Le genre Cordyline Comm. ex R.Br. rassemble les cordylines, une vingtaine d’espèces d’arbres et d’arbustes à feuilles en lanière originaires du Pacifique occidental, de la Nouvelle-Zélande et de l’est de l’Australie à l’Asie du Sud-Est et à la Polynésie, avec une seule espèce en Amérique du Sud. Ce ne sont pas des plantes succulentes au sens strict : si succulentes.net les présente parmi les agavoïdes, c’est pour leur port en rosettes perchées au sommet de troncs fins, qui en fait des plantes de structure pour les jardins doux, et pour leur longue parenté de classification avec les agaves et les yuccas. L’espèce la plus plantée en Europe, Cordyline australis, a d’abord été décrite sous le nom de Dracaena australis ; la cordyline d’intérieur la plus répandue, Cordyline fruticosa, circule encore sous l’ancien nom de Cordyline terminalis. Beaucoup de cordylines sont d’ailleurs vendues comme « dracaenas », une confusion que les botanistes ont levée depuis longtemps.
L’essentiel sur Cordyline
- Nom accepté (POWO) : Cordyline Comm. ex R.Br., publié par Robert Brown en 1810 dans le Prodromus Florae Novae Hollandiae
- Nombre d’espèces acceptées : 24 selon POWO (décompte de juillet 2026 relayé par Wikipédia, non lu directement sur POWO) ; d’autres sources donnent de 15 à 23 espèces (voir Taxonomie)
- Famille : Asparagaceae, sous-famille des Lomandroideae ; anciennement rangé dans les Agavaceae, les Liliaceae, les Asteliaceae ou les Laxmanniaceae selon les classifications
- Anciens noms encore recherchés : Dracaena australis (pour Cordyline australis), Cordyline terminalis (pour Cordyline fruticosa), Cordyline dracaenoides et Cordyline brasiliensis (pour Cordyline sellowiana)
- Noms communs : cordyline ; cordyline australe pour Cordyline australis (français) ; cabbage tree, ti plant (anglais) ; tī kōuka (maori)
- Répartition naturelle : Nouvelle-Zélande, est de l’Australie, Asie du Sud-Est, Papouasie, Pacifique occidental et Polynésie ; une espèce du sud-est de l’Amérique du Sud
- CITES : aucune inscription connue pour le genre (non vérifié sur Species+)
- Rusticité documentée : variable ; Cordyline australis est l’espèce la plus résistante, classée H3 par la Royal Horticultural Society, les espèces tropicales comme Cordyline fruticosa ne supportent pas le gel (voir Culture)
- Exposition et substrat : soleil à mi-ombre, sol fertile et bien drainé, sans eau stagnante en hiver
- Port : arbres ou arbustes à tige ligneuse, simple ou ramifiée, portant des touffes terminales de feuilles ; de moins d’un mètre (Cordyline pumilio) à une vingtaine de mètres (Cordyline australis)
- Toxicité : Cordyline fruticosa est classée toxique pour les chiens et les chats par l’ASPCA (voir Toxicité et précautions)
Caractères du genre Cordyline
Une cordyline se reconnaît à ses feuilles en lanière ou en épée, groupées en touffes au sommet de tiges ligneuses, et à sa souche souterraine renflée. Les cordylines sont des monocotylédones qui produisent un véritable épaississement secondaire : leur tronc grossit avec l’âge, ce qui est rare dans ce groupe de plantes. Chez Cordyline australis, la tige se prolonge vers le bas par un rhizome épais et blanc, garni de racines fibreuses ; c’est cette souche en massue qui a donné son nom au genre.
Les fleurs, petites et souvent parfumées, sont réunies en grandes panicules ramifiées. Elles sont hermaphrodites, régulières, portées par un court pédicelle accompagné de deux bractées sèches, avec six tépales soudés à la base en un tube court. Le fruit est une baie globuleuse, blanche, bleutée ou violacée selon les espèces, qui contient des graines noires, souvent courbées. Les oiseaux consomment ces baies et dispersent les graines.
