Cycas diannanensis est un cycas du sud du Yunnan, en Chine, où il pousse sur les pentes raides de la vallée du fleuve Rouge, entre environ 600 et 2 000 m d’altitude. Décrit en 1995, ce membre du genre Cycas se reconnaît à ses très longues feuilles brillantes et à ses écailles foliaires étroites et piquantes. Son nom recouvre aujourd’hui des plantes décrites sous d’autres noms, Cycas parvula et Cycas multiovula, ce qui crée des confusions dans la littérature et dans le commerce. Classé en danger d’extinction, il reste rare en culture en Europe, et sa tenue au froid n’est pratiquement pas documentée.


L’essentiel sur Cycas diannanensis
- Nom accepté : Cycas diannanensis Z.T.Guan & G.D.Tao (1995), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Synonymes : Cycas parvula S.L.Yang ex D.Yue Wang (1996), Cycas multiovula D.Yue Wang (1996) et Cycas pectinata subsp. manhaoensis C.J.Chen & P.Yun (1995), selon The World List of Cycads ; d’autres sources rangent Cycas multiovula sous Cycas guizhouensis (voir Taxonomie)
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; section Stangerioides (Hill 2008)
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en chinois 滇南苏铁 (protologue)
- Répartition naturelle : Chine, centre et est du Yunnan, le long du fleuve Rouge ; présence douteuse au nord du Vietnam
- Statut UICN : en danger (EN B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)), évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES ; annexe B dans l’Union européenne ; protection d’État de première classe en Chine (liste nationale de 2021)
- Rusticité documentée : aucune mesure publiée ; quelques retours sur de jeunes plants (−4 °C sous voile sans dégâts, pertes lors de la vague de froid de l’hiver 2012) (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, pentes raides sur calcaire, schiste ou argilite, dans d’anciennes forêts de nuages souvent dégradées
- Port et dimensions adultes : tronc jusqu’à 3 m et 25 à 40 cm de diamètre ; feuilles de 1,4 à 3,3 m
- Toxicité : aucune analyse propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas diannanensis ?
Cycas diannanensis se reconnaît d’abord à ses cataphylles, les écailles qui alternent avec les feuilles au sommet du tronc : linéaires, piquantes, elles mesurent 12 à 20 cm, bien plus que chez les autres cycas chinois du même groupe. Ken Hill (2008) y ajoute des graines petites, des folioles larges, plates sur le rachis et non tordues, à bords légèrement recourbés et parfois ondulés, et une grande lame de mégasporophylle terminée par une large épine.
Selon Hill (2008), le tronc, aérien ou souterrain, atteint 3 m pour 25 à 35 cm de diamètre et porte 12 à 50 feuilles. Celles-ci, vert vif ou vert foncé et très brillantes, mesurent 140 à 330 cm et portent 160 à 300 folioles. Le pétiole, long de 45 à 100 cm, est épineux sur presque toute sa longueur. Les folioles médianes mesurent 13 à 32 cm sur 9 à 16 mm, avec une nervure médiane saillante sur les deux faces.
Les cônes mâles, étroitement ovoïdes et jaunes, mesurent 50 à 65 cm sur 9 à 13 cm. Les mégasporophylles, longs de 16 à 24 cm et couverts d’un duvet gris, portent 4 à 8 ovules glabres et une lame ovale ou arrondie de 6,5 à 14 cm, découpée en 30 à 52 lanières souples. Les graines, ovoïdes, mesurent 28 à 40 mm sur 20 à 32 mm ; leur enveloppe charnue est jaune et leur coque verruqueuse.
La description originale (Guan et Tao 1995) donne des valeurs proches pour la plante type : tronc de 1 à 3 m sur 30 à 40 cm, marqué de cicatrices foliaires en anneaux, feuilles d’environ 2,5 m sur un pétiole de 70 à 80 cm armé de 36 à 40 paires d’épines d’environ 3 mm, environ 138 paires de folioles de 35 à 38 cm sur 1,5 cm, mégasporophylles de 26 à 30 cm portant 3 à 7 paires d’ovules, en général glabres.
