Ceratozamia mexicana est une cycadale du centre du Veracruz, au Mexique, où elle pousse en forêt de nuages, sur des rochers calcaires, entre 500 et 1 100 m d’altitude. C’est l’espèce type du genre Ceratozamia : décrite en 1846 par le botaniste français Adolphe Brongniart d’après des plantes cultivées au Jardin des plantes de Paris, elle a longtemps servi de nom fourre-tout pour la plupart des Ceratozamia du Veracruz. Elle a aussi été décrite sous les noms de Ceratozamia longifolia et de Ceratozamia intermedia, aujourd’hui en synonymie. Au sens strict, c’est une plante rare, classée en danger critique d’extinction par l’UICN, et beaucoup de plantes vendues sous ce nom appartiennent à d’autres espèces.
L’essentiel sur Ceratozamia mexicana
- Nom accepté : Ceratozamia mexicana Brongn. (1846), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; espèce type du genre. POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : Ceratozamia longifolia Miq., Ceratozamia intermedia Miq., Ceratozamia longifolia var. minor Miq., Ceratozamia mexicana var. longifolia (Miq.) Dyer
- Famille : Zamiaceae, ordre des Cycadales
- Noms communs : aucun nom français attesté ; « palma imperial » en espagnol (Species+)
- Répartition naturelle : Mexique, centre du Veracruz, du bassin du río La Antigua jusqu’à l’extrémité sud de la Sierra Madre orientale
- Statut UICN : en danger critique d’extinction (CR, critère A2acd), évaluation publiée en 2022
- CITES et autres protections : annexe I de la CITES depuis 1985 (tout le genre) ; annexe A dans l’Union européenne, graines comprises
- Rusticité documentée : en France, des sujets en pleine terre ont supporté −5 à −9,5 °C pendant la vague de froid de février 2012, presque toujours sous protection ; observations d’amateurs, à valeur indicative (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, sous-bois de forêt de nuages sur karst ; en culture, mi-ombre lumineuse et sol humifère très drainant
- Port et dimensions adultes : tronc de 20 à 80 cm de long et de 20 à 45 cm de diamètre, dressé ou couché ; 5 à 55 feuilles de 1 à 2,7 m
- Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Ceratozamia mexicana
On reconnaît Ceratozamia mexicana à ses grandes feuilles retombantes, vertes dès leur sortie, et à ses folioles lancéolées, coriaces, longues de 29 à 51 cm et larges de 2,3 à 3,7 cm au milieu de la feuille. La description ci-dessous suit la monographie du genre publiée en 2022 par Lilí Martínez-Domínguez et ses collaborateurs.
- Tronc : aérien, de 20 à 80 cm de long et de 20 à 45 cm de diamètre, dressé puis souvent couché avec l’âge ; il porte des cataphylles persistantes, triangulaires, brun rougeâtre, couvertes d’un duvet brun dense à leur sortie.
- Feuilles : de 5 à 55, longues de 1 à 2,7 m, retombantes ; vertes et couvertes de poils bruns à leur sortie, glabres ensuite. Le pétiole, de 30 à 93 cm, porte 8 à 30 aiguillons fins de 0,6 à 2 mm.
- Folioles : 25 à 42 paires, opposées à subopposées, insérées dans un même plan, lancéolées, coriaces, plates, à pointe acuminée et symétrique ; nervures bien visibles, vert clair.
- Cônes mâles : un ou deux, cylindriques et dressés, de 20 à 40 cm sur 4,5 à 7,6 cm, jaune verdâtre avec des poils noirâtres à maturité.
- Cônes femelles : en général un seul, cylindrique et dressé, de 23,5 à 40 cm sur 8 à 15 cm, vert foncé à poils noirs et gris ; ses écailles portent deux cornes droites de 5 à 12 mm.
- Graines : ovoïdes, de 2 à 3,3 cm, à enveloppe charnue blanc jaunâtre à jaune avant maturité, brun clair à maturité.