Cordyline ou Dracaena ?
La confusion avec les Dracaena est la plus fréquente, en jardinerie comme dans les anciens ouvrages. Deux caractères permettent de trancher :
- les racines : blanches chez les cordylines, jaunes à orangées chez les Dracaena ; seules les cordylines ont un rhizome renflé ;
- l’ovaire : chaque loge contient plusieurs ovules chez Cordyline, un seul chez Dracaena, ce qui se traduit par des baies à graines plus nombreuses chez les cordylines.
Pourquoi des cordylines sur un site de succulentes ?
Les cordylines n’ont ni feuilles charnues ni tige gorgée d’eau : ce ne sont pas des succulentes. Elles figurent sur le site pour trois raisons. Leur silhouette, un tronc nu couronné de rosettes de feuilles rigides, les rapproche des Yucca et des dragonniers. Plusieurs classifications anciennes les ont placées dans les Agavaceae, à côté des agaves. Enfin, Cordyline australis et Cordyline sellowiana tolèrent la sécheresse une fois installées, ce qui les rend utiles dans les jardins secs à hiver doux. Elles restent toutefois plus gourmandes en eau que les agaves.
Taxonomie et classification
Cordyline est un genre accepté par POWO, rattaché aux Asparagaceae. Le nom a été publié par Robert Brown le 27 mars 1810 dans le Prodromus Florae Novae Hollandiae et Insulae Van-Diemen, à partir d’un nom proposé auparavant par le naturaliste français Philibert Commerson, d’où l’auteur « Comm. ex R.Br. ».
Une place longtemps discutée
Le genre a changé de famille au gré des classifications. Les flores de Nouvelle-Zélande en donnent un bon résumé : Liliaceae chez Cheeseman (1925), Agavaceae chez Moore et Edgar (1970), Asteliaceae chez Dahlgren et ses collaborateurs (1985). D’autres auteurs l’ont placé dans les Dracaenaceae ou dans une famille à part, les Laxmanniaceae (ou Lomandraceae). Depuis la classification de Chase, Reveal et Fay (2009), reprise par l’APG III puis l’APG IV, ces anciennes Laxmanniaceae forment la sous-famille des Lomandroideae, au sein de la famille des Asparagaceae. Cette sous-famille réunit une quinzaine de genres, surtout australiens, dont Lomandra, Thysanotus et Arthropodium. Les Dracaena, eux, relèvent des Nolinoideae : une cordyline n’est donc ni un dragonnier, ni un yucca, ni un palmier, même si elle en a l’allure.
Combien d’espèces ?
Le nombre d’espèces varie selon la source et la date : 24 espèces acceptées par POWO en juillet 2026 selon Wikipédia (en anglais), 23 dans un décompte de décembre 2025, 15 à 17 dans des références plus anciennes de Kew. Le décompte de POWO n’a pas pu être lu directement.
Noms qui prêtent à confusion
- Cordyline australis (G.Forst.) Endl. a été décrite en 1786 par Georg Forster sous le nom de Dracaena australis, puis transférée dans Cordyline par Endlicher en 1833 ; le type provient du Queen Charlotte Sound, en Nouvelle-Zélande.
- Cordyline fruticosa (L.) A.Chev. est encore souvent vendue ou citée sous le nom de Cordyline terminalis, notamment dans les bases de toxicité.
- Cordyline sellowiana Kunth, l’espèce sud-américaine, est le nom accepté par POWO. Cordyline brasiliensis Planch. en est un synonyme. Le nom Cordyline dracaenoides, sous lequel la plante circule encore dans le commerce horticole, est en revanche rattaché par POWO à l’espèce australienne Cordyline congesta (Sweet) Steud. : appliqué à la cordyline sud-américaine, c’est un nom d’usage sans valeur botanique. La Flore du Brésil (Flora e Funga do Brasil) suit un traitement différent, sous le nom de Cordyline spectabilis Kunth & Bouché : les deux référentiels divergent, et POWO fait foi sur ce site.
