Lepidozamia peroffskyana est une grande cycadale à port de palmier de l’est de l’Australie, qui pousse en peuplements denses dans les forêts humides de la côte, du sud-est du Queensland au nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud. Son tronc couvert des bases des anciennes feuilles porte une couronne de feuilles brillantes, sans épines, de 2 à 3 m, et ses cônes femelles comptent parmi les plus grands des cycadales. C’est l’espèce type du genre Lepidozamia, décrite en 1857 d’après une plante cultivée au jardin botanique de Saint-Pétersbourg. On la trouve encore sous les noms de Macrozamia peroffskyana et Macrozamia denisonii dans des ouvrages anciens. C’est la plus cultivée et la moins frileuse des deux Lepidozamia.
L’essentiel sur Lepidozamia peroffskyana
- Nom accepté (POWO) : Lepidozamia peroffskyana Regel (1857), publié dans le Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou 30(1) : 184-185
- Anciens noms et synonymes : Macrozamia denisonii C.Moore & F.Muell. (1858), Encephalartos denisonii (C.Moore & F.Muell.) F.Muell. (1859), Lepidozamia denisonii (C.Moore & F.Muell.) Regel (1875), Macrozamia peroffskyana (Regel) Miq. (1868)
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, « scaly zamia », « pineapple cycad », « pineapple zamia » et « shining burrawang »
- Répartition naturelle : Australie, bande côtière d’environ 700 km, des environs de Gympie (Queensland) à ceux de Taree (Nouvelle-Galles du Sud), du niveau de la mer à 1 000 m environ
- Statut UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de J. D. Bösenberg publiée en 2022 (The World List of Cycads ; Liste rouge non consultée directement)
- CITES : annexe II (annotation #4 : graines exemptées) ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : en France, des plantes en pleine terre défoliées à −5 °C (Concarneau, 2012) et à −8 / −9 °C (Montpellier, 2011-2012), puis reparties ; −6 °C sans dégât en gel direct dans une pépinière (Kraa, 1993) ; observations d’amateurs et de pépiniéristes (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : soleil filtré ou mi-ombre, abri du soleil de l’après-midi ; sol drainant, sableux à limoneux, légèrement acide à neutre
- Port et dimensions adultes : tronc de 4 à 7 m, parfois ramifié, jusqu’à 80 cm de diamètre ; feuilles de 1,5 à 3 m ; cônes femelles de 50 à 75 cm, jusqu’à 90 cm selon l’Encyclopædia Britannica
- Toxicité : graines toxiques, à l’origine d’intoxications mortelles chez l’homme et le bétail (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Lepidozamia peroffskyana ?
On reconnaît Lepidozamia peroffskyana à son tronc cuirassé par les bases des anciennes feuilles, à ses feuilles très brillantes, souples et sans épines, et à ses folioles étroites, de 0,5 à 1,5 cm, fixées sur le dessus de l’axe de la feuille. Les descriptions australiennes (jardins botaniques nationaux, Australian Native Plants Society, flore horticole du Victoria, PACSOA) donnent :
- Tronc : dressé, de 4 à 7 m de haut, jusqu’à 80 cm de diamètre selon les sources secondaires, couvert des bases des anciennes feuilles ; généralement simple, parfois ramifié jusqu’à cinq troncs dans certaines populations ;
- Feuilles : jusqu’à 50 ou 60 par couronne, de 1,5 à 3 m (jusqu’à 4 m selon la flore horticole du Victoria), très brillantes, vert foncé ; les jeunes feuilles sortent dressées, brunes ou bronze et velues, puis durcissent ;
- Folioles : jusqu’à 250 par feuille, de 0,5 à 1,5 cm de large, à 7 à 14 nervures parallèles, en forme de faux, insérées en alternance sur la ligne médiane du dessus de l’axe ; sans cal coloré à la base et sans pointe piquante ;
- Cônes mâles : cylindriques et courbés, de 45 à 60 cm sur 10 à 15 cm ; à maturité, ils s’ouvrent en spirale et s’allongent jusqu’à 1 m ;
- Cônes femelles : en forme de tonneau, gris-vert, sans pédoncule, de 50 à 75 cm sur 15 à 25 cm, souvent solitaires, parfois par deux ; l’Encyclopædia Britannica cite des cônes de 90 cm et 45 kg ;
- Graines : d’environ 5 à 6 cm sur 2,5 à 3 cm, à enveloppe charnue rouge vif, rarement jaune ; une particularité de l’espèce est de porter parfois une ou trois graines par écaille, au lieu de deux.
