Dioon rzedowskii est une grande cycadale endémique du nord de l’État d’Oaxaca, au Mexique, où elle pousse en petits groupes sur les falaises et pentes calcaires de la vallée du río Santo Domingo, autour du village de San Bartolomé Ayautla, en forêt tropicale semi-décidue selon sa description originale, en forêt tropicale humide selon la révision du genre de 2020. Cette espèce du genre Dioon forme avec le temps un tronc de 5 à 7 m et porte des feuilles de près de 2 m, aux folioles lisses à l’âge adulte. Décrite en 1980 par des botanistes italiens et mexicains, elle est dédiée au botaniste Jerzy Rzedowski. C’est l’une des trois espèces du groupe le plus imposant du genre, avec Dioon spinulosum et Dioon mejiae. Classée en danger par l’UICN depuis 2022 et inscrite à l’annexe II de la CITES, elle reste rare en culture, et sa résistance au froid n’a jamais été mesurée en France.
L’essentiel sur Dioon rzedowskii
- Nom accepté : Dioon rzedowskii De Luca, A.Moretti, Sabato & Vázq.Torres (1980), selon The World List of Cycads ; la fiche de POWO n’a pas pu être consultée
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme recensé par The World List of Cycads
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; tush-kju en mazatèque (norme mexicaine NOM-059-SEMARNAT-2010)
- Répartition naturelle : Mexique, nord de l’Oaxaca (vallée du río Santo Domingo, autour de San Bartolomé Ayautla), entre 400 et 1 300 m d’altitude selon la révision de 2020 (650 à 850 m selon la description originale)
- Statut UICN : en danger (EN), critères A2ac+4ac ; B1ab(i,iii,iv,v), évaluation de 2022
- CITES : annexe II (inscription des cycadales, annotation #4 : graines exemptées) ; annexe B dans l’Union européenne ; « en danger d’extinction » (P) au Mexique selon la NOM-059-SEMARNAT-2010
- Rusticité documentée : aucune mesure ni aucun retour daté ; une pépinière californienne l’estime à environ −2 à −4 °C (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : non documentés en culture ; dans la nature, falaises et pentes calcaires abruptes, en forêt tropicale semi-décidue (description originale) ou humide (révision de 2020), dans des endroits plutôt dégagés selon les auteurs de 1980
- Port et dimensions adultes : tronc de 5 à 7 m pour 25 à 40 cm de diamètre ; 10 à 20 feuilles de 160 à 200 cm
- Toxicité : aucune analyse propre à l’espèce ; toxines documentées chez les autres cycadales (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Dioon rzedowskii ?
On reconnaît Dioon rzedowskii à sa grande taille, à ses longues feuilles plates portant 60 à 80 paires de larges folioles à bord lisse, et à son pétiole nu, dépourvu des épines qui remplacent les folioles basales chez l’espèce voisine Dioon spinulosum. La révision du genre publiée en 2020 par Hernández-Tapia, Jiménez-Ramírez et Vovides donne la description suivante :
- Port : plante arborescente de 5 à 7 m de haut ; tronc de 25 à 40 cm de diamètre, couvert de cataphylles triangulaires, très laineuses, de 10 à 18 cm de long ;
- Feuilles : 10 à 20 par couronne, de 160 à 200 cm de long, glabrescentes, à poils brun blanchâtre ; pétiole de 13 à 20 cm, laineux à la base ;
- Folioles : 60 à 80 paires, falciformes, aiguës, non imbriquées (rarement un peu), opposées ou subopposées ; les médianes mesurent 13,2 à 19,1 cm de long, pour 0,5 à 2,4 cm de large selon leur position sur la feuille ; une douzaine de nervures ;
- Marge des folioles : entière chez l’adulte ; chez les jeunes plantes, elle porte de 1 à 16 petites épines sur toute sa longueur, qui disparaissent avec l’âge ;
- Cônes mâles : cylindriques, de 30 à 35 cm sur 8 à 12,5 cm, sur un court pédoncule ;
- Cônes femelles : ovoïdes à cylindriques, de 60 à 75 cm sur 20 à 25 cm, sur un pédoncule allongé ; mégasporophylles plates, de 11 à 15 cm ;
- Graines : ovoïdes à cylindriques, de 5 à 6 cm sur 3 cm, à sarcotesta jaune.
