Encephalartos princeps est une cycadale bleue d’Afrique du Sud, endémique du bassin de la Great Kei, dans le Cap-Oriental, où elle pousse sur les falaises et les affleurements de dolérite. Cette espèce du genre Encephalartos, décrite en 1965 par Robert Allen Dyer, forme des touffes de troncs dressés jusqu’à 3 m, parfois couchés et longs de 5 m, coiffés de feuilles glauques ou argentées recourbées au sommet. Longtemps confondue avec Encephalartos lehmannii, elle s’en distingue par ses troncs plus hauts, ses folioles plus serrées et ses cônes groupés, à écailles verruqueuses. Classée vulnérable par l’UICN, elle est menacée par les prélèvements et la dégradation de son habitat. En France, une plante a supporté en pleine terre, sous protection, des gelées de −5 à −7 °C près de Nantes pendant l’hiver 2010-2011.
L’essentiel sur Encephalartos princeps
- Nom accepté : Encephalartos princeps R.A.Dyer (1965), nom accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15), GBIF et Species+
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; les plantes étaient rangées auparavant dans Encephalartos lehmannii (« forme D » d’Henderson, 1945)
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais « Kei cycad », en afrikaans « keibroodboom » (PlantZAfrica, Species+)
- Répartition naturelle : Afrique du Sud, Cap-Oriental, cours moyen et inférieur du bassin de la Great Kei (vallées de la Swart Kei et de la Kabousie), sur dolérite
- Statut UICN : vulnérable (VU A4acd ; B1ab(iii,v)), évaluation de J.D. Bösenberg datée de mai 2020, publiée en 2022
- CITES et autres protections : annexe I de la CITES (tout le genre, depuis 1977) ; annexe A dans l’Union européenne, avec un avis favorable de l’UE (2011) pour les plantes reproduites artificiellement d’Afrique du Sud dont le caudex ne dépasse pas 15 cm de diamètre
- Rusticité documentée : résistante au gel et à la sécheresse selon PlantZAfrica ; pleine terre sous protection à −5/−7 °C sans dégât près de Nantes (hiver 2010-2011) ; en pot, −7 °C sans dégât en serre froide à Ravenne, en Italie (hiver 2009-2010) ; morte à −13/−16 °C en Caroline du Nord (hiver 2013-2014) (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : plein soleil, tout sol pourvu qu’il soit bien drainé et aéré, arrosage modéré (PlantZAfrica)
- Port et dimensions adultes : touffe de troncs de 20 à 30 cm de diamètre, dressés jusqu’à 3 m, rarement 4 m, ou couchés et longs de 5 m avec l’âge ; feuilles de 0,75 à 1,3 m
- Toxicité : graines toxiques, comme chez toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos princeps ?
C’est un Encephalartos bleu, à troncs assez minces pour leur hauteur, souvent nombreux depuis la base, et à feuilles serrées, recourbées dans leur tiers supérieur. Dyer (1965, description originale et révision de Bothalia) et PlantZAfrica le décrivent ainsi :
- Tiges : souvent ramifiées depuis la base, jusqu’à 3 m de haut, rarement 4 m, ou jusqu’à 5 m de long quand elles se couchent avec l’âge, de 20 à 30 cm de diamètre ; PlantZAfrica parle de touffes de 10 à 15 troncs ;
- Feuilles : de 75 à 110 cm selon la description originale, 1 à 1,3 m selon la révision de Dyer, assez droites ou recourbées dans le tiers supérieur, parfois un peu tordues, glauques, souvent bleutées ou argentées longtemps, poilues quand elles sont jeunes ; pétiole de 15 à 21 cm, dont le renflement basal (pulvinus), petit et laineux, est souvent caché par les écailles du tronc ;
- Folioles : linéaires-lancéolées, piquantes, d’environ 15 cm sur 1 à 1,3 cm, entières ou parfois dentées sur la marge inférieure, se chevauchant en V dans le tiers supérieur de la feuille ; vers la base, elles se réduisent jusqu’à une ou deux épines ;
- Cônes : vert terne, deux à quatre par tige selon la description originale (un à trois par saison selon PlantZAfrica), brièvement pédonculés ; cônes mâles subcylindriques de 16 à 26 cm sur 8 à 10 cm, aux écailles prolongées en bec de 1,2 à 1,5 cm ; cônes femelles en tonnelet, d’environ 30 cm sur 20 cm, arrondis au sommet, à écailles irrégulièrement couvertes de grosses papilles (verruqueuses) et de poils blanchâtres ou brunâtres épars ;
- Graines : rouges, d’environ 4 cm sur 2 cm.