La plante est dioïque : chaque pied est mâle ou femelle.
Hybrides
Aucun hybride de Lepidozamia peroffskyana n’a été trouvé dans les sources consultées, ni avec Lepidozamia hopei, dont l’aire est très éloignée, ni avec les Macrozamia qui partagent une partie de son habitat.
Confusions possibles
Sur le terrain, la confusion la plus fréquente se fait avec les Macrozamia, en particulier Macrozamia communis, le « burrawang » de Nouvelle-Galles du Sud. Chez les Macrozamia, les folioles partent des côtés de l’axe et portent souvent à leur base un cal blanc, jaune ou rouge ; celles de Macrozamia communis sont en outre terminées par une pointe piquante.
L’autre confusion possible est avec Lepidozamia hopei, dont les folioles sont deux fois plus larges, de 1,5 à 3 cm, avec plus de quinze nervures.
Taxonomie
Lepidozamia peroffskyana est un nom accepté par POWO et par The World List of Cycads. C’est l’espèce type du genre Lepidozamia, que le botaniste Eduard Regel a décrit en 1857 en même temps que l’espèce, d’après une plante vivante du jardin botanique impérial de Saint-Pétersbourg. Le type (holotype) est conservé à l’herbier de Saint-Pétersbourg (LE).
Un an plus tard, en Australie, Charles Moore et Ferdinand von Mueller ont décrit la même plante sous le nom de Macrozamia denisonii, ensuite placé dans Encephalartos (1859) puis dans Lepidozamia (1875). Le botaniste néerlandais Miquel a, lui, réduit Lepidozamia au rang de section de Macrozamia et créé la combinaison Macrozamia peroffskyana en 1868. La révision des Zamiaceae d’Australie par L. A. S. Johnson (1959) a rétabli Lepidozamia comme genre distinct, traitement suivi aujourd’hui. Tous ces noms sont des synonymes : le nom le plus ancien, celui de Regel, a la priorité. Le nom horticole « Zamia macleayi » figure aussi parmi les synonymes cités par l’encyclopédie virtuelle des cycadales de la PACSOF.
Étymologie et histoire
L’épithète peroffskyana honore le comte Vassili Alexeïevitch Perovski (orthographié Peroffsky, 1794-1857), gouverneur de la province d’Orenbourg et mécène du jardin botanique de Saint-Pétersbourg, où la plante type était cultivée, selon le compendium étymologique de J. L. Haynes (2022) repris par The World List of Cycads. Le nom de genre associe le grec lepis, lepidos, « écaille », au nom du genre Zamia (jardins botaniques nationaux d’Australie).
L’espèce a donc une histoire européenne avant d’être australienne : elle était cultivée en Russie avant d’être décrite dans son pays d’origine. Au jardin botanique de Belfast, en Irlande du Nord, deux grands sujets sont cultivés dans la serre tropicale ; la plante femelle y a produit en 2017 un énorme cône, resté stérile faute de pied mâle, selon l’association des amis du jardin.
Noms communs
Aucun nom français attesté n’a été trouvé : on emploie le nom scientifique. En anglais, les jardins botaniques nationaux d’Australie donnent « scaly zamia » et « pineapple cycad », allusion au tronc écailleux ; « pineapple zamia » est aussi employé, et la base officielle du Queensland utilise « shining burrawang ». Ce dernier nom prête à confusion : « burrawang » désigne avant tout Macrozamia communis.