La couleur des jeunes feuilles est un bon indice : chez l’espèce au sens strict, elles sortent vertes. Des cultivateurs français et italiens relèvent que beaucoup de plantes vendues sous ce nom font au contraire des pousses rouges ou cuivrées, ce qui oriente vers d’autres espèces.
Hybrides
Aucun hybride naturel n’est documenté. Des amateurs européens signalent des semis vendus comme Ceratozamia mexicana × Ceratozamia robusta (forum des Fous de palmiers, 2015), mais leur origine n’est pas vérifiable.
Confusions possibles
Les confusions sont fréquentes, parce que le nom Ceratozamia mexicana a longtemps couvert presque tous les Ceratozamia du centre du Veracruz. La monographie de 2022 donne les critères suivants :
- Ceratozamia tenuis : folioles linéaires, étroites ; rétabli comme espèce en 2016 ;
- Ceratozamia morettii : folioles oblongues ;
- Ceratozamia brevifrons : folioles carénées et pétiole armé d’aiguillons robustes ;
- Ceratozamia latifolia, de San Luis Potosí : jeunes feuilles brun rougeâtre, folioles oblongues et minces comme du papier, pétiole sans aiguillons ou presque. C’est l’espèce que les cultivateurs confondent le plus souvent avec Ceratozamia mexicana.
Les plantes vendues sous le nom de « Palma Sola » appartiennent à Ceratozamia brevifrons.
Taxonomie
Ceratozamia mexicana est un nom accepté par The World List of Cycads, qui en fait l’espèce type du genre ; POWO n’a pas pu être consulté directement. L’histoire du nom explique la confusion qui l’entoure encore. En 1847 et 1848, le botaniste néerlandais Friedrich Miquel a décrit plusieurs espèces à partir de leurs seules feuilles, dont Ceratozamia longifolia et Ceratozamia intermedia, avant de les réunir toutes sous Ceratozamia mexicana, qui est devenu un nom très large. Ces deux noms, ainsi que Ceratozamia longifolia var. minor et Ceratozamia mexicana var. longifolia, sont aujourd’hui des synonymes ; des néotypes leur ont été attribués en 2018.
Le resserrement est venu en 2016. Dans un article de Botanical Sciences intitulé « What is Ceratozamia mexicana ? », Andrew Vovides et ses collaborateurs ont montré que deux formes bien distinctes poussaient dans le centre du Veracruz. Ils ont rétabli Ceratozamia tenuis, d’abord décrit comme une variété, et désigné un épitype pour fixer l’identité de l’espèce : une plante récoltée en 1982 dans la barranca El Coyotito, dans la municipalité de Totutla, vers 900 m (herbier XAL). En 2025, une étude de taxonomie intégrative publiée dans Plant Species Biology a reconnu sept lignées dans le complexe de Ceratozamia mexicana, dont une espèce encore sans nom. Pour le lecteur, la conséquence est simple : une plante étiquetée Ceratozamia mexicana avant ces travaux, ou vendue sans origine connue, peut appartenir à une autre espèce.
Dans la phylogénie du genre publiée en 2023 par Habib et ses collaborateurs, l’espèce donne son nom à l’un des trois grands clades, le clade Mexicana.
Étymologie et histoire
L’épithète mexicana renvoie au pays d’origine du matériel qui a servi à la description (The World List of Cycads ; monographie de 2022). C’est la première espèce décrite dans le genre.
Adolphe Brongniart l’a publiée en 1846 dans les Annales des Sciences Naturelles (Botanique, série 3, volume 5, pages 7-8, planche 1), en même temps que le genre. Il ne s’agissait pas d’une plante récoltée par un botaniste sur place : les plantes décrites étaient cultivées au Jardin des plantes de Paris, à partir de matériel envoyé du Mexique en 1845 par le collecteur Ghiesbreght. Le spécimen type est conservé à l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris ; The World List of Cycads le donne comme lectotype, la monographie de 2022 comme holotype.
