Encephalartos lanatus est une cycadale d’Afrique du Sud qui pousse dans les prairies d’altitude du highveld, sur les pentes de grès et dans les vallons abrités du bassin de la rivière Olifants, au Mpumalanga et au Gauteng. Cette espèce du genre Encephalartos doit son nom à la laine blanche qui couvre ses jeunes feuilles, le sommet de son tronc et ses cônes. Elle forme un tronc assez court, souvent noirci par les feux de brousse, et porte des feuilles gris-vert à l’extrémité recourbée. Décrite en 1926 par Stapf et Burtt Davy, elle est classée vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN ; sa plus grande population connue se trouve dans la réserve naturelle de Botshabelo, près de Middelburg.
L’essentiel sur Encephalartos lanatus
- Nom accepté : Encephalartos lanatus Stapf & Burtt Davy (1926), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; de 1933 à 1945, Encephalartos laevifolius lui était rattaché, et des récoltes d’Encephalartos humilis ont longtemps porté son nom
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; « Olifants River cycad » et « woolly cycad » en anglais, « Olifantsrivier-broodboom » en afrikaans
- Répartition naturelle : Afrique du Sud, Mpumalanga et Gauteng (bassin des rivières Olifants, Little Olifants et Wilge, districts de Middelburg, eMalahleni et Bronkhorstspruit), vers 1 200 à 1 800 m
- Statut UICN : vulnérable (VU B1ab(v)+2ab(v)), Liste rouge 2022
- CITES et autres protections : annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977 ; annexe A dans l’Union européenne ; avis favorable de l’UE aux importations depuis l’Afrique du Sud pour les plantes de 15 cm de caudex au plus (depuis le 20 juin 2011) ; récolte dans la nature interdite en Afrique du Sud
- Rusticité documentée : aucun essai daté en culture ; dans l’habitat, hivers secs avec des minimales de −6 °C (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : plein soleil ou soleil modéré ; dans la nature, sol sableux profond et pentes de grès
- Port et dimensions adultes : tronc dressé ou couché de 1 à 3 m, de 25 à 30 cm de diamètre, parfois plusieurs troncs ; feuilles de 60 à 95 cm
- Toxicité : graines toxiques selon TreeSA, sans étude propre à l’espèce (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos lanatus ?
On reconnaît Encephalartos lanatus à la laine blanche abondante de ses jeunes feuilles et de ses cônes, à ses feuilles gris-vert à l’extrémité brusquement recourbée et souvent tordue, et à ses folioles étroites, entières et serrées. La révision de Henderson (1945) en donne cette description :
- Tronc : densément couvert de laine pâle chez les jeunes plantes, pouvant atteindre 10 pieds (3 m) selon les informations de l’époque ; Verdoorn (1951) mesure à Botshabelo des troncs de 1,5 à 4 pieds (0,5 à 1,2 m), rarement 5 pieds ; Sigasa et ses coauteurs (2023) indiquent 1 à 3 m, dressé ou couché, pour 25 cm de diamètre ;
- Feuilles : couvertes d’une laine blanche dense quand elles sont jeunes, sauf sous les folioles, puis glabres sauf à la base du pétiole ; jusqu’à environ 95 cm (60 à 80 cm selon Sigasa et al., 2023) ; pétiole de 20 à 25 cm ; extrémité brusquement recourbée et souvent tordue sur le côté ;
- Folioles : entières et piquantes, serrées et chevauchantes dans le haut de la feuille, linéaires et un peu falciformes, les médianes jusqu’à environ 13 cm de long et 8 mm de large, à base jaunâtre et tordue, disposées en V étroit ; 12 à 14 nervures sous les folioles médianes ; celles de la base sont à peine réduites ;
- Cône femelle : solitaire ou par plusieurs, oblong, presque sessile, de 28 à 35 cm de haut et 13 à 15 cm de diamètre, aux écailles couvertes d’une épaisse laine feutrée gris-blanc ;
- Cône mâle : étroit, de 17,5 cm (spécimen d’herbier) à environ 30 cm (photographie de Botshabelo), couvert d’une laine brune courte ;
- Graines : d’environ 2 cm sur 2,3 cm ; enveloppe charnue jaunâtre selon TreeSA.
