Encephalartos kisambo est une grande cycadale arborescente du sud-est du Kenya, où elle vit dans les collines de Maungu, près de Voi, dans le comté de Taita-Taveta, au sein d’une forêt sempervirente sèche baignée de brumes, entre 800 et 1 050 m d’altitude. Décrite en 1989 par Robert B. Faden et H.J. Beentje, cette espèce du genre Encephalartos porte le nom que lui donnent les Taita, « kisambo ». Elle forme un tronc de 1 à 2 m, large d’environ 50 cm, couronné de feuilles vertes de 2,4 à 3,6 m aux folioles falciformes, et des cônes mâles crème jaunâtre qui atteignent 64 cm. On l’a aussi décrite la même année sous le nom d’Encephalartos voiensis, et les plantes de Tanzanie publiées sous le nom d’Encephalartos kanga lui sont aujourd’hui rattachées. L’UICN la classe en danger. En France, elle se cultive en pot et s’hiverne à l’abri.
L’essentiel sur Encephalartos kisambo
- Nom accepté : Encephalartos kisambo Faden & Beentje (1989), nom accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15), Species+ et GBIF
- Synonymes : Encephalartos voiensis Moretti, D.W.Stev. & Sclavo (1989) ; Encephalartos kanga Pócs & Q.Luke (2007 ou 2008 selon les sources) ; « Encephalartos sp. B (Voi) » de Heenan (1977)
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; « kisambo », nom local en langue taita (Faden et Beentje, 1989) ; « Voi cycad » en anglais (Species+)
- Répartition naturelle : Kenya, comté de Taita-Taveta (collines de Maungu, ou Nyangala) ; mentions à confirmer à Kasigau et Sagala ; The World List of Cycads ajoute la Tanzanie (région du Kilimandjaro, et Morogoro via Encephalartos kanga)
- Statut UICN : en danger (EN), évaluation publiée en 2024 (Eastern Arc Mountains & Coastal Forests CEPF Plant Assessment Project et J.D. Bösenberg) ; déjà EN en 2010 et dans le plan d’action de l’UICN de 2003
- CITES et autres protections : annexe I de la CITES (tout le genre, depuis 1977) ; annexe A dans l’Union européenne, avec un avis défavorable de l’UE pour les plantes reproduites artificiellement provenant d’Afrique du Sud
- Rusticité documentée : aucune valeur fiable pour une plante adulte ; un pied oublié dehors en Italie a survécu, très abîmé, à −2 °C et à la neige pendant l’hiver 2014-2015 (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, forêt sempervirente sèche à brouillards et pentes raides de brousse sèche ; en culture, soleil ou mi-ombre, substrat drainant
- Port et dimensions adultes : tronc de 0,9 à 2,2 m de haut et 45 à 52 cm de diamètre, rarement plusieurs troncs ; feuilles de 2,4 à 3,6 m ; cônes mâles de 49 à 64 cm, cônes femelles de 42 à 45 cm (Faden et Beentje, 1989)
- Toxicité : graines toxiques, comme chez toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos kisambo ?
On le reconnaît à ses grandes feuilles vertes aux folioles serrées, qui se chevauchent et se courbent en faucille, dont le bord supérieur porte trois à cinq épines groupées près de la base, et à ses cônes mâles crème jaunâtre, longs et cylindriques. La description originale de Faden et Beentje (1989) donne les caractères suivants :
- Tronc : haut de 0,9 à 2,2 m et large de 45 à 52 cm, dressé ou penché, rarement plusieurs troncs (jusqu’à 12) ; cicatrices foliaires rhomboïdales, de 12,5 à 15 cm de large ;
- Feuilles : groupées au sommet, longues de 2,39 à 3,60 m et larges de 51 à 76 cm, avec 89 à 96 paires de folioles ; base du pétiole renflée, parfois couverte de poils bruns feutrés ;
- Folioles : les médianes serrées et se chevauchant, insérées tous les 2,5 à 3 cm, lancéolées-oblongues et falciformes, longues de 24 à 37,5 cm et larges de 2,9 à 3,7 cm, coriaces, à pointe piquante et bords enroulés ; bord supérieur portant 3 ou 4 (parfois 5) épines, toutes dans les 7 premiers centimètres ; bord inférieur sans épine ou avec une seule épine ; les folioles basses réduites à des épines palmées, bifides puis simples ;
- Cônes mâles : cylindriques, longs de 49 à 64 cm et larges de 10 à 12,5 cm, jaune crème à maturité, parfois courbés, sur un pédoncule de 15 à 32 cm couvert d’un duvet brun foncé ;
- Cônes femelles : groupés, cylindriques, longs de 42 à 45 cm et larges d’environ 16 cm, jaune pâle ou orange à maturité ;
- Graines : à enveloppe jaune orangé, ellipsoïdes, longues de 3 à 3,9 cm et larges de 1,7 à 2,5 cm.