Noms communs
Aucun nom vernaculaire français n’est attesté : on dit simplement « Ceratozamia mexicana ». La monographie de 2022 ne relève aucun nom local pour l’espèce au sens strict. Species+ donne le nom espagnol « palma imperial », sans préciser la région d’usage.
Dans la nature
Ceratozamia mexicana est endémique de l’État de Veracruz. Selon la monographie de 2022, il occupe une bande assez étroite qui va du bassin du río La Antigua jusqu’à l’extrémité sud de la Sierra Madre orientale, en forêt de nuages sur rochers karstiques, entre 500 et 1 100 m. Les spécimens étudiés viennent notamment des municipalités de Coatepec, Comapa, Puente Nacional, Sochiapa, Teocelo, Tlaltetela, Totutla et Xico.
Les populations visitées par les auteurs de la monographie ne comptaient qu’entre 30 et 50 plantes adultes chacune, dans une région où la forêt a fortement reculé. Les plantes sont mâles ou femelles, et les cônes sont pollinisés par des insectes, comme chez les autres Ceratozamia.
Une étude de la chronologie de la reproduction, publiée en 2000 par Sánchez-Tinoco, Engleman et Vovides sous le nom de Ceratozamia mexicana au sens de l’époque, montre un cycle très long : 24 mois s’écoulent entre la formation des ovules, en août, et le développement complet de l’embryon. La pollinisation a probablement lieu en février et en mars, les graines tombent en septembre, et la fécondation se produit à peu près au moment de leur chute ; l’embryon se développe ensuite pendant environ neuf mois, détaché de la plante mère.
Statut de conservation et réglementation
Ceratozamia mexicana est classé en danger critique d’extinction (CR, critère A2acd) sur la Liste rouge de l’UICN, dans une évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2022 : le critère A traduit un déclin important des populations, mesuré ou estimé. La monographie de 2022, qui citait encore l’ancienne catégorie « vulnérable », recommandait précisément ce classement, au vu de l’aire très réduite de l’espèce au sens strict et de la faible taille des populations.
Comme toutes les espèces du genre, Ceratozamia mexicana est inscrit à l’annexe I de la CITES depuis le 1er août 1985 (le genre figurait à l’annexe II depuis 1977). Le commerce international de plantes prélevées dans la nature à des fins commerciales est interdit ; seules circulent, avec les documents requis, des plantes issues de reproduction artificielle. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe A du règlement (CE) n° 338/97, dont la liste en vigueur est fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Aucune dérogation n’existe pour les graines : elles sont soumises aux mêmes règles que les plantes.
En pratique, n’achetez que des plantes ou des graines issues de culture, accompagnées de leurs documents. Pour une espèce aussi menacée, l’origine des semences compte autant que l’étiquette : une plante issue de parents d’origine sauvage connue est la seule garantie d’avoir le vrai Ceratozamia mexicana.
Statut CITES et européen relu sur Species+ le 2 octobre 2026 ; statut UICN relevé sur The World List of Cycads, la Liste rouge n’ayant pas pu être consultée directement. Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, et demandez toujours au vendeur les justificatifs de provenance.
Culture
Ceratozamia mexicana se cultive comme une cycadale de sous-bois : lumière tamisée, sol riche en humus mais très drainant, arrosage régulier en été et plus rare en hiver. C’est l’espèce du genre la plus souvent essayée en pleine terre en France, avec des résultats encourageants dans les jardins abrités.
- Exposition : mi-ombre lumineuse ou ombre légère, à l’image de la forêt de nuages. Les retours divergent sur le plein soleil : un cultivateur de la Côte Bleue (Bouches-du-Rhône) le cultive au soleil face à la mer, tandis qu’un cultivateur du Tarn a perdu des feuilles brûlées au printemps 2014, peu après la plantation (voir Rusticité). Une plante élevée sous serre doit être habituée progressivement au soleil.
