Cycas desolata est un cycas bleu du nord-est du Queensland, en Australie, connu seulement de quelques peuplements dispersés au nord-ouest de Charters Towers, dans des bois clairs d’eucalyptus sur sols squelettiques. Décrit en 1995 par Paul Forster, ce membre du genre Cycas se distingue par un feuillage bleu pâle, des feuilles peu fournies en folioles et un pétiole sans épines. Il peut dépasser 7 m de hauteur. L’UICN le classe quasi menacé selon The World List of Cycads, vulnérable selon la Flora of Australia, et le Queensland le protège comme espèce vulnérable.
L’essentiel sur Cycas desolata
- Nom accepté : Cycas desolata P.I.Forst. (1995), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; rattaché à Cycas angulata par de Laubenfels et Adema (1998), traitement non suivi (voir Taxonomie)
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales
- Noms communs : aucun nom attesté, en français ou dans une autre langue
- Répartition naturelle : Australie, nord-est du Queensland, au nord-ouest de Charters Towers (district de North Kennedy)
- Statut UICN : quasi menacé (NT, critère D2) selon l’évaluation de 2010 affichée par The World List of Cycads ; vulnérable (2022) selon la Flora of Australia (voir Statut de conservation)
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne ; espèce vulnérable au Queensland (Nature Conservation (Plants) Regulation 2020)
- Rusticité documentée : aucune donnée (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : bois clairs d’eucalyptus, sur sols squelettiques peu profonds ou petits affleurements rocheux
- Port et dimensions adultes : tronc jusqu’à 4 m, rarement 7 m, de 15 à 25 cm de diamètre ; feuilles de 75 à 120 cm
- Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas desolata
On reconnaît Cycas desolata à la combinaison de trois caractères, selon Paul Forster (1995) et Ken Hill (1996) : un feuillage d’un bleu pâle et mat, des feuilles portant relativement peu de folioles (90 à 136), et un pétiole entièrement dépourvu d’épines. Ses cataphylles, longs, étroits et piquants, le séparent de Cycas cairnsiana, dont il a la couleur. Le détail, d’après le protologue et la Flora of Australia :
- Tronc : jusqu’à 4 m, rarement 7 m, de 15 à 25 cm de diamètre.
- Feuilles : 75 à 120 cm, fortement carénées (les deux rangs de folioles forment un angle de 30 à 50°), avec 90 à 136 folioles ; rachis terminé le plus souvent par une paire de folioles ; pétiole glabre, de 10 à 23 cm, sans épines.
- Folioles médianes : 18 à 21 cm sur 3,5 à 5 mm, glabres, glauques, bleues, insérées à 40-50°, rétrécies à la base (70 à 80 % de la largeur maximale), espacées de 1 à 5 mm, à bords recourbés ; nervure médiane plane dessus, saillante dessous.
- Jeunes pousses : densément couvertes de poils roux, qui tombent ensuite.
- Cataphylles : linéaires-lancéolés, piquants, de 3 à 4,5 cm, tomenteux orange-brun à la base.
- Cônes mâles : allongés-ovoïdes, orange ou bruns, de 24 à 40 cm sur 8 à 9,5 cm ; épine terminale des microsporophylles courte (3 à 4 mm).
- Mégasporophylles : 13 à 24 cm, tomenteux roux à la base seulement, ailleurs bleu glauque, portant 2 à 6 ovules (souvent 4) ; limbe largement triangulaire de 28 à 32 mm sur 20 à 25 mm, à peine denté ; épine terminale de 5 à 15 mm.
- Graines : ovoïdes, de 35 à 39 mm sur 32 à 35 mm, vertes puis jaune-pourpre à maturité, fortement pruineuses.
Paul Forster soulignait aussi la longueur inhabituelle des cônes mâles (jusqu’à 40 cm) par rapport aux autres Cycas du Queensland, et la taille de certains sujets : il a mesuré une plante de plus de 7 m sur le site du type, une hauteur rare chez les cycas de cet État.