Selon PlantZAfrica, les cônes apparaissent en janvier ; les mâles libèrent leur pollen d’avril à juin, et les cônes femelles se désagrègent d’octobre à décembre.
Hybrides
Aucun hybride naturel d’Encephalartos princeps n’est signalé : les plantes « supposées hybrides » dont parle Dyer (1965) dans le Cap-Oriental concernent Encephalartos trispinosus, plus à l’ouest. Dyer souligne que les aires d’Encephalartos princeps, d’Encephalartos lehmannii, d’Encephalartos trispinosus et d’Encephalartos horridus ne semblent pas se chevaucher.
En culture, des croisements existent : la pépinière Jungle Music, en Californie, proposait en juillet 2023 des hybrides de première génération obtenus en fécondant une femelle d’Encephalartos longifolius de forme bleue avec du pollen d’Encephalartos princeps. Sur le forum Fous de palmiers, un cultivateur qui lançait une banque de pollen en avril 2014 excluait justement les croisements entre espèces proches comme Encephalartos lehmannii × princeps, pour ne pas brouiller les lignées. Une graine issue d’un jardin où plusieurs espèces conent en même temps n’est pas forcément pure.
Confusions possibles
La confusion la plus fréquente se fait avec Encephalartos lehmannii, dans lequel la plupart des auteurs rangeaient l’espèce avant 1965. Selon Dyer, Encephalartos princeps devient plus haut, à troncs relativement minces ; ses jeunes feuilles sont souvent poilues, ses folioles plus serrées, se chevauchant dans le tiers supérieur de la feuille ; il porte deux cônes ou plus par tige, contre un seul en général chez Encephalartos lehmannii ; la face des écailles de ses cônes femelles est verruqueuse, alors qu’elle est presque lisse chez Encephalartos lehmannii ; enfin, son pulvinus est plus petit, souvent caché, alors que celui d’Encephalartos lehmannii est grand, apparent et entouré d’un collier brun-rouge. Les deux espèces ne poussent pas sur les mêmes roches : dolérite pour Encephalartos princeps, grès pour Encephalartos lehmannii. Dyer ajoute que l’une comme l’autre peut porter quelques dents sur la marge inférieure des folioles : ce caractère ne suffit pas à les séparer.
Sur une jeune plante sans cône, l’identification reste difficile. Sur le forum italien Tropicamente, en août 2012, un cultivateur a appris qu’une plante vendue comme Encephalartos princeps était plutôt, selon un autre membre, un Encephalartos lehmannii, parce que ses folioles du sommet étaient bien espacées ; un an plus tard, les nouvelles feuilles se chevauchaient et la question restait ouverte. En Corse-du-Sud, un cultivateur qui pensait avoir une femelle d’Encephalartos princeps a reconnu en juillet 2013, au moment de distribuer ses graines, qu’il s’agissait d’Encephalartos trispinosus, sous un nom reçu avec la plante (forum Fous de palmiers). Encephalartos trispinosus se reconnaît à ses folioles portant souvent un ou deux lobes épineux sur la marge inférieure, et pousse surtout sur des schistes argileux, plus à l’ouest.
Encephalartos friderici-guilielmi pousse avec lui dans le sud-est du district de Queenstown, mais la confusion est peu probable selon Dyer, et impossible avec des cônes : ceux d’Encephalartos friderici-guilielmi sont très laineux. Dans la clé de Dyer, Encephalartos eugene-maraisii, autre espèce bleue, s’en distingue par des feuilles incurvées près de l’extrémité, et non recourbées vers l’extérieur.
