Le genre Selenicereus Britton & Rose regroupe des cactées (famille des Cactaceae) grimpantes, rampantes ou épiphytes d’Amérique tropicale, présentes du Mexique (et peut-être de l’extrême sud du Texas) à l’Amérique centrale, aux Caraïbes et au nord de l’Amérique du Sud. Leurs longues tiges s’accrochent aux arbres et aux rochers par des racines aériennes et portent de très grandes fleurs blanches, parfumées et nocturnes, d’où le nom de « reine de la nuit » donné à Selenicereus grandiflorus. Depuis une étude de l’ADN publiée en 2017, Plants of the World Online (POWO) range aussi dans ce genre les espèces de l’ancien genre Hylocereus, dont la pitaya ou fruit du dragon : la pitaya blanche, longtemps connue sous le nom d’Hylocereus undatus, s’appelle désormais Selenicereus undatus. Le genre compte une trentaine d’espèces, 31 à 33 selon les bases consultées.
L’essentiel sur Selenicereus
- Nom accepté (POWO) : Selenicereus Britton & Rose (1909), espèce type Selenicereus grandiflorus (L.) Britton & Rose ; tribu des Hylocereeae, sous-famille des Cactoideae
- Nombre d’espèces acceptées : 31 à 33 selon les décomptes de 2025 relayés par Wikispecies d’après POWO et Caryophyllales.org, l’écart tenant à deux espèces discutées (Selenicereus brevispinus, Selenicereus wercklei) ; décompte non vérifié directement sur POWO
- Anciens noms de genre : Hylocereus (inclus en entier depuis 2017), une partie des Weberocereus ; Cryptocereus pour Selenicereus anthonyanus
- Famille : Cactaceae
- Noms communs : reine de la nuit (Selenicereus grandiflorus) ; pitaya, pitahaya, fruit du dragon (anciens Hylocereus) ; moonlight cactus, queen of the night, dragon fruit (anglais)
- Répartition naturelle : Mexique, Amérique centrale, Caraïbes, nord de l’Amérique du Sud ; présence ancienne, peut-être disparue, dans le sud du Texas
- CITES : annexe II, comme toute la famille ; fruits de plantes cultivées ou naturalisées exemptés (voir Réglementation)
- Rusticité documentée : sensibles au gel ; croissance optimale des pitayas entre 25 et 35 °C selon les services agricoles de Floride (voir Culture)
- Exposition et substrat : soleil ou mi-ombre lumineuse, support pour grimper, substrat riche et drainant
- Toxicité : fruits des pitayas comestibles ; suc frais de Selenicereus grandiflorus signalé comme irritant (voir Toxicité et précautions)
Caractères du genre Selenicereus
Un Selenicereus se reconnaît à ses tiges longues et souples, qui grimpent ou retombent en s’accrochant par des racines aériennes, et à ses fleurs nocturnes géantes, blanches à l’intérieur, qui ne s’ouvrent qu’une nuit. La forme des tiges varie beaucoup d’un groupe d’espèces à l’autre.
- Tiges : charnues, pouvant atteindre plusieurs mètres. Chez les anciens Hylocereus, elles portent généralement trois côtes ailées ; chez Selenicereus pteranthus, elles sont plus minces, à 4 à 6 côtes ; chez Selenicereus anthonyanus, elles sont aplaties et découpées en zigzag ; chez Selenicereus calcaratus, les trois ailes, larges de 4 à 6 cm, ont des bords profondément lobés.
- Aréoles et épines : épines en général courtes et peu nombreuses, parfois absentes.
- Fleurs : très grandes, parfumées, nocturnes, à tépales externes jaunâtres, brunâtres ou orangés et tépales internes blancs. Les fleurs de Selenicereus grandiflorus mesurent 17 à 22,5 cm de long ; celles de Selenicereus pteranthus atteignent environ 30 cm ; chez Selenicereus undatus, elles peuvent atteindre 36 cm de long et 23 cm de large (service de vulgarisation agricole du comté de Palm Beach, Floride). Selenicereus megalanthus est souvent cité comme l’espèce aux plus grandes fleurs de la famille.
- Fruits : baies charnues ; chez les pitayas, la peau, rouge-rose ou jaune, est couverte d’écailles charnues (bractées) et la pulpe, blanche, rouge ou magenta, renferme de nombreuses petites graines noires comestibles.
