Le genre Aeonium

Le genre Aeonium Webb & Berthel. (Crassulaceae, sous-famille des Sempervivoideae, tribu des Aeonieae) rassemble une quarantaine d’espèces de plantes succulentes subtropicales, cultivées de longue date pour leurs rosettes décoratives et leur port souvent arborescent. Le nom du genre dérive du grec ancien aiônios (αἰώνιος), signifiant « éternel » ou « sans âge », en référence à la longévité des rosettes (Eggli & Newton, 2004). Le genre a été formellement décrit par Philip Barker Webb et Sabin Berthelot en 1840 dans leur Histoire naturelle des Îles Canaries. Beaucoup d’espèces avaient auparavant été décrites sous Sempervivum L. par Linné et ses successeurs.

Le genre Greenovia Webb & Berthel. (1843), autrefois reconnu comme distinct sur la base de ses rosettes en forme de coupe fermée et de ses fleurs très polymères, a été intégré à Aeonium par Mes (1995) à la suite d’analyses phylogénétiques moléculaires (ADN chloroplastique), confirmées par Mort et al. (2002) et Nyffeler (2003). Les quatre espèces de l’ancien genre Greenovia constituent désormais la section Greenovia au sein d’Aeonium.

Aeonium appartient au « clade Aeonium » de la sous-famille des Sempervivoideae, qui inclut également Aichryson Webb & Berthel. (15 espèces) et Monanthes Haw. (11 espèces), tous essentiellement macaronésiens. Ce clade est sœur du clade Sempervivum dans les analyses phylogénétiques récentes (Messerschmid et al., 2020). La phylogénie interne du genre a été considérablement clarifiée par l’étude ddRADseq de Messerschmid et al. (2023, Annals of Botany 131 : 697–722), qui a produit la première phylogénie pleinement résolue et datée du genre. La monographie la plus récente du genre est celle de Cristini (2022, Piante Grasse 42, Supplément : 1–225).

Répartition naturelle du genre Aeonium

Le genre Aeonium est un cas emblématique de radiation insulaire macaronésienne. Son centre de diversité se situe aux îles Canaries, où l’on rencontre la grande majorité des espèces. Quelques espèces s’étendent à Madère, au Cap-Vert et au sud-ouest du Maroc. Seules deux espèces — Aeonium leucoblepharum et Aeonium stuessyi — sont disjointes en Afrique de l’Est (Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Soudan) et dans le sud-ouest de la péninsule arabique (Yémen). Une espèce récemment décrite, Aeonium lavranosii-newtonii Mellie Lewis (2024), est endémique du Yémen.

Aux Canaries, les espèces présentent un schéma remarquable de spéciation insulaire : chaque île possède ses endémiques stricts, et la spéciation intra-insulaire (par isolement écologique entre étages altitudinaux ou versants opposés) est aussi fréquente que la spéciation inter-insulaire (Messerschmid et al., 2023). Les habitats vont des zones côtières arides (étage xérophytique, Aeonium balsamiferum) aux laurisylves humides (Aeonium canariense, Aeonium cuneatum) en passant par les étages montagnards sous le couvert des pins (Aeonium spathulatum).

Plusieurs espèces, en particulier Aeonium arboreum et Aeonium haworthii, se sont largement naturalisées dans les régions méditerranéennes (Portugal, Espagne continentale, France, Italie, Sicile, Sardaigne, Grèce), en Californie, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Écologie et biologie

Les Aeonium sont des succulentes foliaires aux feuilles disposées en rosettes denses et étalées, portées par des tiges ligneuses simples ou ramifiées. Leur trait biologique le plus caractéristique est la monocarpie de la rosette : chaque rosette ne fleurit qu’une seule fois, puis meurt. Chez les espèces ramifiées, seule la rosette florifère meurt tandis que les autres poursuivent leur croissance. Chez les espèces non ramifiées et strictement monocarpiques (Aeonium tabuliforme, Aeonium nobile, espèces de la section Greenovia), la mort de la rosette signifie la mort de l’individu. La seule exception est Aeonium simsii, qui peut refleurir.

L’écologie de croissance suit un rythme méditerranéen inversé : la période de croissance active s’étend de l’automne au printemps (saison fraîche et humide), tandis que de nombreuses espèces entrent en dormance estivale marquée, perdant leurs feuilles inférieures et refermant partiellement leurs rosettes. Ce phénomène est particulièrement spectaculaire chez les espèces de la section Greenovia, dont les rosettes se referment en coupe serrée pendant l’été, protégeant le méristème apical sous une gaine de feuilles desséchées.

La pollinisation est principalement entomophile (abeilles, mouches, coléoptères), les inflorescences pyramidales bien développées produisant un nectar abondant. L’hybridation naturelle entre espèces sympatriques est fréquente aux Canaries et joue un rôle important dans la diversification du genre (Arango, 2024). Les principales barrières prézygotiques sont la séparation géographique des populations et les décalages dans les périodes de floraison.

Adaptations à l’aridité et photosynthèse

Contrairement à de nombreuses Crassulaceae, les Aeonium ne sont pas des plantes désertiques mais plutôt des succulentes de climats méditerranéens à subtropicaux, adaptées à des épisodes de sécheresse saisonnière plutôt qu’à une aridité permanente. Leur photosynthèse est de type C3 avec une capacité de CAM facultative (CAM cycling) chez certaines espèces sous stress hydrique. Cela les distingue nettement des Crassula sud-africains, souvent en CAM obligatoire.