Hybrides
Aucun hybride naturel n’est décrit avec certitude. Hill (2008) signale que des plantes cultivées au jardin botanique du Lac des fées, à Shenzhen, passent pour des hybrides entre Cycas bifida et Cycas diannanensis, sans spécimen de référence. Dans le commerce horticole, un cultivateur mentionne en 2020 sur le forum des Fous de palmiers un hybride avec Cycas debaoensis ; son origine n’est pas documentée.
Confusions possibles
Plusieurs noms pour une même plante
La principale difficulté tient aux noms. Le long du fleuve Rouge, trois cycas très semblables ont été décrits : Cycas diannanensis (1995), Cycas parvula et Cycas multiovula (1996). Selon Liu, Zhou et Gong (2015), ils ne diffèrent que par la forme de la lame des mégasporophylles (plus découpée chez parvula) ou par le nombre d’ovules et la taille des mégasporophylles (plus grands chez multiovula), et sont presque impossibles à distinguer sans organes reproducteurs. Leur étude génétique de 15 populations n’a trouvé aucune limite nette entre eux : ils proposent de tout réunir sous Cycas diannanensis, ce que suit The World List of Cycads.
Le nom Cycas multiovula pose un problème particulier, car son type est une plante cultivée à Gejiu. Hill (2008) le rangeait sous Cycas guizhouensis, et la Flora of China (1999) sous Cycas szechuanensis. Species+ et la classification de Kew diffusée par GBIF le placent encore sous Cycas guizhouensis. Une plante étiquetée « Cycas multiovula » peut donc être rattachée à l’une ou l’autre espèce selon la source.
La Flora of China (1999) allait plus loin : elle mettait Cycas diannanensis lui-même en synonymie de Cycas taiwaniana. Ce n’est plus l’avis de Hill (2008) ni de The World List of Cycads.
Comment le distinguer des espèces voisines
- Cycas taitungensis, de Taïwan : l’espèce dont les auteurs le rapprochaient ; elle a des feuilles plus courtes et carénées, des folioles étroites (6 à 8 mm) à bords recourbés, un pétiole court et des ovules velus (Guan et Tao 1995 ; Hill 2008).
- Cycas taiwaniana, du sud-est de la Chine : ovules velus selon le protologue ; Hill (2008) le distingue par un pétiole épineux jusqu’à sa base renflée et des cônes mâles de moins de 50 cm.
- Cycas dolichophylla, de la même région : folioles courtes et larges, nettement arrondies à la base, et épines du pétiole longues et fines (Hill 2008).
- Cycas panzhihuaensis, du Sichuan et du nord du Yunnan : feuilles bleutées et dressées, de 70 à 150 cm, folioles de 5 à 7 mm et graines rouges à orangées (Hill 2008).
Taxonomie
Guan Zhongtian, de l’institut d’inventaire et d’aménagement forestier du Sichuan, et Tao Guoda, du jardin botanique tropical de Xishuangbanna, ont décrit Cycas diannanensis en 1995 dans un « rapport préliminaire sur un nouveau cycas du Yunnan ». Le type, récolté par Tao (n° 95014) près du bourg de Manhao, au sud de Gejiu, entre 700 et 1 120 m, est indiqué dans le protologue à l’institut forestier de Chengdu ; Hill (2008) et The World List of Cycads citent un holotype à l’herbier du jardin botanique de Chine du Sud (IBSC). Cette divergence n’a pas pu être résolue.
Hill (2008) place l’espèce dans la section Stangerioides : cônes mâles mous, graines jaunes à chair non fibreuse qui se détache facilement et coque verruqueuse. Il la range dans un sous-groupe à tronc aérien robuste avec Cycas taiwaniana, Cycas hainanensis et Cycas dolichophylla. Il y rattache Cycas parvula, après étude d’un isotype et de plantes vivantes, et Cycas pectinata subsp. manhaoensis, déjà mis en synonymie par Guan et Tao. Liu, Zhou et Gong (2015) y ont ajouté Cycas multiovula. Zheng et ses collègues (2017) parlent pour cette raison d’un « complexe Cycas diannanensis ».
Étymologie et histoire
Selon Haynes (2022), repris par The World List of Cycads, et selon Hill (2008), l’épithète renvoie à Diannan, dans le district de Gejiu (Yunnan). Le protologue donne le nom chinois 滇南苏铁 ; 滇 étant l’abréviation usuelle du Yunnan et 南 signifiant « sud », ce nom peut aussi se lire « cycas du sud du Yunnan », mais aucune source publiée ne commente ce sens.