Taxonomie et classification
Selenicereus est un genre accepté par POWO, dont la définition a été profondément élargie en 2017. Cette année-là, Nadja Korotkova, Thomas Borsch et Salvador Arias ont publié dans la revue Phytotaxa une étude phylogénétique de toute la tribu des Hylocereeae, fondée sur l’ADN. Elle a confirmé que les espèces d’Hylocereus ne forment pas une lignée séparée, mais sont imbriquées parmi les Selenicereus.
Pour que les genres reflètent la parenté réelle des plantes, les auteurs ont transféré dans Selenicereus la totalité des Hylocereus et une partie des Weberocereus. À l’inverse, une espèce autrefois rangée dans Selenicereus en a été exclue : elle s’appelle aujourd’hui Strophocactus wittii. Plus anciennement, le cactus « ric-rac », décrit sous le nom de Cryptocereus anthonyanus, avait déjà été rattaché au genre sous le nom de Selenicereus anthonyanus.
Concrètement, pour le lecteur :
- la pitaya blanche, Hylocereus undatus, s’appelle Selenicereus undatus (Haw.) D.R.Hunt ; son nom d’origine, donné par Haworth en 1830, est Cereus undatus ;
- la pitaya rouge vendue sous le nom d’Hylocereus polyrhizus correspond, pour POWO, à Selenicereus monacanthus (Lem.) D.R.Hunt ;
- Hylocereus costaricensis est devenu Selenicereus costaricensis (F.A.C.Weber) S.Arias & N.Korotkova ex Hammel, nom accepté après la désignation d’un lectotype en 2021 ;
- la pitaya jaune, autrefois vendue sous le nom d’Hylocereus megalanthus, est Selenicereus megalanthus (K.Schum. ex Vaupel) Moran ;
- la page Hylocereus de ce site reste consacrée aux anciens Hylocereus et aux pitayas, sous leur nom d’usage ; celle-ci traite du genre au sens actuel.
Les bases ne s’accordent pas tout à fait sur le nombre d’espèces. POWO place Selenicereus brevispinus en synonymie de Selenicereus pteranthus, alors que la base Caryophyllales.org (CACO) le garde distinct ; Selenicereus wercklei est aussi traité différemment. Selon le choix retenu, le genre compte 31 à 33 espèces (décomptes de 2025 relayés par Wikispecies, consultés le 1er octobre 2026). L’auteur du genre est donné comme Britton & Rose par POWO et comme (A.Berger) Britton & Rose par Caryophyllales.org.
Étymologie et histoire du genre
Le nom Selenicereus associe le grec selēnē, « lune », nom de la déesse Séléné, au latin cereus, « cierge », nom d’un genre de cactus colonnaires : c’est le « cierge de lune », par allusion aux fleurs qui s’ouvrent la nuit.
Le genre a été publié en 1909 par les botanistes américains Nathaniel Lord Britton et Joseph Nelson Rose, dans le volume 12 des Contributions from the United States National Herbarium. Son espèce type, Selenicereus grandiflorus, avait été décrite par Linné sous le nom de Cactus grandiflorus ; Britton et Rose l’ont transférée dans leur nouveau genre la même année (page 430 du même volume). L’ancien genre Hylocereus a été publié au rang de genre la même année par les mêmes auteurs.
Noms communs
En français, « reine de la nuit » désigne surtout Selenicereus grandiflorus, nom sous lequel ses graines sont vendues en jardinerie. Les fruits des anciens Hylocereus sont appelés « pitaya », « pitahaya » ou « fruit du dragon » (le Cirad emploie « pitaya »).
En anglais, Selenicereus grandiflorus est le « queen of the night », « night-blooming cereus », « large-flowered cactus », « sweet-scented cactus » ou « vanilla cactus » ; Selenicereus pteranthus est le « princess-of-the-night » (en espagnol « princesa de la noche ») ; Selenicereus spinulosus est le « vine-like moonlight cactus » ; Selenicereus anthonyanus est le « fishbone cactus » ou « ric rac cactus ». Aucun équivalent français attesté n’a été trouvé pour ces trois derniers noms.
Ces noms sont ambigus. « Reine de la nuit » et « night-blooming cereus » s’appliquent aussi à d’autres cactus à fleurs nocturnes, notamment Epiphyllum oxypetalum. Au Mexique, « pitahaya » désigne en principe les fruits des cactus grimpants (Selenicereus), et « pitaya » ceux des cactus colonnaires du genre Stenocereus, mais les deux mots sont souvent employés l’un pour l’autre.
