hiver. Les Dioon supportent bien la sécheresse une fois installés, selon l’Université de Floride.
  • Embruns : l’Université de Floride indique que Dioon edule tolère bien le sel, ce qui en fait une espèce possible en jardin côtier ; rien de comparable n’est signalé pour Dioon spinulosum.
  • Multiplication : surtout par semis, les graines étant exemptées de la CITES. Un cultivateur de Naples indique sur le forum Tropicamente avoir toujours obtenu environ 50 % de germination avec ses graines de Dioon edule, et conseille de les faire germer sur une couche de perlite humide, à couvert, vers 25-30 °C, avant de les empoter.

Rusticité de Dioon edule et de Dioon spinulosum en Europe

Les deux espèces les plus souvent rencontrées en culture se comportent très différemment au froid. Dioon edule est l’une des cycadales les plus résistantes : l’Université de Floride le donne pour les zones USDA 8 à 11, ce qui correspond à des minimales moyennes de −12 °C à plus de 4 °C. Dioon spinulosum n’y est recommandé que pour les zones 9b à 11, soit pas en dessous de −4 °C environ. En Europe, les retours de culture vont dans le même sens, avec une nuance : à Nantes, une perte de Dioon edule est attribuée par son auteur à l’excès d’eau en hiver plutôt qu’au froid lui-même.

Contexte français. D’après les retours ci-dessous, Dioon edule passe la plupart des hivers en pleine terre dans le Gard et le Sud-Ouest. Des dégâts au feuillage ont été observés vers −6 / −7 °C sans protection à Agen, suivis d’une reprise. L’espèce a aussi réussi en banlieue parisienne sous protection passive. Le seul échec de Dioon edule rapporté en France tient à l’excès d’eau : à Nantes, des plantes sont mortes avec seulement −4 °C. Aucun retour n’est documenté pour la Bretagne intérieure, l’intérieur continental ou la montagne. Dioon spinulosum n’a de chances dehors que dans les jardins les plus doux de la Méditerranée ; ailleurs, il se cultive en pot rentré hors gel.

Retours de culture publiés sur les forums. Ce sont des observations d’amateurs : elles ont une valeur indicative et ne valent pas règle générale.

Dioon edule, France :

  • Un cultivateur de la banlieue parisienne (Île-de-France) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Dioon edule, en pleine terre depuis l’été 2009, avec un caudex d’environ 8 cm, a survécu pendant l’hiver 2009-2010 à −7 °C sous protection passive, feuilles intactes. Le même cultivateur avait perdu un Dioon angustifolium plus petit, protégé de la même façon, à −12 °C pendant l’hiver 2008-2009 (messages d’avril et de novembre 2010).
  • Un cultivateur de Nîmes (Gard) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Dioon edule, un semis d’un an et demi planté en pleine terre au printemps 2011, a survécu en février 2012 à −8 / −10 °C, avec plusieurs jours sans dégel, protégée seulement par un voile P17 et un plastique : feuillage intact, alors que son Cycas revoluta était défolié à 80 % (message de mars 2012).
  • Un cultivateur d’Agen (Lot-et-Garonne) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Dioon edule, en pleine terre depuis deux ans et sans protection, a survécu pendant l’hiver 2009-2010 à −6 / −7 °C : feuilles grillées, puis nouvelle pousse au printemps (messages de juin et de novembre 2010).
  • Un cultivateur du Gard indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Dioon edule, plantée au printemps 2011, a survécu pendant l’hiver 2011-2012 à des pointes de −9 °C, sans aucun dégât, sur sol sec. Il ne précise pas de protection (message de décembre 2012).
  • Un cultivateur de la banlieue parisienne indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Dioon edule, de la taille d’une pomme, en pleine terre pour son troisième hiver sous protection passive, a eu la couronne brûlée pendant la vague de froid de février 2012, mais que le caudex est resté sain. Il ne donne pas la température (message de mars 2012).
  • Un cultivateur de Nantes (Loire-Atlantique) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’il a perdu ses Dioon edule et Dioon califanoi plantés en pleine terre en 2007, pendant un hiver pourtant doux (−4 °C et peu de jours de gel), probablement par excès d’eau malgré un bon drainage. Il ne précise pas de protection (message de janvier 2011).

