Encephalartos inopinus

Encephalartos inopinus

Encephalartos inopinus, la cycadale de Lydenburg, est une cycadale sud-africaine aux troncs ramifiés dès la base, dressés ou couchés, et aux feuilles bleu-vert dont les fines folioles s’étalent puis se recourbent vers le bas ; son descripteur la comparait à un Dioon mexicain. Cette espèce du genre Encephalartos, décrite en 1964, n’a jamais été connue que d’une petite région de gorges des vallées de l’Olifants et de la Steelpoort, dans l’ancien district de Lydenburg, aujourd’hui en province du Limpopo selon The World List of Cycads. Le braconnage l’a presque, ou peut-être totalement, fait disparaître de la nature : 677 plantes comptées en 1992, 81 en 2004, et aucune retrouvée lors des survols de 2008 et de 2012. L’UICN la classe en danger critique d’extinction (évaluation publiée en 2022). En culture, elle est réputée plus sensible à la pourriture que la plupart des autres cycadales.

L’essentiel sur Encephalartos inopinus

  • Nom accepté : Encephalartos inopinus R.A.Dyer (1964), nom accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15), Species+ et GBIF
  • Synonymes : aucun selon The World List of Cycads
  • Famille : Zamiaceae
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais « Lydenburg cycad » (PlantZAfrica, Species+)
  • Répartition naturelle : Afrique du Sud, vallées de l’Olifants et de la Steelpoort, ancien district de Lydenburg ; province du Limpopo selon The World List of Cycads et l’autorité scientifique sud-africaine, du Mpumalanga selon PlantZAfrica ; peut-être éteinte à l’état sauvage
  • Statut UICN : en danger critique (CR), évaluation de J.D. Bösenberg datée du 7 mai 2020 et publiée en 2022 ; déjà CR dans le plan d’action de l’UICN de 2003
  • CITES et autres protections : annexe I de la CITES (tout le genre, depuis 1977) ; annexe A dans l’Union européenne, avec un avis défavorable de l’UE pour les plantes reproduites artificiellement provenant d’Afrique du Sud ; espèce spécialement protégée au Limpopo ; récolte en nature interdite en Afrique du Sud depuis février 2007
  • Rusticité documentée : « relativement résistante au gel » selon PlantZAfrica ; environ 0 °C sans dégâts à Ravenne, en Italie, en 2012 (plante en pot, semble-t-il) ; aucune valeur négative mesurée (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : dans la nature, falaises et affleurements de dolomie dans des gorges, dans une brousse décidue claire à dense, sous environ 375 mm de pluie surtout estivale ; en culture, soleil ou mi-ombre et substrat très drainant
  • Port et dimensions adultes : jusqu’à huit troncs de 17 à 25 cm de diamètre, hauts d’environ 2 m, les troncs couchés pouvant atteindre environ 4,5 m de long ; feuilles de 0,8 à 1,5 m ; cônes mâles de 18 à 25 cm, cônes femelles d’environ 31 cm (Dyer, 1964, 1965 et 1971 ; PlantZAfrica)
  • Toxicité : graines toxiques, comme chez toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Encephalartos inopinus ?

On le reconnaît à ses troncs relativement minces, ramifiés dès la base, dont certains finissent couchés, et surtout à son feuillage : des feuilles bleu-vert, à rachis presque droit et souvent un peu tordu vers la pointe, portant de longues folioles étroites, sans dents ou presque, étalées puis recourbées, les inférieures dirigées vers le bas et réduites à quelques épines. Dyer jugeait ce feuillage « parmi les plus gracieux du genre ». La description originale (Dyer, 1964), complétée par celle des cônes (Dyer, 1971), en donne les caractères :