Leurs principales adaptations à la sécheresse comprennent : une succulence foliaire modérée, une cuticule cireuse épaisse (parfois collante et balsamique, comme chez Aeonium balsamiferum et Aeonium lindleyi), la fermeture de la rosette en boule ou en coupe pendant la dormance estivale, et une remarquable capacité de reproduction végétative par bouture de tige, permettant une recolonisation rapide après perturbation. Les espèces des zones côtières arides (Aeonium balsamiferum, Aeonium lancerottense) développent des cuticules plus épaisses et des tiges plus succulentes que les espèces de laurisylve.

Classification infragénérique et liste des espèces

La classification infragénérique présentée ci-dessous suit le système de Liu (1989, anatomie et systématique), révisé par Mes (1995, sections moléculaires) et affiné par Messerschmid et al. (2023, phylogénie ddRADseq). Neuf sections sont reconnues. La liste des espèces intègre POWO (Kew, 2026), Cristini (2022) et les descriptions récentes (Lewis, 2024 ; Malkmus-Hussain, 2022).

Section Aeonium

La section type du genre regroupe les espèces arborescentes les mieux connues, à tige robuste et ramifiée portant de grandes rosettes terminales. Les fleurs sont typiquement jaune doré, regroupées en imposantes inflorescences pyramidales. C’est la section la plus largement cultivée du genre. Aeonium arboreum (L.) Webb & Berthel. en est l’espèce la plus répandue et la plus polymorphe, avec trois sous-espèces reconnues et de nombreux cultivars (dont le célèbre ‘Zwartkop’ / ‘Schwarzkopf’ au feuillage pourpre presque noir). La phylogénie de Messerschmid et al. (2023) divise cette section en deux clades principaux (« Arboreum I » et « Arboreum II »), mais la monophylie de la section dans son ensemble reste débattue.

Espèces :

Section Canariensia Liu

La section Canariensia regroupe des espèces aux très grandes rosettes aplaties, souvent subsessiles ou portées sur une tige courte et trapue, dont les feuilles sont typiquement larges, veloutées et couvertes de poils glandulaires collants. Ce sont des plantes de laurisylve et des zones humides ombragées — parmi les plus impressionnantes du genre. Aeonium canariense (L.) Webb & Berthel. peut former des rosettes atteignant 50 cm de diamètre, ce qui en fait l’une des plus grandes Crassulaceae au monde en termes de diamètre de rosette. Cinq sous-espèces sont reconnues pour Aeonium canariense. Ce clade est solidement soutenu comme monophylétique.

Espèces :

Section Chrysocome (Webb & Berthel.) Liu

La section Chrysocome (du grec chrysos, or, et komê, chevelure) ne contient qu’une seule espèce, Aeonium spathulatum, qui se distingue par son port arbustif densément ramifié à rameaux grêles portant de petites rosettes spatulées. C’est une espèce montagnarde, qui pousse dans la pinède canarienne et en zone d’altitude, entre 600 et 2 000 m. Sa position phylogénétique reste instable selon les analyses (parfois sœur de la section Greenovia, parfois sœur d’Aeonium smithii).

Espèce :

Section Goochiae Liu

La section Goochiae regroupe des espèces buissonnantes à petites rosettes, souvent pubescentes et visqueuses, formant des touffes denses. Les feuilles sont petites, spatulées, et portent fréquemment des poils glandulaires qui leur donnent une qualité collante et parfumée. Cette section est soutenue comme monophylétique dans toutes les analyses. Les espèces sont distribuées entre Tenerife, La Gomera et La Palma.

Espèces :

  • Aeonium goochiae Webb & Berthel.
  • Aeonium lindleyi Webb & Berthel. (incluant la sous-espèce viscatum)
  • Aeonium smithii (Sims) Webb & Berthel.

Section Greenovia (Webb & Berthel.) T.Mes

La section Greenovia correspond à l’ancien genre Greenovia Webb & Berthel. (1843). Ses membres se distinguent de tous les autres Aeonium par leurs rosettes qui se referment en coupe ou en urne serrée pendant la dormance estivale, par leurs fleurs très polymères (jusqu’à 32 pièces par verticille) et par l’absence de nectaires floraux — caractère partagé avec les sections Chrysocome et Petrothamnium. Ce sont des plantes strictement monocarpiques à rosette solitaire ou rarement cespiteuse. La section est confirmée comme monophylétique dans toutes les analyses. La diversification de la section a commencé il y a environ 2,11 millions d’années (Messerschmid et al., 2023).

Espèces :

  • Aeonium aizoon (Bolle) T.H.M.Mes
  • Aeonium aureum (C.Sm. ex Hornem.) T.H.M.Mes
  • Aeonium diplocyclum (Webb ex Bolle) T.H.M.Mes
  • Aeonium dodrantale (Willd.) T.H.M.Mes

Section Leuconium A.Berger

La section Leuconium est la section la plus diversifiée du genre. Elle regroupe de grandes espèces, souvent monocarpiques et non ramifiées, à rosettes imposantes portées par une tige unique. Les feuilles sont généralement grandes, spatulées à oblancéolées, et les inflorescences comptent parmi les plus spectaculaires du genre. Aeonium nobile (Praeger) Praeger produit de remarquables inflorescences cuivrées rougeâtres. Aeonium urbicum (C.Sm. ex Hornem.) Webb & Berthel. peut former des rosettes de 50 cm sur des tiges atteignant 2 m. La section comprend plusieurs espèces récemment décrites ou élevées au rang spécifique, comme Aeonium pseudourbicum et Aeonium escobarii.