Les cônes, laineux et crème quand ils sont jeunes, jaunissent en mûrissant ; ils apparaissent en hiver (Sigasa et al., 2023). D’après TreeSA, ils sont produits presque chaque année, et le tronc porte souvent la marque noire des feux de brousse.
Hybrides
Aucun hybride d’Encephalartos lanatus n’est signalé dans les sources consultées.
Confusions possibles
Encephalartos lanatus est souvent confondu avec deux espèces voisines du Mpumalanga, Encephalartos laevifolius et Encephalartos humilis. Verdoorn (1951) les distingue ainsi :
- Encephalartos laevifolius, des montagnes autour de Barberton, est plus grand (tronc de 1,5 à 3,4 m), a des feuilles plus longues, plus droites, vite glabres et un peu glauques, environ 10 nervures sous les folioles médianes et des cônes presque glabres à maturité ;
- Encephalartos humilis reste presque enterré, avec un tronc dépassant le sol d’une dizaine de centimètres, des feuilles de 30 à 55 cm, environ 9 nervures et des cônes mâles de 15 cm au plus ;
- Encephalartos lanatus a un tronc intermédiaire, des feuilles qui gardent longtemps leur laine sur le rachis, 10 à 14 nervures et des cônes mâles et femelles épais et durablement laineux.
Hors de ce groupe, d’autres Encephalartos à folioles fines, comme Encephalartos friderici-guilielmi ou Encephalartos ghellinckii, ont aussi des cônes laineux ; leur aire est différente (Cap-Oriental, KwaZulu-Natal) et une plante d’origine connue ne pose pas de problème.
Taxonomie
Encephalartos lanatus est un nom accepté par The World List of Cycads, sans synonyme. Stapf et Burtt Davy l’ont publié en 1926 dans le Manual of the Flowering Plants and Ferns of the Transvaal with Swaziland de Burtt Davy (volume 1, p. 40 et 99, figure 4 D), d’après des feuilles seulement. Le type a été récolté près de Middelburg (holotype à Kew) ; selon Verdoorn (1951), il vient de Toevlugt, dont le nom local est Botshabelo.
L’espèce a longtemps servi de nom collectif. En 1933, Hutchinson et Rattray y ont réuni Encephalartos laevifolius dans la Flora Capensis, et leurs mesures de cônes mélangeaient en fait trois espèces. Henderson (1945) a rétabli Encephalartos laevifolius, mais classait encore sous Encephalartos lanatus des récoltes de Rosehaugh, de Schoemanskloof et de Schagen, entre Nelspruit et Lydenburg. Verdoorn (1951) a montré que ces plantes formaient une espèce distincte, Encephalartos humilis, et a limité Encephalartos lanatus aux plantes du highveld. En pratique, une mention d’Encephalartos lanatus dans un texte antérieur à 1951 peut concerner l’une ou l’autre des deux espèces voisines.
Étymologie et histoire
L’épithète lanatus signifie « laineux » en latin, par allusion au sommet du tronc, qui reste couvert de laine (Haynes, 2022, cité par The World List of Cycads) ; TreeSA souligne aussi la laine des cônes femelles. L’espèce a été récoltée très tôt autour de Botshabelo, ancienne station missionnaire sur la Little Olifants, où le botaniste Marloth l’a récoltée à 1 500 m, selon les récoltes citées par Henderson (1945).
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté pour Encephalartos lanatus. Species+ donne en anglais « Olifants River cycad » et « woolly cycad ». Le site TreeSA ajoute « Olifantsrivier-broodboom » en afrikaans, « Mofaka » en sotho du Nord et « Sijekwane » en siswati ; ce dernier nom est aussi donné pour Encephalartos laevifolius et désigne sans doute les cycadales en général.