  • Troncs : ramifiés dès la base, longs d’environ 2 m (rarement 3 m selon Dyer, 1965) et larges de 17 à 23 cm avec les bases des feuilles ; en 1969, le plus haut tronc dressé mesuré dans la nature atteignait environ 1,5 m, et le plus long, couché, près de 4,5 m ; PlantZAfrica décrit des plantes à un seul tronc ou à trois à huit troncs, rejetant librement ;
  • Feuilles : longues de 80 à 110 cm dans la description originale (jusqu’à 1,5 m selon Dyer, 1965), avec un pétiole de 10 à 20 cm ; rachis glabre, presque droit, parfois un peu relevé et tordu vers la pointe ; base de la feuille couverte d’une laine brune dense qui s’efface avec l’âge ; feuillage bleu-vert couvert d’une pruine argentée selon PlantZAfrica ;
  • Folioles : les médianes linéaires, effilées, longues de 14 à 21 cm et larges de 8 à 13 mm, piquantes au sommet, glauques en dessous quand elles sont jeunes puis vertes, à bords entiers ou portant rarement une ou deux dents minuscules ; les supérieures légèrement dirigées vers le haut, les médianes étalées presque à angle droit, les inférieures dirigées vers le bas, un peu en faux, puis brusquement réduites à deux à six épines de chaque côté ;
  • Cônes : un à plusieurs par tête, aux écailles vertes densément couvertes de petites papilles blanches qui leur donnent un aspect vert clair mat, caractère distinctif parmi les espèces sud-africaines ; PlantZAfrica décrit jusqu’à cinq cônes mâles et un à trois cônes femelles par couronne, les femelles bleu-vert jeunes puis jaune verdâtre à maturité, les mâles restant bleutés ;
  • Cônes mâles : presque cylindriques, longs de 18 à 25 cm et larges de 6,5 à 8 cm, sur un pédoncule de 6 à 8 cm ;
  • Cônes femelles : largement cylindriques, environ 31 cm de haut et 15 cm de large pour le seul cône décrit, encore immature, sur un pédoncule de 5 à 6 cm.
Encephalartos inopinus
Feuilles d’Encephalartos inopinus aux folioles étalées puis recourbées vers le bas.

Hybrides

Aucun hybride naturel d’Encephalartos inopinus n’est documenté. Dyer notait en 1964 qu’aucune autre espèce d’Encephalartos n’était connue à plusieurs milles à la ronde. En culture, le risque d’hybridation existe dès que plusieurs espèces forment des cônes en même temps.

Confusions possibles

Par son feuillage, l’espèce ne ressemble guère aux autres Encephalartos sud-africains : Dyer (1965) la disait évoquer un Dioon mexicain, et PlantZAfrica la compare aux Dioon et au Microcycas cubain. Sa parenté reste incertaine : Dyer la qualifiait d’« énigme » tant que ses cônes femelles étaient inconnus, et le plan de gestion sud-africain de 2017 indique qu’aucune espèce n’est considérée comme proche. Le risque de confusion concerne surtout les jeunes plants et les graines vendus sous ce nom : en 2013, un collectionneur rapportait sur Fous de palmiers qu’un ami sud-africain avait acheté quatre graines d’Encephalartos inopinus qui n’avaient pas germé, et qu’il soupçonnait d’appartenir en fait à Encephalartos longifolius.

Taxonomie

Robert Allen Dyer a décrit l’espèce en 1964 dans Bothalia (8(2) : 169-170), sans en connaître les cônes, à partir de deux plantes du district de Lydenburg, alors au Transvaal. Le type (Dyer, Verdoorn et Codd 5788, holotype à Pretoria) a été récolté en août 1964 à Kromellenboog, environ un mille à l’est de la mine d’amiante, sur une falaise exposée au sud qui domine la Steelpoort. Dyer a repris l’espèce dans sa révision du genre en Afrique du Sud (Bothalia 8(4), 1965), puis décrit en 1971 ses cônes mâles et femelles, récoltés en janvier 1969 (Bothalia 10(2) : 369-371). The World List of Cycads ne lui connaît aucun synonyme.

Étymologie et histoire

L’épithète latine inopinus signifie « inattendu » : Dyer l’a choisie en raison de la coïncidence entre la découverte d’une espèce « inattendue » et le nom de la ferme où elle avait été trouvée, Onverwagt, « inattendu » en néerlandais (Haynes, 2022, cité par The World List of Cycads ; PlantZAfrica).

La première plante a été trouvée par hasard en 1955. Le Dr Helmoed van Hoepen en a rapporté un rejet à Johannesburg, où il a été cultivé, mais la plante mère, à quelque distance de Penge, semblait avoir péri depuis. Une seconde plante, découverte par C.A. Els sur une falaise à l’est de Kromellenboog, a été examinée en août 1964 par une expédition de l’Institut de recherche botanique de Pretoria, ce qui a permis la description. En 1969, G.J. Alberts, du service de conservation de la nature du Transvaal, a parcouru la vallée de l’Olifants pour délimiter l’aire de l’espèce et évaluer les récoltes non autorisées : il a trouvé des plantes assez dispersées, mais aucune colonie avec de jeunes plants prouvant une régénération par graines (Dyer, 1971).

Noms communs

Aucun nom français n’est attesté. PlantZAfrica et Species+ emploient le nom anglais « Lydenburg cycad », la cycadale de Lydenburg. Aucun autre nom n’est documenté.

