Encephalartos arenarius est une cycadale d’Afrique du Sud qui ne pousse que dans une petite région du Cap-Oriental, autour d’Alexandria, sur d’anciennes dunes de sable fixées et couvertes de fourrés littoraux. Cette espèce du genre Encephalartos forme des touffes de tiges courtes, souvent couchées et à demi enterrées dans le sable, et porte des feuilles de 0,9 à 1,25 m aux folioles larges et lobées, vertes ou bleutées. Son nom signifie « des sables ». Décrite en 1955 par Robert Allen Dyer, elle est classée en danger sur la Liste rouge de l’UICN : ses populations ont diminué de plus de moitié en soixante ans, surtout à cause des prélèvements de collectionneurs, facilités par le sol meuble.
L’essentiel sur Encephalartos arenarius
- Nom accepté : Encephalartos arenarius R.A.Dyer (1955 selon l’IPNI, 1956 selon The World List of Cycads), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pu être consulté que par un extrait de recherche
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; plantes autrefois identifiées comme Encephalartos latifrons
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais « Alexandria cycad » et « Dune cycad » (Species+, SANBI) ; plusieurs noms en afrikaans et en xhosa (voir Noms communs)
- Répartition naturelle : Afrique du Sud, Cap-Oriental, district d’Alexandria ; zone d’occurrence d’environ 258 km², zone d’occupation d’environ 20 km²
- Statut UICN : en danger (EN), critères A2acd ; B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) ; C1, Liste rouge 2022 (évaluation datée de 2020)
- CITES et autres protections : annexe I de la CITES ; annexe A dans l’Union européenne ; récolte interdite en Afrique du Sud
- Rusticité documentée : aucun gel dans son habitat (extrait du SANBI) ; aucun retour de culture chiffré au froid (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, ombre des fourrés sur sable profond de dunes fixées, parfois plein soleil là où les fourrés ont été défrichés ; sol sableux très drainant en culture
- Port et dimensions adultes : tiges simples ou en touffes, couchées ou dressées, jusqu’à 1 m hors du sol (1 à 2 m de long au total selon le SANBI) et 20 à 30 cm de diamètre ; feuilles de 0,9 à 1,25 m
- Toxicité : non documentée pour l’espèce ; toxines connues dans le genre (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos arenarius ?
Encephalartos arenarius se reconnaît à ses feuilles assez courtes, recourbées au sommet, et à ses folioles larges et glabres, dont la marge inférieure porte en général trois lobes piquants alors que la marge supérieure est presque toujours entière. La description originale de Dyer (1955) donne les caractères suivants :
- Tige : simple ou, plus souvent, ramifiée à la base en touffes ; jusqu’à 1 m de long et alors en général couchée ; sur le terrain, la partie basse est souvent recouverte de sable et de feuilles mortes ;
- Feuilles : 90 à 125 cm de long, un peu glauques quand elles sont jeunes, au sommet généralement recourbé ; pétiole de 15 à 20 cm, à base renflée couverte d’une laine brune ;
- Folioles : une trentaine de paires, planes ou un peu tordues, piquantes, restant parfois légèrement glauques ; les médianes mesurent 12 à 16 cm sur 2,5 à 4 cm ; marge supérieure entière, très rarement avec une dent ; marge inférieure à 3 lobes triangulaires piquants, rarement 4 ; folioles des plantules profondément trilobées au sommet ;
- Cône femelle : solitaire, sur un pédoncule épais de 4 à 8 cm, de 35 à 45 cm de long et environ 20 cm de large, plus ou moins glauque ; écailles lisses, glabres, à peine ridées, à face exposée de 5 cm sur 4 cm ;
- Cône mâle : non vu entier par Dyer, apparemment plus petit ; écailles de 3 à 3,5 cm sur 2,25 à 2,5 cm ;
- Graines : rouge corail, jusqu’à environ 5 cm de long et 2 à 2,5 cm de large.
Les dimensions des cônes varient selon les sources : un extrait de la fiche du SANBI (PlantZAfrica) donne des cônes femelles de 50 à 60 cm sur 25 à 30 cm, vert clair à maturité, et 1 à 3 cônes mâles de 30 à 50 cm. La description originale, fondée sur la population de la vallée de la Kaba, reste la référence ici.
