Zamia restrepoi

Zamia restrepoi, longtemps connu sous le nom de Chigua restrepoi, est une cycadale de Colombie qui ne pousse que dans le département de Córdoba, au pied de la cordillère Occidentale, dans les forêts humides de basse altitude du bassin du Sinú. C’est le seul membre du genre Zamia dont les folioles portent une vraie nervure médiane, caractère qui avait conduit à le placer en 1990 dans un genre à part, Chigua, réuni à Zamia en 2009. Classé en danger critique par l’UICN, il est aussi la seule espèce du genre inscrite à l’annexe I de la CITES, depuis le 18 janvier 1990, sous le nom de Chigua restrepoi.

L’essentiel sur Zamia restrepoi

  • Nom accepté : Zamia restrepoi (D.W.Stev.) A.Lindstr. (2009), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
  • Anciens noms et synonymes : Chigua restrepoi D.W.Stev. (1990), nom d’origine ; Chigua bernalii D.W.Stev. (1990), synonyme
  • Famille : Zamiaceae, ordre des Cycadales
  • Noms communs : aucun nom français ; « corocito » (espagnol, usage local en Colombie) ; « chigua » (espagnol, nom donné par Species+)
  • Répartition naturelle : Colombie, département de Córdoba (municipalité de Tierralta), entre 100 et 200 m d’altitude environ
  • Statut UICN : en danger critique (CR), évaluation publiée en 2022
  • CITES et autres protections : annexe I de la CITES depuis le 18 janvier 1990 (inscrit sous le nom de Chigua restrepoi), sans exemption pour les graines ; annexe A dans l’Union européenne
  • Rusticité documentée : aucune donnée (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : dans la nature, sous-bois de forêt humide, sous un bon couvert, sur sol bien drainé ; aucune recommandation de culture publiée
  • Port et dimensions adultes : tige souterraine d’environ 10 cm de diamètre ; jusqu’à 5 feuilles, longues de 3 m au plus
  • Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Zamia restrepoi

Zamia restrepoi se reconnaît d’un coup d’œil : ses folioles minces sont parcourues par une nervure médiane saillante, ce qui n’existe chez aucun autre Zamia. Les autres caractères sont ceux du petit groupe d’espèces colombiennes auquel il appartient : tige souterraine, pétiole armé d’aiguillons, folioles dentées et cônes portés par de longs pédoncules. Description d’après la fiche du plan d’action colombien pour la conservation des zamias (López-Gallego, 2015) :

  • Tige : souterraine, jusqu’à 10 cm de diamètre.
  • Feuilles : en rosette au sommet de la tige, jusqu’à 5 à la fois, longues de 3 m au plus ; le pétiole et la partie inférieure du rachis portent de nombreux aiguillons. Les jeunes feuilles sont brunes et couvertes d’un abondant duvet.
  • Folioles : 30 au plus par feuille, lancéolées, sans pétiolule, de 35 cm de long et 5 cm de large au maximum, de consistance papyracée, avec une nervure principale et des dents marquées sur la marge, vers le sommet.
  • Cônes mâles : bruns, pubescents, jusqu’à 5 cm, sur un long pédoncule pouvant atteindre 10 cm.
  • Cônes femelles : brun rougeâtre, pubescents, jusqu’à 15 cm, sur un pédoncule pouvant atteindre 30 cm.
  • Graines : à enveloppe charnue rouge, d’environ 1 cm.

L’anatomie confirme la singularité de cette nervure : chez tous les Zamia étudiés, les faisceaux conducteurs de la foliole sont parallèles et de taille comparable, sauf chez Zamia restrepoi, où la nervure médiane correspond à un seul gros faisceau (Glos et al., 2022, d’après Stevenson et al., 1996). Dans la clé du groupe publiée en 2021, l’espèce se sépare des autres par trois critères : pétiole armé d’aiguillons, folioles sessiles sans collerette, nervure médiane bien visible (Calonje et al., 2021).

Hybrides

Aucun hybride n’est connu.

Confusions possibles

La confusion est presque impossible avec un autre Zamia, à cause de la nervure médiane. Parmi les cycadales, une nervure médiane se retrouve chez les Cycas, dont les folioles n’ont pas d’autres nervures visibles, et chez Stangeria d’Afrique du Sud, dont la nervure médiane émet des nervures latérales ; ni l’un ni l’autre ne pousse en Amérique. Dans le même bassin du Sinú, à une vingtaine de kilomètres des anciennes récoltes de Zamia restrepoi, vit Zamia sinuensis, décrit en 2021 : ses folioles fortement ondulées n’ont pas de nervure médiane, et les deux espèces, qui ne se ressemblent pas du tout, ne semblent pas pousser ensemble (Calonje et al., 2021). Le nom de Zamia chigua, espèce du Chocó colombien décrite en 1854, prête aussi à confusion : il n’a rien à voir avec l’ancien genre Chigua.