Dans la nature
Encephalartos lanatus est endémique d’Afrique du Sud, au Mpumalanga et au Gauteng. Il vit dans les prairies du highveld et sur les affleurements de grès du bassin de la rivière Olifants, dans les districts de Middelburg, d’eMalahleni (Witbank) et de Bronkhorstspruit (Sigasa et al., 2023). Selon TreeSA, il pousse sur des pentes de grès et dans des vallons abrités des bassins de l’Olifants et de la Wilge, souvent dans la prairie, sur un sol sableux profond, entre 1 200 et 1 800 m.
Le climat est continental : selon Sigasa et ses coauteurs (2023), les hivers sont secs, avec des températures de −6 à 22 °C, et les étés vont de 9 à 32 °C, avec des orages ; les pluies d’été atteignent 500 à 625 mm (660 à 770 mm selon TreeSA). Le feu fait partie du milieu : à Botshabelo, la prairie brûle chaque hiver pour favoriser l’herbe des herbivores.
L’étude de Sigasa et de ses coauteurs, menée de mai 2021 à septembre 2022 dans vingt parcelles de la réserve de Botshabelo, éclaire la biologie de l’espèce :
- la population compte beaucoup plus d’adultes que de jeunes plantes, les juvéniles étant les moins nombreux ; pour une plante qui vit très longtemps, cette structure n’indique pas à elle seule un déclin, et seule une étude de la dynamique pourra trancher ;
- le nombre d’adultes explique 25 % du nombre de plantules, mais pas celui des rejets : la régénération passe surtout par les graines ;
- les secteurs brûlés tous les ans ont proportionnellement moins de plantes que les secteurs non brûlés, mais davantage de cônes, et plus de cônes abîmés : le feu semble stimuler la production de cônes tout en les exposant aux dégâts ;
- le feu n’a pas d’effet sur la proportion de mâles et de femelles.
Un effet comparable du feu sur la production de cônes et de feuilles avait déjà été signalé chez Encephalartos transvenosus, d’après les mêmes auteurs.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos lanatus est classé vulnérable (VU) sur la Liste rouge de l’UICN, d’après l’évaluation de 2022 (Bösenberg) citée par The World List of Cycads, selon les critères B1ab(v)+2ab(v) : aire réduite et déclin du nombre d’individus matures. Les évaluations antérieures le classaient « quasi menacé » (NT) : c’est le statut retenu par Osborne (1995), par le plan d’action de l’UICN (Donaldson, 2003) et par l’évaluation nationale de 2009 citée par TreeSA, avec une population estimée à plus de 10 000 individus matures (Sigasa et al., 2023). Aucun effectif plus récent n’a été trouvé.
Réglementation, d’après Species+ (consulté le 2 octobre 2026) :
- CITES : annexe I depuis le 4 février 1977, comme tout le genre ; les plantes reproduites artificiellement sont traitées comme des spécimens de l’annexe II ;
- Union européenne : annexe A, liste en vigueur fixée par le règlement (UE) 2026/1383 ; pour les importations de plantes reproduites artificiellement depuis l’Afrique du Sud (codes de source A et D), l’avis du groupe d’examen scientifique de l’UE est favorable depuis le 20 juin 2011, pour un diamètre de caudex de 15 cm au plus ;
- Afrique du Sud : la récolte des cycadales sauvages est interdite dans tout le pays depuis février 2007 (réglementation TOPS, puis avis gouvernemental n° 371 de mai 2012), selon les documents du SANBI sur le genre.
Ces informations ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la situation sur Species+ et EUR-Lex avant tout achat ou toute importation, et exigez les documents prouvant qu’une plante est issue de culture.
Culture
Encephalartos lanatus a la réputation d’une espèce lente et capricieuse en pot, qui supporte mal d’être dérangée. Les cultivateurs francophones et italiens qui en ont parlé sont d’accord sur ce point, même si aucun n’a publié d’essai de rusticité.
