Le genre Encephalartos

Les cycas du genre Encephalartos ne sont pas à proprement parlé des plantes succulentes, mais beaucoup des représentants poussent dans des conditions arides et partagent leur habitat avec des plantes grasses. Dans les collections privées, les cycas du genre Encephalartos sont aussi appréciés des collectionneurs de succulentes. Malheureusement, on trouve peu de plantes à la vente et les prix sont généralement importants. La culture des plantules posent souvent problème, alors que les plantes matures sont assez robustes. Enfin quelques espèces sont suffisamment résistantes aux températures négatives pour trouver une place en extérieur et en pleine terre dans un jardin abrité du sud-est de la France ou des endroits favorisées de la façade atlantique.

Origines de ces plantes

Les cycas du genre Encephalartos sont tous originaires du continent africain. On retrouve de nombreuses espèces en Afrique australe et notamment en Afrique du Sud. D’autres espèces se retrouvent en Afrique centrale et en Afrique de l’Est. L’espèce qui remonte le plus au nord est présente au Soudan. Par contre, aucune espèce d’Encephalartos n’est présente à Madagascar.

Généralités sur la culture des Encephalartos

Comme beaucoup de cycas, la croissance des Encephalartos peut être qualifiée de lente à très lente. Ainsi, si l’on souhaite profiter rapidement de beaux sujets, il est nécessaire de passer par les quelques pépiniéristes spécialisés. Mais les prix sont particulièrement élevés. De plus, les Encephalartos sont protégés par la convention de Washington et figure en annexe 1 de la CITES.

Semis et soins des plantules

Les graines pour avoir un bon taux de germination doivent être fraiches, mais surtout fécondées. Car contrairement à la plupart des plantes, les cycas sont capables de produire des graines sans fécondation réussie. Il faut être méfiant sur la qualité des graines vendues sur internet.

Le semis des Encephalartos se fera sur une surface de pumice, de la pierre ponce de petites granulométries. Lorsque la graine germe, elle sera ensuite placée dans un pot individuelle, en position couchée et enterrée à moitié. La racine va plonger dans le substrat et s’enfoncer profondément. Il faut donc prévoir des pots suffisamment profonds. Le substrat doit être drainant et suffisamment minéral. La pumice peut être apportée pour un tier. Un terreau bien décomposé sera ajouté pour deux tiers. On peut aussi ajouter du sable de rivière ou du sable grossier non calcaire.

Les racines des cycas – surtout la racine pivot – sont fragiles durant les premiers mois et les plantules ne doivent pas être repiquées. Les plantules vont passer leurs premières années dans ce pot. Les arrosages se feront durant la période chaude de l’année. Ils seront plus rares durant l’hiver. Les excès peuvent aboutir à la pourriture du système racinaire de la plante et la perte de celle-ci.

Culture des Encephalartos

Au-dessus de la taille d’une balle de tennis, le caudex du cycas devient suffisamment résistant pour que sa culture soit considérée comme plus facile. Loin d’être matures, ces plantes sont toutefois plus robustes qu’au stade de plantule.

Si les plantes sont cultivées sur un substrat minéral et drainant, le risque de perdre les sujets de belle taille est faible.

Les Encephalartos réputés les plus simples de culture sont les espèces au feuillage vert. Ces espèces sont aussi celles qui ont une croissance vigoureuse. Les espèces dont le feuillage est bleuté tolèrent moins les erreurs des jardiniers. Par contre, leur résistance est froid est souvent importante.

Culture en pleine terre

Si l’on souhaite cultiver des Encephalartos en pleine terre, il faudra sélectionner les espèces les plus rustiques. Encephalartos friderici-guilielmi est probablement l’espèce la plus résistante au froid, mais aussi la plus tolérante aux conditions de culture.

Ces cycas demandent un substrat minéral et une exposition ensoleillée. Le sol peut être aussi bien calcaire qu’acide. Mais il devra rester drainant. On aura aussi intérêt à garder la base des plantes libre des herbes. Un désherbage fréquent et la pose d’un paillage sont nécessaires.

En France, la culture en pleine terre et à l’extérieur de ces cycas se fera sur les régions proches de la Mer Méditerranée ou de l’Océan Atlantique. C’est-à-dire partout où les gels sont rares et lorsqu’elles se produisent sont de courte durée.

Peu de jardins en France métropolitaine gardent des Encephalartos. Et très rares sont les jardiniers qui expérimentent leur culture en pleine terre. Il est toutefois possible de voir de très beaux sujets dans certains jardins botaniques de la Côte d’Azur. C’est le cas par exemple du Jardin botanique de la Villa Thuret qui possède de grands sujets d’Encephalartus longifolius.

Culture en pot

La plupart des espèces d’Encephalartos acceptent d’être cultivées en pot. Cette conduite permet de constituer une collection quel que soit sa région.

Les plantes sont placées à l’extérieur après les dernières gelées. La mi-avril est généralement une bonne date pour sortir les plantes. Pendant quelques jours, les plantes seront placées à la mi-ombre. Car le feuillage qui n’a pas reçu de soleil direct peut subir des brulures. Une exposition ensoleillée convient aux espèces à feuilles bleutée. Les Encephalartos dont les feuilles sont vertes acceptent aussi la mi-ombre. En octobre ou novembre, les plantes sont rentrées dans une serre, une veranda ou dans une pièce hors-gel.

Les plantes en pot peuvent être arrosées une à deux fois par semaine durant l’été. En hiver, on suspendra les arrosages. Car la plupart des Encephalartos sont originaires de régions tropicales ou subtropicales, où les pluies tombent durant l’été.

Les Encephalartos peuvent recevoir une fertilisation à la fin du printemps, avant l’apparition des nouvelles feuilles. Un engrais organique à base de corne torréfiée et de sang séché convient bien. On appli

Principales espèces

Les cycas du genre Encephalartos sont assez rarement cultivés en dehors d’Afrique. Mais il est parfois possible de rencontrer les espèces suivantes en culture, dans des jardins botaniques, mais aussi chez des collectionneurs privées :