Taxonomie

Zamia restrepoi est le nom accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté directement. Ce nom résulte du rattachement de l’ancien genre Chigua au genre Zamia.

Le genre Chigua, de 1990 à 2009

En 1990, Dennis W. Stevenson, du Jardin botanique de New York, décrit dans les Memoirs of the New York Botanical Garden (volume 57, pages 169 à 172) un nouveau genre de cycadales, Chigua, avec deux espèces de la municipalité de Tierralta, dans le Córdoba : Chigua restrepoi et Chigua bernalii. Ce qui justifiait un genre distinct, c’était la nervation des folioles, pourvues d’une nervure médiane d’où partent des nervures latérales ramifiées, alors que les Zamia n’ont que des nervures parallèles. Le nom du genre reprend « chigua », nom indigène des cycadales en Colombie.

Le rattachement à Zamia (Lindström, 2009)

En 2009, le botaniste Anders J. Lindström publie dans la revue Taxon (volume 58, pages 265 à 270) un article consacré à la typification de plusieurs noms de Zamia, qui réexamine aussi le statut de Chigua. Il place le genre Chigua en synonymie de Zamia, crée la combinaison Zamia restrepoi (D.W.Stev.) A.Lindstr. et rattache Chigua bernalii à cette même espèce. Seul le résumé de l’article a pu être lu : il énonce ces décisions sans détailler les arguments, et nous ne les reconstituerons pas ici.

Les études moléculaires parues depuis confirment que l’espèce est bien un Zamia : elle appartient au « clade manicata », un groupe d’espèces du nord de la Colombie et de l’est du Panama dont la parenté est solidement établie (Calonje et al., 2019, cité par Calonje et al., 2021). Ce groupe réunit Zamia manicata, Zamia disodon, Zamia melanorrhachis, Zamia restrepoi et, depuis 2021, Zamia imbricata et Zamia sinuensis. Ses membres ont des folioles d’une diversité extraordinaire, mais partagent une tige souterraine ou à demi enterrée, des folioles fortement dentées, des cônes sur de longs pédoncules, de petites graines à enveloppe très mince et de minuscules cônes mâles (Calonje et al., 2021). La nervure médiane de Zamia restrepoi apparaît ainsi comme une innovation propre à une espèce, et non comme la marque d’une lignée séparée.

La CITES a suivi ce changement plus tard : selon Species+, Chigua a été fondu dans Zamia, et Chigua bernalii réuni à Chigua restrepoi, en 2017, à la suite des changements de nomenclature adoptés à la 17e Conférence des Parties. Pour le lecteur, la conséquence est simple : Chigua restrepoi, Chigua bernalii et Zamia restrepoi désignent la même plante, et il n’existe pas de Zamia bernalii accepté.

Étymologie et histoire

L’épithète restrepoi honore le père Sergio Restrepo (1939-1989), botaniste colombien qui a découvert l’espèce, a accompagné et guidé Knut Norstog et Dennis Stevenson lors de leurs travaux de terrain, et a ensuite été assassiné (Stevenson, 1990, d’après Haynes, 2022, repris par The World List of Cycads). L’origine de l’épithète bernalii n’a pas été vérifiée ; le type de Chigua bernalii a été récolté par R. Bernal et ses collègues.

Les herbiers gardent la trace d’une histoire plus ancienne que la description. La plus ancienne récolte connue a été faite les 5 et 6 mars 1918 à Tierralta, entre 90 et 120 m, par le botaniste américain Francis W. Pennell (n° 4608). L’espèce n’est ensuite récoltée qu’en 1986 : le 24 et le 27 juillet par R. Bernal et ses collègues (le second spécimen, n° 1189, devient le type de Chigua bernalii, conservé à l’herbier national de Colombie), puis en septembre par I. Turner. Le type de Chigua restrepoi est récolté le 14 mars 1987 à Tierralta, à 100 m, par Dennis Stevenson et ses collègues (n° 693) et conservé à l’herbier de l’université d’Antioquia (HUA). D’autres récoltes datent de 1999, de 2015 et d’octobre 2017 (Calonje et al., 2021, annexe).

Noms communs

Aucun nom français n’est attesté. En Colombie, le plan d’action national pour la conservation des zamias rapporte le nom « corocito », employé par les habitants de la région où pousse l’espèce (López-Gallego, 2015). Species+ donne « chigua » comme nom espagnol ; c’est en fait le nom indigène des cycadales en général en Colombie, à l’origine du nom de genre Chigua et de l’épithète de Zamia chigua, ce qui le rend ambigu. Species+ indique aussi des noms en chinois et en finnois, sans source précisée.