Dans la nature

Encephalartos inopinus n’a été connu que des vallées de l’Olifants et de la Steelpoort, entre Penge et Kromellenboog et un peu au-delà, dans l’ancien district de Lydenburg. Les sources récentes situent cette zone dans le Limpopo (The World List of Cycads, autorité scientifique sud-africaine, plan de gestion de 2017), PlantZAfrica dans le Mpumalanga.

L’espèce pousse sur des falaises et des affleurements rocheux de dolomie, dans des gorges profondes, au milieu d’une brousse décidue claire à dense (PlantZAfrica). Selon l’autorité scientifique sud-africaine, les plantes croissent surtout dans une brousse épaisse, sur un sol squelettique ou sans sol, sur des pentes raides exposées au nord. En 1969, environ la moitié des plantes recensées occupaient des falaises et des rochers exposés au nord, les autres des expositions variées, dont certaines au sud (Dyer, 1971). Les pluies annuelles y sont d’environ 375 mm, surtout en été (PlantZAfrica).

La reproduction naturelle semble avoir toujours été faible. PlantZAfrica signale que les babouins détruisent les cônes femelles immatures, et que les chenilles d’un papillon de nuit, Zeronopsis leopardina, dévorent les nouvelles feuilles des rejets. Selon le plan de gestion sud-africain de 2017, l’insecte pollinisateur de l’espèce n’a jamais été identifié.

Statut de conservation et réglementation

Encephalartos inopinus est classé en danger critique d’extinction (CR) sur la Liste rouge de l’UICN. L’évaluation en vigueur, de J.D. Bösenberg, est datée du 7 mai 2020 et a été publiée en 2022 (GBIF, Crossref) ; The World List of Cycads indique les critères A2ad+4ad ; B1ab(v)+2ab(v) ; C2a(i,ii) ; D, ce qui correspond à un déclin massif d’une population minuscule et très localisée. L’évaluation précédente, de J.S. Donaldson (datée de 2009, publiée en 2010), le classait déjà CR. En 2003, le plan d’action de l’UICN (Donaldson, 2003) estimait la population à 250 à 300 plantes en déclin rapide, menacée par les prélèvements et l’échec de la reproduction, et hors de toute réserve.

Le document de l’autorité scientifique sud-africaine sur l’avis de commerce non préjudiciable (approuvé en février 2012, mis à jour en mai 2015) détaille cet effondrement. Des recensements en hélicoptère ont compté 677 plantes en 1992, 113 en 2001 et 81 en 2004, soit une baisse de 83 % puis de 28 % ; les survols de 2008 et de 2012 n’ont retrouvé aucune plante, et l’espèce est peut-être éteinte à l’état sauvage. Le braconnage pour le commerce horticole et les collections privées en est la cause. Aucun permis de récolte en nature n’aurait jamais été délivré pour cette espèce, mais des plantes ont pu être prélevées avant les lois provinciales des années 1970, et la pépinière publique de Hartebeesthoek, en activité de 1975 à 1998, a diffusé des plants. Le commerce international, commencé en 1986, a eu lieu à 96 % après 1995 ; son pic, entre 1995 et 2001, avec un record de 881 spécimens exportés en 1997, coïncide avec l’effondrement de la population sauvage. Fin 2011, 2 149 spécimens avaient été exportés d’Afrique du Sud. Le document note aussi que 30 à 50 % des cycadales arrachées dans la nature meurent en quelques années, que les puces électroniques n’ont pas dissuadé les braconniers, et que les services de conservation du Limpopo manquaient fortement de personnel. Il conclut que le commerce des plantes reproduites artificiellement a été préjudiciable, et que les exportations de plants ne doivent venir que de pépinières enregistrées auprès de la CITES.

Le plan de gestion de la biodiversité des Encephalartos en danger critique et en danger, publié au Journal officiel sud-africain le 21 avril 2017, prévoit de constituer une banque de gènes au jardin botanique national du Lowveld à partir de plants donnés par des cultivateurs privés et des membres de la Cycad Society, et d’étudier le classement en réserve naturelle des terres communautaires autour de Penge, où l’espèce poussait. Il note que les quelques plantes des pépinières publiques forment rarement des cônes, et que le rétablissement dans la nature n’est pas envisageable à court ou moyen terme.