Dans la nature
Lepidozamia peroffskyana vit sur une bande côtière d’environ 700 km, des environs de Gympie, au nord de Brisbane, jusqu’aux environs de Taree, sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud (PACSOA) ; la flore horticole du Victoria la situe au nord de la Manning River. Elle pousse du niveau de la mer jusque vers 1 000 m, surtout dans des forêts sclérophylles humides, sur des pentes et des ravins abrités, en lisière de forêt pluviale, et près de la côte sur des dunes fixées, dans une forêt littorale appauvrie ou des fourrés.
L’espèce forme souvent de grands peuplements denses sous un couvert d’eucalyptus, où les feuilles des plantes voisines se chevauchent. Elle abonde par exemple vers 700 m autour de Dorrigo, sous environ 2 000 mm de pluie par an. Selon les données climatiques réunies par la PACSOA, Taree, à l’extrémité sud de l’aire, compte une dizaine de jours de gelée par an, et la minimale atteinte au moins une fois par semaine en juillet y est de 1,3 °C. La plante est adaptée aux feux de brousse : elle émet de nouvelles feuilles après le passage du feu.
La pollinisation de Lepidozamia peroffskyana est l’une des mieux étudiées chez les cycadales. Hall et ses collaborateurs (2004) ont montré que des charançons du genre Tranes, propres à cette plante, accomplissent leur cycle dans les cônes mâles et visitent en grand nombre les cônes femelles : les cônes dont on excluait les insectes n’étaient presque pas pollinisés, alors que ceux protégés du seul vent l’étaient normalement, et le pollen ne se dispersait guère dans l’air au-delà de 2 m. Les kangourous et les opossums mangent l’enveloppe charnue des graines, les rats en rongent l’amande, et les semis spontanés, nombreux autour des pieds femelles, arrivent rarement à l’âge adulte (PACSOA).
Statut de conservation et réglementation
Lepidozamia peroffskyana n’est pas considérée comme menacée. The World List of Cycads cite l’évaluation de J. D. Bösenberg publiée en 2022 sur la Liste rouge de l’UICN, qui le classe en préoccupation mineure (LC) ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée directement. Elle forme de grands peuplements, dont plusieurs en forêts domaniales et en parcs nationaux (PACSOA). Au Queensland, elle relève de la catégorie « special least concern » du Nature Conservation Act 1992 (relevé lors de la préparation de la page du genre).
L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES, avec l’annotation #4 en vigueur depuis le 5 mars 2026 : le commerce international des plantes exige des permis, mais les graines, le pollen et les cultures in vitro en conteneurs stériles en sont exemptés. Dans l’Union européenne, elle figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, annexes fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026 (Species+, consulté le 2 octobre 2026). Achetez des plantes issues de semis, à la provenance traçable, et vérifiez la réglementation en vigueur sur EUR-Lex et auprès du ministère chargé de l’écologie : ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels.
Culture
Lepidozamia peroffskyana est une des cycadales les plus faciles : peu exigeante si le drainage est bon, elle supporte de longues périodes sèches et n’a pas besoin d’engrais, selon les jardins botaniques nationaux d’Australie et l’Australian Native Plants Society. Elle se cultive au jardin dans les régions douces, en grand bac et même en intérieur bien éclairé.
- Lumière : soleil filtré ou mi-ombre. Elle peut vivre en plein soleil, mais il faut l’abriter du soleil de l’après-midi pour éviter les brûlures des feuilles (jardins botaniques nationaux d’Australie) ; elle pousse mal à l’ombre dense (Kraa, 1993) ;
- Substrat : limon sableux, légèrement acide à neutre, bien drainé. En sol calcaire, des cultivateurs français observent une chlorose (jaunissement) ;
- Arrosage : régulier pendant la croissance, réduit en hiver ; au moment de la sortie des nouvelles feuilles, un manque d’eau les fait retomber et elles durcissent déformées (Kraa) ;
- Croissance : lente au début, puis par vagues de feuilles, une fois par an chez les sujets établis ; un beau feuillage s’obtient en trois ou quatre ans à partir de graines en Australie. En France, elle est beaucoup plus lente ;
- Bord de mer : aucune donnée fiable sur les embruns ; une pépinière de Floride juge sa tolérance au sel moyenne.