Biogéographie et écologie
Les Selenicereus sont surtout des plantes des forêts tropicales, humides ou saisonnièrement sèches, où ils grimpent sur les arbres et les rochers. Leur aire va du Mexique au nord de l’Amérique du Sud, par l’Amérique centrale et les Caraïbes.
- Selenicereus grandiflorus : du Mexique (de l’État de Tamaulipas à celui de Tabasco) au Guatemala, au Honduras et au Nicaragua, et dans le nord des Caraïbes (Bahamas, Cuba, Jamaïque, Hispaniola, îles Caïmans) selon POWO.
- Selenicereus spinulosus : est du Mexique, de Tamaulipas au Chiapas ; des plantes ont été récoltées dans la basse vallée du Rio Grande, au Texas, mais cette population a peut-être disparu. C’est la seule espèce dont l’aire touche les États-Unis.
- Selenicereus anthonyanus : forêts tropicales de plaine du sud du Mexique (Chiapas, Oaxaca, Tabasco, Veracruz).
- Selenicereus calcaratus : endémique du Costa Rica, dans les forêts de nuages vers 1 700 m d’altitude.
- Selenicereus megalanthus : Colombie, Équateur et Pérou selon POWO, introduit en Bolivie.
- Selenicereus undatus : aire d’origine incertaine, du Mexique au Honduras selon POWO ; l’espèce est naturalisée dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales, jusqu’aux Canaries et aux Baléares.
Les fleurs, nocturnes, sont pollinisées par des sphinx (papillons de nuit) et, dans certaines régions, par des chauves-souris. Hors de l’aire d’origine, ces pollinisateurs manquent souvent et certaines pitayas sont autostériles : les producteurs pollinisent alors à la main (Université de Floride).
La pitaya est aujourd’hui cultivée dans toutes les régions tropicales. Le Viêt Nam en est le premier producteur et exportateur mondial, devant la Chine et l’Indonésie, selon les données relayées par la presse spécialisée et le Food and Fertilizer Technology Center (Taïwan) ; en Europe, elle est cultivée en plein champ en Andalousie (FreshPlaza).
Réglementation et conservation
Comme toutes les cactées, les Selenicereus relèvent de l’annexe II de la CITES : le commerce international des plantes vivantes exige un permis d’exportation. Les fruits échappent à ce contrôle : l’annotation #4 de la famille exempte les fruits, et leurs parties et produits dérivés, issus de plantes naturalisées ou cultivées. Cette exemption, discutée à la CoP15 (2010), où la proposition citait nommément Hylocereus et Selenicereus, couvre aujourd’hui l’ensemble des cactées selon les documents de la CITES consultés. Elle exempte aussi les graines (sauf celles de cactus exportées du Mexique), les plantules en conteneurs stériles et les fleurs coupées de plantes cultivées.
La Liste rouge de l’UICN n’a pas pu être consultée directement. D’après les fiches encyclopédiques qui la citent, la plupart des espèces évaluées (dont Selenicereus grandiflorus, Selenicereus megalanthus, Selenicereus monacanthus, Selenicereus costaricensis, Selenicereus setaceus et Selenicereus spinulosus) seraient classées « préoccupation mineure », tandis que Selenicereus calcaratus, à l’aire très réduite, serait classé « en danger » en raison de la déforestation et de l’aménagement de son habitat. Ces statuts, relevés le 1er octobre 2026, sont à vérifier sur la Liste rouge de l’UICN et sur Species+ avant toute utilisation.
Culture des Selenicereus
Les Selenicereus se cultivent comme des lianes tropicales : de la chaleur, un support solide, un substrat riche et drainant, et des arrosages réguliers pendant la croissance. Les données les plus précises concernent les pitayas et viennent des services agricoles de Floride.
- Température : croissance et fructification optimales des pitayas entre 25 et 35 °C ; la tolérance au-dessous de 5 °C et au-dessus de 40 °C varie selon les variétés (Université de Floride).
- Gel : les plantes y sont sensibles, et les dégâts augmentent quand les tissus sont gorgés d’eau ; on réduit l’arrosage pendant les mois froids.
- Support : poteau, mur ou treillis sur lequel les tiges s’accrochent par leurs racines aériennes.
- Pollinisation : pour les pitayas autostériles, prévoir deux clones différents et polliniser à la main, la nuit ou tôt le matin.
- Multiplication : par bouture de tige, méthode courante chez les producteurs, ou par semis, qui ne reproduit pas fidèlement la variété.