Hybrides
Aucun hybride naturel ou de culture n’est documenté. Les révisions de Hill (1996) et la Flora of Australia n’en citent aucun pour cette espèce.
Confusions possibles
- Cycas cairnsiana, le plus ressemblant par la couleur bleue du feuillage : cataphylles mous, base du pétiole portant de courtes dents, folioles plus nombreuses (180 à 280), plus courtes et plus étroites (8 à 18 cm sur 2 à 3 mm), limbe des mégasporophylles plus long (40 à 70 mm) ; aires distinctes ;
- Cycas platyphylla, du même groupe : feuillage bleu qui vire au gris-vert, 120 à 260 folioles plates et plus larges (4 à 6 mm), mégasporophylles nettement dentés ;
- Cycas cupida, décrit en 2001 à plus de 200 km au sud : 174 à 240 folioles, non rétrécies à la base, cataphylles beaucoup plus longs (70 à 95 mm) et entièrement tomenteux, cônes mâles plus épais ;
- Cycas couttsiana, autre cycas bleu du nord du Queensland, à cataphylles mous et jeunes pousses à duvet blanc grisâtre.
Taxonomie
Cycas desolata est un nom accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté directement. Paul Forster l’a décrit en 1995 dans Austrobaileya (volume 4, pages 345 à 352), à partir de plantes que la clé de Hill (1992) rangeait sous Cycas cairnsiana. En 1996, Ken Hill l’a placé dans la série Cairnsianosae de la sous-section Endemicae (section Cycas), qui réunit les cycas australiens à feuillage fortement glauque, à hypoderme continu dans les folioles et à cônes mâles petits ou moyens et ovoïdes. En 2001, Paul Forster y comptait six espèces : Cycas cairnsiana, Cycas couttsiana, Cycas cupida, Cycas desolata, Cycas ophiolitica et Cycas platyphylla.
De Laubenfels et Adema (Blumea, 1998) ont mis ce nom en synonymie de Cycas angulata, dans une conception très large de cette espèce (page 363). Ce traitement n’a été suivi ni par la Flora of Australia ni par The World List of Cycads, qui le citent seulement comme référence de synonymie.
Étymologie et histoire
L’épithète desolata vient du latin desolatus, « désolé », « abandonné » : selon le protologue, elle renvoie au caractère « ruiné ou désolé » de l’habitat où pousse la plante. The World List of Cycads, reprenant Haynes (2022), traduit aussi par « isolé ».
À la fin de 1993, Rod Fensham, de l’herbier du Queensland (BRI), signala à Paul Forster une population de cycas inconnue au nord-ouest de Charters Towers ; Forster la visita au début de 1994 et décrivit l’espèce l’année suivante. Le type, un pied mâle, a été récolté le 27 janvier 1994 (Forster 14671B, holotype à BRI). Pour limiter le braconnage, l’auteur n’a volontairement pas publié la localité exacte.
Noms communs
Aucun nom commun n’est attesté pour cette espèce, en français, en anglais ou dans une langue aborigène, dans les sources consultées.
Dans la nature
Cycas desolata n’est connu que d’une petite région au nord-ouest de Charters Towers, dans le nord-est du Queensland. Paul Forster y a vu au moins deux populations, dispersées sur environ 40 km², et plus d’un millier d’individus ; la Flora of Australia parle aujourd’hui d’un seul peuplement. Les plantes poussent dans des bois clairs sur sols squelettiques peu profonds ou sur de petits affleurements rocheux, sous un couvert d’Eucalyptus erythrophloia et d’un eucalyptus à écorce de fer (Eucalyptus crebra ou Eucalyptus xanthoclada) ; la Flora of Australia résume l’habitat en « terrain plat, en bois ouvert à eucalyptus à écorce de fer ».
Lors de la visite de 1994, une longue sécheresse empêchait de relever les autres espèces associées. Le pollinisateur, la phénologie et les disperseurs des graines ne sont pas documentés pour l’espèce.