La flore horticole du Victoria la signale cultivée au jardin botanique royal de Melbourne. En France, les rares essais en pleine terre documentés concernent le littoral méditerranéen, la Bretagne et la région parisienne (voir Rusticité). Ailleurs, et pour les jeunes plants, la culture en grand bac hiverné hors gel, en véranda ou en serre froide, est la plus sûre.
Multiplication
La multiplication se fait uniquement par graines, l’espèce ne faisant normalement pas de rejets (PACSOA). Les graines germent facilement, sans traitement préalable, selon l’Australian Native Plants Society, mais lentement : environ six mois, parfois un an, pour des graines fraîches, puis encore quelques mois avant la première feuille, selon Will Kraa. Retirez l’enveloppe charnue avec des gants. Une plante isolée ne donne pas de graines fertiles : il faut un pied mâle, un pied femelle et une pollinisation à la main, faute de charançons pollinisateurs en Europe.
Maladies et ravageurs
Les cochenilles sont le ravageur le plus courant en culture, surtout en intérieur ; on s’en débarrasse en retirant les feuilles atteintes ou à la main (jardins botaniques nationaux d’Australie, Kraa). Elles favorisent aussi la fumagine. En Australie, la PACSOA signale des charançons foreurs du tronc, Melotranes internatus et Demyrsus meleoides, qui creusent des galeries dans les plantes affaiblies et peuvent faire pourrir tout le tronc ; ils ont voyagé avec des cycadales exportées, d’où l’intérêt de n’acheter que des plantes de semis. Sur sol détrempé, la tige pourrit. Sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur attribue la mort en hiver de jeunes semis à un excès d’humidité plutôt qu’au froid (voir Rusticité).
Rusticité
Lepidozamia peroffskyana est la plus rustique des deux Lepidozamia, mais son feuillage gèle vers −5 °C. Les retours documentés en France montrent des plantes en pleine terre défoliées par les hivers rigoureux, puis reparties à partir du tronc ; aucune valeur n’a été publiée par un jardin ou une institution.
En France
Les retours suivants viennent d’amateurs du forum des Fous de palmiers, relus dans les fils en octobre 2026. Ils ont une valeur indicative et ne valent pas règle générale.
- Littoral méditerranéen : un cultivateur de Montpellier (Hérault, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Lepidozamia peroffskyana, en pleine terre et sans protection depuis des années, a été complètement défoliée pendant l’hiver 2011-2012 par des pointes à −8 / −9 °C, puis a refait des feuilles en août 2012, sans perte. En mai 2014, il précise que ses deux sujets, plantés jeunes une dizaine d’années plus tôt dans un petit jardin venté et ombragé, au sol pauvre et calcaire, poussent très lentement, n’ont eu le feuillage grillé que deux fois et souffrent d’une chlorose due au calcaire.
- Bretagne : un cultivateur de Concarneau (Finistère, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Lepidozamia peroffskyana, en pleine terre et sans protection hivernale, a eu les feuilles complètement grillées en février 2012 après −5 °C pendant 2 ou 3 heures, le tronc restant sain ; la station Météo-France de Trégunc, à 5 km, a relevé −5,3 °C le 11 février 2012.
- Bretagne : le même cultivateur indique en mars 2019 que sa plante, installée sous le couvert d’un Leptospermum scoparium, a survécu à l’hiver 2017-2018. Il ne donne pas de température ; la station Météo-France de Trégunc, la plus proche (5 km), a relevé une minimale de −6,4 °C le 28 février 2018.
- Région parisienne : un cultivateur de la banlieue sud-est de Paris (bords de Marne, Île-de-France, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa jeune plante de l’espèce Lepidozamia peroffskyana, plantée en pleine terre à l’été 2009, a supporté −7 °C sous protection pendant l’hiver 2009-2010, sans dégât.
- Région parisienne : le même cultivateur indique qu’une petite plante en pleine terre, dans un coin abrité et sec où il ne fait jamais moins de −5 °C selon lui, est restée impeccable après la vague de froid de février 2012 (−8,5 °C dans le jardin), mais n’a produit aucune feuille en trois étés, faute de chaleur ; il juge l’espèce moins résistante que Macrozamia communis.
