Aloe excelsa

Parmi les grands aloès arborescents d’Afrique australe, Aloe excelsa est celui qui intrigue le plus les amateurs de plantes succulentes sous nos latitudes. Plus grand que ses cousins Aloe ferox et Aloe marlothii — il dépasse couramment 5 m sur un tronc unique —, il reste paradoxalement le moins cultivé des trois en Europe et en Amérique du Nord. Cette rareté en culture n’est pas liée à une difficulté particulière : Aloe excelsa est une plante robuste, adaptable et spectaculaire, dont l’inflorescence hivernale d’un rouge sombre à reflets vermillon attire immanquablement le regard. Le frein principal tient à sa disponibilité limitée en pépinière et à la confusion fréquente avec ses deux proches parents, qui fait que de nombreux collectionneurs possèdent un Aloe excelsa sans le savoir — ou, inversement, croient en posséder un alors qu’il s’agit d’un Aloe marlothii.

Cet article se concentre sur la culture pratique de cette espèce, que ce soit en pleine terre dans les régions à hiver doux (littoral méditerranéen, Côte d’Azur, Provence côtière, Ligurie, Andalousie, Algarve) ou en conteneur avec hivernage sous abri pour les jardins plus septentrionaux.

Famille : Asphodelaceae Sous-famille : Asphodeloideae Genre : Aloe Nom accepté (POWO) : Aloe excelsa A.Berger Taxons infraspécifiques : Aloe excelsa var. excelsa ; Aloe excelsa var. breviflora L.C.Leach Noms communs : Aloès du Zimbabwe, Aloès noble

Portrait botanique

Aloe excelsa tire son nom du latin excelsa (« élevé, noble ») en référence à sa stature : c’est le plus haut des aloès à tronc simple du genre Aloe. Un spécimen adulte forme un tronc unique, droit, de 3 à 6 m de hauteur (parfois davantage), gainé dans sa partie supérieure par une jupe de feuilles mortes persistantes qui isole le bois contre la chaleur des feux de brousse. Au sommet trône une rosette compacte d’une vingtaine de feuilles lancéolées, épaisses, profondément canaliculées, d’un vert foncé virant au rougeâtre en conditions de stress hydrique. Les marges portent des dents deltoides brun-rouge. Les jeunes plants sont hérissés d’épines sur les deux faces du limbe, mais ces piquants disparaissent progressivement à mesure que la plante prend de la hauteur, un phénomène ontogénétique commun à plusieurs grands aloès.

L’inflorescence, qui apparaît en plein hiver (juillet à septembre dans l’hémisphère sud, janvier à avril dans l’hémisphère nord), est un panicule ramifié portant 4 à 8 (parfois jusqu’à 15) grappes cylindriques courtes (15 à 25 cm), dressées mais souvent légèrement incurvées. Les fleurs tubulaires, de 3 à 3,5 cm de long, arborent un rouge sombre, écarlate ou vermillon-orangé, avec des étamines saillantes dont les filets tirent sur le pourpre aubergine — une nuance rarement mentionnée dans la littérature formelle mais saisissante sur le vivant. La floraison intervient sur des sujets matures, généralement après 5 à 8 ans de culture à partir d’un plant de pépinière.

Distinguer Aloe excelsa de ses sosies

Hors floraison, Aloe excelsa est quasiment impossible à distinguer de Aloe marlothii et Aloe ferox sur la seule base du port général. Trois critères permettent cependant une identification fiable lorsque la plante fleurit :

L’orientation des grappes florales est le critère décisif. Chez Aloe marlothii, les grappes sont portées horizontalement, ce qui donne à l’inflorescence un aspect largement étalé, en forme de candélabre aplati. Chez Aloe ferox, les grappes sont parfaitement verticales, dressées et rigides. Chez Aloe excelsa, les grappes sont dressées mais présentent une légère incurvation ou inclinaison, ni horizontales ni parfaitement verticales.

La longueur des grappes constitue le second critère. Celles de Aloe ferox mesurent 50 à 80 cm de long et forment de longs cylindres denses. Celles de Aloe excelsa sont nettement plus courtes, de 15 à 25 cm, trapues et compactes.

La couleur du feuillage offre un indice complémentaire. Aloe excelsa présente des feuilles d’un vert plus sombre et plus franc que le gris-vert glauque typique de Aloe marlothii ou le vert terne de Aloe ferox.

Origines et conditions naturelles

Comprendre le milieu d’origine d’Aloe excelsa est essentiel pour réussir sa culture. L’espèce est endémique d’une zone relativement restreinte d’Afrique australe centrée sur le plateau zimbabwéen, avec des extensions vers le Mozambique, la Zambie (gorges du Kafue), le Malawi (mont Mulanje) et, marginalement, le Limpopo sud-africain. On la trouve de 450 à 1 600 m d’altitude, sur des pentes rocheuses, des affleurements granitiques et des kopjes en savane boisée.