La récolte des cycadales sauvages est interdite dans toute l’Afrique du Sud depuis février 2007, et l’espèce est spécialement protégée par la loi environnementale du Limpopo (2003). Comme toutes les espèces du genre, Encephalartos inopinus est inscrit à l’annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977 et à l’annexe A du règlement européen sur le commerce des espèces sauvages (liste en vigueur : règlement (UE) 2026/1383), selon Species+. Pour les plantes reproduites artificiellement provenant d’Afrique du Sud, un avis défavorable de l’Union européenne visant tout le genre, émis le 3 décembre 2010, a été levé le 11 mars 2011 ; un avis défavorable propre à l’espèce a été émis le 20 juin 2011, puis confirmé le 7 février 2013, et reste en vigueur ; une nouvelle consultation sur l’ensemble du genre est ouverte depuis le 16 septembre 2026. Les graines sont concernées au même titre que les plantes. En France, une plante proposée à la vente doit être issue de culture et accompagnée des documents CITES et européens exigés. Bases consultées le 21 octobre 2026 ; vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat.

Culture

Les sources fiables sur la culture sont peu nombreuses. Selon PlantZAfrica, Encephalartos inopinus convient aux climats tempérés et subtropicaux, supporte le soleil comme la mi-ombre et tolère le gel, et fait une bonne plante de pot. Il demande très peu d’eau et il est plus sensible à la pourriture que la plupart des autres cycadales : PlantZAfrica conseille d’améliorer le drainage ou de le planter sur une pente, comme dans la nature. Dans son habitat, il vit sur un sol rocheux presque inexistant, avec des pluies d’été et un hiver sec.

En France

Un seul témoignage daté a été trouvé : à Agen, un membre de Fous de palmiers a montré en juin 2011 la nouvelle couronne de feuilles de son Encephalartos inopinus, sans préciser s’il était en pot ou en pleine terre. Aucun essai de pleine terre en France n’est documenté.

Repères internationaux

En Italie, un collectionneur de Ravenne, sur la côte adriatique, indiquait sur Tropicamente en mai 2012 que sa plante, apparemment en pot, avait supporté environ 0 °C sans dégâts, et qu’il n’arrose pas ses Encephalartos en hiver ; il insistait sur le drainage, l’espèce pourrissant facilement, et conseillait une plantation en pente en pleine terre. En 2013, il notait que la plante n’avait pas fait de nouvelles feuilles cette année-là.

En République tchèque, un collectionneur décrivait en avril 2015 sur Fous de palmiers ses Encephalartos en pot, dehors de mai à septembre, en petite serre au printemps et à l’automne, et hivernés de novembre à février dans une cave peu éclairée, à 7-10 °C la nuit et 15-18 °C le jour : son petit Encephalartos inopinus de 7 cm de caudex y faisait deux nouvelles feuilles.

Multiplication

Selon PlantZAfrica, l’espèce se multiplie facilement par semis et par rejets, qu’elle produit librement. Les jeunes stades sont pourtant délicats : en 2011, un membre de Fous de palmiers qui avait fait un stage dans une pépinière sud-africaine rapportait que les plantules d’Encephalartos inopinus sont très sensibles aux champignons pendant la germination et les premières feuilles, et que la pépinière les arrosait chaque semaine avec un fongicide (mancozèbe ou équivalent), ce qui avait nettement amélioré son taux de réussite. Dans la nature, les rejets comptent peu pour la régénération, qui se fait surtout par graines (autorité scientifique sud-africaine, 2015). Les graines et les rejets relèvent de l’annexe I de la CITES, et aucune plante ne doit être prélevée dans la nature.

Maladies et ravageurs

La pourriture des racines et du tronc est le principal risque : PlantZAfrica juge l’espèce plus vulnérable que la plupart des cycadales. Les plantules sont sensibles aux attaques de champignons (voir Multiplication). Dans son pays d’origine, les chenilles de Zeronopsis leopardina mangent les jeunes feuilles des rejets et ralentissent leur croissance (PlantZAfrica).

Rusticité

PlantZAfrica dit l’espèce « relativement résistante au gel » et capable de supporter le soleil et le gel, sans donner de valeur. Le seul repère mesuré trouvé est celui de Ravenne : environ 0 °C supporté sans dégâts, en 2012, par une plante apparemment en pot et gardée au sec en hiver.

En France

Aucune donnée française n’est documentée. Comme pour les autres Encephalartos, les survies au froid concernent souvent de jeunes plants à caudex souterrain, protégés par l’inertie thermique du sol ; une plante adulte à troncs aériens, voire couchés, n’en bénéficie pas. Dans son habitat, l’hiver est sec et la plante pousse sur la roche nue : sous un climat d’hiver humide, une plante en pleine terre court plus de risques de pourriture qu’en pot hiverné à l’abri de la pluie.