Le caractère le plus utile est donc l’évolution de la marge des folioles : épineuse chez la plantule, lisse chez l’adulte. Un jeune sujet peut ainsi ressembler à d’autres espèces épineuses du genre, ce qui rend l’identification des semis délicate sans connaître leur provenance.
La description originale (De Luca et al., 1980) donne des mesures proches : tronc cylindrique, dressé ou couché, de 5 m ou plus et 25 à 40 cm de diamètre, souvent couché chez les vieux sujets ; cataphylles densément laineuses de 16 à 18 cm sur 2 cm ; feuilles planes, nombreuses, coriaces, pubescentes jeunes puis glabres, de 160 cm ou plus, sur un pétiole de 10 à 15 cm, large de 3 à 4 cm à la base ; plus de 80 folioles de chaque côté, presque opposées, allongées-lancéolées mais inégalement effilées vers la pointe, piquantes, à bord légèrement enroulé, entier chez l’adulte, recourbées vers le bas près du sommet, les basales plus espacées, les supérieures plus serrées ; folioles médianes de 14 à 19 cm sur 1,8 à 2,1 cm, à 30 à 35 nervures environ ; cône femelle ovoïde-cylindrique de 60 à 75 cm sur 20 à 25 cm, à sommet obtus et à écailles deltoïdes-ovales de 10 cm sur 5 cm, densément laineuses ; graines ovoïdes-cylindriques de 5 à 6 cm sur 3 cm ; cône mâle cylindrique de 30 à 50 cm ou plus, à microsporophylles d’environ 3 cm sur 1,5 cm. Le nombre de nervures diffère nettement de celui de la révision de 2020 (une douzaine), sans explication dans les sources consultées.
Pour ses auteurs, les caractères propres à l’espèce sont des folioles larges de plus d’1 cm au milieu de la feuille, lancéolées mais inégalement effilées vers la pointe, entières et recourbées à l’extrémité. Ils la séparent de Dioon spinulosum, épineux toute sa vie, et de Dioon mejiae, dont les folioles médianes ne s’effilent pas de façon inégale et dont les folioles basales ne sont pas nettement espacées.
Hybrides
Aucun hybride naturel ou horticole de Dioon rzedowskii n’a été trouvé dans les sources consultées.
Confusions possibles
La confusion la plus probable se fait avec Dioon spinulosum, qui vit dans les forêts humides de basse altitude de la même région du nord de l’Oaxaca. D’après la révision de 2020, Dioon spinulosum garde des folioles très épineuses toute sa vie et ses folioles basales sont réduites à des épines le long du pétiole, alors que Dioon rzedowskii perd ses épines en vieillissant et ne présente pas ces épines basales. Selon Skelley, Tang et Pérez-Farrera (2022), les coléoptères qui vivent dans les cônes de Dioon spinulosum pourraient aussi fréquenter Dioon rzedowskii, qui pousse plus haut, sur des pentes calcaires abruptes.
Le troisième membre du groupe, Dioon mejiae, vit au Honduras : sa provenance suffit en général à l’écarter. Pour une plante sans origine connue, seul l’examen d’une feuille adulte et, si possible, des cônes permet de trancher.
Taxonomie
Dioon rzedowskii est un nom accepté par The World List of Cycads, la liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; la fiche de POWO, autorité nomenclaturale du site, n’a pas pu être lue (accès bloqué). L’espèce a été décrite en 1980 par Paolo De Luca, Aldo Moretti, Sergio Sabato et Mario Vázquez Torres dans la revue Brittonia (volume 32, numéro 2, pages 225 à 229), sous le titre « Dioon rzedowskii (Zamiaceae), a new species from Mexico ». Le type a été récolté par Mario Vázquez Torres (numéro 2300) le 22 mai 1979, en contrebas de San Bartolomé Ayautla, dans le district de Teotitlán (Oaxaca). L’holotype est conservé à l’herbier de l’université de Veracruz (XALU, sigle noté XALUV dans la description originale), avec des doubles à ENCB, FI, MEXU, NAP et NY.
