Le genre Stangeria

Le genre Stangeria ne compte qu’une seule espèce, une cycadale d’Afrique australe que l’on prend volontiers pour une fougère : une tige souterraine en forme de carotte, d’où sortent quelques feuilles pennées aux folioles larges et nervurées. Elle vit sur une étroite bande côtière de l’est de l’Afrique du Sud, du Cap-Oriental au KwaZulu-Natal, et atteint tout juste le sud du Mozambique. Sa ressemblance avec une fougère est telle que ses premiers descripteurs l’ont classée parmi les fougères, sous le nom de Lomaria eriopus, avant qu’un cône ne révèle sa vraie nature. L’espèce a aussi porté le nom de Stangeria paradoxa. Longtemps placé dans une famille à part, les Stangeriaceae, le genre est aujourd’hui rangé par POWO dans les Zamiaceae. Il est inscrit depuis 1975 à l’annexe I de la CITES et classé vulnérable par l’UICN (évaluation de 2022), menacé surtout par la récolte de sa tige pour la médecine traditionnelle.

L’essentiel sur Stangeria

  • Nom accepté (POWO) : Stangeria T.Moore (1853), genre monotypique
  • Nombre d’espèces : une seule, Stangeria eriopus (Kunze) Baill. (POWO, The World List of Cycads)
  • Anciens noms : Lomaria eriopus Kunze (1839), décrit comme une fougère ; Stangeria paradoxa T.Moore (1853) ; plus rarement Stangeria schizodon W.Bull (1872) et Stangeria katzeri Regel (1874)
  • Famille : Zamiaceae selon POWO et The World List of Cycads ; Stangeriaceae dans les classifications plus anciennes, famille encore retenue par la nomenclature de la CITES (Species+)
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; Natal grass cycad, Stanger’s cycad (anglais), bobbejaankos (afrikaans), imfingo (zoulou), umfingwani (xhosa)
  • Répartition naturelle : bande côtière de l’est de l’Afrique du Sud (Cap-Oriental, KwaZulu-Natal), jusqu’à l’extrême sud du Mozambique ; Species+ cite aussi l’Eswatini
  • Statut UICN : vulnérable (VU A2acd+4acd), évaluation de 2022 citée par The World List of Cycads
  • CITES : annexe I depuis le 1er juillet 1975 ; annexe A dans l’Union européenne (règlement (CE) n° 338/97, annexes en vigueur fixées par le règlement (UE) 2026/1383)
  • Rusticité documentée : feuilles détruites vers −4 °C ; survie à −7 °C en pleine terre (février 2012, feuillage détruit) au Jardin zoologique tropical (Var), où la plante, peu vigoureuse en terre, est désormais cultivée en pot et pousse bien mieux ; sur les forums, des plantes perdues dans l’Ouest de la France pendant la vague de froid de février 2012 (minimum non précisé) et une légère brûlure à −5 °C en Floride en 2026 (voir Contexte français)
  • Port : tige entièrement souterraine ; feuilles de 30 cm environ (forme de prairie) à 2 m (forme forestière)
  • Toxicité : cycasine et macrozamine dosées dans la tige souterraine ; plante toxique comme toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)

Caractères du genre Stangeria

Un Stangeria se reconnaît d’abord à ses folioles : larges, plates, parcourues par une forte nervure médiane d’où partent de nombreuses nervures latérales presque parallèles, qui se divisent en deux. Aucune autre cycadale n’a ce type de nervation, qui rappelle celle d’une fougère.

  • Tige : entièrement souterraine, nue, tubéreuse et en forme de carotte, parfois ramifiée par dichotomie ; les descriptions publiées lui donnent de 10 à 25 cm de diamètre.
  • Feuilles : pennées, peu nombreuses, sortant directement du sol. Leur taille varie beaucoup selon le milieu : jusqu’à 2 m dans les forêts humides, parfois 30 cm seulement dans les prairies brûlées chaque année.
  • Cônes : comme toutes les cycadales, la plante est dioïque. Les cônes, portés sur un court pédoncule, sont couverts de poils argentés dans leur jeunesse. Le cône mâle, cylindrique, atteint environ 25 cm de long ; le cône femelle, ovoïde et vert, environ 18 cm de long sur 10 cm de large (descriptions de la Gymnosperm Database et de Wikipédia).
  • Graines : de 2 à 3 cm de long, libérées quand le cône femelle se désagrège à maturité.
  • Pollinisation : par des insectes ; les cônes dégagent une légère odeur qui attire des coléoptères. Aucune étude détaillée sur les pollinisateurs n’a été consultée.