Les mesures rapportées par Heenan en 1977, avant la description, vont dans le même sens : un tronc jusqu’à 2,2 m qui s’amincit vers le haut, une base du rachis très renflée qui laisse des cicatrices caractéristiques sur le tronc, des feuilles jusqu’à 3,7 m ; les plantes poussant à découvert n’atteignaient que les deux tiers de la taille de celles qui poussent à mi-ombre sous la forêt (Heenan, 1977, cité par Haynes, 2009).

Hybrides
Aucun hybride naturel ni cultivé d’Encephalartos kisambo n’est documenté. En culture, Holzman (2009) note que les jeunes semis ressemblent beaucoup à ceux d’Encephalartos hildebrandtii, ce qui impose une étiquette fiable.
Confusions possibles
L’espèce la plus proche, selon ses auteurs, est Encephalartos hildebrandtii, du littoral du Kenya et de la Tanzanie, qui vit plus bas. Faden et Beentje (1989) l’en distinguent par des folioles falciformes portant moins de dents, des cônes mâles en général plus grands aux écailles moins fortement rabattues, des écailles femelles moins profondes et des graines jaune orangé, et non rouges. Encephalartos tegulaneus, du centre du Kenya, a des folioles plus petites et plus espacées, qui peuvent porter deux dents sur le bord inférieur ; Encephalartos bubalinus a des feuilles et des folioles plus petites et des cônes mâles beaucoup plus petits.
Dans la clé de Haynes (2009), adaptée de Moretti et ses coauteurs (1989), Encephalartos kisambo se distingue des espèces voisines d’Afrique de l’Est et du Centre par des folioles médianes terminées par une seule pointe piquante, sub-falciformes à falciformes, longues de 24 à 37 cm, sur des feuilles de plus de 2 m au pétiole court ou nul ; Encephalartos sclavoi, de Tanzanie, a des feuilles de 1,7 à 2 m et des folioles à pointe recourbée.
Taxonomie
Robert B. Faden (Smithsonian Institution, Washington) et H.J. Beentje (East African Herbarium, Nairobi) ont décrit l’espèce en 1989 dans la revue kényane Utafiti (2(1) : 7-10). Le type a été récolté le 26 décembre 1971 dans les collines de Maungu (Nyangala), à 1 025 m, dans une forêt sempervirente sèche à brouillards (Faden et al. 71/965, holotype à Kew, K ; isotypes à BR, EA, MO, PRE, UPS, US et WAG). Les auteurs citent aussi des récoltes de P.G. Archer (mars et mai 1970) et de T.D. Willing et E.J. Robertson (1985) dans les mêmes collines.
La même année, A. Moretti, D.W. Stevenson et J.-P. Sclavo ont décrit Encephalartos voiensis (Annals of the Missouri Botanical Garden 76 : 934-938), à partir de récoltes de Sclavo, apparemment sans connaître la description de Faden et Beentje (Haynes, 2009). Publié plus tard, ce nom est un synonyme d’Encephalartos kisambo.
Faden et Beentje signalaient déjà une récolte stérile de T. Pócs, dans les monts Kanga (Tanzanie), qu’ils ne pensaient pas conspécifique faute de cônes. Pócs et Q. Luke ont décrit ces plantes comme Encephalartos kanga (Journal of East African Natural History 96 : 193-201 ; publication datée de 2007 par Haynes et Species+, de 2008 par The World List of Cycads), en reconnaissant leur ressemblance avec Encephalartos kisambo. Haynes (2009) l’a placé en synonymie, en invoquant un fort recouvrement des caractères végétatifs, l’absence de données sur le cône mâle et des caractères de cône femelle établis sur une seule plante ; la CITES a adopté ce regroupement à sa 17e Conférence des parties, appliqué en 2017 (Species+). Une étude moléculaire (Treutlein et al., 2005, citée par Haynes) rapproche l’espèce des Encephalartos les plus proches d’elle par la géographie et la morphologie.