- Substrat : humifère et drainant. Sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur nantais utilise un terreau de qualité mélangé à du sable grossier ; un cultivateur du Gard emploie environ 50 % de terreau pour agrumes, 20 % de limon et 30 % de perlite.
- Arrosage : régulier pendant la croissance, sans laisser le sol détrempé ; nettement réduit en hiver. L’eau stagnante fait pourrir les racines et le tronc.
- Vent : les feuilles se cassent facilement à leur base. Un cultivateur du Tarn a vu de nombreuses feuilles brisées par un vent de 100 km/h en mai 2014 ; un emplacement abrité est préférable.
- Croissance : lente chez les jeunes plantes, d’environ une feuille par an selon un cultivateur nantais ; les sujets plus âgés produisent une couronne de plusieurs feuilles à la fois.
En pot, la plante passe l’hiver à l’abri du gel dans les régions froides. En pleine terre, les cultivateurs conseillent d’enterrer le tronc assez profondément et de planter sous un couvert d’arbres ou de grands palmiers, qui limite le gel radiatif et le soleil brûlant.
Multiplication
La multiplication se fait presque uniquement par semis, les rejets étant rares. Il faut une plante mâle et une plante femelle, et le plus souvent une pollinisation à la main en culture. Dans la nature, les graines tombent en septembre et l’embryon achève son développement après leur chute, pendant plusieurs mois. Semez des graines fraîches, débarrassées de leur enveloppe charnue avec des gants, dans un substrat drainant et chaud ; la jeune racine pivotante est fragile et demande un pot profond.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur propre à l’espèce n’est documenté. En culture, le principal danger est la pourriture du tronc et des racines dans un sol froid et mouillé. Comme chez les autres cycadales, surveillez les cochenilles à bouclier : un amateur des Deux-Sèvres en a trouvé, en 2010, sur un Ceratozamia hildae reçu d’un vendeur.
Rusticité
Ceratozamia mexicana supporte des gelées modérées, surtout s’il est protégé et planté sous couvert. Aucun jardin botanique ni aucune institution n’a publié de résultat pour la France ; les données viennent de cultivateurs amateurs. Rappelons que beaucoup de plantes cultivées sous ce nom ne sont peut-être pas des Ceratozamia mexicana au sens strict.
En France
Littoral méditerranéen. Dans le Gard, les gelées sont restées faibles :
- Un cultivateur du Gard (France) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Ceratozamia mexicana en pleine terre, au tronc de 4 à 5 cm de diamètre, n’a pas bougé pendant l’hiver 2012-2013, après des gelées brèves allant jusqu’à −4 °C.
Région parisienne. Les deux hivers les plus froids sont documentés par le même cultivateur, avec une protection légère :
- Un cultivateur de la banlieue sud-est de Paris (bords de Marne, Île-de-France, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Ceratozamia mexicana en pleine terre, planté en 2009 dans un massif drainant, a passé sans souci l’hiver 2010-2011 à −7 / −8 °C au minimum, sous un voile d’hivernage et un film à bulles.
- Le même cultivateur indique que sa plante a survécu en février 2012 à −8,5 °C, après environ une semaine sans dégel, sous une protection sommaire : elle a été défoliée, mais son tronc est resté sain et elle a refait une feuille en juillet 2012. Il estime que −10 °C en pointe représente la limite de l’espèce en climat méditerranéen sec.
Façade atlantique et Bretagne. À Nantes et dans le Finistère, l’espèce a traversé la vague de froid de février 2012 :
- Un cultivateur de Nantes (Loire-Atlantique, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que ses deux jeunes Ceratozamia mexicana en pleine terre, plantés au printemps 2010 sous le couvert dense de Brahea armata contre un mur exposé au sud-est, ont gardé un feuillage intact après de nombreuses gelées à −6 °C en novembre et décembre 2010, sous un simple voile d’hivernage.