Espèces :

  • Aeonium appendiculatum Bañares
  • Aeonium calderense Malkm.-Huss.
  • Aeonium castello-paivae Bolle
  • Aeonium davidbramwellii H.Y.Liu
  • Aeonium escobarii J.G.Acebes
  • Aeonium gomerense (Praeger) Praeger
  • Aeonium hierrense (R.P.Murray) Pit. & Proust
  • Aeonium nobile (Praeger) Praeger
  • Aeonium pseudourbicum Bañares
  • Aeonium rubrolineatum Svent.
  • Aeonium tabuliforme (Haw.) Webb & Berthel.
  • Aeonium urbicum (C.Sm. ex Hornem.) Webb & Berthel.
  • Aeonium valverdense (Praeger) Praeger

Section Patinaria (Webb & Berthel.) Liu

La section Patinaria est endémique de l’archipel de Madère. Elle ne comprend qu’une seule espèce, Aeonium glandulosum, caractérisée par ses grandes rosettes aplaties sur tiges courtes, à feuilles largement spatulées et marges glandulaires collantes. C’est une plante des falaises et murailles de la zone de laurisylve madérienne. La colonisation de Madère par le clade incluant cette section est datée d’environ 2,48 millions d’années (Messerschmid et al., 2023).

Espèce :

  • Aeonium glandulosum (Aiton) Webb & Berthel.

Section Petrothamnium A.Berger

La section Petrothamnium (du grec petros, pierre, et thamnion, petit buisson) regroupe des espèces densément ramifiées et arbustives, à petites rosettes, adaptées aux substrats rocheux. Les feuilles sont petites, souvent épaissies et parfois visqueuses. Comme la section Greenovia, les espèces de cette section sont dépourvues de nectaires floraux. Aeonium sedifolium (Webb ex Bolle) Pit. & Proust, aux feuilles évoquant celles d’un Sedum, en est le représentant le plus largement cultivé.

Espèces :

  • Aeonium saundersii Bolle
  • Aeonium sedifolium (Webb ex Bolle) Pit. & Proust

Section Pittonium (Webb & Berthel.) Liu

La section Pittonium est la seconde section endémique de l’archipel de Madère (avec la section Patinaria). Elle ne comprend qu’une seule espèce, Aeonium glutinosum, arbuste ramifié à rosettes terminales visqueuses, très commun sur les falaises et murailles de Madère et des îles Desertas. C’est l’une des plantes les plus emblématiques de la flore madérienne. La présence de deux sections distinctes d’Aeonium à Madère suggère deux événements indépendants de colonisation depuis les Canaries.

Espèce :

Espèces extra-macaronésiennes (Afrique de l’Est et péninsule arabique)

Trois espèces d’Aeonium se rencontrent en dehors de la Macaronésie, en Afrique de l’Est et dans le sud-ouest de la péninsule arabique, constituant une remarquable disjonction biogéographique. Ces espèces sont phylogénétiquement nichées au sein de la section Aeonium. Aeonium leucoblepharum Webb ex A.Rich. est un arbuste succulent rupicole rencontré en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda, au Soudan et au Yémen, entre 1 500 et 3 000 m d’altitude. Aeonium stuessyi H.Y.Liu est connu d’Éthiopie, du Kenya et de Tanzanie, où il pousse souvent en épiphyte. Aeonium lavranosii-newtonii Mellie Lewis, décrit en 2024, est endémique du Yémen.

Espèces :

Généralités sur la culture des Aeonium

Les Aeonium comptent parmi les succulentes les plus accommodantes en culture, mais leur cycle inversé (croissance hivernale, dormance estivale) déroute encore beaucoup d’amateurs habitués aux cactées et aux Echeveria. Comprendre ce calendrier physiologique est la clé d’une culture réussie.

Climat et rusticité. En climat méditerranéen côtier, la majorité des espèces et cultivars peuvent être conduits en pleine terre. Les zones USDA acceptables vont jusqu’à 9b, voire 10a en stations littorales abritées (la zone 10a constitue le maximum réellement observé en France métropolitaine). Au-delà du seuil de –3 à –4 °C, des dégâts foliaires apparaissent ; sous –6 °C, la plupart des espèces sont détruites. Les espèces de Madère (Aeonium glandulosum, Aeonium glutinosum) et des laurisylves canariennes (Aeonium canariense, Aeonium cuneatum) sont parmi les plus sensibles au gel. Les espèces de basses altitudes côtières (Aeonium balsamiferum, Aeonium lancerottense) supportent un peu mieux le froid sec mais redoutent l’humidité hivernale combinée. En climat continental ou montagnard, la culture en pot est obligatoire, avec hivernage en serre froide hors gel ou en véranda lumineuse.

Exposition. Plein soleil en climat tempéré, mi-ombre sous climat très chaud (au-dessus de 30 °C l’après-midi en été). L’exposition au soleil intensifie les pigmentations anthocyanes, particulièrement chez les cultivars sombres (‘Zwartkop’, ‘Velour’, ‘Cyclops’) et chez la forme botanique d’Aeonium arboreum var. atropurpureum. À l’inverse, une exposition trop ombragée provoque l’étiolement des tiges et la perte des couleurs. Les espèces de laurisylve (Aeonium canariense, Aeonium cuneatum, Aeonium glandulosum) tolèrent une ombre légère, bénéfique en été méditerranéen.