Le climat de son aire d’origine est de type subtropical à saison sèche marquée : des étés chauds et humides (25 à 35 °C, 600 à 900 mm de pluie concentrés entre novembre et mars) et des hivers secs et frais (5 à 20 °C en journée, gels légers occasionnels en altitude). Ce profil climatique dicte les grandes lignes de la culture : arrosages généreux et chaleur en été, repos sec et frais en hiver.

L’espèce n’est pas menacée au Zimbabwe, où elle reste commune, mais elle est rare et en déclin dans la partie sud-africaine de son aire. Comme tous les Aloe sauf Aloe vera, elle figure à l’annexe II de la CITES.

Culture en pleine terre sous climat favorable

Quels climats conviennent ?

Aloe excelsa peut être cultivé en pleine terre dans les zones USDA 9b à 11b, soit les régions où la température minimale annuelle moyenne ne descend pas sous –3,9 °C. En France métropolitaine, cela correspond essentiellement au littoral méditerranéen le plus abrité : basse Côte d’Azur (Nice, Menton, Hyères, les îles d’Hyères), certains secteurs du littoral varois et des Alpes-Maritimes protégés du mistral, et quelques microclimats corses. En Italie, la Ligurie côtière, la Sardaigne orientale, la Sicile et la côte amalfitaine offrent des conditions analogues. En Espagne, toute la façade méditerranéenne de Malaga à Barcelone ainsi que les Canaries et les Baléares conviennent.

Le facteur limitant n’est pas seulement le gel absolu, mais la combinaison froid + humidité hivernale. Aloe excelsa est une espèce strictement adaptée aux pluies d’été : dans son habitat naturel, l’hiver est sec. Sous le climat méditerranéen, où les pluies tombent précisément en hiver, le risque principal est la pourriture racinaire par excès d’humidité en sol frais. C’est la différence majeure avec Aloe ferox, qui tolère nettement mieux l’humidité hivernale grâce à son adaptation aux pluies d’hiver du Cap.

Choix de l’emplacement

L’exposition plein sud est non négociable. Adossez la plante à un mur de pierre, un enrochement ou une terrasse maçonnée qui restituera la chaleur accumulée pendant la journée et protégera du vent du nord. Les pentes orientées au sud, les rocailles surélevées et les talus drainants constituent les meilleurs emplacements. Évitez les fonds de vallée et les terrains en cuvette, qui accumulent l’air froid et l’humidité.

Préparation du sol

Le drainage est la clé de la réussite. En terrain naturellement rocheux et filtrant (calcaire fissuré, schiste, granite décomposé), un apport modeste de compost mûr suffit. En sol argileux ou limoneux, il faut créer artificiellement un massif drainant : surélevez la zone de plantation de 30 à 50 cm par rapport au niveau du terrain environnant, en constituant une butte de substrat composé de 60 à 70 % d’agrégats minéraux (pouzzolane, pierre ponce, gravier concassé 5-15 mm, sable grossier de rivière) et de 30 à 40 % de terreau de feuilles ou de compost bien décomposé.

Le pH idéal se situe entre 6,0 et 8,0 — l’espèce tolère les sols légèrement acides comme les sols calcaires, à condition que la structure soit ouverte et drainante.

Plantation

Plantez au printemps, entre avril et juin, lorsque les températures nocturnes restent durablement au-dessus de 12 °C. Cela laisse à la plante une saison complète de croissance pour s’enraciner avant l’hiver. Creusez un trou deux fois plus large que la motte et placez une couche de 10 cm de gravier grossier au fond. Comblez avec le substrat drainant, en veillant à ce que le collet de la plante affleure ou dépasse légèrement le niveau du sol — jamais en dessous, ce qui favoriserait la stagnation d’eau autour du tronc.

Arrosage en pleine terre

Pendant les deux premières années suivant la plantation (phase d’établissement), arrosez copieusement une fois par semaine en été, en laissant le sol s’assécher entre deux apports. Un signe d’excès d’arrosage est le gonflement anormal des feuilles, qui deviennent turgescentes, pâles et luisantes.

Une fois la plante bien établie (troisième année et au-delà), elle est largement autonome. Les pluies estivales méditerranéennes, même modestes, suffisent dans la plupart des cas. Un arrosage d’appoint une à deux fois par mois en été très sec maintient un feuillage d’aspect sain et favorise la croissance du tronc. En automne, réduisez progressivement l’arrosage. En hiver, l’irrigation est à proscrire totalement : le repos sec est impératif pour cette espèce. Si votre région reçoit des pluies hivernales abondantes, envisagez une protection contre la pluie (voile ou auvent temporaire) plutôt qu’un arrosage supplémentaire.