Le nom n’a jamais changé : aucun synonyme n’est recensé. Dans la révision de 2020, qui reprend la phylogénie de Dorsey et ses collaborateurs (2018), Dioon rzedowskii appartient au clade Spinulosum, avec Dioon spinulosum et Dioon mejiae, c’est-à-dire le groupe des grands Dioon à tronc élevé des forêts humides. Les autres espèces du genre se répartissent entre trois clades (Edule, Western et Southern), ce dernier regroupant la plupart des espèces de l’Oaxaca. Selon Dorsey et ses collaborateurs, ces quatre clades et les espèces actuelles datent du Pléistocène.
Étymologie et histoire
L’épithète rzedowskii honore Jerzy Rzedowski, botaniste d’origine polonaise et spécialiste de la flore mexicaine (The World List of Cycads, d’après Haynes, 2022) ; les auteurs de 1980 la lui dédient pour sa contribution remarquable à la connaissance de la flore et de la végétation du Mexique. Né en 1926 et mort en 2023 à Mexico, il a notamment écrit Vegetación de México (1978), ouvrage de référence sur la végétation du pays. Le nom du genre vient du grec dis, « deux », et ôon, « œuf », pour les deux graines portées par chaque écaille du cône femelle.
L’espèce fait partie des six Dioon décrits entre 1979 et 1984 par Paolo De Luca et Sergio Sabato, avec Mario Vázquez Torres pour la plupart. Son histoire en culture est mal connue : aucune date d’introduction n’a été trouvée.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté pour Dioon rzedowskii. La description originale indique que les Mazatèques l’appellent couramment tush-kju ; la norme mexicaine NOM-059-SEMARNAT-2010 reprend ce nom ; la révision de 2020 cite le même nom d’après Bonta et Osborne (2007). Les noms anglais qui circulent sur internet, comme « Rzedowski’s dioon », n’ont été trouvés dans aucune source de référence.
Dans la nature
Dioon rzedowskii vit dans une petite région du nord de l’Oaxaca, dans le bassin du río Santo Domingo. Les spécimens d’herbier cités par la révision de 2020 proviennent tous de San Bartolomé Ayautla, entre 416 et 650 m d’altitude, et la même étude donne pour l’espèce une fourchette de 400 à 1 300 m. La description originale confirme une seconde station, signalée par Steven R. Hill près de San Pedro Teutila, sur le versant opposé du canyon, à faible distance de la localité type ; la mention de Wikipédia est donc fondée.
Les auteurs de 1980 ont observé l’espèce en petits groupes sur des falaises calcaires du canyon du río Santo Domingo, à une heure de marche de San Bartolomé Ayautla, dans les basses montagnes de la Sierra de Oaxaca, entre 650 et 850 m. Ils rattachent l’habitat à la forêt tropicale subcaducifoliée (semi-décidue) au sens de Rzedowski (1978), avec pour plantes associées les plus fréquentes un Beaucarnea, Luehea speciosa, Plumeria alba, Pseudobombax ellipticum et un Randia. Dioon spinulosum, dont l’aire est contiguë, vit au contraire en plaine et sur les collines du pied de la sierra (0 à 300 m), en sous-bois de forêt tropicale sempervirente, alors que Dioon rzedowskii préfère selon eux des endroits plus dégagés.
D’après la révision, c’est l’une des deux espèces du genre qui vivent en forêt tropicale humide dans l’Oaxaca, dans des régions très arrosées. Skelley, Tang et Pérez-Farrera (2022) la situent dans les forêts humides du nord-est de l’Oaxaca, sur des pentes calcaires abruptes, plus haut que Dioon spinulosum. Cette qualification diffère de celle de la description originale (forêt semi-décidue), sans que les sources consultées expliquent l’écart. Aucune donnée chiffrée sur les précipitations ou les températures de son habitat n’a été trouvée dans une source vérifiable.
Comme les autres Dioon, Dioon rzedowskii est dioïque : chaque plante porte des cônes soit mâles, soit femelles. Aucune étude de sa pollinisation n’a été trouvée ; chez d’autres Dioon, les cônes abritent des coléoptères spécialisés du genre Pharaxonotha, dont le tube digestif est rempli de pollen de cycadales, et des charançons (Skelley et al., 2022).
