Yucca carnerosana

Yucca carnerosana est une espèce intéressante. Ce yucca est particulièrement massif et suffisamment résistant aux basses températures pour intéresser les amateurs de jardins exotiques. On le retrouve naturellement dans le sud du Texas et plus largement au nord du Mexique.

Yucca carnerosana au Jardin zoologique tropical (Var).

Comment le reconnaître ?

Cette espèce est assez caractéristique lorsque l’on observe des sujets qui ont développé un stipe. Celui-ci est fort et reste longtemps couvert par les feuilles sèches. Pour des raisons esthétiques elles sont alors coupées. Les feuilles sont rigides, longues et particulièrement large. Elles se terminent par un aiguillon fort. Il faut donc faire attention à l’endroit où l’on souhaite planter ce yucca. Les feuilles sont bordées de filaments courts et rigides.

On peut confondre assez facilement cette espèce avec Yucca faxoniana. Il est d’ailleurs probable que des études les réunissent sous un même nom d’espèce. Néanmoins quelques différences apparaissent aux yeux des cultivateurs.

Quelle est la rusticité de Yucca carnerosana ?

Yucca carnerosana est capable de résister à des gels intenses inférieurs à – 10 °C. Il est donc capable de survivre sur le long terme dans les régions du sud-est de la France même à l’intérieur des terres.

Cette espèce est rustique et supporte les hivers humides si les exemplaires sont cultivés sur un substrat drainant.

Ce yucca semble avoir peu de parasites. Toutefois, des attaques du charançon de l’agave sont à signaler. La mort brutale d’un sujet touché par ce parasite ne permet pas de traitement. Il est probable que les sujets touchés soient aussi les moins vigoureux.

Comment cultiver cette espèce ?

Cette espèce est de croissance lente lorsque les plantes sont jeunes. Yucca carnerosana montre un peu plus de vigueur lorsqu’il a déjà développé un stipe. La plupart des sujets importés réussissent à raciner de nouveau.

Comme la plupart des yuccas, cette espèce demande une exposition très ensoleillée. L’ombre provoque un étiolement de son feuillage et à terme la détérioration de l’état de santé de l’exemplaire placé dans une telle situation.

Il est particulièrement mis en valeur sur une rocaille, avec des enrochements, à côté de succulentes arbustives.