- Exposition : soleil ; TreeSA parle de situations modérément ensoleillées, avec des pluies d’été ;
- Substrat : très drainant ; un membre du forum Tropicamente, dont le lieu n’est pas précisé, cultive ses semis dans des pots de 22 cm de profondeur remplis d’un mélange sableux très léger, exposés à toutes les intempéries, sans qu’aucun ait pourri (novembre 2012) ;
- Rempotage : à éviter autant que possible ; plusieurs membres du forum des Fous de palmiers conseillent dès 2011 de choisir d’emblée un grand pot, l’espèce « détestant être rempotée » ;
- Arrosage : régulier pendant la saison chaude, avec un substrat qui sèche vite ; un cultivateur de Ravenne arrose ses semis au goutte-à-goutte tous les jours pendant l’été, un cultivateur du Tarn bassine son plant en été ;
- Croissance : très lente ; un à deux feuilles par an, les anciennes tombant vite, selon le même membre (Tropicamente, 2012).
Les retours de culture les plus utiles, faute d’essai de froid, concernent la reprise et la croissance :
- Un cultivateur d’Agen (Lot-et-Garonne) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’en janvier 2011 il en était à son troisième Encephalartos lanatus, l’espèce étant « très difficile à faire repartir » ; il précise en octobre 2011 que ses petits sujets supportent bien la chaleur estivale d’Agen. Culture en pot, sans valeur de température ;
- Un cultivateur du Tarn indique sur le même forum que son jeune plant en pot, au caudex de 3 cm, a produit de 2012 à 2014 une feuille par an au mieux, dont deux feuilles naines en 2012, alors qu’il passait l’hiver à l’intérieur près d’une baie vitrée, à 21-22 °C ; un autre membre attribue ces feuilles naines au stress d’un rempotage ;
- Un cultivateur de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie) indique sur le forum Tropicamente, en novembre 2012, que son semis cultivé en pot a un caudex d’environ 2 cm et a fait trois feuilles d’environ 5 cm dans l’année, avec un arrosage quotidien au goutte-à-goutte pendant la saison chaude ; il le décrit en mai 2012 comme lent et amateur de plein soleil.
Multiplication
Encephalartos lanatus se multiplie surtout par graines. Dans la nature, la régénération passe par les semis plutôt que par les rejets (Sigasa et al., 2023). En culture, la pollinisation se fait à la main ; selon les conseils de culture repris en 2012 sur le forum Tropicamente, on peut conserver le pollen au froid (−15 °C) en attendant qu’un cône femelle soit réceptif, puis l’injecter dilué dans de l’eau distillée, et laisser les graines mûrir un an avant de les semer au début de l’été ; ces indications n’ont pas été vérifiées dans leur source d’origine. L’espèce produit parfois des rejets, mais leur prélèvement comporte les mêmes risques que le rempotage.
Maladies et ravageurs
Aucune maladie propre à Encephalartos lanatus n’est décrite dans les sources consultées. TreeSA signale que le charançon Antliarhinus zamiae, dont les larves dévorent l’intérieur des graines de cycadales, peut causer des dégâts importants ; c’est un ravageur général des graines d’Encephalartos. Dans la nature, le feu abîme aussi une partie des cônes (Sigasa et al., 2023).
Rusticité
La rusticité d’Encephalartos lanatus n’a pas été mesurée en culture : aucun essai daté n’a été trouvé en France ni ailleurs. Dans son habitat, l’espèce supporte des hivers secs à −6 °C et des feux réguliers, et elle a la réputation, chez les cultivateurs, d’être l’un des Encephalartos les plus résistants au froid, sans valeur mesurée pour le confirmer.
En France
Aucun retour de culture en pleine terre n’a été trouvé sur le forum des Fous de palmiers, pour aucune région. Les plants cités sont tous cultivés en pot, et souvent rentrés l’hiver. Plusieurs membres rangent l’espèce parmi les plus rustiques du genre, mais il s’agit d’avis : un membre de Belley et Montpellier précise en 2011 que cette rusticité est « relative » et qu’un gel prolongé n’a rien à voir avec les gelées nocturnes suivies de journées ensoleillées de l’Afrique du Sud ; une liste de pépinière californienne citée sur le forum, qui donnait l’espèce rustique jusqu’à −13 °C, n’a pas pu être vérifiée et n’est pas reprise ici.