Statut de conservation et réglementation
Dioon rzedowskii est classé en danger (EN) sur la Liste rouge de l’UICN, selon les critères A2ac+4ac et B1ab(i,iii,iv,v) : déclin passé et attendu des populations et aire de répartition réduite et morcelée. L’évaluation, signée par Andrew P. Vovides, Jeffrey Chemnick et Timothy J. Gregory, date de 2022 (référence e.T42148A69830460) ; elle a été relevée sur The World List of Cycads, la Liste rouge elle-même n’ayant pas pu être consultée. Le détail des menaces n’a donc pas été vérifié.
Au niveau international, l’espèce relève de l’annexe II de la CITES, par l’inscription de l’ensemble des cycadales (Cycadales spp.) depuis 1977. L’annotation #4, dans sa version du 5 mars 2026, exempte les graines, le pollen, les cultures in vitro en conteneurs stériles et les fleurs coupées : les plantes vivantes restent soumises aux permis CITES, mais pas les graines. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe B, dont la liste en vigueur est fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026 (Species+, fiche 18395).
Au Mexique, la norme NOM-059-SEMARNAT-2010 classe l’espèce « en danger d’extinction » (catégorie P), la plus haute pour une espèce encore présente dans la nature. La version de 2010 de la liste a été vérifiée ; sa mise à jour de 2019 n’a pas été consultée.
Pour un achat, seules des plantes issues de culture, accompagnées des documents CITES requis, ou des graines de provenance connue sont acceptables. Species+ a été consulté le 2 octobre 2026 ; la réglementation évolue, vérifiez-la avant tout achat ou import.
Culture
Aucun retour de culture détaillé n’a été trouvé pour Dioon rzedowskii, en France comme ailleurs, et les conseils qui suivent doivent être lus comme des indications. La pépinière californienne Jungle Music, spécialisée dans les cycadales, la décrit comme une plante à croissance lente à modérée, qui atteint environ 2 à 2,5 m de haut en culture et supporte mieux le soleil que Dioon spinulosum et Dioon mejiae. La plante est cultivée en Italie par au moins un amateur de Ravenne, qui en a montré les nouvelles feuilles sur le forum Tropicamente en juillet 2012, sans préciser ses conditions de culture.
Son habitat sur falaises et pentes calcaires, en forêt semi-décidue ou humide selon les sources, laisse penser qu’elle apprécie un sol bien drainé et de l’eau pendant la saison de croissance, mais aucune source ne le confirme pour l’espèce. Ses descripteurs notent qu’elle recherche des endroits plus dégagés que Dioon spinulosum, ce qui concorde avec la meilleure tolérance au soleil signalée par Jungle Music. Pour les principes généraux de culture des Dioon (substrat drainant, arrosage, culture en pot), reportez-vous à la page du genre.
Multiplication
Aucune donnée de multiplication propre à Dioon rzedowskii n’a été trouvée. Comme chez les autres cycadales, la voie normale est le semis de graines fraîches, issues d’une pollinisation entre plantes mâle et femelle. Les graines ne sont pas soumises aux permis CITES (annotation #4), ce qui en fait le moyen le plus simple de se procurer l’espèce légalement. Le délai de germination et le taux de réussite ne sont pas documentés pour l’espèce.
Maladies et ravageurs
Aucune maladie ni aucun ravageur propre à Dioon rzedowskii n’est documenté. Les coléoptères qui vivent dans les cônes des Dioon se nourrissent de pollen et ne sont pas décrits comme des ravageurs. En culture, les risques généraux des cycadales, comme la pourriture des racines dans un sol détrempé, s’appliquent sans doute, mais ils n’ont pas été décrits pour cette espèce.
Rusticité
La rusticité de Dioon rzedowskii n’est pas connue : aucune mesure ni aucun retour daté de plante ayant subi le gel n’a été trouvé. L’espèce vient de forêts tropicales de basse et moyenne altitude du sud du Mexique, et rien ne permet de supposer qu’elle supporte des froids marqués.
