Les aloès sont des plantes grasses – membres de la famille des Aloacées – connues pour les propriétés pharmacologiques de certaines espèces, comme l’Aloe verra. Mais aussi pour l’intérêt ornementale de nombreuses espèces. Les aloès sont pour la plupart des plantes gélives, mais quelques espèces peuvent être cultivées à l’extérieur toute l’année en France, sur les zones littorales. Les autres espèces se gardent facilement en pot et peuvent être abritées durant l’hiver. Elles sont cultivées en pleine terre et à l’extérieur, partout où le climat le permet.
Origine de ces plantes
Ces espèces succulentes sont originaires d’Afrique et du Moyen-Orient. L’Afrique Australe, Madagascar et l’Éthiopie présentent de nombreuses espèces endémiques convoitées des collectionneurs de plantes exotiques. C’est en Afrique du Sud et à Madagascar que l’on rencontre le plus d’espèces endémiques.

Généralités sur la culture des aloès
La culture des aloès est simple et la taille modérée de nombreuses espèces rend possible la collection d’un grand nombre de plantes sur un espace réduit. On peut collectionner des espèces gélives et les rentrer à l’intérieur durant l’hiver.
Semis et soins aux plantules
Les aloès se multiplient facilement par semis. Les graines seront semées dans un substrat drainant entre avril et juin. Un mélange composé de terreau tamisé (pour 2 tiers) et de sable à granulométrie d’environ un millimètre (pour 1 tiers) convient parfaitement pour le semis.

Les graines sont déposées à la surface du substrat et une couche de quelques millimètres de sable grossier les recouvre. Les pots sont arrosés par capillarité. On les place dans une soucoupe contenant de l’eau. La terre va alors rapidement s’humidifier. Les pots sont ensuite placés dans une mini-serre pour permettre la germination. Il ne faut pas placer la mini-serre en plein soleil, car on risque de faire cuire les graines et les jeunes plantes.
Les graines semées au printemps prendront quelques semaines pour germer et les plantules seront suffisamment forts à l’automne pour passer l’hiver. L’année suivante, ces plantules pourront être placées individuellement dans des pots.
Multiplication végétative
De nombreuses espèces se multiplient très facilement, par prélèvement des rejets qui apparaissent au pied de la plante mère. Il est aussi possible de bouturer les espèces arbustives. On place les rejets et les boutures dans un mélange classique pour succulentes qui assure un bon drainage. Dans le midi de la France, il est possible de mettre directement en place les boutures au jardin. L’enracinement des espèces communes – Aloe arborescens, Aloe striatula,… – est très facile et le taux de réussite est proche des 100%.

Culture des plantes
Les aloès – comme la plupart des plantes succulentes – sont de culture aisée. Comme toujours la clés du succès est de planter ces végétaux dans un substrat suffisamment drainant, pour éviter l’apparition de maladies des racines.
Quelques espèces peuvent entrer en repos végétatif durant l’été. Leurs feuilles peuvent alors changer de couleur (elles rougissent) et se recourbent vers le centre de la plante. Il faut donc être prudent durant les arrosages. Les apports d’eau doivent être limités. Ces plantes en dormance seront placées en situation ombragée. Les espèces des montagnes d’Afrique australe peuvent aussi être plus difficiles à cultiver. C’est le cas d’Aloe polyphylla qui n’appréciera pas les températures supérieures à 25 °C.

Espèces du genre Aloe
Si vous souhaitez en savoir plus que les aloès, nous avons préparé quelques fiches pour vous renseigner sur les principales espèces que l’on retrouve en culture aussi bien en pleine terre – là où le climat est favorable – qu’en pot.
Espèces du Moyen-Orient
- Aloe armatissima
- Aloe inermis
- Aloe vacillans
- Aloe yemenica
Espèces d’Afrique de l’Est
- Aloe adigratana
- Aloe ankoberensis
- Aloe camperi
- Aloe cremnophila
- Aloe debrana
- Aloe elegans
- Aloe fimbrialis
- Aloe gilbertii
- Aloe kahinii
- Aloe omoana
- Aloe schelpei
- Aloe trichosantha
Espèces de Madagascar et des Mascareignes
- Aloe capitata
- Aloe divaricata
- Aloe helenae
- Aloe rauhii
- Aloe suarezensis
- Aloe vaombe
Espèces sud-africaines
- Aloe aculeata
- Aloe alooides
- Aloe arborescens
- Aloe arenicola
- Aloe aristata
- Aloe bainesii
- Aloe brevifolia
- Aloe broomii
- Aloe camperi
- Aloe candelabrum
- Aloe castanea
- Aloe castellorum
- Aloe cheranganiensis
- Aloe ciliaris
- Aloe comosa
- Aloe comptonii
- Aloe confusa
- Aloe cooperi
- Aloe cryptopoda
- Aloe dorotheae
- Aloe dichotoma
- Aloe dumetorum
- Aloe excelsa
- Aloe ferox
- Aloe forbesii
- Aloe grandidentata
- Aloe hereroensis
- Aloe hildebrandtii
- Aloe humilis
- Aloe juvenna
- Aloe karasbergensis
- Aloe kedongensis
- Aloe labworana
- Aloe maculata
- Aloe marlothii
- Aloe mitriformis
- Aloe ngobitensis
- Aloe nyeriensis
- Aloe plicatilis
- Aloe polyphylla
- Aloe pratensis
- Aloe x principis
- Aloe pubescens
- Aloe ramosissima
- Aloe reitzii
- Aloe rupestris
- Aloe saponaria
- Aloe speciosa
- Aloe x spinosissima
- Aloe squarrosa
- Aloe striata
- Aloe striatula
- Aloe suzannae
- Aloe tenuior
- Aloe thraskii
- Aloe tomentosa
- Aloe turkanensis
- Aloe vanbahlenii
- Aloe vera
- Aloe vryheidensis
- Aloe zebrina