Substrat et drainage. Substrat parfaitement drainant indispensable : 50 % de matière minérale (pouzzolane fine, pumice, gravier) et 50 % de matière organique (terre de jardin sableuse ou terreau pour cactées). Le pH neutre à légèrement alcalin convient à la majorité des espèces. En pot, privilégier les contenants en terre cuite, qui favorisent l’évaporation et limitent les risques de pourriture racinaire.

Arrosage. L’erreur la plus fréquente consiste à arroser les Aeonium selon le calendrier des cactées, c’est-à-dire copieusement en été et peu en hiver. Or, ces plantes sont en repos végétatif estival : l’arrosage doit être réduit à un minimum vital pendant les mois chauds (juin–août en climat méditerranéen), à raison d’un léger apport tous les 15 à 20 jours pour les sujets en pot, et nul pour les sujets en pleine terre dans les régions à pluviométrie estivale faible. La reprise de croissance s’amorce avec les premières pluies d’automne ; c’est à cette saison et au printemps que les arrosages doivent être plus fréquents (tous les 7 à 10 jours pour les sujets en pot). En hiver, les arrosages restent modérés mais réguliers, en évitant les périodes de gel.

Fertilisation. Apports modérés d’engrais à dominante phospho-potassique (NPK 5-10-10 ou équivalent succulentes) une à deux fois par an, en automne et au printemps, suffisent largement. Les excès d’azote provoquent des rosettes molles, sensibles aux maladies fongiques et au froid.

Ravageurs et maladies. Les principaux problèmes en culture sont les cochenilles farineuses (Planococcus citri, Pseudococcus longispinus) qui s’installent au cœur des rosettes et entre les feuilles, les pucerons sur les jeunes inflorescences, et localement les attaques d’otiorhynques sur les racines en pot. Les pourritures basales (Fusarium, Phytophthora) apparaissent en cas d’arrosage excessif en été, particulièrement sur les espèces les plus succulentes (Aeonium nobile, Aeonium tabuliforme, espèces de la section Greenovia). Les espèces visqueuses (section Goochiae, Aeonium glutinosum) sont peu sensibles aux ravageurs grâce à leurs trichomes glandulaires.

Multiplication des Aeonium

La multiplication des Aeonium est remarquablement aisée et constitue l’un des grands attraits du genre.

Bouturage de tige. C’est la méthode de référence, applicable à toutes les espèces ramifiées et à tous les cultivars. Prélever une rosette terminale avec 5 à 10 cm de tige, en automne ou au printemps de préférence, à l’aide d’un sécateur propre. Laisser cicatriser la coupe à l’air libre, à l’ombre et au sec, pendant 5 à 10 jours selon la grosseur du diamètre coupé. Planter ensuite la bouture dans un substrat très drainant maintenu à peine humide. L’enracinement intervient en 2 à 6 semaines selon la température (optimum 18–22 °C). Les boutures placées en automne s’enracinent plus rapidement que celles placées au printemps, conformément au cycle végétatif inversé du genre.

Bouturage de feuille. Contrairement à Echeveria, Graptopetalum ou Sedum, les Aeonium se prêtent mal à la multiplication par feuilles isolées. Le pétiole ne porte pas de méristème dormant capable de régénérer une rosette complète. Quelques essais isolés sont parfois cités avec succès, mais le rendement reste anecdotique et imprévisible.

Semis. Réservé aux espèces botaniques pures et à la recherche d’hybrides. Les graines, très fines, sont semées en surface sur un substrat finement tamisé et maintenu humide par capillarité, à 15–20 °C, sous lumière diffuse. La germination intervient en 2 à 4 semaines. Les semis de cultivars ne reproduisent pas le pied-mère et donnent des descendants variables, généralement proches du type sauvage : tous les cultivars doivent donc être propagés exclusivement par voie végétative.

Division de touffe. Possible chez les espèces cespiteuses (Aeonium haworthii, Aeonium sedifolium, Aeonium decorum) en séparant les rosettes latérales déjà enracinées au pied de la touffe. Méthode rapide mais limitée en nombre de plants produits.

Hybridation contrôlée. Les amateurs avertis peuvent reproduire les croisements historiques de Jack Catlin, en transférant manuellement le pollen d’une espèce à une autre au moment de la floraison. Les barrières de compatibilité interspécifique sont faibles au sein du genre, et de nombreux hybrides naturels existent déjà aux Canaries (Arango, 2024).

Cultivars et obtentions horticoles : classement par origine géographique

Le genre Aeonium a généré une remarquable diversité de cultivars par hybridation délibérée et sélection de mutations spontanées (sports), notamment des formes panachées. La liste qui suit organise les principaux cultivars selon leur origine géographique et l’obtenteur, lorsqu’il est connu. Près de 200 noms de cultivars circulent dans le commerce international, en particulier parmi les sélections panachées asiatiques récentes ; la sélection ci-dessous regroupe les obtentions historiquement et commercialement les plus significatives.

Tous les cultivars d’Aeonium doivent être propagés végétativement (bouture de tige) pour conserver leurs caractéristiques.

Origine européenne historique (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne)

Les premiers cultivars d’Aeonium sont apparus dans les pépinières européennes du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, principalement comme sélections clonales d’Aeonium arboreum ou comme sports panachés.