Aucune source fiable n’a été trouvée sur une température minimale de culture valable pour tout le genre, ni sur une zone de rusticité USDA fondée sur des mesures.
Rusticité et contexte français
En France, aucune donnée publiée ne documente la culture d’un Selenicereus en pleine terre sans abri en métropole, ni sa résistance mesurée au gel. Les seules données trouvées concernent la pitaya.
- La Réunion : la pitaya y est cultivée en plein air ; le Cirad a étudié sa conduite en culture de diversification, avec une floraison pendant l’été austral, de novembre à avril.
- Serres de l’Ouest : des maraîchers produisent des pitayas sous serre en Vendée et dans le Finistère (FreshPlaza).
- Var : un agriculteur varois cultive la pitaya depuis 2020 ; d’après France 3, la plante tolère des températures négatives si elles ne durent pas. L’article ne donne ni température minimale mesurée, ni type d’abri, ni résultat après un hiver froid. À Carqueiranne, un projet expérimental prévoit aussi de tester la pitaya (Pressagrimed).
- Façade atlantique hors serre, intérieur, montagne : aucune donnée. Rien n’a été trouvé non plus pour Selenicereus grandiflorus ou les autres espèces ornementales.
Pour un amateur, la culture la plus sûre reste le grand pot, sorti à la belle saison et rentré hors gel en hiver, dans une véranda ou une serre lumineuse.
Toxicité et précautions
Les fruits des pitayas sont comestibles, mais tous les Selenicereus ne sont pas anodins. L’ASPCA classe Selenicereus undatus (sous le nom d’Hylocereus undatus) comme non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. En revanche, le suc frais de Selenicereus grandiflorus, plante employée en phytothérapie comme stimulant cardiaque, est signalé comme pouvant brûler la bouche, provoquer nausées, vomissements et diarrhée, et irriter la peau ; son usage pour le cœur est jugé dangereux hors suivi médical (RxList). Aucune donnée n’a été trouvée pour les autres espèces. En cas d’ingestion ou de réaction, contactez un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Espèces du genre Selenicereus
Principales espèces, avec leur ancien nom quand il est encore recherché. Les autres espèces acceptées ne sont pas décrites ici faute de source vérifiée.
- Selenicereus grandiflorus (L.) Britton & Rose : la « reine de la nuit », espèce type du genre ; Mexique, Amérique centrale et nord des Caraïbes.
- Selenicereus pteranthus (Link ex A.Dietr.) Britton & Rose : « princess-of-the-night » en anglais, fleurs d’environ 30 cm ; Mexique et Caraïbes ; POWO y inclut Selenicereus brevispinus.
- Selenicereus spinulosus (DC.) Britton & Rose : est du Mexique, autrefois signalé au Texas.
- Selenicereus anthonyanus, ancien Cryptocereus anthonyanus : tiges aplaties en zigzag ; sud du Mexique.
- Selenicereus undatus (Haw.) D.R.Hunt, ancien Hylocereus undatus : pitaya à peau rose et pulpe blanche, la plus cultivée.
- Selenicereus monacanthus (Lem.) D.R.Hunt, dont Hylocereus polyrhizus est un synonyme commercial : pitaya rouge à pulpe rouge.
- Selenicereus costaricensis (F.A.C.Weber) S.Arias & N.Korotkova ex Hammel, ancien Hylocereus costaricensis : pitaya à pulpe rouge ; Amérique centrale.
- Selenicereus megalanthus (K.Schum. ex Vaupel) Moran, ancien Hylocereus megalanthus : pitaya jaune ; Colombie, Équateur, Pérou.
- Selenicereus calcaratus (F.A.C.Weber) D.R.Hunt, ancien Hylocereus calcaratus : tiges à ailes lobées ; endémique du Costa Rica.
- Selenicereus guatemalensis (Eichlam ex Weing.) D.R.Hunt et Selenicereus ocamponis (Salm-Dyck) D.R.Hunt, anciens Hylocereus guatemalensis et Hylocereus ocamponis.
- Autres espèces acceptées : Selenicereus validus S.Arias & U.Guzmán, Selenicereus setaceus, Selenicereus inermis (Otto) Britton & Rose, Selenicereus hamatus, Selenicereus escuintlensis, Selenicereus minutiflorus, Selenicereus stenopterus, entre autres.
FAQ sur les Selenicereus
Combien d’espèces compte le genre Selenicereus ?