Taxonomie et classification

Stangeria est un genre accepté par POWO, qui le range dans la famille des Zamiaceae avec les huit autres genres de cycadales à cônes compacts. Son unique espèce porte le nom de Stangeria eriopus (Kunze) Baill.

De Lomaria à Stangeria eriopus

Le botaniste allemand Gustav Kunze a d’abord rapporté des plantes récoltées en Afrique du Sud à une fougère déjà connue, Lomaria coriacea Schrad., dans la revue Linnaea en 1836. En 1839, toujours dans Linnaea, il en fit une nouvelle espèce de fougère, Lomaria eriopus. En 1853, Thomas Moore décrivit le genre Stangeria et l’espèce Stangeria paradoxa dans le Hooker’s Journal of Botany and Kew Garden Miscellany, l’épithète paradoxa soulignant la confusion avec les fougères. En 1892, le botaniste français Henri Baillon transféra l’épithète la plus ancienne dans le genre de Moore : le nom correct est donc Stangeria eriopus, Stangeria paradoxa n’étant plus qu’un synonyme. The World List of Cycads range aussi en synonymie deux noms horticoles du XIXe siècle, Stangeria schizodon W.Bull (1872) et Stangeria katzeri Regel (1874).

Une famille à part, puis les Zamiaceae

Les classifications fondées sur la morphologie plaçaient Stangeria dans sa propre famille, les Stangeriaceae, souvent avec le genre australien Bowenia, lui aussi à feuilles de fougère. Les études moléculaires ont montré que ce regroupement ne reflète pas la parenté réelle. L’analyse de cinq gènes nucléaires publiée par Salas-Leiva et ses collaborateurs en 2013 (Annals of Botany) place Stangeria comme groupe frère de l’ensemble formé par Microcycas et Zamia, deux genres américains, tandis que Bowenia se rattache à une autre branche. Les auteurs relèvent que ce résultat s’accorde avec un fossile, Eostangeria, qui présente des traits communs à Stangeria et à Zamia. La classification des gymnospermes de Christenhusz et ses collaborateurs (2011), suivie par POWO, a donc intégré Stangeria aux Zamiaceae. Ce changement de famille ne modifie ni le nom du genre ni celui de l’espèce. La CITES, elle, suit encore sa liste de référence de 2013 : sa base Species+ classe toujours Stangeria dans les Stangeriaceae.

Une ou plusieurs espèces ?

Les plantes de forêt et celles de prairie sont si différentes que la question de reconnaître plusieurs espèces a été débattue pendant plus d’un siècle, selon PlantZAfrica (SANBI). Les deux formes passent de l’une à l’autre sans limite nette et sont aujourd’hui interprétées comme des adaptations au milieu : POWO et The World List of Cycads n’acceptent qu’une espèce.

Étymologie et histoire du genre

Le genre est dédié à William Stanger (1811-1854), médecin, géologue et botaniste anglais, premier arpenteur général (surveyor-general) de la colonie britannique du Natal à partir de 1845 ; il avait auparavant participé à l’expédition britannique sur le Niger de 1841. Certaines sources le prénomment « Max » : c’est une erreur, les bases biographiques (JSTOR Global Plants, S2A3) donnant William Stanger. La ville de Stanger, aujourd’hui KwaDukuza, au KwaZulu-Natal, porte aussi son nom. L’épithète eriopus, choisie par Kunze, signifie « pied laineux » : elle associe le grec erion (« laine ») à pous (« pied »), par allusion aux bases des feuilles couvertes de laine, selon Haynes (2022), cité par The World List of Cycads.

Selon PlantZAfrica et Wikipédia, c’est Stanger qui envoya un plant vivant en Angleterre. Ce plant y forma un cône, au Chelsea Physic Garden de Londres selon Wikipédia, ce qui révéla qu’il s’agissait d’une cycadale et non d’une fougère. Moore en tira le nouveau genre en 1853. Les sources consultées ne s’accordent pas sur la date exacte de la récolte et de l’apparition du cône (vers 1851).

Noms communs

Aucun nom français attesté n’a été trouvé : en français, on emploie le nom scientifique, ou le terme général de « cycas ». Les noms en usage viennent d’Afrique du Sud, selon PlantZAfrica (SANBI) :

  • Natal grass cycad et Stanger’s cycad, en anglais ;
  • bobbejaankos (« nourriture de babouin »), en afrikaans ;
  • imfingo, en zoulou, et umfingwani, en xhosa.