Étymologie et histoire du genre
Le nom Cordyline vient du grec kordyle, « massue », par allusion aux tiges souterraines renflées. Le nom avait été proposé par Philibert Commerson ; Robert Brown l’a publié valablement en 1810.
L’histoire européenne du genre passe par Cordyline australis, décrite par Georg Forster, naturaliste du deuxième voyage de James Cook, d’après des plantes du Queen Charlotte Sound. Selon la Botanic Society of Britain and Ireland (BSBI), l’espèce était cultivée en Grande-Bretagne dès 1823. Elle y a été notée pour la première fois à l’état sauvage en 1965, à Redruth (Cornouailles), et des semis spontanés sont désormais signalés dans plusieurs régions littorales, sans qu’on sache toujours s’ils proviennent de plantations, de déchets verts ou de graines.
Dans le Pacifique, l’histoire des cordylines est d’abord humaine. En Nouvelle-Zélande, le tronc et la racine charnue de Cordyline australis, riches en glucides, étaient cuits dans des fours en terre (umu tī) ; le produit cuit s’appelait kāuru. Les fibres des feuilles étaient aussi recherchées pour leur solidité. Cordyline fruticosa, le « ti » ou kī, a voyagé avec les navigateurs du Pacifique : à Hawaï, elle est arrivée dans les pirogues des premiers Polynésiens, qui en utilisaient les feuilles pour emballer les aliments, couvrir les toits ou confectionner des vêtements, et en cuisaient les racines sucrées.
Noms communs
En français, on emploie surtout le nom de genre lui-même, « cordyline ». La base de l’OEPP (EPPO) donne « cordyline australe » pour Cordyline australis. Dans le commerce, les cordylines sont aussi étiquetées « dracaena », à tort. Aucun nom français traditionnel attesté n’a été trouvé pour les autres espèces.
- Maori (Nouvelle-Zélande) : tī ou tī kōuka (Cordyline australis), tōī (Cordyline indivisa), tī ngahere (Cordyline banksii), tī koraha ou tī rauriki (Cordyline pumilio).
- Anglais : cabbage tree ou cabbage palm (Cordyline australis), mountain cabbage tree (Cordyline indivisa), ti plant (Cordyline fruticosa), palm lily pour plusieurs espèces australiennes, dont narrow-leaved palm lily (Cordyline stricta).
- Hawaïen : kī ou lāʻī (Cordyline fruticosa).
Ces noms anglais sont ambigus : « cabbage palm » désigne aussi bien Cordyline australis que Cordyline fruticosa.
Biogéographie et écologie
Les cordylines sont surtout des plantes du Pacifique occidental : Nouvelle-Zélande, est de l’Australie, Asie du Sud-Est, Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Fidji et Polynésie, avec une seule espèce, Cordyline sellowiana, dans le sud-est de l’Amérique du Sud (Bolivie, Brésil, nord de l’Argentine). Quelques repères :
- Nouvelle-Zélande : cinq espèces indigènes, dont quatre endémiques ; la cinquième, Cordyline obtecta, vit aussi sur l’île Norfolk.
- Est de l’Australie : la plupart des espèces australiennes vivent dans les forêts humides et les forêts sclérophylles humides du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud, souvent en sous-bois (Cordyline stricta, Cordyline petiolaris, Cordyline rubra, Cordyline congesta).
- Papouasie et Pacifique : POWO donne pour Cordyline fruticosa une aire naturelle allant de la Papouasie au Pacifique occidental, mais l’espèce a été plantée par l’homme bien au-delà.