Étymologie et histoire
L’épithète reprend « kisambo », le nom de la plante dans la langue des Taita, peuple des collines du même nom (Faden et Beentje, 1989 ; Haynes, 2022, cité par The World List of Cycads).
L’espèce a été découverte en 1970 près de Voi par Archer, alors à l’East African Herbarium de Nairobi, comme le montrent ses récoltes citées dans la description originale ; d’autres auteurs avaient avancé 1973 ou les expéditions de Heenan de 1973-1974 (Haynes, 2009). La première mention publiée est celle de Heenan (1977), sous le nom d’« Encephalartos sp. B (Voi) ». Dès 1989, Faden et Beentje écrivaient qu’elle avait déjà été récoltée « en nombre considérable » par des non-Kényans pour être vendue aux collectionneurs, et demandaient sa protection complète.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. « Kisambo » est le nom local en langue taita (Faden et Beentje, 1989). Species+ et Haynes (2009) emploient le nom anglais « Voi cycad », d’après la ville voisine des collines de Maungu.
Dans la nature
Encephalartos kisambo n’était connu avec certitude, en 1989, que d’une très petite zone des collines de Maungu, dans le comté de Taita-Taveta, au sud-est du Kenya : selon l’étiquette d’une récolte d’Archer, la population occupait environ 160 hectares. Heenan (1977) l’avait aussi signalé à Kasigau et à Sagala, deux autres massifs de la région, mais Faden et Beentje jugeaient ces mentions à confirmer. The World List of Cycads et Species+ citent aujourd’hui le Kenya et la Tanzanie (région du Kilimandjaro, et Morogoro pour les plantes décrites comme Encephalartos kanga) ; les sources lues ne détaillent pas les populations tanzaniennes du Kilimandjaro.
Il pousse dans une forêt sempervirente sèche, basse, baignée de brumes, au sommet et sur les versants sud-est et est des collines, avec Craibia, Drypetes gerrardii, Manilkara discolor ou Cussonia holstii, et plus rarement sur des pentes raides et exposées couvertes de brousse sèche, entre 800 et 1 050 m. Des épiphytes poussent sur ses troncs : Impatiens walleriana, Streptocarpus caulescens et la fougère Davallia chaerophylloides. Ce petit massif forestier abrite aussi les seules stations kényanes de deux orchidées (Faden et Beentje, 1989). Aucune donnée n’est publiée sur ses pollinisateurs ni sur la dispersion de ses graines.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos kisambo est classé en danger (EN) sur la Liste rouge de l’UICN. L’évaluation en vigueur, publiée en 2024 (version 2024-1, datée du 31 août 2023 selon Crossref), est due au projet d’évaluation des plantes des Eastern Arc Mountains et des forêts côtières (CEPF) et à J.D. Bösenberg (GBIF, Crossref) ; son texte n’a pas pu être lu. L’évaluation précédente (octobre 2009, publiée en 2010) le classait déjà en danger, selon les critères B1ab(ii,iii)+2ab(ii,iii), c’est-à-dire une aire très réduite et un déclin de la surface occupée et de la qualité de l’habitat ; c’est encore elle que cite The World List of Cycads. En 2003, le plan d’action de l’UICN le classait en danger, avec environ 5 200 plantes dans la nature, un déclin rapide dû aux prélèvements, à la destruction de l’habitat et aux usages traditionnels, et aucune population dans une aire protégée (Donaldson, 2003). En 2009, un cultivateur kényan citait le défrichement de la brousse pour l’agriculture vivrière et la coupe de la forêt pour le charbon de bois (Cameron, 2009). Selon un rapport de BGCI (2020), l’espèce figure parmi les arbres menacés des Taita Hills et elle est l’espèce menacée de la région la mieux représentée en collections, avec 25 collections ex situ recensées dans le monde.