« Hottentot’s head » est aussi cité par certaines sources en anglais. Ce nom est ambigu et péjoratif, et il désigne également d’autres plantes.

Biogéographie et écologie

Stangeria vit sur une bande côtière d’environ 800 km le long de l’océan Indien, dans les mosaïques de forêts côtières du Cap-Oriental, du KwaZulu-Natal et du Maputaland. Les populations, dispersées, s’étendent de Bathurst, dans le Cap-Oriental, à Kosi Bay, dans le nord du KwaZulu-Natal, et franchissent à peine la frontière du Mozambique. Les plantes se trouvent rarement à plus de 50 km de la mer, et pas à moins de 2 ou 3 km, car elles ne supportent pas les embruns salés.

La présence au Mozambique est donnée par la Gymnosperm Database et d’autres sources, mais POWO limite l’aire au Cap-Oriental et au KwaZulu-Natal, et PlantZAfrica arrête l’aire « juste au sud de la frontière du Mozambique ». Il s’agit donc au plus de quelques populations de l’extrême sud du pays.

Le climat de cette côte est chaud et humide en été, la saison des pluies, et plus frais et sec en hiver, avec des gelées rares. La même espèce occupe des milieux très différents, ce qui explique ses deux formes :

  • forme forestière : dans les forêts de plaine denses et humides, sous un ombrage épais, dans les zones les plus arrosées ; grandes feuilles larges pouvant atteindre 2 m ;
  • forme de prairie : en plein soleil dans les prairies rases, exposées chaque année au feu et à la sécheresse ; feuilles courtes, parfois 30 cm, à cuticule épaisse, souvent une seule feuille dressée par couronne, aux folioles courtes et coriaces.

Entre les deux, on trouve aussi des plantes à mi-ombre sous les arbres des parcs côtiers. Dans les prairies, la tige souterraine permet à la plante de survivre aux feux de brousse annuels et de repousser ensuite.

Usages traditionnels et récolte

La tige souterraine de Stangeria est largement utilisée dans la médecine traditionnelle d’Afrique du Sud (le muthi), surtout comme ingrédient de préparations magiques, mais aussi comme vomitif ; PlantZAfrica cite aussi un usage contre les maux de tête. Une étude publiée en 1994 par Osborne et ses collaborateurs a estimé que 3 410 tiges, soit environ 2 380 kg, avaient été vendues sur les seuls marchés de plantes médicinales de Victoria et d’Isipingo, à Durban, en juillet 1992. Ses analyses ont trouvé une teneur inhabituellement élevée en sulfate de sodium, qui pourrait expliquer l’effet vomitif, ainsi que de la cycasine. Ces informations sont données à titre documentaire : la plante est toxique et ne doit pas être consommée.

Réglementation et conservation

Stangeria eriopus est classé vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN (catégorie VU, critères A2acd+4acd). The World List of Cycads cite l’évaluation la plus récente, publiée en 2022 par J. D. Bösenberg ; elle remplace celle de 2010. Les deux causes principales sont la récolte pour la médecine traditionnelle, décrite plus haut, et la disparition de l’habitat sur une côte très convoitée. La Liste rouge elle-même n’a pas pu être consultée directement : la catégorie et l’année viennent de The World List of Cycads (version du 15 août 2026).

L’espèce est inscrite à l’annexe I de la CITES depuis le 1er juillet 1975, comme tous les Encephalartos et quelques autres cycadales. Le commerce international à des fins commerciales n’est possible que pour des plantes issues de reproduction artificielle, accompagnées des documents requis. Dans l’Union européenne, la CITES est appliquée par le règlement (CE) n° 338/97 : Stangeria eriopus figure à son annexe A, dont la liste en vigueur est fixée par le règlement (UE) 2026/1383 de la Commission, applicable depuis le 29 juin 2026. Les graines ne bénéficient d’aucune exemption, contrairement à celles des cycadales de l’annexe II. Avant d’acheter, d’importer ou de vendre un Stangeria, vérifiez son statut et les documents exigés sur Species+, sur EUR-Lex et sur les pages CITES du ministère chargé de l’écologie. Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels. Species+ a été consulté le 1er octobre 2026.