Taxonomie
Encephalartos princeps est un nom accepté par The World List of Cycads, GBIF et Species+. Robert Allen Dyer l’a décrit en 1965 dans le Journal of South African Botany (vol. 31, n° 2, p. 111-112, planche 19), dans un article consacré à de nouvelles espèces et à des spécimens types d’Encephalartos sud-africains. Le type a été récolté par Ernest Galpin le 16 avril 1911 (Galpin 8090), parmi des rochers de dolérite sur le bas des pentes de la vallée de la Swart Kei, à la ferme Junction, entre 2 300 et 2 600 pieds (environ 700 à 790 m), avec Encephalartos friderici-guilielmi ; l’holotype est à Pretoria, un isotype au South African Museum. Auparavant, les spécimens étaient rattachés à Encephalartos lehmannii par Hutchinson et Rattray (1933) et formaient la « forme D » d’Encephalartos lehmannii chez Henderson (1945). Dyer a réparti la conception large d’Encephalartos lehmannii d’Henderson entre trois espèces, Encephalartos lehmannii, Encephalartos trispinosus et Encephalartos princeps, en laissant un reste d’origine incertaine, dont des hybrides supposés. Aucune variété n’est reconnue.
Étymologie et histoire
L’épithète latine princeps signifie « premier » : Dyer l’a choisie parce qu’il pensait que l’espèce avait une histoire plus ancienne et un port plus majestueux que ses proches parents, Encephalartos lehmannii et Encephalartos trispinosus (Haynes, 2022, via The World List of Cycads). Dans sa révision de 1965, il précise que l’idée qu’elle soit apparue plus tôt dans l’évolution que ses parentes du Cap-Oriental reste une spéculation. Le nom de genre Encephalartos signifie « pain dans la tête », allusion à la moelle farineuse du tronc.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté pour Encephalartos princeps. PlantZAfrica donne « Kei cycad » en anglais, d’après la rivière Kei, « keibroodboom » en afrikaans, « umguza » et « umphanga » en xhosa ; Species+ cite « Kei cycad ».
Dans la nature
Encephalartos princeps est endémique du Cap-Oriental, en Afrique du Sud. Dyer (1965) le situe sur les falaises et affleurements de dolérite du bassin de la Kei, dans les anciens districts de Queenstown, Cathcart, Komga, Tsomo et Butterworth ; la description originale cite aussi un spécimen du district de King William’s Town, sur la Kabousie. L’étendue exacte de l’aire vers l’amont de la Kei et vers son embouchure n’était pas connue en 1965 ; une mention à Mqanduli, dans l’ancien Transkei, reposait sur une plante cultivée et restait à confirmer. Une photo de Dyer montre, sur la rive ouest de la Great Kei sous le pont du chemin de fer, une touffe dont les troncs partent peut-être tous de la même souche.
PlantZAfrica décrit des fourrés riverains, entre les rochers, et des falaises de dolérite, sous 420 à 520 mm de pluie par an, avec des étés chauds et des hivers frais. Les cônes mâles et femelles dégagent de fortes odeurs tôt le matin ou le soir, qui attirent des charançons ; en passant d’un sexe à l’autre, ceux-ci transportent le pollen. L’enveloppe charnue des graines attire des oiseaux, des rongeurs et des chauves-souris, qui les dispersent.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos princeps est classé vulnérable (VU) sur la Liste rouge de l’UICN, selon les critères A4acd (réduction de la population, constatée et prévue, liée au déclin de l’habitat et aux prélèvements) et B1ab(iii,v) (aire restreinte, déclin de la qualité de l’habitat et du nombre de plantes matures). L’évaluation, due à J.D. Bösenberg, est datée du 26 mai 2020 et a été publiée en 2022 (The World List of Cycads, GBIF, Crossref) ; catégorie confirmée par les données de la Liste rouge relayées par GBIF le 31 octobre 2026. La Liste rouge des plantes d’Afrique du Sud le classait déjà vulnérable en 2009 (Raimondo et al., cités par PlantZAfrica).