En Nouvelle-Zélande, Cordyline australis a subi à partir de 1987 un dépérissement brutal (« sudden decline ») qui a tué des milliers d’arbres dans les deux tiers nord de l’île du Nord. Après près de cinq ans de recherches, les scientifiques en ont attribué la cause à un phytoplasme, probablement transmis d’arbre en arbre par un insecte piqueur introduit, le « passion vine hopper ».
Réglementation et conservation
Aucune protection internationale ne s’applique au genre entier. Aucune cordyline ne figure, à notre connaissance, aux annexes de la CITES (absence non vérifiée sur Species+), et la Liste rouge de l’UICN n’a pas pu être consultée : aucun statut n’est donc donné ici pour les espèces. Aucune cordyline n’est indigène en France, où les plantes du commerce sont issues de culture. Au Royaume-Uni, la BSBI classe Cordyline australis parmi les néophytes (plantes introduites) ; aucune donnée équivalente n’a été trouvée pour la France. Sources consultées en septembre 2026.
Culture des cordylines
Deux cordylines dominent la culture en France : Cordyline australis et ses cultivars en pleine terre, dans les régions à hiver doux, et Cordyline fruticosa comme plante d’intérieur. Les autres espèces restent des plantes de collectionneurs.
- Exposition : plein soleil à mi-ombre ; la RHS recommande une situation abritée, exposée au sud ou à l’ouest, pour Cordyline australis.
- Sol : fertile et bien drainé ; le froid associé à un sol détrempé est la principale cause d’échec.
- Arrosage : régulier pendant l’installation ; Cordyline australis tolère ensuite la sécheresse (RHS), mais garde un plus bel aspect avec des apports en été.
- Hiver : la RHS conseille d’attacher les feuilles en botte pour limiter les dégâts du vent et empêcher l’eau de s’accumuler dans le cœur, et, dans les endroits froids, d’envelopper le tronc de voile d’hivernage ; la pourriture du cœur après un hiver froid et humide est l’échec le plus souvent signalé.
- Multiplication : semis, séparation des rejets de la souche, bouture de tronçons de tige.
Contexte français
Cordyline australis est la cordyline des jardins du littoral français, sur la façade atlantique comme en Méditerranée. Les guides horticoles français la décrivent comme une excellente plante de bord de mer, dont le feuillage coriace résiste au vent, au sable et au sel, et conseillent de la protéger en hiver loin des côtes. Aucune donnée mesurée n’a toutefois été trouvée zone par zone (Bretagne, façade atlantique, Côte d’Azur, intérieur).
Les seuils de froid publiés divergent. Selon les sources commerciales françaises, une plante installée supporterait environ −10 °C, voire −12 °C en sol sec, tandis qu’une autre source situe les premiers dégâts sur le feuillage vers −5 °C et la destruction de la plante vers −7 à −8 °C. Ces valeurs ne sont pas des mesures publiées : l’âge de la plante, la durée du gel, le vent et surtout l’humidité du sol comptent autant que la température minimale. Les jeunes plantes et les cultivars à feuillage coloré sont plus sensibles, selon la RHS.
Les retours de culture français portent surtout sur la repousse. Sur le forum breton GardenBreizh, en février 2010, une cordyline au cœur bruni et au tronc ramolli après le gel est jugée capable de repartir du sol l’été suivant, souvent en plusieurs tiges ; d’autres forums de jardinage font le même constat. Aucun épisode de froid français (hivers 1985, 1987, 2012…) n’a été trouvé avec des relevés de températures et de dégâts précis sur les cordylines.
Parmi les espèces moins courantes, Cordyline sellowiana est présente au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var : la photographie qui illustre sa fiche sur ce site y a été prise. Aucune observation sur son comportement au froid dans ce jardin n’a été publiée.
Repères internationaux
- Royaume-Uni : la RHS classe Cordyline australis et ses cultivars H3 (rustique dans les régions côtières et relativement douces, de −5 à 1 °C). Des jardiniers du Lancashire rapportent que des dizaines de milliers de cordylines sont mortes pendant l’hiver 2009-2010, après un automne doux qui n’avait pas permis aux plantes de s’aoûter.