Hybrides
Dyer jugeait la population de la vallée de la Kaba homogène : sur une centaine de plantes examinées, il ne relevait aucun signe d’hybridation. Il signalait en revanche, sur la rive droite de la Bushmans River, une population très variable où il voyait des ressemblances avec Encephalartos altensteinii, Encephalartos lehmannii, Encephalartos horridus et Encephalartos arenarius, et qu’il interprétait au moins en partie comme le résultat d’hybridations.
En culture, les hybrides sont courants. Sur le forum des Fous de palmiers, un collectionneur avertit en 2013 que certains « arenarius bleus » vendus sont des hybrides avec Encephalartos horridus, et sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur de Ravenne fait germer en 2013 une graine vendue sous le nom d’hybride Encephalartos arenarius × Encephalartos latifrons. L’origine de ces plantes n’est pas vérifiable : achetez une plante dont la provenance est documentée si vous voulez l’espèce pure.
Confusions possibles
La confusion classique est celle avec Encephalartos latifrons, l’espèce la plus proche selon Dyer, au point qu’une feuille ou une foliole isolée ne permet pas toujours de les séparer. Avec la plante entière, la distinction est nette : Encephalartos latifrons forme des troncs robustes et dressés de deux mètres et plus, aux feuilles raides et arquées, aux folioles pubescentes dans leur jeunesse, très serrées et fortement nervurées, et ses gros cônes femelles ont des écailles grossièrement papilleuses. Encephalartos arenarius est moins robuste, ses tiges couchées dépassent rarement un mètre hors du sol, ses folioles sont glabres et moins serrées, et ses cônes femelles plus petits ont des écailles lisses et glauques.
Les plantes bleutées sont aussi confondues avec Encephalartos horridus. Sur Tropicamente, un cultivateur de Ravenne découvre en 2012 que la plante achetée en 2009 comme Encephalartos horridus serait une forme bleue d’Encephalartos arenarius, identification contestée par un autre participant. Chez de jeunes plantes, ces espèces sont difficiles à séparer.
Taxonomie
Encephalartos arenarius est un nom accepté, sans synonyme. Robert Allen Dyer, de l’herbier national de Pretoria, l’a décrit dans le Journal of South African Botany (22(1) : 1-4), après une communication présentée en juillet 1955 à Grahamstown. Le fascicule porte la date de publication du 31 décembre 1955, retenue par l’IPNI ; The World List of Cycads retient 1956, l’année imprimée sur la couverture et citée par Dyer lui-même dans ses travaux ultérieurs.
Le type, Dyer 5441, a été récolté dans la vallée de la Kaba, division d’Alexandria, à environ 4 milles (6,5 km) de Woody Cape, vers 500 pieds (150 m) d’altitude ; l’holotype est à Pretoria (PRE), avec des isotypes à Grahamstown (GRA), Kew (K) et Kirstenbosch (NBG). Dans son étude de 1965 sur les cycadales d’Afrique australe, Dyer range l’espèce parmi celles nouvellement séparées depuis 1945, en précisant qu’elle a été distinguée d’Encephalartos latifrons.
Étymologie et histoire
Le nom vient du latin arenarius, « des sables », en référence à son habitat sur d’anciens dépôts de dunes (Haynes, 2022, cité par The World List of Cycads).
Son histoire est celle d’une plante longtemps cultivée sans nom. En 1852, le botaniste Karl Zeyher signalait un « Encephalartos tridentatus » près de la Bushmans River, et Dyer suppose qu’il avait en vue une plante voisine ou identique. La monographie de la Flora Capensis (1933) ne la reconnaît pas et identifie un spécimen comme Encephalartos latifrons. En 1945, M.R. Henderson attire l’attention sur une plante cultivée à Kirstenbosch. En 1953, E.E.A. Gledhill signale une colonie d’Encephalartos non identifiés sur les dunes intérieures de la vallée de la Kaba ; Dyer l’inspecte avec elle en 1954, ce qui conduit à la description. Les propriétaires des fermes lui indiquent alors que l’espèce est assez répandue dans les fourrés, mais qu’un grand nombre de plantes a été prélevé récemment pour la culture.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. En anglais, Species+ donne « Alexandria cycad » et « Dune cycad », ce dernier étant aussi employé par le SANBI. D’après des extraits de recherche (fiche PlantZAfrica et sites qui la reprennent, non consultés directement), l’espèce porte en afrikaans les noms de « duinebroodboom » (« arbre à pain des dunes »), « Alexandriabroodboom » et « sandbroodboom », et en xhosa ceux de « uMphanga wakwa Qaba », « umNgqungqu » et « iSundu ». Les noms formés sur « broodboom » s’appliquent à plusieurs Encephalartos.