Retours incomplets, retenus pour l’information qu’ils apportent :
- Un cultivateur du Roussillon rapporte sur le forum des Fous de palmiers que la plante de l’espèce Lepidozamia peroffskyana d’un ami, sans protection, a été complètement défoliée à −4 °C pendant l’hiver 2009-2010 ; le lieu exact et la culture ne sont pas précisés.
- Un cultivateur d’Ensuès-la-Redonne (Côte Bleue, Bouches-du-Rhône, France), face à la mer, indique sur le forum des Fous de palmiers en avril 2014 que l’espèce « ne passe pas » au soleil et « nécessite vraiment la mi-ombre » : c’est la seule de ses cycadales, en pot ou en pleine terre, à avoir donné une alerte sérieuse.
Aucune donnée n’a été trouvée pour la façade atlantique hors de Bretagne, l’intérieur du pays ou la montagne. Ces retours suggèrent un essai possible en pleine terre sur le littoral méditerranéen et la côte bretonne la plus douce, à mi-ombre et en sol drainant, en acceptant une défoliation lors des hivers rigoureux.
Repères internationaux
Un cultivateur des Castelli Romani (Latium, Italie) indique sur le forum Tropicamente que sa petite plante de l’espèce Lepidozamia peroffskyana a passé l’hiver 2011-2012 dehors à −5 °C, sous un porche fermé sur trois côtés, avec des arrosages contrôlés et faits plusieurs jours avant les gelées. Sur le même forum, deux cultivateurs, dont le lieu n’est pas indiqué, rapportent en juin 2015 avoir perdu leurs plantes issues de semis après trois ou quatre ans ; l’un précise qu’elles sont mortes en hiver, d’un excès d’humidité plutôt que du froid.
En Australie, le pépiniériste Will Kraa écrit dans la revue de la PACSOA (1993) que Lepidozamia peroffskyana supportait sans dégât −6 °C en gel direct dans sa pépinière, dont le lieu n’est pas précisé. Les jardins botaniques nationaux d’Australie la disent capable de supporter de légères gelées.
Aux États-Unis, un cultivateur de Houston (Texas) indique sur le forum PalmTalk que son jeune semis de l’espèce Lepidozamia peroffskyana est reparti avec deux nouvelles feuilles après −9 °C (15 °F) en février 2021 ; la culture et la protection ne sont pas précisées, et le fil n’a été lu que par extrait de recherche. Selon une pépinière californienne, des sujets ont survécu à −10 °C lors de la même vague de froid au Texas, défoliés puis repartis (âge et protection non précisés) ; une pépinière des Canaries annonce −5 °C. Aucun échec dû à la chaleur ou à la sécheresse n’a été trouvé : c’est le soleil direct qui cause le plus de dégâts.
Toxicité et précautions
Oui, Lepidozamia peroffskyana est toxique. L’Australian Native Plants Society rappelle que ses graines, comme celles des autres cycadales, contiennent des composés qui ont causé des intoxications mortelles chez l’homme et le bétail. Aucune analyse propre à l’espèce n’a été trouvée. Les grosses graines rouges attirent les enfants et les chiens : ramassez-les dès leur chute, portez des gants pour les nettoyer et, en cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Selon l’Australian Native Plants Society, les peuples aborigènes avaient mis au point un lessivage poussé pour éliminer les toxines des graines de cycadales, qui tenaient une place importante dans leur alimentation. L’étude comparative de Brit Asmussen (2011) traite des méthodes de préparation des graines de Lepidozamia et des autres cycadales australiennes ; elle n’a pas été consultée en détail, et aucun usage propre à Lepidozamia peroffskyana n’a pu être vérifié.
Questions fréquentes
Lepidozamia peroffskyana est-il rustique en France ?
En partie. Des amateurs rapportent des plantes en pleine terre qui ont survécu aux hivers rigoureux à Montpellier, à Concarneau et en région parisienne, mais le feuillage gèle vers −5 °C et repousse ensuite. La pleine terre se tente sur le littoral méditerranéen et sur la côte bretonne la plus douce, à mi-ombre ; ailleurs, préférez le grand bac hiverné hors gel.