- Cordyline indivisa : décrite par une pépinière anglaise spécialisée comme très belle mais capricieuse, exigeant un sol très drainant et toujours frais, beaucoup de lumière et un abri du vent ; elle supporte mal la culture en pot et la transplantation.
- Cordyline fruticosa : espèce tropicale, sans résistance au gel documentée ; en France, elle se cultive en intérieur ou en véranda.
Toxicité et précautions
Au moins une espèce est toxique pour les animaux domestiques : l’ASPCA classe Cordyline fruticosa (sous son ancien nom de Cordyline terminalis) comme toxique pour les chiens et les chats et cite les saponines comme principe toxique. Les signes décrits sont des vomissements, parfois sanglants, une perte d’appétit, un abattement, et chez le chat une dilatation des pupilles et une hypersalivation. Aucune donnée fiable n’a été trouvée pour Cordyline australis ni pour les autres espèces, ce qui ne signifie pas qu’elles sont sans danger. En cas d’ingestion, contactez un vétérinaire ou, pour une personne, un centre antipoison.
Espèces du genre Cordyline
La liste ci-dessous retient les espèces dont le statut et l’aire ont pu être vérifiés ; elle n’est pas exhaustive. Elle suit la nomenclature de POWO et un classement géographique pratique.
Nouvelle-Zélande et île Norfolk
- Cordyline australis (G.Forst.) Endl. : tī kōuka, arbre ramifié de 12 à 20 m, fleurs parfumées au début de l’été, baies blanc bleuté ; la plus rustique du genre et de loin la plus plantée en Europe.
- Cordyline indivisa (G.Forst.) Endl. : tōī, tronc généralement simple, feuilles bleu-vert de 1 à 2 m de long et 10 à 30 cm de large, à nervure médiane souvent teintée de rouge ou d’orange.
- Cordyline banksii : tī ngahere, peu ramifiée, jusqu’à 4 m, longues feuilles retombantes.
- Cordyline pumilio : tī koraha, la plus petite des cordylines néo-zélandaises, en général moins d’1 m, qu’on peut prendre pour une graminée ; endémique de l’île du Nord.
- Cordyline obtecta : île Norfolk et nord de la Nouvelle-Zélande.
Australie
- Cordyline petiolaris : feuilles larges et elliptiques sur un long pétiole, forêts humides du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud.
- Cordyline stricta : narrow-leaved palm lily, arbuste jusqu’à 5 m aux feuilles étroites, du Queensland à la région de Bilpin (Nouvelle-Galles du Sud) ; naturalisée au Victoria.
- Cordyline rubra : est de l’Australie.
- Cordyline congesta (Sweet) Steud. : du sud-est du Queensland au nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud.
- Cordyline cannifolia : nord-est du Territoire du Nord et nord-est du Queensland.
- Cordyline manners-suttoniae et Cordyline murchisoniae : Queensland.
Asie du Sud-Est, Papouasie et Pacifique
- Cordyline fruticosa (L.) A.Chev. : le « ti », feuillage vert, rouge, rose ou panaché selon les innombrables cultivars ; plante d’intérieur en Europe, plante culturelle majeure dans tout le Pacifique.
- Cordyline neocaledonica (Baker) B.D.Jacks. : Nouvelle-Calédonie.
- Cordyline casanovae : endémique du Vanuatu.
Amérique du Sud
- Cordyline sellowiana Kunth : seule cordyline du Nouveau Monde, de la Bolivie au Brésil et au nord de l’Argentine ; vendue aussi sous les noms de Cordyline dracaenoides et Cordyline brasiliensis.

FAQ sur les cordylines
La cordyline est-elle une plante succulente ?