  • Aeonium ‘Atropurpureum’ — Forme botanique foncée d’Aeonium arboreum, cultivée en Europe depuis le XIXᵉ siècle. Pourpre marron, plus claire que ‘Zwartkop’ avec un cœur vert apparent. Souvent confondue avec ‘Zwartkop’ dans le commerce. Strictement, il s’agit d’Aeonium arboreum var. atropurpureum plutôt que d’un cultivar.
  • Aeonium ‘Zwartkop’ (syn. ‘Schwarzkopf’, ‘Arnold Schwartzkopff’) — Cultivar d’Aeonium arboreum découvert dans une pépinière de Leyde, aux Pays-Bas, et décrit par B.K. Boom dans Succulenta (1959). Rosettes brillantes presque noires de 20 cm, arbuste ramifié de 90 à 120 cm. Référence absolue parmi les Aeonium sombres. RHS Award of Garden Merit (1993).
  • Aeonium ‘Albovariegatum’ — Sport ancien d’Aeonium arboreum à feuilles vertes marginées de blanc crème. Port arborescent jusqu’à 90 cm. Variégation modérément stable.
  • Aeonium ‘Luteovariegatum’ — Sport ancien d’Aeonium arboreum à feuilles vertes marginées de jaune doré. Port semblable à ‘Albovariegatum’.

Origine nord-américaine (Californie, États-Unis)

La Californie est le centre d’hybridation moderne le plus prolifique du genre, sous l’impulsion notamment de l’obtenteur Jack Catlin et des grandes pépinières commerciales comme Altman Plants.

Hybrides de Jack Catlin (Californie, fin du XXᵉ siècle)

Jack Catlin (années 1920–2010) a utilisé Aeonium arboreum ‘Zwartkop’, Aeonium undulatum, Aeonium tabuliforme, Aeonium canariense et Aeonium simsii comme géniteurs de référence, produisant la plupart des cultivars d’Aeonium aujourd’hui largement diffusés.

  • Aeonium ‘Cyclops’Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ × Aeonium undulatum. Rosettes géantes de plus de 20 cm, bronze rougeâtre profond avec un cœur vert vif (l’« œil de cyclope » qui donne son nom au cultivar). Plante atteignant 90 à 120 cm. Reflet métallique. Plant sœur de ‘Voodoo’. Diffusé sous la référence ISI 95-11.
  • Aeonium ‘Voodoo’ — Même parenté que ‘Cyclops’ (Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ × Aeonium undulatum). Grandes rosettes pourpre bronze sombre, équilibre de couleurs légèrement différent de ‘Cyclops’. Moins diffusé.
  • Aeonium ‘Velour’Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ × Aeonium canariense. Pourpre noir velouté très foncé, grandes rosettes (20 à 25 cm). Comparable à ‘Zwartkop’ mais avec des rosettes plus larges et une texture plus douce héritée du parent canariense.
  • Aeonium ‘Blushing Beauty’ — Aeonium canariense × Aeonium arboreum ‘Zwartkop’. Rosettes moyennes qui passent du vert au rose puis au bronze rougeâtre selon la saison et l’exposition. Caractérisée par un parfum prononcé. RHS AGM.
  • Aeonium ‘Plum Purdy’ — Même parenté que ‘Blushing Beauty’ (Aeonium canariense × Aeonium arboreum ‘Zwartkop’), plant sœur. Rosettes pourpre prune, moins variégées que ‘Blushing Beauty’.
  • Aeonium ‘Jack Catlin’ — Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ × Aeonium tabuliforme. Rosettes compactes, basses, bourgogne sombre, plus aplaties et plus ouvertes que les hybrides typiques d’arboreum. Distinctif et relativement rare.
  • Aeonium ‘Zwartkin’ — Même parenté que ‘Jack Catlin’ (Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ × Aeonium tabuliforme), sélection différente. Rosettes basses, sombres, compactes.
  • Aeonium ‘Cabernet’ — Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ × Aeonium simsii. Plante compacte, cespiteuse, à rosettes sombres héritant du port bas de simsii et de la couleur de ‘Zwartkop’.
  • Aeonium ‘Ballerina’ — Hybride de Jack Catlin à marges foliaires ondulées et frisées, créant une rosette à l’aspect frangé. Parenté incertaine.

Sélections commerciales américaines (Altman Plants, années 2000–2020)

  • Aeonium ‘Mardi Gras’ — Cultivar multicolore dont les rosettes affichent du vert, du crème, du rose et du rouge selon des motifs variables. Taille moyenne, port ramifié. Introduction Altman Plants. L’un des premiers Aeonium multicolores largement diffusés.
  • Aeonium ‘Fiesta’ — Introduction brevetée d’Altman Plants. Rosettes compactes à panachure rose vif, vert et crème. Palette de couleurs comparable à ‘Mardi Gras’ mais port plus compact.
  • Aeonium ‘Carnival’ — Nom commercial appliqué à plusieurs sélections multicolores (parfois un groupe plutôt qu’un cultivar unique). Rosettes striées de rose, rubis, crème et vert ; parenté probable incluant ‘Zwartkop’ ou ‘Garnet’ croisé avec des formes panachées. Commercialisé par Altman Plants.

Origine britannique (Royaume-Uni)

Le Royaume-Uni est historiquement actif dans la sélection d’Aeonium, à la fois par la RHS (jurys d’attribution des Awards of Garden Merit) et par la pépinière Surreal Succulents (Cornouailles), créatrice de la majorité des hybrides intergénériques × Semponium.