Statut de conservation et réglementation
Les sources divergent sur la catégorie UICN de Cycas desolata. The World List of Cycads affiche « quasi menacé » (NT, critère D2 : très peu de localités), d’après l’évaluation de Paul Forster publiée en 2010. La Flora of Australia, mise à jour en ligne, indique « vulnérable » sur la Liste rouge de l’UICN en 2022 ; la référence de cette réévaluation n’a pas été trouvée et la Liste rouge n’a pas pu être consultée directement (accès bloqué). Au Queensland, l’espèce figure comme vulnérable dans la liste de novembre 2022 de la Nature Conservation (Plants) Regulation 2020.
En 1995, Paul Forster jugeait la population peu menacée par son propriétaire, mais exposée au braconnage, car la plante est très décorative ; toutes les populations connues se trouvaient alors sur des terres privées de pâturage, et il proposait le code 2V (vulnérable) du système australien des plantes rares. Ken Hill (1996) retenait le même code, en notant de petites populations sur des terres pastorales.
Comme toutes les espèces du genre à l’exception de Cycas beddomei, Cycas desolata relève de l’annexe II de la CITES, où la famille des Cycadaceae figure depuis le 4 février 1977. L’inscription porte l’annotation #4 (version issue de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : les graines, le pollen, les plantules et cultures de tissus obtenues in vitro et transportées en conteneurs stériles, ainsi que les fleurs coupées de plantes reproduites artificiellement, ne sont pas soumis à la CITES. Le commerce international des plantes elles-mêmes exige en revanche un permis d’exportation. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dont les annexes en vigueur sont fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+, la base officielle de la CITES, nomme l’espèce et confirme ce statut (consultation du 3 octobre 2026).
Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Aucune recommandation de culture propre à Cycas desolata n’a été publiée par une institution, et aucun retour de culture daté n’a été trouvé sur les forums. L’espèce figure seulement dans une liste de cycas bleus cités sur le forum des Fous de palmiers, sans résultat de culture. Son milieu naturel (sols minces et bien drainés, bois clair très lumineux, climat tropical à longue saison sèche) indique une plante de plein soleil, à arroser avec modération. En France, elle relève de la serre ; aucun essai n’a été publié.
Multiplication
La plante est dioïque : il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines. Aucune donnée de germination propre à l’espèce n’a été publiée. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4 ; demandez qu’elles proviennent de plantes cultivées, l’espèce étant menacée par les prélèvements.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur ni aucune maladie propre à l’espèce n’est documenté. Les cochenilles des cycas, dont Aulacaspis yasumatsui, peuvent toucher toutes les espèces cultivées.
Rusticité
Aucune donnée de résistance au froid n’existe pour Cycas desolata. Son aire se trouve dans la zone tropicale sèche du nord-est de l’Australie, vers 20° de latitude sud ; rien ne permet d’affirmer qu’il supporte le gel.
En France
Aucun résultat de culture n’a été publié en France métropolitaine pour Cycas desolata, ni en pleine terre ni en pot, quelle que soit la zone (littoral méditerranéen, façade atlantique, Bretagne, intérieur continental, montagne). Une recherche sur le forum des Fous de palmiers et sur le forum italien Tropicamente n’a donné aucun retour de résistance au froid pour cette espèce, et aucun épisode de gel daté ne la concerne.
Repères internationaux
Aucun relevé de froid ni aucun retour de culture daté n’a été trouvé hors de France, ni sur les forums ni dans les jardins botaniques.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité propre à Cycas desolata n’a été trouvée. Le risque est en revanche bien documenté dans le genre : les tissus des Cycas, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. L’ASPCA classe le sagou du Japon (Cycas revoluta) parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Faute de preuve contraire, considérez la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage n’est documenté pour cette espèce.
FAQ
Pourquoi s’appelle-t-il desolata ?
Parce que son auteur trouvait son habitat « désolé » : desolatus signifie « abandonné, désolé » en latin. Le mot renvoie aux bois secs et pauvres où pousse la plante, près de Charters Towers.