Non. Ses feuilles et sa tige ne stockent pas d’eau comme celles d’un agave ou d’un aloès. Elle figure sur le site parmi les agavoïdes pour son port en rosettes sur tronc, sa parenté avec les agaves et sa bonne tolérance à la sécheresse une fois installée.
Quelle est la différence entre une cordyline et un dracaena ?
Surtout les racines et les fruits. Les cordylines ont des racines blanches et un rhizome renflé, les Dracaena des racines jaunes à orangées sans rhizome ; l’ovaire des cordylines contient plusieurs ovules par loge, contre un seul chez les Dracaena. Les deux genres appartiennent à des sous-familles différentes des Asparagaceae.
La cordyline résiste-t-elle au gel ?
Cela dépend de l’espèce. Cordyline australis supporte des gelées modérées et courtes, mais les seuils publiés varient beaucoup et le froid humide lui est plus néfaste que le froid sec. Cordyline fruticosa ne supporte pas le gel. Une cordyline gelée repart souvent de la souche si celle-ci n’a pas pourri.
La cordyline est-elle toxique pour les chats et les chiens ?
Oui pour Cordyline fruticosa, classée toxique par l’ASPCA en raison de ses saponines. Pour Cordyline australis, aucune donnée fiable n’a été trouvée, ce qui n’établit pas son innocuité. En cas d’ingestion, consultez un vétérinaire.
Pourquoi ma cordyline a-t-elle le cœur qui pourrit ?
Le plus souvent à cause de l’eau stagnante combinée au froid. L’eau qui reste dans la rosette ou un sol détrempé en hiver font pourrir le bourgeon terminal. Si le cœur est perdu, la plante peut repartir par des rejets ou des ramifications à partir de la partie saine.
Quel est l’ancien nom de la cordyline d’intérieur ?
Cordyline terminalis. La plante d’intérieur au feuillage rouge ou panaché s’appelle aujourd’hui Cordyline fruticosa, mais l’ancien nom reste courant dans le commerce et dans certaines bases de données.
À lire aussi sur Succulentes
- Différences entre Dracaena et Cordyline
- Les systèmes de zones de rusticité : USDA, Sunset, RHS et autres
Sites de référence
- Plants of the World Online (POWO), Cordyline : https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:24159-1 — nom accepté du genre, espèces acceptées, synonymie de Cordyline sellowiana et aire de Cordyline fruticosa. Base de référence (Kew), autorité nomenclaturale du site, consultée via des extraits de résultats de recherche.
- Wikipédia (en anglais), Cordyline et fiches d’espèces : https://en.wikipedia.org/wiki/Cordyline — décompte des espèces POWO daté, anciennes familles, distinction avec Dracaena, noms maoris. Source secondaire, utilisée faute d’accès direct à POWO.
- Flora of New Zealand (Landcare Research), volume II (1970) : https://floraseries.landcareresearch.co.nz/taxa/8b6d1867-83ba-4bd5-a92e-148f498aae0d — basionyme Dracaena australis, publication d’Endlicher, localité type. Flore de référence, fiable.
- New Zealand Plant Conservation Network, Cordyline indivisa : https://www.nzpcn.org.nz/flora/species/cordyline-indivisa/ — description et noms de l’espèce. Réseau institutionnel néo-zélandais, fiable.
- Department of Conservation (Nouvelle-Zélande), Cabbage tree / tī kōuka : https://www.doc.govt.nz/nature/native-plants/cabbage-tree-ti-kouka/ — taille, floraison, fruits. Institution publique.
- New Zealand Geographic, article sur le dépérissement des cabbage trees : https://www.nzgeo.com/?p=1154 — historique du « sudden decline » et du phytoplasme. Revue de vulgarisation scientifique, fiabilité correcte.
- Canterbury Museum, Gardening at the margins : https://canterburymuseum.com/explore/our-stories/gardening-at-the-margins-the-archaeology-of-plant-cultivation-in-canterbury — fours umu tī et kāuru. Institution muséale, fiable.