Dioon edule, Italie :

  • Un cultivateur de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie, zone 8a/8b) indique sur le forum Tropicamente que sa plante de l’espèce Dioon edule, âgée de 21 ans, en pot sous une terrasse, contre un mur et à l’abri de la pluie, n’a pas survécu à l’épisode de décembre 2009 : −7 °C sous la terrasse (−10 °C en terrain découvert), avec givre et −3 °C au maximum dans la journée. La plante semblait intacte en janvier 2010, avait perdu presque toutes ses feuilles en avril et a été perdue ensuite (messages de décembre 2009 à septembre 2012).

Dioon spinulosum :

  • Un cultivateur de la Côte Bleue (Bouches-du-Rhône) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Dioon spinulosum, en pot dehors sous une terrasse exposée au sud, a survécu pendant l’hiver 2012-2013 à −2 °C un matin, sans séquelle (message de novembre 2013).

Repères internationaux

En Floride, l’Université de Floride classe Dioon edule en zones USDA 8 à 11 et Dioon spinulosum en zones 9b à 11, et elle note que le premier tolère bien le sel et la sécheresse une fois installé. Dans la nature, Dioon edule vit en plein soleil sur des sols minces et secs, où la sécheresse prolongée et le feu sont les principales causes de mortalité des plantules (Vovides, 1990). Aucun retour daté d’Afrique du Sud ni d’Australie n’a été retenu pour ces deux espèces.

Toxicité et précautions

Oui, les Dioon sont toxiques, et leurs graines le sont particulièrement quand elles sont crues. Les cycadales contiennent des toxines du foie et du système nerveux : la cycasine, transformée dans l’organisme en méthylazoxyméthanol (MAM), et un acide aminé neurotoxique, la BMAA. Aucune analyse propre au genre Dioon n’a été consultée, mais le risque est bien documenté chez d’autres cycadales, surtout pour les chiens qui mâchent les graines, et chez le bétail qui consomme les feuilles. La consommation traditionnelle des graines au Mexique et au Honduras passe par une cuisson ou une transformation longue, qui ne doit pas être reproduite à la maison. Portez des gants pour manipuler les graines, et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Les espèces du genre Dioon

Voici les 19 espèces acceptées par The World List of Cycads (version 2026.08.15), classées par région. Pour chacune : auteur et année de publication, répartition, sens du nom quand il est documenté (Haynes, 2022), et statut UICN avec l’année de l’évaluation.

Mexique : nord-est et versant du golfe

  • Dioon angustifolium Miq. (1847) : Nuevo León et Tamaulipas ; « à feuilles étroites », d’après les folioles fines des feuilles juvéniles ; longtemps traité comme variété de Dioon edule ; vulnérable (VU, 2022).
  • Dioon edule Lindl. (1843) : Hidalgo, Querétaro, San Luis Potosí, Tamaulipas et Veracruz ; espèce type du genre, « comestible » ; avec Dioon spinulosum, l’une des deux espèces les plus cultivées en Floride, et la plus rustique des deux (Université de Floride) ; quasi menacé (NT, 2022).
  • Dioon spinulosum Dyer ex Eichler (1883) : Oaxaca et Veracruz ; « épineux », pour la marge des folioles ; la plus grande espèce du genre, plus de 15 m dans la nature (16 à 18 m selon la révision de 2020) ; en danger (EN, 2022).

Mexique : sud (Oaxaca, Puebla, Chiapas, Guerrero, Michoacán)