Culture en général

Stangeria est l’une des cycadales sud-africaines les plus faciles à cultiver, à condition de lui éviter le gel prolongé. PlantZAfrica le décrit comme une plante qui pousse bien en culture, luxuriante en serre ombragée et humide, idéale pour les jardins d’ombre mais capable de vivre en plein soleil sans brûlure des feuilles, et plus tolérante à l’humidité que la plupart des cycadales d’Afrique du Sud.

  • Exposition : ombre légère à mi-ombre de préférence. PlantZAfrica précise que la plante peut aussi pousser en plein soleil sans brûlure des feuilles. Le jardin botanique Foster d’Honolulu, à Hawaï, conseille un soleil filtré et un air humide.
  • Sol : drainant, la tige souterraine pouvant pourrir dans un sol détrempé, comme chez les autres cycadales.
  • Rempotage : le jardin botanique Foster note une reprise lente quand les racines sont coupées à la transplantation. Rempotez sans abîmer la grosse racine charnue.
  • Bord de mer : le jardin botanique de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, indique que l’espèce ne supporte pas les embruns. Dans la nature, elle ne pousse pas à moins de 2 km de la mer. Évitez donc le bord de mer exposé.
  • Multiplication : surtout par semis, avec des graines rarement disponibles. PlantZAfrica rapporte un essai de bouturage de feuilles entières, traitées aux hormones et placées dans du sable stérilisé : environ 80 % ont formé de nouvelles racines.

Contexte français

Les données françaises viennent surtout du Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var. Une plante cultivée en pleine terre, à mi-ombre sous des arbres et des arbustes, y a survécu à la vague de froid de février 2012 (−7 °C sur le site), avec tout son feuillage détruit par le gel. Ses feuilles sont détruites à partir d’environ −4 °C, mais sa tige, protégée dans le sol, lui permet de repartir à la belle saison. Peu vigoureuse en pleine terre, la plante a été mise en pot après une dizaine d’années. Elle passe l’hiver à l’abri dans une serre non chauffée et reste dehors de Pâques aux premières gelées. Elle y pousse bien mieux qu’en pleine terre. Ailleurs, seuls des retours d’amateurs existent (voir ci-dessous) : un échec dans l’Ouest pendant la vague de froid de février 2012 et une culture réussie en pleine terre en Corse-du-Sud. Aucun résultat n’a été trouvé pour l’intérieur ou la montagne. En dehors du littoral méditerranéen le plus doux et de la Corse, la culture en pot, rentrée hors gel en hiver, reste donc la solution la plus sûre.

Retours de culture publiés sur les forums. Ce sont des observations d’amateurs : elles ont une valeur indicative et ne valent pas règle générale. Les messages du forum des Fous de palmiers ont été relus dans les fils en octobre 2026. Aucun retour français ne donne à la fois un lieu, une date et une température.

  • Un cultivateur de Saint-Sulpice-des-Landes (Loire-Atlantique, France) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’il a perdu ses Stangeria eriopus pendant la vague de froid de février 2012 (message de novembre 2015). Il ne précise ni la température dans son jardin, ni la culture en pleine terre ou en pot, ni la protection. Les stations Météo-France les plus proches ont relevé −11,5 °C à Soudan (19 km) et −10 °C à Ancenis (22 km), le 12 février 2012.
  • Un cultivateur de Corse-du-Sud (France) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’il cultive depuis longtemps, dehors en pleine terre, de grosses plantes de Stangeria eriopus, mâle et femelle, qui portent des cônes chaque année. Selon lui, l’espèce est plus belle à l’ombre, avec des feuilles d’au moins 1,5 m, demande de l’eau en été et une terre humifère, et pousse mal en pot (messages d’avril 2017). Il ne donne pas de température minimale.
  • Un cultivateur de Floride centrale (États-Unis) indique sur le forum PalmTalk que son Stangeria eriopus, probablement en pleine terre, a subi une légère brûlure du feuillage en février 2026 à −5 °C (23 °F), alors que Cycas thouarsii et Encephalartos ferox ont été brûlés à 100 % dans le même jardin. La protection n’est pas précisée (relevé par extrait de recherche).

Toxicité et précautions

Oui, Stangeria est toxique. L’étude d’Osborne et ses collaborateurs (1994) a dosé la cycasine à 0,17 % dans la tige fraîche et 0,21 % dans la tige sèche, accompagnée d’une toxine apparentée, la macrozamine. L’organisme transforme la cycasine en méthylazoxyméthanol (MAM), toxique pour le foie et le système nerveux, chez l’être humain comme chez l’animal. Aucune donnée propre au genre n’a été trouvée sur les intoxications d’animaux domestiques, mais le risque est bien documenté chez d’autres cycadales, en particulier pour les chiens qui mâchent les graines. Portez des gants pour manipuler les graines, et gardez la plante hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

L’espèce du genre Stangeria

  • Stangeria eriopus (Kunze) Baill. : seule espèce du genre ; côte est de l’Afrique du Sud et extrême sud du Mozambique ; formes de forêt et de prairie ; vulnérable (UICN, 2022), annexe I de la CITES depuis 1975.