Une trentaine. Les décomptes de 2025 relayés par Wikispecies, d’après POWO et Caryophyllales.org, vont de 31 à 33 espèces selon le sort réservé à deux espèces discutées. Le chiffre de « 40 espèces » parfois avancé n’est confirmé par aucune de ces bases.
Hylocereus et Selenicereus, est-ce la même chose ?
Oui, pour les botanistes. Depuis l’étude de Korotkova, Borsch et Arias (2017), POWO range toutes les espèces d’Hylocereus dans Selenicereus. Hylocereus reste le nom d’usage du commerce et des producteurs de pitaya.
Quelle est la plante appelée « reine de la nuit » ?
Le plus souvent Selenicereus grandiflorus, l’espèce type du genre. Le nom est aussi donné à d’autres cactus à fleurs nocturnes, notamment Epiphyllum oxypetalum. Pour être sûr de la plante, il faut se fier au nom scientifique.
Un Selenicereus peut-il passer l’hiver dehors en France ?
Non documenté. Aucune source fiable ne rapporte de culture en pleine terre sans abri en métropole avec des températures mesurées. Un producteur varois de pitaya indique que la plante tolère de brèves gelées, sans mesure publiée ; la culture en pot rentrée hors gel reste la plus sûre.
Combien de temps dure la fleur ?
Une seule nuit. Les fleurs s’ouvrent le soir et se referment au matin, chez les pitayas comme chez la reine de la nuit. Pour obtenir des fruits de pitaya, la pollinisation doit donc se faire pendant cette nuit ou tôt le matin.
Pourquoi ma pitaya fleurit-elle sans donner de fruits ?
Souvent à cause d’un défaut de pollinisation. Certaines variétés sont autostériles et leurs pollinisateurs naturels, sphinx et chauves-souris, manquent en culture. Plantez deux clones compatibles et pollinisez à la main.
Les Selenicereus sont-ils toxiques ?
Cela dépend de l’espèce. Les fruits des pitayas sont comestibles et Selenicereus undatus est classé non toxique pour les animaux domestiques par l’ASPCA. Le suc frais de Selenicereus grandiflorus est en revanche signalé comme irritant pour la bouche, le tube digestif et la peau.
Faut-il des papiers CITES pour acheter des pitayas ?
Non pour les fruits, exemptés lorsqu’ils proviennent de plantes cultivées ou naturalisées. Les plantes vivantes relèvent en revanche de l’annexe II lors d’un commerce international ; renseignez-vous sur Species+ avant une importation.
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Sites de référence
- Plants of the World Online (POWO), Selenicereus : https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:30011812-2 — statut du genre, aires de Selenicereus grandiflorus, Selenicereus megalanthus et Selenicereus undatus, synonymie d’Hylocereus et de Selenicereus brevispinus. Base de référence (Kew), autorité nomenclaturale du site ; consultée par extraits de recherche, pas directement.
- Caryophyllales.org, Selenicereus sec. Korotkova et al. 2017 : https://caryophyllales.org/cdm_dataportal/taxon/fd9d6c29-2bc6-44ba-ae07-b5c578bfae72 — circonscription du genre après 2017. Référentiel taxonomique des cactées, fiable ; consulté par extraits.
- Wikispecies, Selenicereus : https://species.wikimedia.org/wiki/Selenicereus — liste des espèces acceptées et espèces discutées entre POWO et CACO (2025). Source secondaire collaborative, utilisée pour le décompte faute d’accès direct à POWO.
- Wikipédia (en anglais), Selenicereus, Selenicereus grandiflorus, Selenicereus calcaratus, Selenicereus spinulosus, Selenicereus megalanthus, Pitaya : https://en.wikipedia.org/wiki/Selenicereus — étymologie, transferts de 2017, aires, statuts UICN cités, usage de « pitaya » et « pitahaya ». Source secondaire, recoupée quand c’était possible.
- Flora of North America, Selenicereus grandiflorus : https://floranorthamerica.org/Selenicereus_grandiflorus — publication de 1909, longueur des fleurs, noms anglais. Flore de référence, fiable.
- TAXREF (MNHN), Cereus undatus Haw., 1830 : https://taxref.mnhn.fr/taxref-web/taxa/454909/notes — basionyme de Selenicereus undatus. Référentiel national, fiable.
- Atlas of Florida Plants (USF), Selenicereus pteranthus : https://florida.plantatlas.usf.edu/plant/species/1573 — nom anglais, fleurs, naturalisation. Institution universitaire, fiable.