  • Dioon argenteum T.J.Greg., Chemnick, Salas-Mor. & Vovides (2003) : Oaxaca, Sierra Norte ; « argenté », pour le duvet persistant des feuilles ; vulnérable (VU, 2022).
  • Dioon califanoi De Luca & Sabato (1979) : Oaxaca et Puebla ; dédié à Luigi Califano ; en danger (EN, 2022).
  • Dioon caputoi De Luca, Sabato & Vázq.Torres (1980) : Oaxaca et Puebla, vers 2 000 m ; dédié à Giuseppe Caputo ; en danger (EN, 2022).
  • Dioon holmgrenii De Luca, Sabato & Vázq.Torres (1981) : Oaxaca, localité type entre Puerto Escondido et Oaxaca, vers 650-850 m ; dédié au botaniste Noel H. Holmgren ; vulnérable (VU, 2022).
  • Dioon merolae De Luca, Sabato & Vázq.Torres (1981) : Chiapas et Oaxaca ; dédié à Aldo Merola ; vulnérable (VU, 2022).
  • Dioon nuusaviorum Mart.-Domínguez, Nic.-Mor. & D.W.Stev. (2026) : Guerrero ; dédié au peuple Ñuu savi ; non évalué (NE).
  • Dioon oaxacensis Gut.Ortega, Pérez-Farr. & Vovides (2020) : Oaxaca, Sierra Sur ; « d’Oaxaca » ; non évalué (NE).
  • Dioon planifolium Salas-Mor., Chemnick & T.J.Greg. (2016) : Oaxaca, vallée du río Mixteco ; « à feuilles plates » ; vulnérable (VU, 2022).
  • Dioon purpusii Rose (1909) : Oaxaca, canyon de Tomellín ; dédié au botaniste Carl A. Purpus ; en danger (EN, 2022).
  • Dioon rzedowskii De Luca, A.Moretti, Sabato & Vázq.Torres (1980) : Oaxaca ; dédié au botaniste Jerzy Rzedowski ; en danger (EN, 2022).
  • Dioon salas-moralesiae Gut.Ortega & Pérez-Farr. (2021) : Oaxaca ; dédié à la botaniste Silvia H. Salas-Morales ; non évalué (NE).
  • Dioon stevensonii Nic.-Mor. & Vovides (2009) : Guerrero et Michoacán ; dédié au botaniste Dennis W. Stevenson ; en danger (EN, 2022).

Mexique : nord-ouest (versant pacifique)

  • Dioon sonorense (De Luca, Sabato & Vázq.Torres) Chemnick, T.J.Greg. & Salas-Mor. (1998) : Sonora et Sinaloa ; ancien Dioon tomasellii var. sonorense ; en danger (EN, 2022).
  • Dioon tomasellii De Luca, Sabato & Vázq.Torres (1984) : Durango, Jalisco, Nayarit et Sinaloa ; dédié à Ruggero Tomaselli ; vulnérable (VU, 2022).
  • Dioon vovidesii Gut.Ortega & Pérez-Farr. (2018) : Sonora, Sierra de Mazatán ; dédié au botaniste Andrew P. Vovides ; non évalué (NE).

Honduras

  • Dioon mejiae Standl. & L.O.Williams (1950) : Colón, Olancho et Yoro ; seule espèce hors du Mexique, appelée tiusinte ; dédiée à Isidoro Mejía ; synonyme : Dioon edule var. latipinnium Dyer ; POWO accepterait plutôt Dioon pectinatum (voir Taxonomie) ; en danger (EN, 2022).

Nicaragua

Aucune espèce de Dioon n’est reconnue comme indigène au Nicaragua par The World List of Cycads ni par Species+. Les mentions de Dioon mejiae dans ce pays, fréquentes sur les sites horticoles, ne sont pas confirmées (voir Biogéographie et écologie).

Questions fréquentes

Combien d’espèces compte le genre Dioon ?

Dix-neuf, selon The World List of Cycads (version du 15 août 2026). Dix-huit vivent au Mexique et une au Honduras. Seules cinq des espèces actuelles étaient connues avant 1979 ; sept ont été décrites depuis 2003, la dernière, Dioon nuusaviorum, en 2026.

Dioon edule résiste-t-il au gel en France ?

Oui, dans une certaine mesure : il est nettement plus rustique que Dioon spinulosum, selon l’Université de Floride et les retours de culture. Des cultivateurs rapportent des survies en pleine terre à −7 °C en banlieue parisienne sous protection passive, et à −8 / −10 °C à Nîmes en février 2012 sous un simple voile. Le feuillage peut brûler sans protection, mais le caudex peut repartir, comme à Agen après −6 / −7 °C. Les pertes viennent surtout des hivers humides et des sols mal drainés : à Nantes, des plantes sont mortes avec seulement −4 °C.