Questions fréquentes

Stangeria est-il une fougère ?

Non. C’est une cycadale, donc une plante à graines nues qui produit des cônes. Ses feuilles à nervures de fougère ont trompé les botanistes : il a été décrit en 1839 comme une fougère, Lomaria eriopus, avant qu’un cône ne révèle sa nature.

Combien d’espèces compte le genre Stangeria ?

Une seule, Stangeria eriopus. Les formes de forêt et de prairie, très différentes d’aspect, appartiennent à la même espèce selon POWO et The World List of Cycads.

Stangeria paradoxa et Stangeria eriopus, est-ce la même plante ?

Oui. Stangeria paradoxa est le nom donné par Moore en 1853. Baillon a transféré en 1892 l’épithète plus ancienne de Kunze, eriopus, qui a la priorité ; Stangeria paradoxa est donc un synonyme.

Stangeria appartient-il aux Stangeriaceae ou aux Zamiaceae ?

Aux Zamiaceae, selon POWO. Les études moléculaires ont montré que Stangeria est proche des genres américains Zamia et Microcycas, et non de Bowenia. Le nom Stangeriaceae reste fréquent dans les livres anciens.

Stangeria supporte-t-il le gel ?

Un peu seulement. Les feuilles sont détruites vers −4 °C, mais la tige enterrée peut repartir si le sol ne gèle pas en profondeur. Au Jardin zoologique tropical, dans le Var, une plante a survécu en pleine terre à février 2012 (−7 °C), feuillage détruit ; peu vigoureuse en terre, elle est désormais cultivée en pot, où elle pousse bien mieux : sous serre non chauffée en hiver, dehors de Pâques aux premières gelées. C’est la méthode la plus sûre en France. Sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur de l’Ouest dit avoir perdu ses plantes pendant la vague de froid de février 2012, sans indiquer de température, tandis qu’en Corse-du-Sud de grosses plantes vivent en pleine terre depuis longtemps.

Peut-on acheter un Stangeria légalement ?

Oui, s’il est issu de culture et accompagné des documents requis. L’espèce est à l’annexe I de la CITES depuis 1975 et à l’annexe A du règlement européen : les plantes prélevées dans la nature ne peuvent pas faire l’objet d’un commerce international. Demandez au vendeur la preuve de l’origine.

Stangeria est-il toxique ?

Oui. Sa tige souterraine contient de la cycasine et de la macrozamine, comme les autres cycadales. Tenez la plante et ses graines hors de portée des enfants et des animaux, et contactez un centre antipoison en cas d’ingestion.