Dans la nature
Encephalartos arenarius est endémique du biome des fourrés d’Albany, dans le Cap-Oriental, et n’occupe qu’une petite zone autour d’Alexandria : environ 258 km² de zone d’occurrence et 20 km² de zone d’occupation selon le SANBI. Il pousse dans des forêts et fourrés littoraux denses, sur les pentes modérées à fortes de dunes fixées, dans un sable profond. Les plantes vivent en général à l’ombre ; là où les fourrés ont été défrichés pour le pâturage, des individus isolés survivent en plein soleil, jusque dans des terres agricoles.
Un extrait de la fiche du SANBI indique une altitude de 100 à 200 m, des pluies de 725 à 875 mm par an et l’absence de gel. Dyer trouvait que cet habitat rappelait celui d’Encephalartos ferox sur les dunes littorales du Mozambique et du Zoulouland.
La croissance est lente : le SANBI estime l’âge de la première reproduction à 30 ou 40 ans dans la nature, la durée d’une génération à environ 70 ans, et une plante peut dépasser cent ans. Chaque tige produirait en moyenne un cône tous les trois ou quatre ans. Les graines, peu dispersées (en général à moins de 20 m), seraient surtout transportées par les babouins, les calaos n’accédant pas aux fourrés denses. Les racines coralloïdes de l’espèce abritent des cyanobactéries, étudiées en 1989 par Joubert et ses coauteurs avec celles d’Encephalartos transvenosus et d’Encephalartos woodii.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos arenarius est classé en danger (EN) sur la Liste rouge de l’UICN, selon les critères A2acd ; B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) ; C1 (évaluation de J.D. Bösenberg, datée de juin 2020 et publiée en 2022, d’après The World List of Cycads ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée directement). Certains sites le disent encore « vulnérable » : ce n’est plus le cas.
Selon le SANBI, la population compte entre 850 et 1 500 individus matures, et des photographies répétées montrent un déclin de plus de 50 % en soixante ans. Les prélèvements remontent au début des années 1950, et des camions entiers de plantes ont été emportés par le passé. En 2009, une seule plante restait à un endroit qui comptait 10 à 15 tiges ; plusieurs colonies ont moins de 50 individus. Le sable meuble permet d’arracher facilement les plantes. S’y ajoutent le défrichement pour le pâturage, l’urbanisation, la construction de la route N2 et, menace émergente, l’extraction de sable.
Toutes les sous-populations ont été équipées de micropuces en 1996 ; une seule se trouve dans une aire protégée de l’État, les autres sur des terres privées. Le Cap-Oriental a interdit le prélèvement de plantes sauvages en 2003, et l’espèce avait été exclue de l’amnistie accordée en 2004 aux détenteurs de cycadales sans permis. Elle fait partie du plan national de gestion de la biodiversité des cycadales en danger, en vigueur depuis 2017. Des plantes volées ont encore été saisies lors de contrôles routiers en 2022.
Encephalartos arenarius est inscrit, comme tout le genre, à l’annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977, sans annotation : les plantes, les graines et le pollen sont couverts. Le commerce international de plantes prélevées dans la nature est interdit à des fins commerciales ; seules les plantes reproduites artificiellement peuvent être exportées, depuis des pépinières enregistrées, avec les permis requis. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe A du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Depuis le 7 février 2013, l’Union européenne a émis un avis défavorable aux importations depuis l’Afrique du Sud de plantes reproduites artificiellement, quelle que soit leur taille. Ces informations viennent de Species+, la base officielle de la CITES et de l’Union européenne, consultée le 2 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou import, et exigez la preuve que la plante est issue de culture. Elles ne remplacent pas les textes officiels.
Culture
Encephalartos arenarius est l’un des Encephalartos d’Afrique du Sud les plus faciles et les plus rapides en culture, à condition de lui donner un sol sableux très drainant et un climat sans gel. C’est en tout cas ce que rapportent pépiniéristes et cultivateurs, sans étude publiée.