  • Aeonium ‘Sunburst’ (syn. ‘Copper Pinwheel’) — Grand cultivar panaché, sport probable d’Aeonium davidbramwellii ou hybride. Rosettes de plus de 30 cm, feuilles vertes et crème variégées à marges roses à cuivrées au soleil. Arbuste ramifié de 60 à 90 cm. L’une des succulentes panachées les plus cultivées au monde. RHS AGM.
  • Aeonium ‘Ice Warrior’ — Cultivar gris-vert à bleu glacé, utilisé comme géniteur dans la sélection × Semponium par Surreal Succulents.

Origine asiatique (Chine, Corée du Sud, Japon, Thaïlande)

Depuis les années 2010, une vague de nouvelles sélections panachées et multicolores est apparue dans les pépinières chinoises, sud-coréennes, japonaises et thaïlandaises. Certaines de ces obtentions atteignent des prix très élevés sur les marchés de collectionneurs.

  • Aeonium ‘Pink Witch’ — Hybride à parenté complexe d’origine asiatique, rosettes à zonation rose et verte marquée.
  • Aeonium ‘Ink Painting’ (parfois confondue avec ‘Ecstasy’) — Sport variégé d’Aeonium arboreum ‘Zwartkop’ à panachure crème-pourpre instable. Spectaculaire mais imprévisible. Très prisé dans les cercles de collectionneurs asiatiques.
  • Aeonium ‘Scarlet Ink’ — Sélection issue de la lignée ‘Ink Painting’ à coloration rouge intensifiée.
  • Aeonium ‘Wonderland’ — Parenté complexe (‘Mardi Gras’ → ‘Ink Painting’ → ‘Scarlet Ink’ → ‘Wonderland’). Rosettes multicolores vives.
  • Aeonium ‘Medusa’ — Cultivar multicolore stable à panachure rose, verte et crème. Port sinueux et ramifié donnant aux rosettes un aspect de têtes colorées de Méduse. L’une des introductions récentes les plus stables.

Hybrides intergénériques × Semponium (Cornouailles, Royaume-Uni)

La pépinière Surreal Succulents, en Cornouailles, a développé depuis les années 2010 une lignée de croisements entre Aeonium et le genre Sempervivum, créant le genre hybride intergénérique × Semponium.

  • × Semponium ‘Sienna’ — Sempervivum ‘Green Ice’ × Aeonium ‘Ice Warrior’. Hybride intergénérique compact à rosettes combinant les caractères des deux genres parents.
  • × Semponium ‘Destiny’ — Lauréat du « Chelsea Plant of the Year 2022 » au RHS Chelsea Flower Show. Croisement intergénérique remarquable par sa vigueur et sa valeur ornementale.
  • × Semponium ‘Rubin’ — Sélection intergénérique aux teintes rougeâtres.

Cultivars de la section Greenovia (sélections horticoles diffuses)

L’ancien genre Greenovia (aujourd’hui section Greenovia d’Aeonium) suscite un intérêt particulier des collectionneurs, notamment en Asie, pour son comportement spectaculaire de fermeture de rosette en coupe pendant la dormance estivale. Bien qu’il s’agisse techniquement d’espèces et non de cultivars, des formes sélectionnées circulent dans le commerce sous des noms commerciaux non formels.

  • « Mountain Rose » — Nom commercial appliqué très largement à Aeonium dodrantale (syn. Greenovia dodrantalis), parfois à Aeonium aureum. Pas un véritable nom de cultivar, mais d’usage répandu en jardinerie. Les rosettes en bouton de rose pendant la dormance estivale en sont l’argument commercial principal.
  • « El Hierro » — Forme particulièrement compacte d’Aeonium dodrantale originaire de l’île d’El Hierro, sélectionnée pour ses coupes de dormance serrées et symétriques.
  • « Rose Succulent » — Nom générique de commerce désignant n’importe quelle espèce ex-Greenovia à rosette refermée en coupe.

Cultivars d’origine indéterminée ou non documentée

Certains cultivars largement diffusés ne disposent pas d’une histoire d’obtention clairement établie. Leur origine est attribuée tantôt aux Canaries, tantôt à la Californie, tantôt à des sélections horticoles européennes anciennes, sans documentation primaire fiable.