Repères internationaux
Les seules données chiffrées concernent l’habitat : des hivers secs, avec des minimales de −6 °C, à 1 200-1 800 m d’altitude (Sigasa et al., 2023 ; TreeSA). Le froid y est sec et de courte durée, suivi de journées ensoleillées, ce qui diffère d’un hiver européen humide. Comme chez les autres Encephalartos, un jeune plant au caudex enterré profite de l’inertie thermique du sol, alors qu’un sujet adulte au tronc aérien n’en bénéficie pas : une tolérance observée sur des semis ne peut pas être étendue aux grandes plantes. Faute d’essai publié, la prudence consiste à garder l’espèce au sec en hiver, en pot ou sous abri.
Toxicité et précautions
Les graines d’Encephalartos lanatus sont toxiques selon TreeSA, qui ne cite pas d’étude propre à l’espèce. La toxicité des Encephalartos est démontrée pour Encephalartos horridus depuis 1944, et les graines des cycadales contiennent des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine) qui atteignent le foie, l’appareil digestif et le système nerveux. Portez des gants pour manipuler les graines, gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux, et en cas d’ingestion, contactez un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à Encephalartos lanatus n’est décrit dans les sources consultées. Le nom afrikaans en « broodboom » (arbre à pain), commun à plusieurs Encephalartos, rappelle l’usage ancien de la moelle des troncs pour faire une sorte de pain, expliqué sur la page du genre.
Questions fréquentes
Encephalartos lanatus est-il rustique en France ?
On ne le sait pas avec certitude. Il est réputé parmi les plus résistants du genre et supporte −6 °C au sec dans son habitat, mais aucun essai en pleine terre n’a été publié en France. Gardez-le au sec en hiver, en pot ou sous abri.
Pourquoi Encephalartos lanatus pousse-t-il si lentement ?
C’est un trait de l’espèce. Les cultivateurs français et italiens décrivent une à deux feuilles par an, et un caudex d’environ 3 cm après quatre à cinq ans de semis. Évitez les rempotages, qui provoquent souvent des feuilles naines.
Faut-il rempoter Encephalartos lanatus ?
Le moins possible. Les cultivateurs conseillent de choisir d’emblée un pot grand et profond. Si un rempotage est indispensable, gardez la motte entière, faites-le au printemps et arrosez peu jusqu’à la reprise.
Quelle différence entre Encephalartos lanatus et Encephalartos laevifolius ?
Elle tient aux cônes et au feuillage. Encephalartos lanatus porte des cônes épais et très laineux et des feuilles qui gardent leur laine plus longtemps ; Encephalartos laevifolius est plus grand, a des feuilles plus longues, vite glabres, et des cônes presque glabres à maturité.
Le feu est-il bon pour Encephalartos lanatus ?
En partie. À Botshabelo, les secteurs brûlés chaque année portent plus de cônes, mais aussi plus de cônes abîmés, et ont proportionnellement moins de plantes. Le feu stimule donc la reproduction tout en lui nuisant.
Peut-on importer Encephalartos lanatus dans l’Union européenne ?
Oui, sous conditions. L’espèce est à l’annexe I de la CITES et à l’annexe A dans l’UE. L’avis européen est favorable aux importations de plantes reproduites artificiellement depuis l’Afrique du Sud jusqu’à 15 cm de diamètre de caudex, avec les permis d’exportation et d’importation.
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Sites de référence
- The World List of Cycads, Encephalartos lanatus : https://cycadlist.org/scientific_name/313 — nom accepté, publication, type (Middelburg), répartition, étymologie (Haynes 2022), statut UICN 2022. Liste de référence des cycadales (version 2026.08.15), fiable ; consultée directement.