En France
Aucun retour de culture en France n’a été trouvé. Les recherches sur le forum des Fous de palmiers ne font apparaître l’espèce que dans une discussion d’identification de 2010, au sujet d’une plante de parc en Nouvelle-Calédonie, sans rapport avec le froid. Aucune donnée n’existe donc pour le littoral méditerranéen, la façade atlantique ou l’intérieur. Pour les résultats obtenus en France avec d’autres espèces du genre, notamment Dioon edule, voir la page du genre.
Repères internationaux
La seule indication trouvée vient d’une pépinière : Jungle Music, en Californie du Sud, écrit que l’espèce n’est « pas très rustique » mais supporte des minimales situées entre le milieu et le haut de la vingtaine de degrés Fahrenheit, soit environ −4 à −2 °C. Il s’agit d’une estimation de pépiniériste, sans date, sans lieu de mesure ni précision sur l’âge des plantes ou leur mode de culture. Les valeurs de « −2 à −4 °C » et de « zone USDA 9b » reprises par certaines fiches en ligne n’ont pas d’autre source connue.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité n’a été publiée pour Dioon rzedowskii, mais il faut le considérer comme toxique. Les cycadales contiennent de la cycasine, transformée dans l’organisme en méthylazoxyméthanol (MAM), une toxine du foie et du système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. Le risque est surtout documenté chez d’autres cycadales, pour les chiens qui mâchent les graines et pour le bétail qui consomme les feuilles. Portez des gants pour manipuler les graines et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Selon la révision de 2020, Dioon rzedowskii n’a pas d’autre usage connu que l’ornement. Aucun usage alimentaire ou rituel propre à l’espèce n’a été trouvé, contrairement à d’autres Dioon dont les graines sont consommées au Mexique et au Honduras.
Questions fréquentes
Dioon rzedowskii est-il rustique en France ?
On ne le sait pas. Aucun retour de culture en pleine terre n’a été trouvé en France, et la seule estimation disponible, celle d’une pépinière californienne, situe sa limite vers −2 à −4 °C. Faute de données, la culture en pot, rentré hors gel en hiver, reste la solution prudente.
Comment le distinguer de Dioon spinulosum ?
Par la marge des folioles et le pétiole. Chez Dioon rzedowskii adulte, les folioles ont un bord lisse et le pétiole n’est pas garni d’épines ; chez Dioon spinulosum, les folioles restent épineuses toute la vie et les folioles basales sont réduites à des épines. Les jeunes plants des deux espèces sont épineux et difficiles à séparer.
Quelle taille atteint-il ?
Grande. Dans la nature, le tronc atteint 5 à 7 m pour 25 à 40 cm de diamètre, avec des feuilles de 1,6 à 2 m. En culture, une pépinière californienne parle d’environ 2 à 2,5 m, ce qui demande de nombreuses décennies vu sa croissance lente.
Est-il protégé ?
Oui. Il est classé en danger par l’UICN (2022), inscrit à l’annexe II de la CITES et à l’annexe B dans l’Union européenne, et « en danger d’extinction » au Mexique. Les graines sont exemptées de permis CITES, mais pas les plantes vivantes.
Est-il toxique ?
Oui, par précaution. Aucune analyse n’existe pour l’espèce, mais toutes les cycadales étudiées contiennent des toxines dangereuses pour l’homme et les animaux, surtout dans les graines. En cas d’ingestion, appelez un centre antipoison ou un vétérinaire.
Que signifie son nom ?
C’est un hommage. L’épithète rzedowskii honore Jerzy Rzedowski (1926-2023), botaniste d’origine polonaise qui a consacré sa carrière à la flore et à la végétation du Mexique.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Dioon rzedowskii : https://cycadlist.org/scientific_name/260 — nom accepté, auteurs, protologue, type (Vázquez-Torres 2300, San Bartolomé Ayautla, 22 mai 1979), répartition, statut UICN et référence de l’évaluation de 2022, étymologie d’après Haynes (2022). Liste du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- Species+ (UNEP-WCMC), Dioon rzedowskii : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/18395/legal — annexe II de la CITES, annotation #4, annexe B de l’Union européenne (règlement 2026/1383). Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- IPNI, Dioon rzedowskii : https://www.ipni.org/n/80657-2 — référence de la publication originale (Brittonia 32 : 225, 1980). Base nomenclaturale de référence, fiable ; consultée directement.