Le plan d’action de l’UICN pour les cycadales (Donaldson, 2003) le classait vulnérable (critères A4acd et C1), avec 3 500 à 5 000 plantes, un déclin modéré, la surcollecte et la destruction de l’habitat comme menaces, une réduction modérée de l’habitat et aucune population connue dans une aire protégée ; il était déjà vulnérable en 1997. Le même document cite les fourrés de Lantana camara, plante invasive, qui envahissent les terres agricoles du Cap-Oriental où pousse l’espèce. Aucun document d’avis de commerce non préjudiciable de la SANBI n’a été publié pour elle (liste consultée le 20 octobre 2026).
Comme toutes les espèces du genre, Encephalartos princeps est inscrit à l’annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977 et à l’annexe A du règlement européen sur le commerce des espèces sauvages (liste en vigueur : règlement (UE) 2026/1383), selon Species+. Pour les plantes reproduites artificiellement provenant d’Afrique du Sud, l’Union européenne a émis le 20 juin 2011 un avis favorable, limité aux plantes dont le caudex ne dépasse pas 15 cm de diamètre ; une nouvelle consultation sur l’ensemble du genre est ouverte depuis le 16 septembre 2026. En France, une plante proposée à la vente doit être issue de culture et accompagnée des documents CITES et européens exigés. Bases consultées le 20 octobre 2026 ; vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat.
Culture
PlantZAfrica présente Encephalartos princeps comme une belle cycadale bleue qui apprécie le plein soleil et tolère tout type de sol, pourvu qu’il soit bien drainé et aéré, avec un arrosage modéré ; sa croissance est assez lente. Elle convient comme plante isolée ou en groupe. Les jeunes plants sont élevés à l’ombre pendant leurs premières années, puis mis en place au jardin vers trois à cinq ans.
En France, un cultivateur de Nantes l’a planté en pleine terre au printemps 2010, avec un caudex de 8 cm, puis l’a déterré en septembre 2011 parce qu’il ne recevait pas assez de soleil, et replanté en mars 2012 dans un mélange très drainant (forum Fous de palmiers). Il notait, en citant des forums américains, que l’espèce sort ses nouvelles feuilles assez tôt dans la saison. À Concarneau (Finistère), un autre cultivateur l’a planté en pleine terre en 2011. Sur le même forum, un cultivateur de la Côte Bleue (Bouches-du-Rhône) jugeait en février 2010 qu’il lui faut impérativement un hiver sec et doutait de son succès sur la façade atlantique.
Multiplication
PlantZAfrica décrit un protocole détaillé. Les graines sont récoltées, débarrassées de toute leur chair, qui peut contenir des inhibiteurs de germination et favoriser les champignons (portez des gants, elle est toxique), puis conservées au moins six mois dans un sac en papier à 10-15 °C, le temps que l’embryon achève son développement. Avant le semis, faites-les tremper quelques jours en changeant l’eau chaque jour : les graines viables coulent, les autres flottent. Posez-les à moitié enterrées, sur le côté, dans du sable lavé ou un terreau, à 28 °C, en gardant le substrat humide sans excès. Repiquez-les quand la racine mesure 1 à 2 cm, ou après une ou deux feuilles, dans des sacs étroits et hauts (environ 12 cm sur 24 cm), car la racine pivotante est longue ; arrosez d’abord chaque jour en brumisation, puis une fois par semaine au bout d’un mois. Les rejets se prélèvent avec un couteau ou une bêche propres et tranchants ; la plaie est traitée au fongicide et séchée une semaine avant la plantation. Graines, plantes et rejets relèvent de l’annexe I de la CITES.
Maladies et ravageurs
PlantZAfrica cite les cochenilles, qui sucent la sève des feuilles et se traitent par des huiles horticoles répétées, et des coléoptères qui attaquent les jeunes feuilles en formation, contre lesquels il conseille un insecticide de contact ou systémique. En Europe, le principal risque reste la pourriture des racines dans un sol froid et détrempé.
Rusticité
PlantZAfrica décrit l’espèce comme résistante au gel et à la sécheresse. Les retours datés sont peu nombreux et concernent surtout de jeunes plantes ; comme pour tous les Encephalartos, la survie d’un caudex encore petit, souvent protégé, ne vaut pas pour un sujet adulte à tronc aérien.