- Desert Tropicals, Selenicereus pteranthus : https://desert-tropicals.com/Plants/Cactaceae/Selenicereus_pteranthus.html — côtes, dimensions des fleurs, nom espagnol. Site horticole, utilisé en recoupement seulement.
- LLIFLE, Selenicereus anthonyanus : https://llifle.com/Encyclopedia/CACTI/Family/Cactaceae/10700/Selenicereus_anthonyanus — ancien nom Cryptocereus, aire et habitat, tiges. Encyclopédie de collectionneurs.
- University of Florida IFAS, Pitaya (Dragon Fruit) Growing in the Florida Home Landscape (HS303) : https://ask.ifas.ufl.edu/publication/HS303 — températures, sensibilité au gel, pollinisation manuelle, autostérilité. Service de vulgarisation universitaire, fiable.
- Palm Beach County Cooperative Extension, Dragon Fruit : https://discover.pbcgov.org/coextension/agriculture/PDF/Dragon%20Fruit.pdf — dimensions des fleurs de pitaya. Service de vulgarisation agricole, fiable.
- Food and Fertilizer Technology Center, Overview of dragon fruit trees : https://ap.fftc.org.tw/node/1598 — principaux pays producteurs. Centre de recherche agricole régional, fiable.
- Cirad (Agritrop), La pitaya (Hylocereus sp.) en culture de diversification à l’île de la Réunion : https://agritrop.cirad.fr/521479/1/document_521479.pdf — culture à La Réunion, floraison. Institut de recherche agronomique, fiable.
- FreshPlaza, Pitaya: the next trendy fruit made in France : https://www.freshplaza.com/europe/article/9788994/pitaya-the-next-trendy-fruit-made-in-france/ — serres de Vendée et du Finistère ; culture en Andalousie (autres articles du même site). Presse professionnelle.
- France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, Le fruit du dragon désormais planté et récolté dans le Var : https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/le-saviez-vous-le-fruit-du-dragon-fruit-exotique-est-desormais-plante-et-recolte-dans-le-var-3044610.html — culture dans le Var depuis 2020. Presse régionale, témoignage non mesuré.
- Pressagrimed, Des cultures exotiques à l’essai : https://www.pressagrimed.fr/article/des-cultures-exotiques-a-l-essai_903454 — essai de Carqueiranne. Presse agricole régionale.
- ASPCA, Night Blooming Cereus : https://www.aspca.org/node/5186 — Hylocereus undatus non toxique pour chiens, chats et chevaux. Base de référence vétérinaire.
- RxList, Cereus : https://www.rxlist.com/supplements/cereus.htm — effets irritants du suc frais de Selenicereus grandiflorus, précautions cardiaques. Base d’information médicale grand public, fiabilité moyenne.
- CITES, CoP15 Prop. 25 : https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/15/prop/F-15%20Prop-25.pdf — annotation #4 (fruits d’Hylocereus et de Selenicereus). Document officiel.
- Kew, CITES and Cacti : https://www.kew.org/sites/default/files/2019-09/CITESandCacti_full.pdf — inscription de la famille et annotation #4. Document institutionnel.
Bibliographie
- Britton, N.L. & Rose, J.N. (1909). The genus Cereus and its allies in North America. Contributions from the United States National Herbarium 12. [Publication de Selenicereus et de Hylocereus ; combinaison Selenicereus grandiflorus p. 430 d’après la Flora of North America ; texte non consulté.]
- Korotkova, N., Borsch, T. & Arias, S. (2017). A phylogenetic framework for the Hylocereeae (Cactaceae) and implications for the circumscription of the genera. Phytotaxa 327(1) : 1–46. doi:10.11646/phytotaxa.327.1.1 [Article à comité de lecture ; inclusion d’Hylocereus et d’une partie de Weberocereus dans Selenicereus. Consulté par résumé.]
- Korotkova, N. et al. (2021). Cactaceae at Caryophyllales.org – a dynamic online species-level taxonomic backbone for the family. Willdenowia 51 : 251–270. [Référentiel taxonomique en ligne des cactées (CACO).]
- Crane, J.H. & Balerdi, C.F. Pitaya growing in the Florida home landscape. University of Florida IFAS Extension, HS303. [Fiche de vulgarisation universitaire ; auteurs et date de révision à vérifier.]
- CITES (2010). CoP15 Prop. 25 : amendement de l’annotation #4. Doha. [Document officiel.]