La description de 1995 est courte : elle compare l’espèce à Cycas taitungensis et à Cycas taiwaniana, la dit rare et « à protéger d’urgence ». Les deux autres noms du complexe ont été publiés dès l’année suivante dans l’ouvrage collectif Cycads in China. Aucune publication ne porte sur l’introduction de l’espèce en culture en Europe ; des graines vendues sous l’étiquette « Mountain form » circulaient chez les amateurs français dès 2008 (voir Culture).
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. Le nom chinois donné par les auteurs est 滇南苏铁 (diannan sutie). Aucun nom anglais attesté n’est documenté.
Dans la nature
Cycas diannanensis est répandu dans le centre et l’est du Yunnan, le long de la vallée du fleuve Rouge (Hong He), de Hekou à Shuangbai (Hill 2008). Il pousse sur des substrats variés, du calcaire au schiste, en général sur des pentes raides en haut des crêtes, entre environ 600 et 1 800 m. Sa végétation d’origine est une forêt sempervirente fermée de la zone des nuages, aujourd’hui souvent réduite à des prairies ou à des broussailles secondaires. Liu, Zhou et Gong (2015) ont étudié 15 populations entre 900 et 2 000 m d’altitude, dans les districts de Chuxiong, Shuangbai, Nanhua, Xinping, Gejiu, Yuanjiang et Yuanyang.
Le protologue décrit la station type, à Manhao, comme des montagnes calcaires escarpées entre les rivières Lüshui et Qingshui, entre 700 et 1 120 m, avec Woodfordia fruticosa et Imperata cylindrica var. major. Il indique une sortie des cônes en janvier et février et une maturité des graines en novembre et décembre. The World List of Cycads mentionne une présence douteuse au nord du Vietnam.
La génétique montre une diversité faible et un déclin ancien, amorcé pendant les glaciations du Quaternaire. Les populations se répartissent en deux groupes géographiques, et celles de l’aval, aux haplotypes les plus originaux, sont à protéger en priorité (Liu, Zhou et Gong 2015).
Statut de conservation et réglementation
L’UICN classe Cycas diannanensis en danger (EN B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)), dans l’évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023. Ces critères signifient une aire de répartition et une zone d’occupation restreintes, des populations fragmentées ou peu nombreuses, et un déclin continu de l’aire, de l’habitat, du nombre de populations et du nombre de plantes adultes (catégorie vérifiée par GBIF et The World List of Cycads ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée). La précédente évaluation, par K.D. Hill, date de 2010. Hill (2008) jugeait l’espèce « modérément abondante sur une zone considérable », mais avec de nombreuses populations appauvries.
Liu, Zhou et Gong (2015) citent comme menaces la fragmentation des milieux, les labours et le pâturage. Zheng et ses collègues (2017) signalent des populations protégées dans la réserve naturelle du mont Dawei, dans une réserve du district de Yuanjiang et, sous le nom de Cycas parvula, dans d’autres réserves du Honghe ; ils relèvent aussi de très petites populations près de Majie et de la centrale hydroélectrique de Huashiban, qu’ils attribuent à une gestion inefficace et au commerce.
En Chine, toutes les espèces de Cycas figurent en première classe sur la liste nationale des plantes sauvages protégées de 2021. Comme toute la famille des Cycadaceae, l’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 (version de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : graines, pollen et plantules en conteneurs stériles ne sont pas soumis à la CITES. Dans l’Union européenne, elle relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97 (annexes fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026). Bases consultées le 19 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Cycas diannanensis reste rare en Europe. En France, des graines vendues sous l’étiquette « Mountain form » ont été diffusées en 2008 parmi les membres du forum des Fous de palmiers : le vendeur les présentait comme issues d’une forme d’altitude, récoltée entre 1 200 et 1 800 m dans la vallée du fleuve Rouge. C’est un argument commercial, sans valeur taxonomique, mais il correspond à la gamme d’altitudes publiée pour l’espèce.