- Le même cultivateur indique que son Ceratozamia mexicana en pleine terre, protégé par une cloche, est resté intact en février 2012, à part de très légères brûlures sur une vieille feuille, alors que le jardin est descendu à −9,5 °C avec 3 ou 4 jours sans dégel ; le thermomètre placé sous la cloche a marqué au moins −6 °C.
- Un cultivateur de Concarneau (Finistère, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que son Ceratozamia mexicana en pleine terre n’a subi aucun dégât en février 2012 à −5 °C, atteints pendant quelques heures ; la protection n’est pas précisée.
Soleil et vent. Les échecs documentés ne viennent pas du froid :
- Un cultivateur du Tarn (France) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’au printemps 2014 son Ceratozamia mexicana fraîchement planté en pleine terre, à mi-ombre, a eu des feuilles cassées par un vent de 100 km/h, puis deux feuilles perdues à cause du soleil.
- À l’inverse, un cultivateur de la Côte Bleue (Bouches-du-Rhône, France), installé face à la mer, indique sur le même forum qu’au printemps 2014 son Ceratozamia mexicana supportait le plein soleil.
Aucune donnée n’a été trouvée pour l’intérieur continental de l’Est ni pour la montagne.
Repères internationaux
Hors de France, aucun relevé daté et précis n’a été trouvé pour cette espèce : les forums anglophones (PalmTalk) n’ont pu être lus que par extraits de recherche, sans valeur chiffrée pour Ceratozamia mexicana. Les cultivateurs américains conseillent d’enterrer le tronc sous un couvert d’arbres, ce qui permet à la plante de repartir après un gel qui a détruit les feuilles. Faute de mieux, retenez que les résultats français ont été obtenus avec des gelées courtes, presque toujours sous protection, et que les jeunes plantes en pot doivent passer l’hiver hors gel.
Toxicité et précautions
Aucune étude de toxicité propre à Ceratozamia mexicana n’a été trouvée. Le risque est en revanche bien documenté chez les autres cycadales : leurs tissus, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine et de la macrozamine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. Chiens, bétail et êtres humains peuvent être gravement intoxiqués. Faute de preuve contraire, considérez la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
La monographie de 2022 ne relève aucun usage pour l’espèce au sens strict. D’autres Ceratozamia du Mexique sont consommés après détoxication ou utilisés dans des fêtes religieuses (voir la page du genre), mais aucune source consultée ne l’indique pour Ceratozamia mexicana.
FAQ
Ceratozamia mexicana est-il rustique en France ?
En partie, et sous conditions. Des sujets en pleine terre ont supporté −5 à −9,5 °C en février 2012 à Nantes, à Concarneau et en banlieue parisienne, le plus souvent sous voile ou sous cloche. Ces résultats valent pour des gelées brèves, en sol drainant et sous couvert ; ailleurs, la culture en pot hors gel reste plus sûre.
Mon Ceratozamia mexicana est-il bien un Ceratozamia mexicana ?
Pas forcément. Le nom a longtemps couvert plusieurs espèces du Veracruz, aujourd’hui séparées, comme Ceratozamia tenuis, et des plantes de Ceratozamia latifolia circulent sous ce nom. Des jeunes feuilles vertes, des folioles lancéolées coriaces et un pétiole muni de fins aiguillons plaident pour la bonne espèce ; seule une origine connue permet d’en être sûr.
Pourquoi les jeunes feuilles de mon plant sont-elles rouges ?
Parce qu’il s’agit peut-être d’une autre espèce. Chez Ceratozamia mexicana au sens strict, les feuilles sortent vertes ; des pousses rouges ou brun rougeâtre se voient par exemple chez Ceratozamia latifolia.
Supporte-t-il le plein soleil ?