Dioon spinulosum peut-il passer l’hiver dehors ?

Rarement, sauf dans les jardins les plus doux. Le seul retour retenu décrit une plante en pot restée intacte après −2 °C un matin, sur la Côte Bleue, et l’Université de Floride ne le recommande pas en dessous de la zone USDA 9b, soit environ −4 °C. Dans la plus grande partie de la France, cultivez-le en pot et rentrez-le hors gel en hiver.

Quel âge peut atteindre un Dioon ?

Plusieurs siècles, et sans doute plus de mille ans. Chamberlain a estimé à 970 ans, en 1911, un Dioon edule de moins de 1,5 m, en comptant les bases des feuilles sur le tronc ; Vovides a confirmé cette estimation en 1990. La plante, retrouvée à Xalapa, aurait aujourd’hui dépassé mille ans.

Dion et Dioon, est-ce le même genre ?

Oui. Lindley a publié le genre en 1843 sous le nom de Dion ; l’orthographe Dioon, retenue ensuite, est aujourd’hui la seule utilisée. Les noms comme Dion edule désignent donc les mêmes plantes que Dioon edule.

Faut-il un permis CITES pour acheter un Dioon ?

Cela dépend de ce que vous achetez. Les plantes vivantes sont à l’annexe II de la CITES et à l’annexe B du règlement européen : leur commerce international exige des documents. Les graines, en revanche, sont exemptées par l’annotation #4. Achetez des plantes issues de culture, avec la preuve de leur origine.

Les graines de Dioon sont-elles comestibles ?

Non, pas crues : elles sont toxiques, comme celles de toutes les cycadales. Au Mexique et au Honduras, elles sont consommées après une préparation traditionnelle longue, en farine pour les tortillas ou les tamales. Ne tentez pas de les préparer vous-même, et appelez un centre antipoison en cas d’ingestion.

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Sites de référence

  • The World List of Cycads (version 2026.08.15), genre Dioon : https://cycadlist.org/genus/Dioon — 19 espèces acceptées, description du genre, étymologie, synonyme Platyzamia ; pages des espèces : protologues, répartition, synonymes, statut UICN et références des évaluations de 2022, étymologies (Haynes 2022), statut de nomen dubium de Dioon pectinatum. Liste du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée le 1er octobre 2026.
  • Species+ (UNEP-WCMC), Dioon : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/13570/legal — annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, annotation #4 (CoP15 puis CoP20), annexe B de l’Union européenne, noms communs espagnols, répartition des espèces (Honduras seul pour Dioon mejiae). Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée le 1er octobre 2026.
  • IPNI, Dion Lindl. : https://www.ipni.org/n/13519-1 — publication originale du genre sous l’orthographe Dion (Edwards’s Bot. Reg. 29 (Misc.) : 59, 1843) ; année de Dioon caputoi (1980). Base de référence, fiable.
  • World Checklist of Vascular Plants (WCVP, Royal Botanic Gardens, Kew), version de juin 2026 publiée sur GBIF : https://www.gbif.org/species/207874303 — Dioon mejiae traité comme synonyme de Dioon pectinatum (Honduras) ; orthographe Dioon conservée, Dion variante orthographique ; 18 espèces acceptées, Dioon nuusaviorum pas encore inclus. Liste de Kew sur laquelle repose POWO, autorité nomenclaturale du site ; fiable.
  • UF/IFAS Gardening Solutions (Université de Floride), Dioon : https://gardeningsolutions.ifas.ufl.edu/plants/trees-and-shrubs/palms-and-cycads/dioon/ — noms anglais, zones USDA de Dioon edule et Dioon spinulosum, exposition, tolérance au sel et à la sécheresse. Service de vulgarisation universitaire, fiable.
  • Université de Veracruz, « Una planta milenaria en Xalapa » (Ciencia y Luz, 31 octobre 2017) : https://www.uv.mx/cienciauv/files/2017/10/037-CYL-UNA-PLANTA-MILENARIA-EN-XALAPA-00.pdf — histoire de la plante de Luis Murillo, estimée à 970 ans en 1911 et retrouvée à la Quinta de las Rosas ; noms tiotamal, quiotamal et chamal. Article de vulgarisation universitaire, fiable pour le récit.
  • Tropicamente, forum italien : https://www.tropicamente.it/forums/ — retour de culture à Ravenne et conseils de semis d’un cultivateur de Naples ; fils piante-che-ce-lhanno-fatta-non-ce-lhanno-fatta, rusticita-encephalartos-ferox, le-foglie-nuove-delle-cycadacee, cicadee-rustiche et nursery-ceratozamia. Forum de cultivateurs, observations d’amateurs à valeur indicative.