Comment distinguer Lepidozamia peroffskyana d’un Macrozamia ?
Par l’insertion des folioles : sur le dessus de l’axe et sans cal coloré chez les Lepidozamia, sur les côtés de l’axe et souvent avec un cal coloré chez les Macrozamia.
Quelle différence avec Lepidozamia hopei ?
Surtout la largeur des folioles : 0,5 à 1,5 cm chez Lepidozamia peroffskyana, 1,5 à 3 cm chez Lepidozamia hopei. Lepidozamia peroffskyana vient de la zone subtropicale et supporte mieux le froid ; Lepidozamia hopei, tropical, devient beaucoup plus grand.
Lepidozamia peroffskyana supporte-t-il le plein soleil ?
Cela dépend de l’acclimatation. Il peut vivre au soleil, mais ses feuilles brûlent facilement, surtout l’après-midi ou après un hivernage à l’ombre. La mi-ombre ou un soleil filtré lui conviennent le mieux.
Pourquoi mon Lepidozamia peroffskyana jaunit-il ?
Souvent à cause du sol ou de la lumière. En sol calcaire, des cultivateurs français observent une chlorose ; un passage brutal au soleil jaunit et brûle aussi le feuillage.
Lepidozamia peroffskyana est-il dangereux pour les chiens ?
Oui. Comme toutes les cycadales, il est toxique, surtout ses grosses graines rouges. Ramassez les graines tombées et consultez un vétérinaire au moindre doute d’ingestion.
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Sites de référence
- Plants of the World Online (POWO), Lepidozamia peroffskyana : https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:297151-1 — nom accepté, espèce type du genre, aire. Base de référence (Kew), autorité nomenclaturale du site ; lue par extraits de recherche (site bloqué).
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Lepidozamia peroffskyana : https://cycadlist.org/scientific_name/372 — protologue, holotype, synonymes, étymologie (Haynes 2022), statut UICN 2022. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales ; consultée directement.
- Species+ (UNEP-WCMC), Lepidozamia peroffskyana : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/27633/legal — annexe II de la CITES avec l’annotation #4, annexe B dans l’Union européenne. Base officielle ; consultée le 2 octobre 2026.
- Australian National Botanic Gardens, Growing Native Plants, Lepidozamia peroffskyana : https://www.anbg.gov.au/gnp/trainees-2018/lepidozamia-peroffskyana.html — noms communs, habitat, altitude, cônes, culture, exposition, gelées légères, cochenilles, étymologie. Jardin botanique national, fiable ; consulté directement.
- Australian Native Plants Society (ANPSA), Lepidozamia peroffskyana : https://anpsa.org.au/plant_profiles/lepidozamia-peroffskyana/ — dimensions, toxicité des graines, usage aborigène, culture, germination. Société spécialisée ; consultée directement.
- PACSOA Wiki, Lepidozamia peroffskyana (P. Kennedy) : https://www.pacsoa.org.au/wiki/index.php/Lepidozamia_peroffskyana — aire, habitat, climat, ramification, cônes, graines à une ou trois par écaille, pollinisation, feu, charançons foreurs, culture. Société spécialisée, article de terrain détaillé ; consulté directement.
- PACSOA Wiki, Lepidozamia Cultivation (W. Kraa, Palms & Cycads n° 39, 1993) : https://pacsoa.org.au/wiki/index.php/Lepidozamia_Cultivation — germination, lumière, −6 °C sans dégât, croissance, cochenilles. Article de pépiniériste publié par une société spécialisée ; consulté directement.
- HortFlora, Royal Botanic Gardens Victoria, Lepidozamia peroffskyana : https://hortflora.rbg.vic.gov.au/taxon/ad8a5456-5340-11e7-b82b-005056b0018f — description, aire au nord de la Manning River, lieux de culture à Melbourne. Flore horticole institutionnelle (Spencer 1995) ; consultée directement.
- Encyclopædia Britannica, Lepidozamia : https://www.britannica.com/plant/Lepidozamia — cônes femelles de 90 cm et 45 kg. Encyclopédie générale ; consultée par extrait lors de la préparation de la page du genre.