- Maui Nui Botanical Gardens, Kī (Cordyline fruticosa) : https://mnbg.org/hawaiian-native-plant-collection/ki-cordyline-fruticosa/ — introduction à Hawaï par les Polynésiens et usages. Jardin botanique, fiable.
- BSBI, Cordyline australis : https://bsbi.org/taxa/2cd4p9h.ndz/cordyline-australis — culture en Grande-Bretagne dès 1823, première observation à l’état sauvage (1965), statut de néophyte. Société botanique nationale, fiable.
- Royal Horticultural Society, Cordyline australis et guide de culture : https://www.rhs.org.uk/plants/4361/cordyline-australis/details — classement H3, exposition, protection hivernale. Institution horticole, fiable pour la culture.
- ASPCA, Ti Plant : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/ti-plant — toxicité pour chiens et chats, saponines. Base vétérinaire de référence.
- SciELO, Hoehnea, le genre Cordyline dans l’État du Paraná : https://www.scielo.br/j/hoehnea/a/WRMJNGD8gky7KDR3SmPSPFk/ — traitement de l’espèce sud-américaine au Brésil. Article à comité de lecture, consulté par résumé.
- GardenBreizh, « Cordyline australis et Butia capitata, dégâts gel » : http://gardenbreizh.org/forum/viewtopic-26435-1-cordyline-australis-et-butia-capitata-degats-gel.html — retour de culture de février 2010 sur la repousse après gel. Forum, témoignage isolé.
- GrowsOnYou, discussion sur les cordylines du Lancashire : https://growsonyou.com/question/show/17022 — pertes de l’hiver 2009-2010 au Royaume-Uni. Forum, témoignage rapporté.
- Architectural Plants, Cordyline indivisa : https://www.architecturalplants.com/?p=906 — exigences de culture. Pépinière spécialisée, source commerciale.
- Promesse de Fleurs, hivernage de la cordyline : https://www.promessedefleurs.com/conseil-plantes-jardin/ficheconseil/hivernage-de-la-cordyline/ — seuils de gel avancés en France, plante de bord de mer. Site commercial, jamais seul pour un fait.
- EPPO Global Database, Cordyline australis : https://gd.eppo.int/taxon/CDLAU — nom français « cordyline australe ». Base institutionnelle, consultée via extrait.
Bibliographie
- Brown, R. (1810). Prodromus Florae Novae Hollandiae et Insulae Van-Diemen. Londres. [Publication du genre Cordyline ; relevé via POWO et une source secondaire, texte original non consulté.]
- Forster, G. (1786). Florulae Insularum Australium Prodromus : 24. Göttingen. [Description de Dracaena australis, basionyme de Cordyline australis ; relevé via la Flora of New Zealand.]
- Endlicher, S. (1833). Prodromus Florae Norfolkicae : 29. Vienne. [Combinaison Cordyline australis ; relevé via la Flora of New Zealand.]
- Moore, L.B. & Edgar, E. (1970). Flora of New Zealand, vol. II. Wellington. [Traitement de Cordyline dans les Agavaceae ; relevé via l’édition en ligne.]
- Chase, M.W., Reveal, J.L. & Fay, M.F. (2009). A subfamilial classification for the expanded asparagalean families Amaryllidaceae, Asparagaceae and Xanthorrhoeaceae. Botanical Journal of the Linnean Society 161(2) : 132–136. doi:10.1111/j.1095-8339.2009.00999.x [Article à comité de lecture ; rattachement des Lomandroideae aux Asparagaceae.]
- Harris, W. & Beever, R.E. (2002). Genotypic variation of leaf characteristics of wild populations of Cordyline australis (Lomandraceae) in New Zealand. New Zealand Journal of Botany 40 : 457–472. [Article à comité de lecture, repris de la page italienne du site ; non consulté.]