Comme toutes les espèces du genre, Encephalartos kisambo est inscrit à l’annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977 et à l’annexe A du règlement européen sur le commerce des espèces sauvages (liste en vigueur : règlement (UE) 2026/1383), selon Species+. L’Union européenne avait émis le 3 décembre 2010 un avis défavorable visant tout le genre pour les plantes reproduites artificiellement provenant d’Afrique du Sud, levé le 11 mars 2011. Pour cette espèce, Species+ affiche un avis défavorable propre, émis le 20 juin 2011 pour Encephalartos kanga, puis confirmé le 7 février 2013 et toujours en vigueur ; il s’applique à Encephalartos kisambo depuis le regroupement des deux noms en 2017. Les graines relèvent de l’annexe I au même titre que les plantes. En France, une plante proposée à la vente doit être issue de culture et accompagnée des documents CITES et européens exigés. Bases consultées le 21 octobre 2026 ; vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat.
Culture
Encephalartos kisambo est devenu une espèce assez courante dans les collections privées et publiques (Haynes, 2009). Les retours publiés le décrivent comme vigoureux et facile, mais exigeant de la place. À Athi River, au Kenya, à 1 450 m d’altitude, quinze plantes mises en pleine terre en 2002 ont poussé nettement plus vite au soleil, avec 9 à 11 feuilles par poussée contre 3 à 7 à l’ombre ; après sept ans, la plus grosse avait un caudex de 40 cm de diamètre et des feuilles de 2,5 m, sans maladie ni ravageur particulier (Cameron, 2009). À Hawaï, Holzman (2009) décrit des poussées pouvant compter 30 à 70 feuilles de 2,4 à 3,7 m chez certaines plantes, des feuilles très dressées à la sortie qui s’étalent ensuite, une plante qui tolère des sols secs comme très humides et qui drageonne rarement ; il signale des pourritures de cônes et de cœur quand les feuilles sont coupées trop près du tronc.
En France
Dans le Var, un collectionneur suivait sur Fous de palmiers un jeune Encephalartos kisambo en pot : caudex de 10 cm de haut en mai 2009, poussée de feuilles d’août à octobre 2009, puis de nouvelles poussées en plein air au printemps 2013 et en août 2014. Il hiverne ses Encephalartos en serre chauffée et classait en 2012 Encephalartos kisambo au troisième rang de vigueur de ses espèces d’Afrique de l’Est, après Encephalartos hildebrandtii et Encephalartos sclavoi. Aucun essai de pleine terre en France n’est documenté, ni aucune observation du Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures sur cette espèce.
Repères internationaux
En Italie, l’Orto Botanico de Naples en cultivait un spécimen en 1993-1994 (Gaudio et al., 1997) et la page des cycadales de l’Orto Botanico de Messine le citait en 2009. Aux États-Unis, Holzman (2009) l’a découvert en 1991 au Fairchild Tropical Botanic Garden, en Floride.
Multiplication
Le semis est la méthode documentée. Holzman (2009) juge les cônes femelles faciles à polliniser à la main ; les plantes mâles portent des cônes chaque année, les femelles plutôt une année sur deux, et la maturité demande plus de temps que chez d’autres Encephalartos d’Afrique centrale, en raison de la taille du caudex. L’espèce drageonne rarement (Holzman, 2009 ; Faden et Beentje, 1989, qui signalent rarement plusieurs troncs) ; aucune source publiée ne décrit le prélèvement de rejets. Les graines relèvent elles aussi de l’annexe I de la CITES.
Maladies et ravageurs
Aucune maladie propre à l’espèce n’est documentée. À Hawaï, Holzman (2009) signale des cônes qui pourrissent et noircissent avant d’être réceptifs, et une pourriture du cœur après une coupe trop rase des grandes bases foliaires ; il conseille de ne raccourcir d’abord les vieilles feuilles qu’aux trois quarts. À Athi River, aucun ravageur ni aucune maladie n’avait été observé après sept ans (Cameron, 2009).
Rusticité
Aucune valeur de résistance au froid fiable n’est documentée pour une plante adulte d’Encephalartos kisambo, ni aucun relevé de température dans les collines de Maungu.