Aeonium kiwi
Aeonium « kiwi » cultivé au parc animalier Zoa à Sanary-sur-Mer (Var)
  • Aeonium ‘Kiwi’ (syn. Aeonium haworthii ‘Dream Color’, parfois commercialisé par erreur sous Aeonium ‘Kiwionium’) — Cultivar d’Aeonium haworthii. Compact, librement ramifié, à petites rosettes (5–8 cm) montrant trois zones distinctes : feuilles vertes, jaune crème et roses sur les marges. Extrêmement populaire ; l’un des Aeonium les plus vendus au monde. Origine probablement californienne ou néo-zélandaise, sans documentation primaire fiable.
  • Aeonium ‘Garnet’ — Cultivar rouge bronze sombre, plus brillant que ‘Zwartkop’. Port dressé et ramifié. Utilisé comme parent dans certains hybrides multicolores récents.
  • Aeonium ‘Black Rose’ — Parfois traité comme distinct de ‘Zwartkop’ (plus foncé, plus uniformément noir) ; en pratique, la distinction est incertaine et reflète probablement des conditions de culture ou des sélections clonales différentes plutôt que de véritables différences génétiques. Fonctionnellement interchangeable avec ‘Zwartkop’.
  • Aeonium ‘Black Magic’ — Cultivar très sombre, parfois proposé comme une sélection particulièrement pigmentée. Comparable à ‘Zwartkop’.
  • Aeonium ‘Suncup’ (= Aeonium castello-paivae f. variegata) — Touffes compactes de petites rosettes à feuilles panachées crème et vertes, marges roses au soleil. Vendu également par erreur sous les noms ‘Abbey Brook’ et Aeonium torulosum.
  • Aeonium ‘Emerald Ice’ — Cultivar panaché vert et crème à port compact et dressé. Rosettes jusqu’à 15 cm. Souvent utilisé comme parent dans les programmes de sélection multicolore.
  • Aeonium ‘Lily Pad’ — Cultivar à feuilles arrondies, lisses, vert clair, formant une rosette plate, en plateau, évoquant une feuille de nénuphar. Compact, ramifié.
  • Aeonium ‘Mint Saucer’ — Cultivar vert panaché à rosette en soucoupe.
  • Aeonium ‘Lemon and Lime’ — Petit cultivar panaché à feuillage jaune-vert et crème. Compact et ramifié.
  • Aeonium ‘Pinwheel’ — Nom commun appliqué à plusieurs cultivars compacts et ramifiés, notamment Aeonium haworthii et ses sélections.
  • Aeonium ‘Bronze Medal’ — Cultivar compact à feuillage bronzé.
  • Aeonium ‘Carol’ — Rosettes vert vif aux pointes rougeâtres. Taille moyenne.
  • Aeonium ‘Jolly Green’ — Cultivar vert d’origine attribuée aux îles Canaries. Port étalé et compact, rosettes moyennes.
  • Aeonium ‘Irish Bouquet’ — Forme densément ramifiée à rosettes vert vif compactes formant un effet de bouquet. Probablement une sélection d’Aeonium arboreum.
  • Aeonium ‘Tip Top’ — Cultivar compact à rosettes vert vif soigneusement formées. Bas de port.
  • Aeonium ‘Green Platters’ — Grandes rosettes vertes plates portées par des tiges robustes. Probablement une sélection d’Aeonium undulatum ou un hybride.
  • Aeonium ‘Castello Crested’ — Forme cristée d’Aeonium castello-paivae (f. cristata) produisant une croissance en éventail ondulé. Curiosité de collection.
  • Aeonium ‘Mesa Verde’ — Rosettes vert vif compactes, port en coussin.
  • Aeonium ‘Dinner Plate’ — Sélection d’Aeonium undulatum à rosettes particulièrement larges, plates et étalées.
  • Aeonium ‘Leucocystum’ — Forme leucocystique (à zones blanches dépigmentées) de ‘Sunburst’ ou d’Aeonium davidbramwellii. Curiosité, rarement cultivé.

Cultivars titulaires de l’Award of Garden Merit (RHS AGM)

Les taxons d’Aeonium suivants ont obtenu le RHS Award of Garden Merit après essais formels :

  • Aeonium haworthii (espèce)
  • Aeonium haworthii ‘Variegatum’
  • Aeonium tabuliforme (espèce)
  • Aeonium undulatum (espèce)
  • Aeonium ‘Blushing Beauty’
  • Aeonium ‘Sunburst’
  • Aeonium ‘Zwartkop’ (1993)

Note sur la confusion nomenclaturale des cultivars

Le paysage des cultivars d’Aeonium est compliqué par les erreurs d’étiquetage généralisées, les synonymies multiples et la prolifération de sélections asiatiques mal documentées. La majorité des plantes vendues sous le nom d’Aeonium arboreum en jardinerie sont en réalité des hybrides. Les véritables espèces botaniques doivent être recherchées auprès de pépinières spécialisées avec provenance documentée. Lors de l’achat de cultivars, privilégier les fournisseurs qui mentionnent la parenté et l’origine ; rester prudent avec les variégés rares à prix très élevés vendus sur les plateformes en ligne, dont la stabilité de variégation et la conformité au nom ne sont pas toujours garanties.

Collections botaniques de référence pour les Aeonium

Jardín Botánico Viera y Clavijo (Jardín Canario), Gran Canaria, Espagne. La plus vaste collection vivante d’Aeonium au monde, presque exhaustive en cultivation. Collection de référence pour la flore endémique des Canaries.

Jardín de Aclimatación de La Orotava, Tenerife, Espagne. Collection historique de plantes canariennes fondée en 1788, riche en Crassulaceae macaronésiennes.

Royal Botanic Gardens, Kew, Royaume-Uni. Collections historiques incluant les types de Webb & Berthelot. Herbier et base POWO servant de référence mondiale.

Ferme botanique de Kerveat, Bretagne, France. Pépinière spécialisée dans la production d’Aeonium botaniques et horticoles. Collection nationale CCVS pour le genre Aeonium.

Conservatoire botanique national de Brest, Bretagne, France. Établissement scientifique spécialisé dans la conservation des espèces endémiques insulaires. A reçu en 2026 une importante collection d’Aeonium offerte par la Ferme botanique de Kerveat.

National Plant Collection of Aeonium, Clun, Shropshire, Royaume-Uni. Collection nationale du Plant Heritage tenue par Mellie Lewis, spécialiste du genre et auteur d’Aeonium lavranosii-newtonii.

Sukkulenten-Sammlung Zürich, Suisse. Collection vivante majeure de Crassulaceae, incluant de nombreuses espèces et cultivars d’Aeonium.