En France
- Loire-Atlantique : près de Nantes, une plante en pleine terre depuis le printemps 2010, protégée par une cloche, était intacte en décembre 2010 après un mois de gel presque quotidien avec plusieurs jours à −5/−6 °C ; son cultivateur indique en mars 2012 qu’elle avait supporté −6/−7 °C l’hiver précédent sans aucun dégât (forum Fous de palmiers). Elle avait été déterrée avant la vague de froid de février 2012.
- Finistère : à Concarneau, une plante mise en pleine terre en 2011 avait, en avril 2012, un caudex « très sain » après un hiver à −5 °C au plus bas ; ses feuilles, formées avant la plantation, avaient été lacérées par les tempêtes de décembre (forum Fous de palmiers).
Aucun retour daté n’est documenté pour le littoral méditerranéen, l’intérieur des terres ou la montagne.
Repères internationaux
- Italie : à Ravenne, un jeune plant en pot, acheté en octobre 2009, est la plante qui a le mieux supporté −7 °C en serre froide pendant l’hiver 2009-2010 : il n’avait aucune marque en janvier 2010, alors que toutes les feuilles de l’Encephalartos lehmannii du même cultivateur étaient brûlées (forum Tropicamente).
- Japon : dans la plaine du Kansai, pendant la vague de froid de l’hiver 2020-2021 (trois jours à −2/−3 °C de moyenne journalière), seules les nouvelles feuilles sorties à la fin de l’automne, pas encore durcies, ont été en partie détruites ; le reste de la plante n’a pas souffert (blog japonais, mars 2021).
- États-Unis : au Juniper Level Botanic Garden, en Caroline du Nord, Encephalartos princeps n’a pas survécu en pleine terre, sans protection, à l’hiver 2013-2014, avec des minimums de −13 à −16 °C (9 à 4 °F) selon les emplacements ; Encephalartos lehmannii et Encephalartos longifolius non plus.
Toxicité et précautions
Comme les autres cycadales, Encephalartos princeps contient des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine), dont dérive le méthylazoxyméthanol, une toxine du foie et du système nerveux ; les graines sont la partie la plus dangereuse. PlantZAfrica rappelle que la plupart des parties des cycadales sont toxiques et que leur chair agit lentement. Portez des gants pour manipuler les graines, et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
PlantZAfrica rappelle, pour les cycadales en général, que les populations locales préparaient autrefois une farine à partir de la moelle des troncs ; aucun usage propre à Encephalartos princeps n’est décrit. Aujourd’hui, l’espèce est cultivée comme plante ornementale.
Questions fréquentes
Encephalartos princeps est-il rustique en France ?
Les rares essais sont encourageants mais limités : près de Nantes, une jeune plante en pleine terre, protégée par une cloche, a passé −5 à −7 °C sans dégât pendant l’hiver 2010-2011, et à Concarneau un caudex est resté sain à −5 °C. Aucun résultat sur plusieurs hivers n’a été publié. Un sol très drainant, sec en hiver, et une protection pendant les vagues de froid restent nécessaires ; ailleurs, la culture en grand pot hiverné à l’abri est plus sûre.
Comment le distinguer d’Encephalartos lehmannii ?
Par les folioles et le port : Encephalartos princeps a des folioles plus serrées, qui se chevauchent dans le haut de la feuille, un pulvinus petit et caché, des troncs plus hauts et des cônes groupés à écailles verruqueuses ; Encephalartos lehmannii a des folioles plus espacées, un grand pulvinus apparent à collier brun-rouge, des troncs plus courts et des cônes solitaires.
Pourquoi s’appelle-t-il « princeps » ?
Parce que Dyer pensait qu’il avait une histoire plus ancienne et un port plus majestueux que ses proches parents : princeps signifie « premier » en latin.
Peut-on le cultiver en pot ?
Oui, au moins pendant ses jeunes années, car sa croissance est lente : choisissez un substrat très drainant et le plein soleil. À Ravenne, un jeune plant en pot hiverné en serre froide a bien passé un hiver à −7 °C.