- Friends of Belfast Botanic Gardens, Lepidozamia peroffskyana : https://fobbg.co.uk/plant-collections/cycads/lepidozamia-peroffskyana/ — sujets en serre et cône de 2017. Association de jardin botanique ; relevé lors de la préparation de la page du genre.
- Queensland Government, profil d’espèce WildNet : https://apps.des.qld.gov.au/species-search/details/?id=12056 — nom « shining burrawang », statut au titre du Nature Conservation Act 1992. Base officielle ; relevé lors de la préparation de la page du genre (page non lisible sans JavaScript).
- Top Tropicals, Lepidozamia peroffskyana : https://toptropicals.com/catalog/uid/Lepidozamia_peroffskyana.htm — tolérance au sel jugée moyenne. Pépinière, donnée commerciale à confirmer.
- Canarius, Lepidozamia peroffskyana : https://canarius.com/fr/plantes/lepidozamia-peroffskyana.html — minimale annoncée de −5 °C. Pépinière, donnée commerciale à confirmer.
- Flora Grubb Gardens, Lepidozamia peroffskyana : https://guide.floragrubb.com/lepidozamia-peroffskyana — survie à −10 °C au Texas en 2021. Pépinière, témoignage indirect.
- PACSOF, Virtual Cycad Encyclopedia, Lepidozamia peroffskyana (archive) : https://www-archiv.fdm.uni-hamburg.de/b-online/library/cycads/lepidozamia_peroffskyana.htm — synonymie (dont Zamia macleayi hort.), répartition. Société spécialisée, version ancienne ; consultée directement.
- Forum des Fous de palmiers, fil « macrozamia communis en zone 8b? » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=3161 — défoliation à −8 / −9 °C et reprise à Montpellier (#p206441) ; bilan en région parisienne (#p206450). Forum de cultivateurs, à valeur indicative ; fil lu en entier.
- Forum des Fous de palmiers, fil « Le Jardin de mes débuts à Montpellier » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=17807 — croissance lente, feuillage grillé deux fois, chlorose sur sol calcaire (#p329123). Forum de cultivateurs ; fil lu en entier.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Conférence sur les Cycadacées acclimatables », « FEVRIER 2012 » et « (29) Jardin dans le Finistère-Sud (Concarneau) » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=11385&start=15, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=10982&start=2175 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=3684&start=690 — Concarneau en février 2012 (#p178827, #p168017) et en 2017-2018 (#p475196) ; région parisienne en février 2012 (#p178237, #p178410). Forum de cultivateurs ; pages lues en entier.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Essais de Cycadales en terre », « Forum sur les Cycadales » et « ceratozamia latifolia » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=7063, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=8427&start=45 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=12495&start=15 — −7 °C sous protection en région parisienne (#p87931) ; défoliation à −4 °C dans le Roussillon (#p116628) ; brûlures au soleil à Ensuès-la-Redonne (#p325151, #p325182). Forum de cultivateurs ; fils lus.
- Tropicamente, fil « lepidozamia peroffskyana » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/lepidozamia-peroffskyana/ — −5 °C sous porche aux Castelli Romani (#post-41783), semis morts d’excès d’humidité (#post-41789, #post-41790). Forum italien de cultivateurs ; fil lu en entier.
- PalmTalk, fil « Cycads through epic freeze events » : https://www.palmtalk.org/forum/topic/68609-cycads-through-epic-freeze-events/ — semis reparti après −9 °C à Houston en février 2021. Forum de cultivateurs ; relevé par extrait de recherche, fil non lu (site bloqué).
- Météo-France, données climatologiques quotidiennes du Finistère (station de Trégunc) : https://meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data/synchro_ftp/BASE/QUOT/Q_29_previous-1950-2024_RR-T-Vent.csv.gz — minimales de février 2012 et de l’hiver 2017-2018. Données officielles ; fichier lu directement.
Bibliographie
- Regel, E. (1857). [Description de Lepidozamia et de Lepidozamia peroffskyana.] Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou 30(1) : 184-185, fig. 21. [Protologue ; relevé via The World List of Cycads, non consulté.]
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