Aucune source ne décrit la culture de l’espèce en détail. En l’absence de données propres, les règles générales des cycas s’appliquent : substrat très drainant, soleil ou lumière vive, arrosages pendant la poussée et sol plus sec en hiver. Dans la nature, l’espèce reçoit des pluies surtout estivales et vit sur des pentes où l’eau ne stagne pas : c’est une déduction tirée de son habitat, pas un résultat de culture.
Le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var, n’a publié aucune observation sur cette espèce. Sur la Côte d’Azur, la plante photographiée en tête de page pousse au jardin de la Serre de la Madone, à Menton ; aucune information n’est documentée sur son âge ni sur son comportement en hiver.
Multiplication
Cycas diannanensis se multiplie par semis. Il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines, qui mûrissent en fin d’année dans la nature (novembre-décembre selon le protologue). Un semeur d’Agen indique sur le forum des Fous de palmiers (2009) une germination au bout d’environ 60 jours, sur un lit de sable, à 30 °C le jour et 19 °C la nuit ; un autre membre du forum obtient une germination en 22 jours (2008). Un cultivateur de Ravenne, sur le forum italien Tropicamente (2009), classe l’espèce parmi les cycas faciles à faire germer, mais signale ailleurs des graines pourries. Aucun protocole propre à l’espèce n’est publié.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur ni aucune maladie propre à Cycas diannanensis n’a été documenté. Comme les autres cycas, il peut héberger des cochenilles, dont la cochenille asiatique des cycas, Aulacaspis yasumatsui, et souffrir de pourritures en sol détrempé : c’est un risque connu au niveau du genre.
Rusticité
Aucune mesure de rusticité n’a été publiée pour Cycas diannanensis. Son altitude, jusqu’à 2 000 m, fait espérer une certaine tolérance au froid, mais aucune donnée climatique sur ses stations n’est publiée, et les rares retours de culture concernent de jeunes plants.
En France
- Côte atlantique, Nantes (sud Loire) : un cultivateur indique sur le forum des Fous de palmiers (septembre 2013) que ses semis de Cycas diannanensis ont passé l’hiver 2012-2013 dans un tunnel avec −4 °C, sous un voile d’hivernage, sans dégâts.
- Sud-Ouest, Agen (Lot-et-Garonne) : un cultivateur indique sur le même forum (juillet 2012) avoir perdu tous ses jeunes plants, âgés d’environ trois ans, lors de la vague de froid de l’hiver 2012 ; il ne précise ni la température ni les conditions de culture.
- Sud Vendée : un cultivateur qui le garde en pot depuis plusieurs années (2015) note une croissance lente mais régulière et n’ose pas encore le planter en pleine terre.
Aucun retour n’est documenté pour le littoral méditerranéen (hors la plante de Menton, sans données), la Bretagne, l’intérieur continental ou la montagne. Aucun sujet adulte en pleine terre n’est documenté en France : sa rusticité reste inconnue.
Repères internationaux
En Italie, un cultivateur de Sabaudia (Latium) indique en novembre 2011 sur le forum Tropicamente que ses Cycas diannanensis, comme ses Cycas panzhihuaensis et Cycas guizhouensis, n’ont eu « aucun problème » lors du −7 °C de décembre précédent, qui a tué beaucoup de palmiers de son jardin ; il ne précise ni la taille des plantes ni la protection. Un visiteur a aussi relevé l’espèce au jardin botanique de Palerme en décembre 2010 (Tropicamente). Ce sont des retours isolés, à confirmer.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité propre à Cycas diannanensis n’est documentée, mais toutes les espèces de Cycas étudiées contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, et un acide aminé neurotoxique, la BMAA, surtout dans les graines. L’ASPCA classe Cycas revoluta parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Considérez la plante comme toxique : graines hors de portée des enfants et des animaux, gants pour les manipuler et, en cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à Cycas diannanensis n’est documenté. Zheng et ses collègues (2017) rappellent seulement que les cycas chinois sont cultivés comme plantes ornementales et vendus pour des usages médicinaux, ce qui contribue au déclin des populations sauvages.
FAQ
Où pousse Cycas diannanensis ?
En Chine, dans le centre et l’est du Yunnan, le long du fleuve Rouge, sur des pentes raides entre environ 600 et 2 000 m. Une présence au nord du Vietnam est possible mais non confirmée.