- Species+ (PNUE-WCMC), Encephalartos lanatus : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/21406/legal — annexe I de la CITES, annexe A de l’UE, avis du groupe d’examen scientifique de l’UE (15 cm de caudex), noms communs anglais. Base officielle, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- IPNI, Encephalartos lanatus : https://www.ipni.org/n/297099-1 — référence de la publication originale. Base nomenclaturale de référence ; consultée directement.
- University of Mpumalanga, dépôt OpenScholar, Sigasa et al. (2023) : https://openscholar.ump.ac.za/handle/20.500.12714/736 — texte intégral de l’étude de Botshabelo (climat, structure de population, feu). Article à comité de lecture, fiable ; consulté directement.
- Internet Archive, Journal of South African Botany vol. 11 (1945) : https://archive.org/details/journalofsouthaf11unse — révision de Henderson, description et récoltes. Littérature primaire numérisée, fiable ; consultée directement.
- Bothalia (AOSIS), Bruce et al. (1951) : https://journals.abcjournal.aosis.co.za/index.php/abc/article/view/1689 — observations de terrain de Verdoorn, type à Botshabelo, séparation d’Encephalartos humilis. Littérature primaire, fiable ; consultée directement.
- TreeSA, Encephalartos lanatus : https://treesa.org/encephalartos-lanatus/ — noms vernaculaires, habitat, altitude, pluviométrie, ravageurs. Site d’amateurs d’arbres sud-africains, de fiabilité moyenne ; consulté directement.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Encephalartos lanatus », sur les feuilles naines d’Encephalartos lanatus, « Forum sur les Cycadales » et sur la rusticité d’Encephalartos lanatus : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=10304 ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=14643 ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=8427 ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=10379 — retours de culture en pot (Agen, Tarn), conseils de rempotage. Forum, témoignages ; consulté directement.
- Forum Tropicamente, fil « Encephalartos lanatus » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos-lanatus/ — croissance des semis (Ravenne et lieu non précisé), conseils de pollinisation. Forum, témoignages ; consulté directement.
Bibliographie
- Stapf, O. et Burtt Davy, J. (1926). Encephalartos lanatus. In Burtt Davy, J., A Manual of the Flowering Plants and Ferns of the Transvaal with Swaziland, South Africa 1 : 40, 99, fig. 4 D. Longmans, Green and Co., Londres. [Description originale ; non consultée, référence vérifiée sur WLoC et l’IPNI.]
- Hutchinson, J. et Rattray, G. (1933). Cycadaceae. In Flora Capensis 5(2) : 24-44. [Traitement élargi de l’espèce ; non consulté, d’après Henderson 1945.]
- Henderson, M. P. (1945). Materials for a revision of the South African species of Encephalartos. Journal of South African Botany 11 : 3-65 (p. 52-54). [Description et récoltes ; consulté directement.]
- Verdoorn, I. C. (1951). Cycadaceae. In Bruce, E. A. et al., Newly described species. Bothalia 6(1) : 220-221. doi:10.4102/abc.v6i1.1689 [Observations de terrain, type ; consulté directement.]
- Sigasa, M. N., Yessoufou, K., Magadlela, A., Otang-Mbeng, W. et Suinyuy, T. N. (2023). Population structure of an African cycad : fire may stimulate the coning phenology of Encephalartos lanatus (Zamiaceae) and also predispose its cones to damage. Diversity 15(10) : 1075. doi:10.3390/d15101075 [Climat, démographie, feu ; consulté directement.]
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- Bösenberg, J. D. (2022). Encephalartos lanatus. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41933A51048427. [Statut VU ; non consulté (site bloqué), d’après WLoC.]
- Donaldson, J. S. (éd.) (2003). Cycads. Status Survey and Conservation Action Plan. UICN, Gland. [Statut NT antérieur ; cité par Sigasa et al. 2023, non consulté.]
- Haynes, J. L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. [Étymologie ; d’après WLoC.]
- Calonje, M., Stevenson, D. W. et Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Nomenclature et répartition ; consulté directement.]