En France
Aucun relevé n’a été publié pour une plante cultivée en France : la plante varoise citée plus haut est en pot et hiverne en serre chauffée. Comme pour les autres Encephalartos, les survies au froid concernent souvent de jeunes plants à caudex souterrain, protégés par l’inertie thermique du sol et parfois par la neige ; une plante adulte à tronc aérien n’en bénéficie pas. Un grand bac hiverné hors gel reste le choix prudent, même sur le littoral méditerranéen.
Repères internationaux
En Italie, un collectionneur du Salento (Pouilles) classait en décembre 2008, d’après des plantes de bonne taille et en bonne santé, Encephalartos kisambo parmi les espèces que les gelées défolient complètement mais qui ont de bonnes chances de repartir au printemps ; en décembre 2009, après une nuit à −1 °C entre deux journées proches de 20 °C, ses Encephalartos kisambo étaient « passés indemnes », sans qu’il précise s’ils étaient en pot ou en pleine terre (Tropicamente). Un autre cultivateur italien, dont la ville n’est pas précisée, indiquait sur le même forum en septembre 2015 qu’un pied oublié dehors pendant l’hiver 2014-2015, avec des pointes à −2 °C et de la neige, réduit à « un reste insignifiant », venait de refaire une feuille après un été d’arrosages.
Toxicité et précautions
Comme les autres cycadales, Encephalartos kisambo contient des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine), dont dérive le méthylazoxyméthanol, une toxine du foie et du système nerveux ; les graines sont la partie la plus dangereuse. Aucune étude publiée lue ne porte sur la toxicité propre à l’espèce, mais ce risque, documenté chez d’autres espèces du genre, impose de ne pas la considérer comme inoffensive. Portez des gants pour nettoyer les graines, et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Le plan d’action de l’UICN (Donaldson, 2003) range les usages traditionnels parmi les menaces qui pèsent sur l’espèce, sans les décrire ; aucune source publiée ne précise lesquels. Une étude égyptienne de 2025 (El-Far et al.) a comparé la composition chimique et l’activité biologique d’Encephalartos kisambo et d’Encephalartos ferox cultivés en Égypte ; seul son titre a été lu.
Questions fréquentes
Où pousse Encephalartos kisambo ?
Au sud-est du Kenya, dans les collines de Maungu, près de Voi (comté de Taita-Taveta), dans une forêt sèche à brouillards entre 800 et 1 050 m. The World List of Cycads le cite aussi de Tanzanie, en tenant compte des plantes décrites sous le nom d’Encephalartos kanga.
Que veut dire « kisambo » ?
C’est le nom de la plante dans la langue des Taita, le peuple des collines du sud-est du Kenya où elle vit. Faden et Beentje l’ont repris tel quel comme nom d’espèce en 1989.
Encephalartos voiensis et Encephalartos kanga sont-ils la même plante ?
Oui, selon The World List of Cycads et Species+. Encephalartos voiensis a été décrit la même année que Encephalartos kisambo, mais plus tard ; Encephalartos kanga, de Tanzanie, lui a été rattaché par Haynes en 2009, faute de différences jugées suffisantes.
Comment le distinguer d’Encephalartos hildebrandtii ?
Par les folioles, les cônes et les graines. Les folioles d’Encephalartos kisambo sont falciformes et portent moins de dents, ses cônes mâles sont en général plus grands et ses graines sont jaune orangé, alors que celles d’Encephalartos hildebrandtii sont rouges. Les jeunes semis des deux espèces se ressemblent beaucoup.
Quelle taille atteint-il ?
Dans la nature, un tronc de 0,9 à 2,2 m de haut et d’environ 50 cm de diamètre, avec des feuilles de 2,4 à 3,6 m. En culture, de grandes plantes peuvent sortir 30 à 70 feuilles d’un coup ; il faut beaucoup de place.
Résiste-t-il au froid ?
Peu, et les données sont rares. En Italie, des plantes ont supporté une nuit à −1 °C sans dégâts en 2009, et un pied oublié dehors a survécu à −2 °C et à la neige en 2014-2015 en perdant presque tout son feuillage. En France, cultivez-le en pot, hiverné hors gel.
Est-il toxique ?