Repères internationaux

En Italie, une plante a supporté environ 0 °C sans dégâts à Ravenne (2012). Aucune autre valeur datée et sourcée n’est documentée ; les valeurs de rusticité « USDA » qui circulent pour cette espèce ne reposent sur aucune mesure publiée consultée.

Toxicité et précautions

Comme les autres cycadales, Encephalartos inopinus contient des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine), dont dérive le méthylazoxyméthanol, une toxine du foie et du système nerveux ; les graines sont la partie la plus dangereuse. PlantZAfrica classe l’espèce parmi les plantes toxiques. Aucune étude ne porte sur la toxicité propre à l’espèce, mais la plante ne doit pas être considérée comme inoffensive. Gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

Aucun usage traditionnel propre à Encephalartos inopinus n’est documenté. L’espèce est surtout recherchée pour les jardins et les collections, ce qui a alimenté le braconnage.

Questions fréquentes

Encephalartos inopinus existe-t-il encore dans la nature ?

Peut-être plus. Les recensements sont passés de 677 plantes en 1992 à 81 en 2004, et aucun survol n’a retrouvé de plante en 2008 ni en 2012. L’autorité scientifique sud-africaine estime que l’espèce est peut-être éteinte à l’état sauvage ; elle survit en culture.

Où poussait-il ?

Dans les gorges des vallées de l’Olifants et de la Steelpoort, dans l’ancien district de Lydenburg, aujourd’hui dans le Limpopo selon la plupart des sources, sur des falaises de dolomie, souvent exposées au nord.

Pourquoi l’appelle-t-on « inattendu » ?

Parce que Dyer a voulu rappeler la découverte surprise d’une nouvelle espèce sur une ferme nommée Onverwagt, « inattendu » en néerlandais.

Comment le reconnaître ?

À ses troncs minces ramifiés dès la base, souvent couchés, et à ses feuilles bleu-vert aux longues folioles étroites, presque sans dents, recourbées vers le bas ; ses cônes sont couverts de petites papilles blanches.

Est-il difficile à cultiver ?

Il est réputé plus sensible à la pourriture que la plupart des cycadales, et ses plantules craignent les champignons. Un substrat très drainant, peu d’eau et un hiver au sec sont essentiels.

Résiste-t-il au froid ?

Il est dit relativement résistant au gel en Afrique du Sud, et une plante a supporté environ 0 °C sans dégâts en Italie, mais aucune valeur négative mesurée n’est documentée.

Peut-on acheter des graines ou des plants ?

Seulement issus de culture et avec les documents CITES et européens exigés. L’Union européenne a un avis défavorable en vigueur pour les plantes reproduites artificiellement provenant d’Afrique du Sud, et l’autorité sud-africaine a jugé le commerce préjudiciable à l’espèce.

Est-il toxique ?

Il faut le considérer comme tel, comme toutes les cycadales, en particulier ses graines.

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Sites de référence

Bibliographie

  • Dyer, R.A. (1964). Encephalartos inopinus R.A.Dyer sp. nov. Bothalia 8(2) : 169-170. [Description originale ; texte lu dans la copie de la Cycad Society.]
  • Dyer, R.A. (1965). Encephalartos. Bothalia 8(4) : 432-514. doi:10.4102/abc.v8i4.1858 [Révision du genre en Afrique du Sud ; texte intégral lu.]
  • Dyer, R.A. (1971). The cones of Encephalartos inopinus. Bothalia 10(2) : 369-371. doi:10.4102/abc.v10i2.1538 [Description des cônes et prospection de 1969 ; texte lu dans la copie de la Cycad Society.]
  • Osborne, R. (1992). Focus on Encephalartos inopinus. Encephalartos 31 : 4-8. [Cité par The World List of Cycads et Donaldson (2003), non consulté.]
  • Donaldson, J.S. (éd.) (2003). Cycads. Status Survey and Conservation Action Plan. IUCN/SSC Cycad Specialist Group, Gland et Cambridge. [Statut CR en 2003, effectifs ; lu directement.]
  • Donaldson, J.S. (2010). Encephalartos inopinus. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T41890A10570662. [Évaluation précédente, citée par le document de l’autorité scientifique sud-africaine ; non consultée directement.]
  • Bösenberg, J.D. (2022). Encephalartos inopinus. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41890A51057232. [Évaluation en vigueur, citée par GBIF, Crossref et The World List of Cycads ; non consultée directement.]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. [Étymologie, via The World List of Cycads.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]