Bibliographie

  • Lindley, J. (1843). Dion edule. Edwards’s Botanical Register 29 (misc.) : 59-60. [Publication du genre et de l’espèce type ; d’après IPNI et The World List of Cycads.]
  • Chamberlain, C.J. (1919). The Living Cycads. University of Chicago Press, Chicago. archive.org/details/livingcycads00cham [Observations de terrain au Veracruz, estimation de l’âge de Dioon edule (970 ans), dimensions de Dioon spinulosum, cônes, cernes, usages ; ouvrage de référence ancien, texte intégral consulté.]
  • Vovides, A.P. (1990). Spatial distribution, survival, and fecundity of Dioon edule (Zamiaceae) in a tropical deciduous forest in Veracruz, Mexico, with notes on its habitat. American Journal of Botany 77(12) : 1532-1543. doi:10.1002/j.1537-2197.1990.tb11394.x [Confirmation de l’âge estimé par Chamberlain, fréquence des cônes, rôle de la sécheresse et du feu ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
  • González, D., Vovides, A.P. & Bárcenas, C. (2008). Phylogenetic relationships of the neotropical genus Dioon (Cycadales, Zamiaceae) based on nuclear and chloroplast DNA sequence data. Systematic Botany 33(2) : 229-236. doi:10.1600/036364408784571699 [Deux grands groupes, Pacifique et golfe du Mexique ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
  • Salas-Leiva, D.E., Meerow, A.W., Calonje, M. et al. (2013). Phylogeny of the cycads based on multiple single-copy nuclear genes: congruence of concatenated parsimony, likelihood and species tree inference methods. Annals of Botany 112(7) : 1263-1278. doi:10.1093/aob/mct192 [Dioon, première branche des Zamiaceae ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
  • Gutiérrez-Ortega, J.S., Salinas-Rodríguez, M.M., Martínez, J.F. et al. (2018). The phylogeography of the cycad genus Dioon (Zamiaceae) clarifies its Cenozoic expansion and diversification in the Mexican transition zone. Annals of Botany 121(3) : 535-548. doi:10.1093/aob/mcx165 [Quatre lignées, origine dans l’est du Mexique, diversification au Miocène ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
  • Gutiérrez-Ortega, J.S., Yamamoto, T., Vovides, A.P. et al. (2018). Aridification as a driver of biodiversity: a case study for the cycad genus Dioon (Zamiaceae). Annals of Botany 121(1) : 47-60. doi:10.1093/aob/mcx123 [Passages vers les milieux arides dans un seul des deux grands groupes, adaptations de l’épiderme ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
  • Bonta, M., Flores Pinot, O., Graham, D., Haynes, J. & Sandoval, G. (2006). Ethnobotany and conservation of tiusinte (Dioon mejiae Standl. & L.O. Williams, Zamiaceae) in northeastern Honduras. Journal of Ethnobiology 26(2) : 228-257. doi:10.2993/0278-0771(2006)26[228:EACOTD]2.0.CO;2 [Usages alimentaires et religieux, menaces ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. [Étymologie des noms d’espèces ; citée par The World List of Cycads.]
  • Chemnick, J. & Gregory, T. et al. (2022). Évaluations de Dioon pour The IUCN Red List of Threatened Species 2022 (par exemple Dioon edule : e.T42158A69829495 ; Dioon spinulosum, Vovides, Chemnick & Gregory : e.T42149A69830202 ; Dioon mejiae, Haynes & Bonta : e.T42184A69829967). [Catégories UICN de 2022 ; références relevées sur The World List of Cycads.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence : espèces acceptées, synonymes, statuts UICN.]