Où pousse-t-il ?
Uniquement au nord-ouest de Charters Towers, dans le nord-est du Queensland. La localité exacte n’a pas été publiée, pour protéger les plantes du braconnage.
Comment le distinguer de Cycas cairnsiana ?
Par ses cataphylles piquants, son pétiole sans dents et ses folioles moins nombreuses, plus longues et plus larges. Les deux espèces ont un feuillage bleu, mais leurs aires sont séparées.
Est-il menacé ?
Oui, à des degrés que les sources apprécient différemment. The World List of Cycads affiche une évaluation de 2010 « quasi menacé », la Flora of Australia « vulnérable » (2022), et le Queensland le protège comme vulnérable.
Peut-on en acheter ?
Seulement s’il est issu de culture. Le commerce international des plantes exige un permis CITES ; les graines en sont exemptées. Demandez toujours la provenance.
Est-il rustique ?
Non, selon toute vraisemblance. Aucune donnée de froid n’existe ; c’est une plante de climat tropical sec, à cultiver en serre en France.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas desolata : https://cycadlist.org/scientific_name/117 — auteurs, protologue, type, répartition, statut UICN (NT, évaluation de 2010), étymologie. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; consultée directement le 3 octobre 2026.
- Flora of Australia en ligne (ABRS, d’après Hill 1998, Flora of Australia vol. 48), Cycas desolata : https://profiles.ala.org.au/opus/foa/profile/Cycas%20desolata — description, répartition, habitat, statuts. Flore nationale de référence ; consultée directement le 3 octobre 2026.
- Species+ (PNUE-WCMC), Cycas desolata : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/28719/legal — annexe II de la CITES (famille inscrite depuis le 4 février 1977, annotation #4), annexe B de l’Union européenne. Base officielle de la CITES et de l’UE ; interrogée le 3 octobre 2026.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- Forum des Fous de palmiers, « Macrozamia macdonnellii » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=502442#p502442 — simple mention de l’espèce dans une liste de cycas bleus cultivés, sans résultat. Forum de collectionneurs ; consulté le 3 octobre 2026.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité des cycas pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre.
Bibliographie
- Forster, P.I. (1995). Cycas desolata (Cycadaceae), a new species from north Queensland. Austrobaileya 4(3) : 345-352. [Protologue : description, comparaison avec Cycas cairnsiana et Cycas platyphylla, habitat, statut ; texte intégral consulté (BioStor).]
- Forster, P.I. (2001). Cycas cupida (Cycadaceae), a new species from central Queensland. Austrobaileya 6(1) : 153-160. [Comparaison avec Cycas desolata et clé de la série Cairnsianosae ; texte intégral consulté.]
- Hill, K.D. (1992). A preliminary account of Cycas (Cycadaceae) in Queensland. Telopea 5(1) : 177-206. doi:10.7751/telopea19924964 [Clé dans laquelle les plantes se rangeaient sous Cycas cairnsiana ; citée d’après Forster (1995), non consultée pour cette fiche.]
- Hill, K.D. (1996). A taxonomic revision of the genus Cycas (Cycadaceae) in Australia. Telopea 7(1) : 1-64. doi:10.7751/telopea19963040 [Révision de référence pour l’Australie ; texte intégral consulté.]
- Hill, K.D. (1998). Cycadaceae. In : McCarthy, P.M. (éd.), Flora of Australia 48 : 597-635. CSIRO Publishing, Melbourne. [Consulté dans sa version en ligne mise à jour (profiles.ala.org.au).]
- Laubenfels, D.J. de & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Conception très large des espèces ; non consulté directement, cité d’après The World List of Cycads et Flora of Australia.]
- Forster, P. (2010). Cycas desolata. The IUCN Red List of Threatened Species : e.T41959A10584588. [Évaluation de la Liste rouge ; référence relevée sur The World List of Cycads et Crossref, page de la Liste rouge non consultée (accès bloqué).]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Source des étymologies reprises par The World List of Cycads ; non consulté directement.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]