Jardin Exotique de Monaco. Collection méditerranéenne remarquable d’Aeonium cultivés dans des conditions optimales, avec des sujets adultes de taille considérable.

Jardim Botânico da Madeira, Funchal, Madère, Portugal. Collection de référence pour les espèces endémiques madériennes (Aeonium glandulosum, Aeonium glutinosum).

Sites de référence

Plants of the World Online (POWO) — Royal Botanic Gardens, Kew : https://powo.science.kew.org/results?q=Aeonium

International Crassulaceae Network (ICN) — Aeonium : https://www.crassulaceae.ch/de/artikel?akID=22&aaID=2&aiID=A

Banco de Datos de Biodiversidad de Canarias : https://www.biodiversidadcanarias.es/

iNaturalist — observations d’Aeonium : https://www.inaturalist.org/taxa/47909-Aeonium

LLIFLE — Encyclopedia of Living Forms : https://www.llifle.com/Encyclopedia/SUCCULENTS/Family/Crassulaceae/

GBIF — Global Biodiversity Information Facility : https://www.gbif.org/

Atlas y Libro Rojo de la Flora Vascular Amenazada de España : https://www.miteco.gob.es/

Biodiversity Heritage Library (BHL) : https://www.biodiversitylibrary.org/

Bibliographie

Arango, O. (2024). Principles governing F1 hybridization in the genera Aeonium and Greenovia in La Gomera, Canary Islands. Willdenowia, 53 : 257–268. [Étude détaillée des barrières prézygotiques et de la fréquence de l’hybridation naturelle entre Aeonium sympatriques sur l’île de La Gomera.]

Bañares Baudet, Á. (2015). Flora y vegetación del Archipiélago Canario : Tratado florístico. Ediciones Turquesa, Santa Cruz de Tenerife. [Traité de référence sur la flore canarienne par l’un des descripteurs des taxons récents d’Aeonium.]

Bramwell, D. & Bramwell, Z. (2001). Wild Flowers of the Canary Islands, 2ᵉ éd. Editorial Rueda, Madrid. [Ouvrage de terrain illustré, indispensable pour l’identification des Aeonium canariens in situ.]

Cristini, M. (2022). The genus Aeonium. Piante Grasse, 42 (Supplément) : 1–225. [Monographie taxonomique et culturale la plus récente du genre, en italien et en anglais.]

Eggli, U. & Newton, L.E. (2004). Etymological Dictionary of Succulent Plant Names. Springer, Berlin. [Source pour les étymologies des noms d’espèces et de sections.]

Jorgensen, T.H. & Olesen, J.M. (2001). Adaptive radiation of island plants : evidence from Aeonium (Crassulaceae) of the Canary Islands. Perspectives in Plant Ecology, Evolution and Systematics, 4 : 29–42.

Lewis, M. (2024). Aeonium lavranosii-newtonii, a new species from Yemen. Piante Grasse, 44(4) : 172. [Description originale de l’espèce yéménite la plus récemment décrite du genre.]

Liu, H.Y. (1989). Systematics of Aeonium (Crassulaceae). National Museum of Natural Science, Taiwan, Special Publication 3. [Référence anatomique et systématique fondatrice de la classification infragénérique encore en usage.]

Mes, T.H.M. (1995). Phylogenetic and systematic implications of chloroplast and nuclear DNA variation in Aeonium. In : ‘t Hart, H. & Eggli, U. (éds), Evolution and Systematics of the Crassulaceae : 30–49. Backhuys, Leyde. [Travail fondateur de l’inclusion de Greenovia dans Aeonium.]

Mes, T.H.M. & ‘t Hart, H. (1996). The evolution of growth-forms in the Macaronesian genus Aeonium (Crassulaceae) inferred from chloroplast DNA RFLPs and morphology. Molecular Ecology, 5(3) : 351–363.

Messerschmid, T.F.E., Abrahamczyk, S., Bañares Baudet, Á. et al. (2023). Inter- and intra-island speciation and their morphological and ecological correlates in Aeonium (Crassulaceae), a species-rich Macaronesian radiation. Annals of Botany, 131(4) : 697–722. [Phylogénie ddRADseq la plus complète du genre, datant les principales radiations.]

Messerschmid, T.F.E., Klein, J.T., Kadereit, G. & Schmickl, R. (2020). Linnaeus’s folly — phylogeny, evolution and classification of Sedum (Crassulaceae) and Crassulaceae subfamily Sempervivoideae. Taxon, 69(5) : 1010–1066.

Mort, M.E., Soltis, D.E., Soltis, P.S., Francisco-Ortega, J. & Santos-Guerra, A. (2002). Phylogenetics and evolution of the Macaronesian clade of Crassulaceae inferred from nuclear and chloroplast sequence data. Systematic Botany, 27(2) : 271–288. [Confirmation moléculaire indépendante de l’inclusion de Greenovia dans Aeonium.]

Nyffeler, R. (2003). Aeonium. In : Eggli, U. (éd.), Illustrated Handbook of Succulent Plants : Crassulaceae : 15–23. Springer, Berlin.

Praeger, R.L. (1932). An account of the Sempervivum Group. Royal Horticultural Society, Londres. [Synthèse historique majeure incluant Aeonium, Greenovia, Aichryson et Monanthes.]

Webb, P.B. & Berthelot, S. (1840–1850). Histoire naturelle des Îles Canaries. Béthune, Paris. [Ouvrage de description originale du genre Aeonium et de la majorité de ses espèces canariennes.]