- Plazi TreatmentBank, traitement de Dioon rzedowskii dans la révision de 2020 : https://tb.plazi.org/GgServer/summary/2107B426C9157E1390FCFF45FE664B30 — description morphologique, altitudes, habitat, spécimens, nom mazatèque. Texte extrait de l’article à comité de lecture, fiable ; consulté directement.
- Diario Oficial de la Federación, NOM-059-SEMARNAT-2010 : https://dof.gob.mx/normasOficiales/4254/semarnat/semarnat.htm — catégorie P (en danger d’extinction) et nom tush-kju. Texte officiel mexicain, fiable ; version de 2010 consultée directement, mise à jour de 2019 non lue.
- Jungle Music Palms and Cycads, Best cycads to grow in coastal Southern California : https://www.junglemusic.net/Best_Cycads_for_Coastal_Southern_California.html — taille en culture, exposition, estimation de rusticité. Pépinière spécialisée : indications commerciales non datées, à recouper.
- Tropicamente, forum italien, fil « Le foglie nuove delle Cycadacee » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/le-foglie-nuove-delle-cycadacee/ — présence de l’espèce chez un amateur de Ravenne en 2012. Forum de cultivateurs, valeur indicative.
- Wikipédia (en anglais), Dioon rzedowskii : https://en.wikipedia.org/wiki/Dioon_rzedowskii — mention de San Pedro Teutila. Source secondaire, confirmée sur ce point par la description originale.
Bibliographie
- De Luca, P., Moretti, A., Sabato, S. & Vázquez Torres, M. (1980). Dioon rzedowskii (Zamiaceae), a new species from Mexico. Brittonia 32(2) : 225-229. doi:10.2307/2806794 [Protologue ; texte intégral lu : description, habitat, altitude, plantes associées, nom mazatèque, station de San Pedro Teutila. Source primaire.]
- Hernández-Tapia, J.E., Jiménez-Ramírez, J. & Vovides, A.P. (2020). Taxonomic revision of the genus Dioon (Zamiaceae). Phytotaxa 442(4) : 267-290. doi:10.11646/phytotaxa.442.4.2 [Description, habitat, altitudes, clades d’après Dorsey et al. ; article à comité de lecture, traitement de l’espèce lu sur Plazi.]
- Dorsey, B.L., Gregory, T.J., Sass, C. & Specht, C.D. (2018). Pleistocene diversification in an ancient lineage: a role for glacial cycles in the evolutionary history of Dioon Lindl. (Zamiaceae). American Journal of Botany 105(9) : 1512-1530. doi:10.1002/ajb2.1149 [Quatre clades d’âge pléistocène ; article à comité de lecture, consulté par son résumé.]
- Skelley, P.E., Tang, W. & Pérez-Farrera, M.A. (2022). Review of Pharaxonotha Reitter (Coleoptera: Erotylidae: Pharaxonothinae) inhabiting the cycad genus Dioon Lindl. (Cycadales), with descriptions of nine new species and comments on Pharaxonotha kirschii Reitter. Insecta Mundi 917 : 1-41. zenodo.org/records/6391973 [Habitat sur pentes calcaires, coléoptères des cônes ; article à comité de lecture, texte intégral consulté.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. [Étymologie de l’épithète ; citée par The World List of Cycads, texte non consulté.]
- Vovides, A.P., Chemnick, J. & Gregory, T.J. (2022). Dioon rzedowskii. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T42148A69830460. [Catégorie EN et critères ; référence relevée sur The World List of Cycads, page de la Liste rouge non consultée.]
- Bonta, M. & Osborne, R. (2007). Cycads in the vernacular: a compendium of local names. Proceedings of Cycad 2005: The 7th International Conference on Cycad Biology : 143-175. doi:10.21135/893274900.010 [Nom mazatèque, cité par la révision de 2020 ; référence vérifiée sur Crossref, texte non consulté.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]