- Substrat : sableux et très drainant. Un collectionneur d’Agen indique sur le forum des Fous de palmiers ajouter 50 % de sable à un terreau pour cactées, « surtout pour l’arenarius, qui vit sur les dunes » (2009) ;
- Exposition : la pépinière Jungle Music (San Diego) le conseille au plein soleil sur la côte, et la forme bleue même à l’intérieur des terres ; dans la nature, il vit pourtant le plus souvent à l’ombre des fourrés, ce qui laisse une marge vers la mi-ombre ;
- Croissance : Jungle Music le décrit comme un « assez bon poussant » qui forme de grandes couronnes étalées ; sur Tropicamente, un cultivateur des Canaries écrit en 2008 qu’Encephalartos arenarius et Encephalartos laurentianus y « poussent comme de l’herbe », et d’autres participants le jugent l’un des plus réguliers, sans saut d’année ;
- Chaleur tropicale : au jardin botanique de Nong Nooch, en Thaïlande, l’espèce pousse mais ne forme que rarement des cônes, comme Encephalartos trispinosus et Encephalartos lehmannii, ce que le jardin attribue au manque de fraîcheur hivernale (bulletin CYCADS, 2022) ;
- Couleur : les cultivateurs distinguent des plantes vertes et des plantes bleues, très recherchées. Dyer décrivait des feuilles jeunes un peu glauques et des cônes plus ou moins glauques ; aucune source scientifique consultée ne fait de la « forme bleue » un taxon distinct.
En France, la seule plante en place suivie se trouve en Corse-du-Sud (zone 10a/10b). Un cultivateur y indique sur le forum des Fous de palmiers, en août 2013, que c’est l’espèce qui pousse le mieux chez lui : tige principale de plus de 30 cm de diamètre et de 30 cm de haut, et plusieurs rejets ; la plante a produit son premier cône, mâle, à l’été 2014. Il ne précise pas si elle est en pleine terre ou en grand bac.
Multiplication
Encephalartos arenarius se multiplie par semis et par rejets, que la plante produit volontiers. Les rejets reprennent bien : un cultivateur de Belley (Ain) et Montpellier (Hérault) rapporte en 2012, sur le forum des Fous de palmiers, une « réussite impressionnante » sur des rejets non racinés de la forme bleue, traités avec un fongicide et cultivés en véranda. Les graines, rouge corail et longues d’environ 5 cm, doivent être semées fraîches. Les plantules ont des folioles trilobées au sommet, différentes de celles des adultes.
Comme toutes les cycadales de l’annexe I, les graines et les rejets ne peuvent circuler qu’avec les documents CITES ; aucun prélèvement dans la nature n’a jamais été autorisé pour cette espèce.
Maladies et ravageurs
Aucune maladie propre à Encephalartos arenarius n’est documentée. En culture, le principal risque est la pourriture des racines si le substrat retient l’eau, d’autant plus que l’espèce vient de sables très filtrants ; les cochenilles sont le ravageur le plus courant des Encephalartos.
Rusticité
Encephalartos arenarius vient d’une région littorale sans gel, et aucun retour de culture fiable ne permet de fixer sa résistance au froid. On sait seulement qu’il pousse bien sous un climat très doux.
En France
Aucun retour daté et chiffré n’a été trouvé, pour aucune zone climatique. Le seul sujet suivi en place, en Corse-du-Sud, n’a jamais été testé : le cultivateur indique en août 2013 que la plus forte gelée relevée chez lui en dix-sept ans a été de −0,5 °C pendant un quart d’heure. Sur la façade atlantique, l’intérieur et en montagne, aucune donnée n’existe. En pot, les cultivateurs du forum conseillent d’hiverner les jeunes plants au sec, dans une pièce lumineuse hors gel.
Repères internationaux
Un extrait de la fiche du SANBI indique qu’aucun gel ne se produit dans l’aire naturelle. Sur Tropicamente, un cultivateur de Ravenne (zone 8a/8b) estime en 2012 que l’espèce « n’est pas particulièrement rustique ». À l’autre extrême, la chaleur tropicale constante de Nong Nooch ne la tue pas mais limite la formation des cônes. Comme pour tous les Encephalartos, une jeune plante au caudex enterré profite de l’inertie du sol ; une plante adulte aux tiges aériennes n’a pas cette protection.
Toxicité et précautions
Aucune donnée de toxicité propre à Encephalartos arenarius n’a été publiée, mais le risque est documenté pour le genre : la toxicité d’Encephalartos horridus a été démontrée dès 1944 par Van der Walt, et les graines de cycadales contiennent des glycosides toxiques, dont la cycasine, présents en moindre quantité dans les autres parties de la plante. Chez le chien, le chat et le cheval, l’ASPCA signale pour les cycadales des vomissements, des diarrhées, des lésions du foie et des cas mortels.