Cela dépend du climat et de l’acclimatation. Un cultivateur de la Côte Bleue le cultive au soleil, face à la mer, mais un autre, dans le Tarn, a perdu des feuilles brûlées après la plantation. Une mi-ombre lumineuse reste le choix le plus sûr, avec de l’ombre l’après-midi en été.
Quels sont ses anciens noms ?
Ceratozamia longifolia et Ceratozamia intermedia, décrits par Miquel en 1847-1848, ainsi que deux variétés. Ils sont tous en synonymie avec Ceratozamia mexicana.
Peut-on en acheter librement ?
Non, pas sans documents. L’espèce est à l’annexe I de la CITES et à l’annexe A du règlement européen, graines comprises. Seules les plantes issues de reproduction artificielle peuvent être vendues, avec des justificatifs de provenance.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais les cycadales étudiées contiennent des toxines graves pour le foie et le système nerveux, surtout dans les graines. Gardez-le hors de portée des enfants et des animaux.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Ceratozamia mexicana : https://cycadlist.org/scientific_name/33 — auteurs, protologue, type, répartition, statut UICN (évaluation de 2022), étymologie. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- PhytoKeys, Monograph of Ceratozamia (2022) : https://phytokeys.pensoft.net/article/80382/ — description détaillée, type, répartition, altitude, habitat, noms communs, usages, discussion de l’espèce. Article à comité de lecture en accès libre ; texte intégral consulté.
- Species+ (PNUE-WCMC), Ceratozamia mexicana : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/20047/legal — annexe I de la CITES depuis le 1er août 1985 (inscription du genre), annexe A de l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383). Base officielle de la CITES et de l’UE ; interrogée le 2 octobre 2026.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- Botanical Sciences, What is Ceratozamia mexicana (Zamiaceae)? (2016) : https://doi.org/10.17129/botsci.449 — rétablissement de Ceratozamia tenuis, épitype de l’espèce. Article à comité de lecture ; contenu relevé par la monographie de 2022 et The World List of Cycads.
- Botanical Sciences, Reproduction chronology of Ceratozamia mexicana (2000) : https://www.botanicalsciences.com.mx/index.php/botanicalSciences/article/view/1607 — durée du cycle, pollinisation, chute des graines, développement de l’embryon. Article à comité de lecture ; consulté par son résumé.
- Forum des Fous de palmiers, fil « ceratozamia mexicana » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=124920#p124920 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=198662#p198662 — banlieue sud-est de Paris, hiver 2010-2011 sous voile et février 2012 (défoliation puis nouvelle feuille). Forum de cultivateurs, observations d’amateurs à valeur indicative ; messages lus.
- Forum des Fous de palmiers, fil « FEVRIER 2012 » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=169420#p169420 — −8,5 °C en banlieue parisienne. Forum de cultivateurs ; message lu.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Forum sur les Cycadales », « Cycas panzhihuaensis » et « Conférence sur les Cycadacées acclimatables » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=116534#p116534, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=171543#p171543, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=178194#p178194 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=178827#p178827 — Nantes (2010 et février 2012) et Concarneau (février 2012). Forum de cultivateurs, à valeur indicative ; messages lus.
- Forum des Fous de palmiers, fil « le substrat des Ceratozamia et les soins ? » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=242345#p242345 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=241900#p241900 — substrats, gelées jusqu’à −4 °C dans le Gard. Forum de cultivateurs ; messages lus.
- Forum des Fous de palmiers, fils « ceratozamia latifolia » et « Fragilité des feuilles de Ceratozamia » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=330380#p330380, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=331201#p331201 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=325151#p325151 — soleil et vent dans le Tarn, plein soleil sur la Côte Bleue (printemps 2014). Forum de cultivateurs ; messages lus.
- Forum des Fous de palmiers, fil « ceratozamia mexicana », page 3 : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=383438#p383438 — semis présentés comme Ceratozamia mexicana × Ceratozamia robusta (2015). Forum de cultivateurs ; mention invérifiable.
Bibliographie
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