Macrozamia communis

Macrozamia communis est un cycas que l’on retrouve dans certaines régions du sud-est de l’Australie, sur la côté Est de la Nouvelle-Galles du Sud. Comme tous les Macrozamia, il s’agit d’une espèce de croissance lente.

macrozamia communis
Macrozamia communis, cultivé à La Londe-les-Maures dans le Var.

Comment reconnaître cette espèce ?

Macrozamia communis est un cycas qui ne développe généralement pas de stipe. C’est une espèce acaule. Seulement les très vieux sujets développent jusqu’à quelques dizaines de centimètres de hauteur.

Ce caractère acaule permet de le différencier Macrozamia communis d’autres espèces comme Macrozamia moorei que l’on retrouve parfois dans les jardins au climat méditerranéen.

Comme tous les cycas, les feuilles de cette espèce sont pennées. Et les folioles opposées ne forme pas un angle en V, mais restent sur le même plan.

Comment cultiver Macrozamia communis ?

Macrozamia communis est de culture facile, si on lui offre un sol drainant et une exposition mi-ombre. Le plein soleil semble convenir également à cette espèce, mais la présence d’une canopée permet de le protéger quelque peu durant l’hiver des faibles gelées. Ainsi les plantes placées sous l’ombre d’arbres à feuilles persistantes sont moins souvent endommagées par le froid.

Macrozamia communis apprécie quelques apports d’eau en été, si la température est élevée et s’il ne pleut pas. Un arrosage ou deux chaque semaine permettent de stimuler la croissance des plantes. Mais il s’agit d’une espèce capable de survivre à de longues périodes sans irrigation.

La fertilisation permet aussi d’accélérer la croissance des plantes. Mais il convient de ne pas faire d’apport trop important. Les engrais à libération lente sont préférables. On peut les apporter au printemps et ils feront effet tout au long de la saison de pousse. Les engrais organiques sont parfait : corne torréfiée, sang séché,…

Macrozamia communis à l’ombre au Jardin zoologique tropical dans le Var.

Comme toutes les plantes de sous-bois, Macrozamia communis appréciera un paillage de plusieurs centimètres. On placera alors une couche de paille ou de foin sur 5 à 10 centimètres d’épaisseur et sur une surface d’un mètre autour de la plante. Ce paillage permet de garder les racines au frais. Et en se décomposant, il contribue à nourrir le système racinaire de la plante. On peut aussi utiliser un paillage minéral qui permettra aussi de garder un peu de fraîcheur en été et évitera aussi la pousse des mauvaises herbes.

Macrozamia communis est une plante qui est facile à cultiver. Comme pour beaucoup de cycas, tout va se jouer dans le choix de la plante et dans celui du site de culture. Notons aussi que les plantes sont plus facile à maintenir en pleine terre que en pot. De plus, les plantules sont plus sensibles aux maladies des racines que les plantes bien développées. Pour mettre toutes les chances de votre côté, choisissez un cycas avec une base d’au moins 10 centimètres de diamètre.

Quelle est la résistance au froid de cette espèce ?

Macrozamia communis est capable de survivre à des températures négatives jusqu’à -7°C, si elles sont de brève durée. Comme bien souvent les performances de rusticité dépendent de l’état de la plante, de la durée du froid, de l’exposition de la plante au vent et au soleil et de l’humidité du sol.

De taille réduite, cette espèce peut facilement être protégée. On peut ajouter un voile d’hivernage pour protéger le feuillage, puis couvrir d’une épaisse couche de paille la base de la plante, zone où se trouve le méristème de la plante. C’est-à-dire l’unique bourgeon d’où se développent les feuilles.

Cette espèce aura sans doute un comportement en hiver semblable à celui de Cycas revoluta et pourra être cultivée partout où le sagoutier du Japon l’est aussi.