Considérez donc la plante comme toxique : portez des gants pour nettoyer les graines, ramassez celles qui tombent et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à Encephalartos arenarius n’a été documenté. Le SANBI rappelle que toutes les cycadales d’Afrique du Sud sont exposées à la récolte pour la médecine traditionnelle et les usages rituels, les récolteurs ne distinguant pas les espèces, mais aucune donnée ne porte sur celle-ci.
Questions fréquentes
Pourquoi Encephalartos arenarius s’appelle-t-il « des sables » ?
Parce qu’il pousse sur d’anciennes dunes de sable fixées, près d’Alexandria, dans le Cap-Oriental. La base de ses tiges est souvent enfouie dans le sable et les feuilles mortes. C’est aussi ce sable meuble qui le rend si facile à arracher pour les braconniers.
Quelle est la différence avec Encephalartos latifrons ?
Elle tient au port et aux cônes. Encephalartos latifrons forme des troncs robustes de deux mètres et plus et de gros cônes aux écailles papilleuses ; Encephalartos arenarius a des tiges couchées plus courtes, des folioles glabres et des cônes plus petits aux écailles lisses. Une foliole isolée ne suffit pas toujours.
La forme bleue est-elle une espèce à part ?
Non. Les plantes bleutées sont une variation de couleur recherchée par les collectionneurs, pas un taxon reconnu. Une partie des « arenarius bleus » vendus seraient des hybrides avec Encephalartos horridus : exigez une provenance documentée.
Encephalartos arenarius supporte-t-il le gel ?
Mal, probablement. Son habitat ne connaît pas de gel, et aucun essai fiable n’a été publié. En France, cultivez-le en pot et hivernez-le au sec, hors gel ; seuls les sites où il ne gèle pratiquement jamais, comme certains jardins du sud de la Corse, permettent la pleine terre sans risque connu.
Pousse-t-il vite ?
Assez vite pour un Encephalartos, selon les cultivateurs. Des participants des forums le décrivent comme l’une des espèces les plus régulières, et un cultivateur corse le juge l’espèce qui pousse le mieux chez lui. Dans la nature, la croissance est en revanche lente : 30 à 40 ans avant les premiers cônes.
Est-il menacé ?
Oui. Il est classé en danger par l’UICN, avec 850 à 1 500 individus matures et un déclin de plus de moitié en soixante ans. Il est inscrit à l’annexe I de la CITES et à l’annexe A dans l’Union européenne.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Encephalartos arenarius : https://cycadlist.org/scientific_name/274 — nom accepté, auteur, publication et note sur l’année, type (Dyer 5441), répartition, étymologie (Haynes 2022), statut UICN, références. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- Species+ (PNUE-WCMC), Encephalartos arenarius : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/23660/legal — annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977, annexe A de l’Union européenne, avis du groupe d’examen scientifique de l’UE (défavorable depuis le 7 février 2013), noms communs anglais. Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- IPNI, Encephalartos arenarius : https://www.ipni.org/n/871771-1 — référence de la publication originale (J. S. African Bot. 22 : 1, 1955). Index nomenclatural de référence ; consulté directement.
- Internet Archive, Journal of South African Botany, volume 22 : https://archive.org/details/journalofsouthaf22unse — texte intégral de la description originale de Dyer (1955) : diagnose, type, histoire, affinités avec Encephalartos latifrons, hybrides de la Bushmans River. Copie numérisée d’une revue scientifique, fiable ; consultée directement.
- SANBI, NDF Assessment for Encephalartos arenarius (approuvé le 8 février 2023, mis à jour en juin 2025) : https://www.sanbi.org/wp-content/uploads/2026/03/Encephalartos-arenarius-NDF-supporting-document.pdf — habitat, aire, effectifs, biologie, menaces, législation, nom commun. Document officiel de l’autorité scientifique sud-africaine, fiable ; consulté directement.
- SANBI, NDF Assessment for Encephalartos aemulans (mis à jour en mai 2015) : https://www.sanbi.org/wp-content/uploads/2026/03/Encephalartos-aemulans-NDF-supporting-document.pdf — exclusion d’Encephalartos arenarius de l’amnistie de 2004 dans le Cap-Oriental. Document officiel, fiable ; consulté directement.