Fertilisation en pleine terre

Un seul apport annuel suffit : épandez en mars-avril un engrais organique à libération lente (corne broyée, farine d’os, ou un engrais complet type NPK 14-14-14) au pied de la plante, à raison de 50 à 80 g par plant. Évitez les apports azotés excessifs, qui produisent une croissance molle et sensible au gel.

Protection hivernale en pleine terre

En zone 10a–11 (minimum hivernal supérieur à –1 °C), aucune protection n’est nécessaire.

En zone 9b (minimum –1 à –4 °C), les hivers normaux ne posent pas de problème si le sol est sec et le drainage excellent. Lors d’épisodes de gel annoncés sous –4 °C, enveloppez temporairement la rosette dans un voile d’hivernage (P30 ou P50) et maintenez-le avec des pinces à linge ou de la ficelle. Retirez le voile dès le retour de températures positives. Ne laissez jamais un voile d’hivernage en place plusieurs jours d’affilée : la condensation sous le voile peut provoquer des pourritures foliaires.

En zone 9a (minimum –4 à –7 °C), la culture en pleine terre devient aléatoire. La survie de la plante dépendra du microclimat, de la maturité du sujet (les grands spécimens résistent mieux que les jeunes) et surtout de la sécheresse du sol. Les données de Brian Kemble (Ruth Bancroft Garden, Californie, zone 9b) montrent que Aloe excelsa survit dans les « low 20s °F » (environ –5 à –6 °C) avec des dégâts foliaires, mais uniquement en substrat parfaitement drainé. En sol humide, ces mêmes températures seraient fatales.

Croissance et développement en pleine terre

La croissance du tronc est lente à modérée. Comptez 8 à 15 ans à partir d’un jeune plant (20 à 30 cm de hauteur) pour obtenir un spécimen sur tronc de 1 m, et 20 à 30 ans pour un arbre atteignant 3 à 4 m. En conditions optimales (zone 10, plein soleil, sol drainant, arrosage estival régulier), la croissance est sensiblement plus rapide. La patience est récompensée : un Aloe excelsa mature est l’un des végétaux succulents les plus spectaculaires qu’il soit possible de cultiver sous climat méditerranéen.

Culture en pot et hivernage

Pour qui ?

La culture en conteneur est la solution pour tous les jardiniers situés en dessous de la zone USDA 9b, c’est-à-dire partout où les températures hivernales descendent régulièrement sous –4 °C. Elle convient également aux jardiniers en zone favorable qui souhaitent déplacer la plante selon les saisons (terrasse en été, serre ou véranda en hiver).

Choix du conteneur

Privilégiez un pot en terre cuite non vernissée, qui permet l’évaporation latérale de l’humidité et réduit le risque de pourriture racinaire. Le diamètre doit être proportionné à la rosette : environ 1,5 fois le diamètre de la couronne foliaire. Prévoyez un trou de drainage large (5 cm minimum) au fond, recouvert d’un tesson de poterie ou d’une grille pour éviter l’obstruction par le substrat.

Pour les grands spécimens (rosette de plus de 60 cm de diamètre), les pots en béton fibré ou en résine épaisse offrent un bon compromis entre masse stabilisatrice et poids transportable. Montez le pot sur un plateau à roulettes pour faciliter les déplacements saisonniers.

Substrat pour la culture en pot

Composez un mélange à dominante minérale :

Pouzzolane ou pierre ponce (calibre 3-8 mm) : 40 %. Sable grossier de rivière (calibre 1-4 mm) : 20 %. Terreau de rempotage de qualité : 30 %. Perlite : 10 %.

Ajoutez une poignée de charbon horticole par pot de 30 cm pour limiter le développement fongique. Ce substrat sèche rapidement après arrosage, tout en retenant suffisamment de nutriments pour alimenter la croissance estivale.

Arrosage en pot

Le cycle d’arrosage en pot est plus exigeant qu’en pleine terre, car le volume de substrat est limité et sèche plus vite.

En été (mai à septembre), arrosez copieusement tous les 7 à 10 jours. Laissez l’excédent s’écouler librement par le trou de drainage. Ne laissez jamais d’eau stagner dans la soucoupe.

En automne (octobre à novembre), réduisez à un arrosage tous les 15 à 20 jours, en laissant le substrat sécher sur la quasi-totalité de son épaisseur entre deux apports.

En hiver (décembre à février), suspendez presque totalement l’arrosage. Un très léger apport (50 à 100 ml pour un pot de 30 cm) une fois par mois suffit pour empêcher la dessiccation complète des racines fines, sans risquer la pourriture. En serre froide, si l’hygrométrie ambiante est supérieure à 60 %, cet arrosage mensuel peut lui-même être supprimé.

