Jardin zoologique tropical, La Londe-les-Maures

Le Jardin zoologique tropical situé à La Londe-les-Maures dans le département du Var, est un établissement animalier qui est enrichi en fil des années de collections de plantes exotiques. Situé à 3 kilomètres du littoral, ce jardin de 5 hectares bénéficie de l’effet de la mer sur le climat local. En effet, les températures extrêmes sont moins importantes que dans l’intérieur des terres. L’acclimatation de nombreuses plantes exotiques en provenance de régions subtropicales est donc facilitée. Le Jardin zoologique tropical s’est spécialisé sur les plantes xérophytes et en particulier sur la culture des yuccas, des nolines et autres agaves.

Si vous êtes de passage dans le département du Var et si vous êtes un jardinier amoureux des parcs et jardins, alors une visite au Jardin zoologique s’impose. En attendant, cet article se propose de vous faire découvrir ou redécouvrir les lieux !

Historique des lieux

Le Jardin zoologique tropical a ouvert ses portes en juillet 1989, sous le nom de Jardin d’oiseaux tropicaux. Mais les racines botaniques des lieux sont plus anciennes, car les lieux avaient été investis par des chercheurs en foresterie. Plusieurs espèces d’Eucalyptus y étaient déjà implantées avant que le parc animalier n’y soit installé.

Le Jardin zoologique tropical côté animaux était au début exclusivement tourné vers les oiseaux. Puis il s’est tourné vers d’autres espèces comme les lémuriens, les singes et les wallabies. Actuellement on y retrouve même des suricates et des tortues. Le parc animalier – ancien jardin ornithologique – s’est ainsi diversifié et a pris son nom actuel de Jardin zoologique tropical en 2009.

Les collections botaniques ont été créées au milieu des années 1990. Car durant les premières années, les végétaux étaient seulement employés pour décorer les volières des oiseaux, ainsi que leurs abords. Ces plantes étaient surtout des bambous du genre Phyllostachys. Les premières plantes qui feront le spectacle seront des fougères arborescentes et notamment de nombreuses Dicksonia antartica. Hélas, ces végétaux n’ont pas survécu jusqu’à maintenant. La sécheresse méditerranéenne – malgré l’arrosage quotidien par brumisation – n’a pas réussi à ces plantes de forêts pluvieuses. Quelques palmiers ont aussi été implantés durant cette période : Syagrus romanzofiana, Phoenix canariensis, Parajubaea torallyi, Sabal bermudana,… Et on peut encore en admirer quelques uns malgré les ravages commis par le papillon palmivore et le charançon rouge du palmier.

Mais c’est le début des années 2000 qui a marqué un tournant dans la vocation botanique du Jardin zoologique tropical. Le Jardin zoologique tropical débute la plantation de succulentes avec comme premières espèces Aloe arborescens et Euphorbia candelabrum. Puis Agave striata, Yucca rostrata, Yucca recurvifolia et Yucca elephantipes. La facilité de ces végétaux incite le directeur des lieux à s’intéresser davantage vers les xérophytes et notamment les représentants de la famille des Agavacées. Le développement des collections botaniques est alors très rapide.

De grandes rocailles seront créées pour recevoir de nombreuses plantes dont beaucoup seront issues d’importation depuis les Etats-Unis. Le Jardin zoologique tropical développe également une pépinière spécialisée en plantes succulentes spécialisé afin de vendre des végétaux aux amateurs et aux professionnels de la région. Les surfaces de ces rocailles représentent plusieurs milliers de mètres carrés.

L’établissement est maintenu considéré comme un parc paysager important dans le département du Var, au même titre que d’autres jardins botanique tel que le Domaine du Rayol. Il a obtenu le label Jardin Remarquable qui lui a été délivré par la Direction régionale des affaires culturelles de la région Sud.

Focus sur les collections botaniques

Le Jardin zoologique tropical est avant tout un parc animalier. Ainsi les collections végétales bénéficient des soins non pas de jardiniers, mais des soigneurs animaliers. Le personnel a ainsi la responsabilité de garder en bonne santé une importante biodiversité, aussi bien végétale qu’animale.

Les collections botaniques sont surtout orientées vers des plantes aux structures impressionnantes. Ici les floraisons ne sont pas privilégiées. Vous ne trouverez pas de roseraie ni même de verger planté de fruitiers. Tempérons nos propos en ajoutant que les plantes australiennes bordent certaines allées et que les floraisons de fin d’hiver et de printemps sont remarquables. Les arbustes se couvrent alors de fleurs et la végétation délivre des parfums puissants.

Les plantes xérophytes américaines

La collection des yuccas est l’une des plus importantes en France et comprend la plupart des taxons connus ainsi que quelques variétés et cultivars horticoles. Certains spécimens sont remarquables de part leur développement : Yucca queretaroensis, Yucca faxoniana et Yucca filifera notamment. La collection des yuccas fait l’objet d’une labellisation par le CCVS : Conservatoire des collections végétales spécialisées.

Les plantes australiennes

Les plantes australiennes étaient déjà présentes avant la création du parc à la fin des années 80. L’arboretum qui occupait les lieux gardait plusieurs espèces d’eucalyptus. Les mimosas d’hiver (Acacia dealbata) avaient aussi investi les lieux, car rappelons-le cette espèce invasive est très présente sur la portion littorale du massif des Maures.

Les eucalyptus sont dispersés sur une grande partie du parc, mais un jardin consacré aux plantes australiennes a été aménagé à côté d’un enclos occupé par un groupe de wallabies. Ce jardin australien repose sur deux bandes de remblai séparée par un petit chemin. Le substrat a été amené à la brouette et le chantier a duré une année et demi.

Les plantes de ce jardin thématique sont pour la plupart des représentantes des genres Grevillea, Acacia, Callistemon et Banksia. D’autres plantes vivaces ajoutent une diversité botanique à l’ensemble : Lomandra longifolia, Hibiscus heterophyllus, Hymenosporum flavum,… Deux beaux sujets de Melaleuca alternifolia représentent ainsi les plantes médicinales des antipodes. Sans oublier des cycadales comme Macrozamia communis, Macrozamia mountperriensis et Macrozamia moorei.

Les cycadales

Les cycas sont aussi représentés par quelques espèces végétales peu communes en horticulture. Bien entendu, de nombreux spécimens de Cycas revoluta ont été planté. Mais le spécialiste reconnaîtra d’autres espèces plus rares comme Cycas panzhihuaensis, Cycas taitungensis et Macrozamia communis.

Cycas panzhihuaensis
Groupe de Cycas panzhihuaensis.

Informations pratiques

Le Jardin zoologique tropical est ouvert au public. Toutefois, les jours et les horaires d’ouverture changent en fonction de la période de l’année. Il est donc recommandé de vous renseigner avant de prévoir un déplacement.

Pour en savoir davantage sur le Jardin zoologique tropical et obtenir un complément d’informations pratiques, consultez le site du Jardin zoologique tropical.