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Sites de référence

  • Plants of the World Online (POWO), Stangeria : https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:13533-1 — genre accepté, famille Zamiaceae, aire limitée au Cap-Oriental et au KwaZulu-Natal. Base de référence (Kew), autorité nomenclaturale du site ; consultée par extraits de recherche, accès direct bloqué.
  • IPNI, Lomaria eriopus et Stangeria paradoxa : https://www.ipni.org/n/297234-1 — références de publication de Kunze (1839) et de Moore (1853). Base de référence ; consultée par extraits.
  • The World List of Cycads (version 2026.08.15), Stangeria eriopus : https://cycadlist.org/scientific_name/430 — une espèce acceptée, protologue, synonymes (dont Stangeria katzeri et Stangeria schizodon), répartition, statut UICN et année de l’évaluation (2022), étymologie de l’épithète. Liste du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 1er octobre 2026.
  • Species+ (UNEP-WCMC), Stangeria eriopus : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/14479/legal — annexe I de la CITES depuis le 1er juillet 1975, annexe A dans l’Union européenne, classement dans les Stangeriaceae, répartition (dont l’Eswatini). Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée le 1er octobre 2026.
  • PlantZAfrica (SANBI), Stangeria eriopus : https://pza.sanbi.org/stangeria-eriopus — formes de forêt et de prairie, répartition, noms communs, usage médicinal, menaces, culture et bouturage de feuilles. Institution sud-africaine de référence ; consultée par extraits.
  • The Gymnosperm Database, Stangeria : https://www.conifers.org/za/Stangeria.php — historique de la description, aire de 800 km jusqu’au sud du Mozambique, distance à la mer, cônes. Base spécialisée, fiable ; consultée par extraits.
  • JSTOR Global Plants, Stanger, William (1811-1854) : https://plants.jstor.org/stable/10.5555/al.ap.person.bm000034832 — identité et dates de William Stanger. Base institutionnelle, fiable.
  • Wikipédia (en anglais), Stangeria et William Stanger (surveyor) : https://en.wikipedia.org/wiki/Stangeria — description, cônes, floraison au Chelsea Physic Garden, carrière de Stanger. Source secondaire, utilisée par extraits et recoupée.
  • PalmTalk, fil « 2026_02 preliminary cold damage to my palms after 23F, central Florida » : https://www.palmtalk.org/forum/topic/92884-2026_02-preliminary-cold-damage-to-my-palms-after-23f-central-florida/ — légère brûlure à 23 °F (−5 °C) en février 2026 en Floride centrale. Forum de cultivateurs, observation d’amateur à valeur indicative ; relevé par extrait de recherche, fil non lu (site bloqué).
  • Dunedin Botanic Garden, « Strange cycad still a curiosity » : https://www.dunedin.govt.nz/bg/collections/garden-life-article/strange-cycad-still-a-curiosity — intolérance aux embruns, distance à la mer dans la nature, culture sous serre. Jardin botanique municipal, fiable ; consulté par extraits.
  • Plants of Hawaii, Stangeria eriopus (Foster Botanical Garden, Honolulu) : https://www.plantsofhawaii.org/detail/{833EDD62-8BF1-404A-B22F-3DCA987CB38E} — soleil filtré, sol drainé, reprise lente après coupure des racines. Fiche liée à un jardin botanique ; consultée par extraits.
  • Forum des Fous de palmiers, fil « Stangeria eriopus » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=16218 — plantes perdues à Saint-Sulpice-des-Landes pendant la vague de froid de février 2012 (message #p386723) ; culture en pleine terre, à l’ombre, en Corse-du-Sud (messages #p431605 et #p431633). Forum de cultivateurs, observations d’amateurs à valeur indicative ; fil lu en entier en octobre 2026.

Bibliographie

  • Kunze, G. (1839). Lomaria eriopus. Linnaea 13 : 152. [Description de l’espèce comme fougère ; relevé via IPNI, texte non consulté.]
  • Moore, T. (1853). [Description de Stangeria paradoxa.] Hooker’s Journal of Botany and Kew Garden Miscellany 5 : 228. [Publication du genre ; relevé via IPNI, titre de l’article non vérifié.]
  • Baillon, H. (1892). Histoire des plantes 12 : 68, en note. [Combinaison Stangeria eriopus ; relevé via IPNI, texte non consulté.]
  • Osborne, R., Grove, A., Oh, P., Mabry, T.J., Ng, J.C. & Seawright, A.A. (1994). The magical and medicinal usage of Stangeria eriopus in South Africa. Journal of Ethnopharmacology 43. [Commerce sur les marchés de Durban, cycasine, sulfate de sodium ; article à comité de lecture, consulté par son résumé, pagination non vérifiée.]
  • Christenhusz, M.J.M., Reveal, J.L., Farjon, A., Gardner, M.F., Mill, R.R. & Chase, M.W. (2011). A new classification and linear sequence of extant gymnosperms. Phytotaxa 19 : 55–70. [Classification suivie par POWO ; Stangeria dans les Zamiaceae.]
  • Salas-Leiva, D.E. et al. (2013). Phylogeny of the cycads based on multiple single-copy nuclear genes: congruence of concatenated parsimony, likelihood and species tree inference methods. Annals of Botany 112(7) : 1263–1278. [Stangeria frère de Microcycas et Zamia ; article à comité de lecture.]
  • Bösenberg, J.D. (2022). Stangeria eriopus. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41939A50797225. [Catégorie VU A2acd+4acd ; référence relevée sur The World List of Cycads, page de la Liste rouge non consultée.]
  • Haynes, J.L. (2022). Phytotaxa 550 : 1-31. [Étymologie de l’épithète eriopus, « pied laineux » ; citée par The World List of Cycads, titre de l’article non relevé, texte non consulté.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. doi:10.5281/zenodo.21958524. [Liste de référence : espèce acceptée, synonymes, statut UICN ; consultée directement.]