Comment faire germer ses graines ?
En les laissant mûrir au moins six mois après la récolte, au sec et au frais, puis en les faisant tremper et en les semant à 28 °C, selon le protocole de PlantZAfrica (voir Multiplication).
Est-il toxique ?
Oui, surtout ses graines, comme toutes les cycadales.
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Sites de référence
- The World List of Cycads, Encephalartos princeps : https://cycadlist.org/scientific_name/337 — nom accepté, publication (1965), type (Galpin 8090, 16 avril 1911), répartition, étymologie (Haynes 2022), statut UICN et critères, références. Liste de référence des cycadales (version 2026.08.15), fiable ; consultée le 20 octobre 2026.
- PlantZAfrica (SANBI), Encephalartos princeps : https://pza.sanbi.org/encephalartos-princeps — noms communs, description, cônes, statut, répartition, habitat, histoire, écologie, usages, culture, semis, ravageurs (K.W. Sepheka, Pretoria National Herbarium, août 2011). Institution nationale sud-africaine, fiable ; consultée le 20 octobre 2026.
- Species+ (PNUE-WCMC), Encephalartos princeps : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/23277/legal — annexe I de la CITES, annexe A de l’UE, avis de l’UE, nom anglais. Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée par son API publique le 20 octobre 2026.
- GBIF, Encephalartos princeps : https://www.gbif.org/species/2683827 — statut du nom et catégorie UICN (VU). Base de référence, fiable ; consultée par son API le 20 octobre 2026.
- Crossref, évaluation UICN : https://doi.org/10.2305/IUCN.UK.2022-1.RLTS.T41922A51045400.en — auteur et date de l’évaluation (26 mai 2020). Métadonnées officielles ; consultées par l’API.
- Juniper Level Botanic Garden, Winter Hardy Cycads (7 août 2014) : https://www.juniperlevelbotanicgarden.org/winter-hardy-cycads/ — Encephalartos princeps mort en pleine terre, sans protection, pendant l’hiver 2013-2014. Jardin botanique, fiable pour le résultat brut ; consulté le 20 octobre 2026.
- Jungle Music, Encephalartos longifolius x Encephalartos princeps (5 juillet 2023) : https://junglemusic.com/2023/07/encephalartos-longifolius-x-encephalartos-princeps-potentially-a-great-hybrid-cycad-from-two-blue-parents/ — hybride de culture. Site commercial, cité seulement pour l’existence de cet hybride ; consulté le 20 octobre 2026.
- Blog japonais Shizendo, résistance au froid des Encephalartos (31 mars 2021, mis à jour en 2022) : https://www.xn--hdsv1iczcg28e.com/2021/03/31/%E3%82%A8%E3%83%B3%E3%82%BB%E3%83%95%E3%82%A1%E3%83%A9%E3%83%AB%E3%83%88%E3%82%B9%E3%80%80encephalartos%E3%80%80%EF%BC%88%E3%83%92%E3%83%A1%E3%82%AA%E3%83%8B%E3%82%BD%E3%83%86%E3%83%84%EF%BC%89/ — dégâts sur les nouvelles feuilles pendant la vague de froid de l’hiver 2020-2021. Blog de cultivateur ; consulté le 20 octobre 2026.
- Forum Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=114665, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=116528, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=178194, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=178827, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=6637, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=277453 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=327404 — plantes en pleine terre près de Nantes (2010-2012) et à Concarneau (2011-2012), avis d’un cultivateur des Bouches-du-Rhône (2010), erreur d’identification en Corse-du-Sud (2013), banque de pollen (2014). Forum de cultivateurs ; messages consultés le 20 octobre 2026.
- Forum Tropicamente : https://www.tropicamente.it/forums/topic/princeps-vs-lehmannii/, https://www.tropicamente.it/forums/topic/piante-che-ce-lhanno-fatta-non-ce-lhanno-fatta/ et https://www.tropicamente.it/forums/topic/problema-con-encephalartos/ — identification discutée (2012-2013), plante de Ravenne à −7 °C en serre froide (2010). Forum de cultivateurs ; consulté le 20 octobre 2026.
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