Il faut le considérer comme tel, comme toutes les cycadales, en particulier ses graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads, Encephalartos kisambo : https://cycadlist.org/scientific_name/310 — nom accepté, auteurs, publication, type (Faden et al. 71/965, collines de Maungu, 1 025 m, 26 décembre 1971, holotype K), répartition, statut UICN de 2010 et critères, synonymes Encephalartos kanga et Encephalartos voiensis, étymologie. Liste de référence des cycadales (version 2026.08.15), fiable ; consultée directement le 21 octobre 2026.
- Internet Archive (BioStor), Faden et Beentje (1989), Utafiti 2(1) : 7-10 : https://archive.org/details/biostor-226883 — description originale : diagnose, mesures, type et autres récoltes, habitat, aire, nom taita, comparaisons, menaces. Source primaire ; texte lu (complété par l’OCR de la copie de The Cycad Society).
- The Cycad Society, copie de la description originale : https://www.cycad.org/documents/descriptions/Encephalartos/Encephalartos-kisambo.pdf — même texte que ci-dessus. Société spécialisée ; lu le 21 octobre 2026.
- The Cycad Society, The Cycad Newsletter 32(1), mars 2009 : https://www.cycad.org/documents/TCN-Focus-March-2009-Encephalartos-kisambo.pdf — Haynes (histoire, découverte, synonymie, statut, clé), Cameron (culture à Athi River, Kenya) et Holzman (culture à Hawaï). Revue de société spécialisée ; texte intégral lu.
- Species+ (PNUE-WCMC), Encephalartos kisambo : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/17594/legal — annexe I de la CITES, annexe A de l’UE, avis de l’UE (2011, 2013), synonymes, pays (Kenya, Tanzanie), « Voi cycad ». Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée par son API publique le 21 octobre 2026.
- GBIF, Encephalartos kisambo : https://www.gbif.org/species/2683779 — statut UICN en vigueur (EN, 2024). Base de référence, fiable ; consultée par son API le 21 octobre 2026.
- Crossref, évaluations UICN : https://doi.org/10.2305/IUCN.UK.2024-1.RLTS.T41906A242271815.en et https://doi.org/10.2305/IUCN.UK.2010-3.RLTS.T41906A10588549.en — auteurs et dates des évaluations (31 août 2023 ; 31 octobre 2009). Métadonnées officielles ; consultées par l’API.
- BGCI, Planning conservation action for Kenya’s threatened trees (décembre 2020) : https://www.bgci.org/wp/wp-content/uploads/2021/08/Planning-Conservation-Action-for-Kenyas-threatened-tree-species-1.pdf — espèce menacée des Taita Hills, 25 collections ex situ. Rapport institutionnel ; texte lu.
- Delpinoa 35-36 (Orto Botanico di Napoli) : https://www.ortobotaniconapoli.it/images/Delpinoa/Delpinoa_n_s_35-36_1993-94_%5B1997%5D/Delpinoa_35-36_1993-94_%5B1997%5D_055-064.pdf — un spécimen cultivé à Naples en 1993-1994 (tableau 1). Revue d’un jardin botanique ; texte lu.
- Orto Botanico « Pietro Castelli » de Messine, page « Cicadee » : https://www.ortobotanico.messina.it/cicadee/ — espèce citée dans la collection (page datée du 23 février 2009). Source institutionnelle ; présence actuelle non vérifiée.
- Forum Fous de palmiers, fil « Encephalartos Kisambo » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=5226 (Var, 2009-2014) et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=233589 (Var, 2012). Forum de cultivateurs, valeur indicative ; messages lus le 21 octobre 2026.
- Forum Tropicamente : https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos/ (Salento, 2008), https://www.tropicamente.it/forums/reply/44032/ et https://www.tropicamente.it/forums/reply/44041/ (Salento, 2009) et https://www.tropicamente.it/forums/reply/41670/ (2015). Forum de cultivateurs, valeur indicative ; messages lus le 21 octobre 2026.
Bibliographie
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- Pócs, T. & Luke, Q. (2007). A new species of Encephalartos (Zamiaceae) from Tanzania. Journal of East African Natural History 96(2) : 193-201. [Encephalartos kanga, synonyme ; date 2008 selon The World List of Cycads ; non consulté.]
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