Cycas parvula et Cycas multiovula sont-ils la même plante ?
Oui, selon la taxonomie suivie par le site. The World List of Cycads les range sous Cycas diannanensis, à la suite d’une étude génétique de 2015. Attention : d’autres sources placent encore Cycas multiovula sous Cycas guizhouensis.
Comment le reconnaître ?
Par ses cataphylles longues de 12 à 20 cm, étroites et piquantes, ses feuilles très longues et brillantes, et ses folioles plates de 9 à 16 mm de large. Les cônes mâles dépassent 50 cm.
Résiste-t-il au froid ?
On ne le sait pas vraiment. De jeunes plants ont supporté −4 °C sous voile à Nantes, mais d’autres ont péri à Agen lors de l’hiver 2012. Un cultivateur italien rapporte des plantes intactes après −7 °C, sans préciser leur taille.
Peut-on le cultiver en pleine terre en France ?
Peut-être sur le littoral méditerranéen, mais aucun essai documenté ne le prouve. Le prudent est de le garder en pot les premières années et de l’abriter du gel.
Est-il menacé ?
Oui, il est classé en danger (2023) : ses populations sont fragmentées, peu diversifiées et en déclin. Il est protégé en Chine et soumis à la CITES.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas diannanensis : https://cycadlist.org/scientific_name/118 — protologue, type (Tao 95014, Manhao, 700-1120 m ; HT IBSC), répartition (Yunnan, ?N Vietnam), EN B1ab+2ab, synonymes (C. multiovula, C. parvula, C. pectinata subsp. manhaoensis), étymologie d’après Haynes (2022). Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée le 19 octobre 2026.
- The World List of Cycads, Cycas guizhouensis : https://cycadlist.org/scientific_name/133 — pour comparaison : C. multiovula n’y figure plus en synonymie. Consultée le 19 octobre 2026.
- Flora of China (eFloras), Cycas taiwaniana : http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=2&taxon_id=200005234 et Cycas szechuanensis : http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=2&taxon_id=200005233 — C. diannanensis et C. pectinata subsp. manhaoensis en synonymie de C. taiwaniana, C. multiovula sous C. szechuanensis. Flore de référence, fiable, mais antérieure aux révisions récentes.
- GBIF (API), Cycas diannanensis : https://api.gbif.org/v1/species/2683305/iucnRedListCategory — catégorie actuelle de la Liste rouge de l’UICN (EN). Infrastructure de données de référence ; consultée le 19 octobre 2026.
- Species+ (UNEP-WCMC), Cycas diannanensis : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/29230/legal — annexe II de la CITES, annexe B de l’UE, Chine, synonyme C. parvulus. Base officielle ; consultée le 19 octobre 2026.
- Gouvernement chinois, liste nationale des plantes sauvages protégées (annonce n° 15 de 2021) : https://www.gov.cn/zhengce/zhengceku/2021-09/09/content_5636409.htm — Cycas spp. en première classe. Texte officiel, lu le 19 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=4504 (germination 2009, pertes de 2012, culture en pot 2015), https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=289508 (Nantes, 2013), https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=39576 (« Mountain form », 2008), https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=484575 (hybride, 2020). Retours datés, cités sans nom.
- Forum Tropicamente : https://www.tropicamente.it/forums/topic/wallichia/ (Sabaudia, novembre 2011) et https://www.tropicamente.it/forums/topic/cycadee-in-vaso/ (Palerme, décembre 2010). Retours datés, cités sans nom.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité de Cycas revoluta pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire américain, fiable ; donnée au niveau du genre.
Bibliographie
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- Chen, C.J. & Stevenson, D.W. (1999). Cycadaceae. In : Wu, Z.Y. & Raven, P.H. (éd.), Flora of China 4. Science Press, Pékin et Missouri Botanical Garden Press, Saint-Louis. [C. diannanensis en synonymie de C. taiwaniana ; version en ligne lue.]
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- Hill, K.D. (2010). Cycas diannanensis. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T42052A10639287. doi:10.2305/IUCN.UK.2010-3.RLTS.T42052A10639287.en [Évaluation précédente ; référence vérifiée sur Crossref.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie ; utilisé par l’intermédiaire de The World List of Cycads.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]