- Bothalia, Dyer (1965), « The cycads of southern Africa », introduction : https://journals.abcjournal.aosis.co.za/index.php/abc/article/view/1636 — espèce distinguée d’Encephalartos latifrons. Revue scientifique, fiable ; consultée directement.
- SANBI, PlantZAfrica, Encephalartos arenarius : https://pza.sanbi.org/node/10124 — altitude, pluviométrie, absence de gel, dimensions des cônes, noms afrikaans et xhosa. Fiche d’institution, fiable ; relevée par extrait de recherche, page non consultable (accès refusé).
- CYCADS, bulletin du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN (janvier 2022) : https://www.cycadgroup.org/wp-content/uploads/2022/01/CYCADS-VOL_61_2022-1.pdf — cônes rares à Nong Nooch, en climat tropical. Article d’un conservateur de jardin botanique, fiable ; consulté directement.
- Jungle Music, Encephalartos arenarius : https://www.junglemusic.net/Encephalartos_Species/Encephalartos_arenarius.html — exposition, sol, croissance, en Californie du Sud. Pépinière spécialisée, à recouper ; consultée directement.
- Forum des Fous de palmiers, fil « Encephalartos arenarius vert et bleu » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=16215 — plante cultivée en Corse-du-Sud (2013-2014), hybrides vendus comme formes bleues. Forum de cultivateurs, valeur indicative ; fil lu en entier.
- Forum des Fous de palmiers, fils « encephalartos » et « Rempoter un Encephalartos Lanatus » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=6054 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=175374 — substrat sableux, hivernage des plantules, reprise de rejets. Forum de cultivateurs, valeur indicative ; fil et message lus directement.
- Tropicamente, fils « Encephalartos arenarius », « Encephalartos », « Encephalartos latifrons » et « Le foglie nuove delle cycadacee » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos-arenarius/ ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos/ ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos-latifrons/ ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/le-foglie-nuove-delle-cycadacee/ — confusion avec Encephalartos horridus, croissance aux Canaries, rusticité jugée faible, hybride supposé avec Encephalartos latifrons. Forum de cultivateurs, valeur indicative ; fils lus directement.
- Université de Pretoria, UPSpace, Van der Walt (1944) : https://repository.up.ac.za/handle/2263/59542 — première démonstration de la toxicité d’Encephalartos horridus, donnée de niveau genre. Archive universitaire, fiable ; notice consultée directement.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — symptômes chez le chien, le chat et le cheval, cycasine. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée relative aux cycadales en général.
Bibliographie
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- Dyer, R.A. (1965). The cycads of southern Africa. Bothalia 8(4) : 405-515. doi:10.4102/abc.v8i4.1636 [Introduction consultée ; descriptions des espèces non consultées.]
- Joubert, L., Grobbelaar, N. & Coetzee, J. (1989). In situ studies of the ultrastructure of the cyanobacteria in the coralloid roots of Encephalartos arenarius, Encephalartos transvenosus and Encephalartos woodii (Cycadales) [titre développé]. Phycologia 28(2) : 197-205. doi:10.2216/i0031-8884-28-2-197.1 [Cité par The World List of Cycads ; non consulté.]
- Bösenberg, J.D. (2022). Encephalartos arenarius. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41900A50823688. doi:10.2305/IUCN.UK.2022-1.RLTS.T41900A50823688.en [Évaluation EN A2acd ; B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v) ; C1, datée du 4 juin 2020 ; citée par The World List of Cycads, page de la Liste rouge non consultée (site bloqué).]
- SANBI (2025). Supporting document. NDF Assessment for Encephalartos arenarius. Scientific Authority of South Africa, South African National Biodiversity Institute, Pretoria. [Population, biologie, menaces, commerce, législation ; consulté directement.]
- Lindstrom, A. (2022). The cycad collection at Nong Nooch Tropical Botanical Garden, Thailand. CYCADS 6(1) : 5-9. IUCN/SSC Cycad Specialist Group. [Culture des Encephalartos en climat tropical ; consulté directement.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie de l’épithète, citée par The World List of Cycads ; texte non consulté.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Nom accepté, auteurs, protologue, type, répartition, statut UICN ; consultée directement.]
- Van der Walt, S.J. (1944). Recent investigations into the toxicity of plants, etc., in the Union of South Africa. Onderstepoort Journal of Veterinary Science and Animal Industry 20(1). repository.up.ac.za/handle/2263/59542 [Toxicité d’Encephalartos horridus ; notice consultée.]