Au printemps (mars à avril), reprenez progressivement les arrosages à mesure que la plante sort de dormance et que les températures remontent.

Fertilisation en pot

Apportez un engrais liquide pour cactées et plantes grasses (NPK type 5-10-10 ou 10-10-10), dilué à demi-dose, une fois par mois de mai à août. Cessez toute fertilisation de septembre à avril.

Hivernage en pot

L’hivernage est la phase critique de la culture en conteneur. Deux options s’offrent au jardinier :

Serre froide ou véranda non chauffée. C’est la solution idéale. Maintenez une température minimale de 2 à 5 °C (hors gel), un maximum de lumière directe (fenêtre plein sud, ou éclairage d’appoint LED si la luminosité est insuffisante), et une hygrométrie modérée (40 à 50 %). Aérez par beau temps pour éviter la condensation. La plante reste en dormance, ne pousse pas et n’a besoin que de très peu d’eau.

Pièce fraîche et lumineuse dans la maison. Si vous ne disposez pas de serre, placez la plante devant la fenêtre la plus lumineuse de votre habitation (orientation sud ou sud-ouest). Maintenez la température entre 8 et 15 °C si possible — un couloir non chauffé, une cage d’escalier vitrée ou une chambre peu chauffée conviennent. Évitez de placer la plante près d’un radiateur, d’une bouche de ventilation ou d’un passage de courants d’air froid. L’air sec du chauffage central est toléré par Aloe excelsa, mais un excès de chaleur (supérieur à 20 °C en hiver) perturbe la dormance et peut empêcher la floraison au printemps suivant.

Rempotage

Rempotez tous les 2 à 3 ans au printemps (avril-mai), lorsque les racines occupent la totalité du pot. Choisissez un pot d’un diamètre supérieur de 5 cm au précédent. Profitez du rempotage pour inspecter les racines : supprimez les portions nécrosées ou molles, laissez sécher les plaies de taille 48 heures avant de rempoter dans du substrat frais. Ne reprenez l’arrosage que 5 à 7 jours après le rempotage.

Multiplication

Aloe excelsa est une espèce solitaire : contrairement aux aloès buissonnants comme Aloe arborescens ou Aloe maculata, elle ne produit pas naturellement de rejets basaux (sauf si le bourgeon terminal est endommagé, auquel cas plusieurs têtes peuvent se former). La multiplication se fait donc presque exclusivement par semis.

Semez les graines au printemps, en surface, sur un substrat de vermiculite fine ou de perlite humidifiée, dans des terrines couvertes d’un film transparent pour maintenir l’humidité. Température optimale de germination : 22 à 28 °C. La levée intervient généralement sous 7 à 14 jours. Repiquez les plantules en godets individuels lorsqu’elles atteignent 3 à 4 cm de hauteur (environ 6 mois). Attention : les aloès s’hybrident facilement entre eux. Si vous possédez d’autres espèces d’Aloe fleurissant en même temps, une pollinisation croisée par les insectes est probable et les semis qui en résulteront seront des hybrides.

Ravageurs et maladies

Aloe excelsa est une plante globalement résistante, mais quelques problèmes méritent d’être surveillés.

La pourriture du collet et des racines est l’ennemi numéro un, surtout en pot et en climat méditerranéen humide en hiver. Elle se manifeste par un ramollissement de la base du tronc, un brunissement des feuilles les plus basses et une odeur fétide. Le traitement consiste à dégager la base du plant, supprimer les tissus nécrosés, laisser sécher et rempoter dans un substrat neuf. La prévention repose entièrement sur le drainage et la suppression de l’arrosage hivernal.

Les cochenilles farineuses et les cochenilles à bouclier colonisent parfois la base des feuilles ou le tronc. Un traitement à l’huile blanche (huile de paraffine horticole) ou au savon noir en pulvérisation est efficace. Inspectez la plante au printemps, lors de la reprise de végétation.

Les pucerons peuvent infester les hampes florales en formation. Les fourmis qui circulent sur le tronc sont souvent le premier indice d’une présence de pucerons ou de cochenilles : éliminez les fourmis pour supprimer l’élevage qu’elles pratiquent.

Les acariens (araignées rouges) peuvent apparaître par temps chaud et sec, surtout sur les plantes cultivées en serre. Augmentez l’hygrométrie par des brumisations foliaires et traitez au soufre mouillable ou à l’huile de neem si nécessaire.

Bibliographie

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Van Wyk, B.-E. & Smith, G.F. (2014). Guide to the Aloes of South Africa. 3e éd. Briza Publications, Pretoria. 376 p.

Ressources en ligne

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