Dans la nature

Zamia restrepoi est endémique de Colombie. Il pousse au nord-ouest du pays, sur les contreforts de la serranía de San Jerónimo, au pied de la cordillère Occidentale, là où les Andes descendent vers la plaine caraïbe, uniquement dans le département de Córdoba (municipalité de Tierralta). Les populations connues se situent entre 100 et 200 m d’altitude ; les spécimens d’herbier ont été récoltés entre 84 et 150 m environ (López-Gallego, 2015 ; Calonje et al., 2021).

C’est une plante du sous-bois des forêts tropicales humides de piémont, sur des sols bien drainés et sous un bon couvert forestier. Comme toutes les cycadales, elle abrite dans ses racines des cyanobactéries (Nostoc) qui fixent l’azote de l’air. Sa biologie reste très mal connue : la fréquence de production des cônes est inconnue, ses pollinisateurs n’ont pas été identifiés (les coléoptères du genre Pharaxonotha, qui pollinisent d’autres Zamia colombiens, n’y ont pas été signalés), et les graines semblent surtout tomber au pied de la plante, sans disperseur animal connu. Les chenilles de papillons du genre Eumaeus, qui dévorent le feuillage de nombreux Zamia, n’y ont pas été observées (López-Gallego, 2015).

Aucun relevé climatique propre à l’espèce n’a été publié. Pour Zamia sinuensis, qui pousse dans le même bassin à une vingtaine de kilomètres, les auteurs donnent un climat tropical de mousson : 25,4 °C de moyenne annuelle, 2 200 à 2 900 mm de pluie par an, avec une saison sèche de décembre à mars (Calonje et al., 2021).

Statut de conservation et réglementation

Zamia restrepoi est classé en danger critique (CR) sur la Liste rouge de l’UICN, selon les critères A2ac+4ac, B1ab(iii,v)+2ab(iii,v) et C2a(ii) (évaluation de C. López-Gallego, publiée en 2022, d’après The World List of Cycads ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée directement). En Colombie, il est classé en danger critique dans les listes rouges nationales de 2005 (alors sous les deux noms Chigua restrepoi et Chigua bernalii) et de 2015.

Le plan d’action colombien de 2015 décrit une situation très grave (López-Gallego, 2015) :

  • la construction d’un barrage, celui d’Urrá, a détruit la localité type, longtemps la seule connue : la population du Quimarí moyen est considérée comme éteinte par l’inondation ; quelques plantes ont été sauvées et replantées dans un arboretum voisin, celui de la fondation Biozoo, au titre des compensations environnementales de l’ouvrage ;
  • la seule population connue ensuite, à l’Alto del Jui (Tierralta), compte moins de 50 adultes, répartis dans deux fragments de forêt très petits (moins de 100 ha), au milieu de pâturages et de cultures ;
  • les études menées par l’université d’Antioquia de 2013 à 2015 n’y ont observé ni graines, ni plantules, ni jeunes plantes : la population ne se renouvelle pas ;
  • les fragments restants sont dégradés par l’exploitation sélective du bois, la chasse et d’autres activités ; aucun prélèvement pour le commerce n’a été signalé ;
  • l’espèce a été signalée dans le parc national naturel de Paramillo, sans qu’on sache s’il y existe une population viable.

Des mesures sont engagées : plantes en collection au Jardin botanique de Medellín, programme de sauvetage de plantes menacées dans des milieux dégradés, réimplantation dans des sites plus sûrs et multiplication sur place, coordonné par le groupe de recherche EECO de l’université d’Antioquia (López-Gallego, 2015). Un programme de sauvetage, de multiplication et de réintroduction avait déjà été présenté en 2007 dans la revue The Cycad Newsletter (López-Gallego et López-Alvarez, 2007 ; titre relevé par The World List of Cycads, article non lu). Les auteurs de 2021 ont de nouveau visité la population de Tierralta.

Zamia restrepoi est la seule espèce du genre inscrite à l’annexe I de la CITES, depuis le 18 janvier 1990, sous le nom de Chigua restrepoi. Ce statut est plus strict que celui des autres Zamia : l’annotation #4, qui exempte les graines des espèces de l’annexe II, ne s’applique pas, si bien que les graines, comme les plantes, sont couvertes. Le commerce international de spécimens prélevés dans la nature à des fins commerciales est en principe interdit, et tout mouvement exige des permis d’exportation et d’importation. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe A du règlement (CE) n° 338/97 (annexes fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026), qui encadre aussi strictement son utilisation commerciale à l’intérieur de l’Union. Statuts relus sur Species+ le 3 octobre 2026. Le plan d’action colombien de 2015 indique par erreur l’annexe II : Species+ fait foi.

Ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange, demandez au vendeur les justificatifs de provenance et préférez des plantes issues de semis en culture.

Culture

Zamia restrepoi est presque absent des collections, et aucune recommandation de culture n’a été publiée. Sur le forum des Fous de palmiers, un amateur francophone qui avait visité une pépinière colombienne en 2012 y avait vu des « Chigua restrepoi » ; le même contributeur le décrivait en 2016 comme quasiment absent de culture. Aucun retour de culture en France ou en Europe n’a été trouvé.

Son milieu donne quelques repères : chaleur toute l’année, pluies abondantes avec une saison sèche, sous-bois ombragé, sol bien drainé. Ses folioles minces seraient, selon une hypothèse de Stevenson et de ses collègues, une adaptation à la faible lumière des sous-bois denses (cité par Glos et al., 2022). Une serre chaude et humide, un substrat très drainant et une lumière tamisée seraient la piste la plus cohérente ; elle n’a pas été validée par des essais publiés.

Multiplication

Aucune donnée publiée sur la germination ou l’élevage des plantules. Comme tous les Zamia, l’espèce a des plantes mâles et des plantes femelles, et se multiplie par graines. Le plan d’action colombien mentionne des travaux de multiplication en vue de renforcer les populations, sans en donner les résultats (López-Gallego, 2015). L’inscription à l’annexe I couvre les graines : leur commerce international est soumis aux mêmes permis que celui des plantes.

Maladies et ravageurs

Aucune maladie ni aucun ravageur propre à l’espèce n’est documenté. Dans la nature, aucun dégât de chenilles d’Eumaeus n’a été signalé (López-Gallego, 2015). En culture, les Zamia craignent surtout la pourriture en sol froid et détrempé, et les cochenilles.

Rusticité

Aucune donnée de résistance au froid n’existe pour Zamia restrepoi. Il vit à basse altitude, sous un climat tropical sans saison froide ; rien ne laisse penser qu’il supporte le gel.

En France

Aucun résultat de culture n’a été publié en France métropolitaine, ni en pleine terre ni en pot, quelle que soit la zone (littoral méditerranéen, façade atlantique, Bretagne, intérieur continental, montagne). Le forum des Fous de palmiers ne mentionne l’espèce que trois fois, sans aucun retour de culture, et le forum italien Tropicamente ne la cite pas. Aucun épisode de gel daté ne la concerne. Seule la serre chaude est envisageable.

Repères internationaux

Aucun relevé de froid n’a été trouvé hors de France, ni sur les forums ni auprès des jardins botaniques.

Toxicité et précautions

Aucune étude de toxicité propre à Zamia restrepoi n’a été trouvée. Le risque est en revanche bien documenté chez les cycadales : leurs tissus, et surtout leurs graines, contiennent de la cycasine et de la macrozamine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. Dans le genre Zamia, l’ASPCA classe Zamia furfuracea parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Faute de preuve contraire, considérez la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

Le plan d’action colombien rapporte un usage local : certains paysans de la région, apparemment influencés par des communautés indigènes, utilisent le rhizome (la tige souterraine) en médecine pour aider à cicatriser des plaies de la peau, y compris des morsures de serpent (López-Gallego, 2015). Cet usage n’a fait l’objet d’aucune étude et ne doit pas être reproduit, compte tenu de la toxicité des cycadales.

FAQ

Quelle différence entre Chigua restrepoi et Zamia restrepoi ?

Aucune : c’est la même plante. Décrite en 1990 dans le genre Chigua, elle a été rattachée à Zamia par Anders Lindström en 2009 ; la CITES a adopté ce changement en 2017. Chigua bernalii est aussi un synonyme.

Pourquoi avait-on créé un genre à part ?

À cause de ses folioles. Elles possèdent une nervure médiane d’où partent des nervures latérales, alors que les autres Zamia n’ont que des nervures parallèles. Les études moléculaires placent pourtant l’espèce au sein des Zamia colombiens du clade manicata.

Est-ce le Zamia le plus protégé ?

Oui. C’est la seule espèce du genre inscrite à l’annexe I de la CITES, depuis 1990, et à l’annexe A dans l’Union européenne. Contrairement aux autres Zamia, même ses graines sont couvertes.

Combien de plantes reste-t-il dans la nature ?

Très peu. En 2015, la seule population connue comptait moins de 50 adultes dans deux petits fragments de forêt, sans plantules ni jeunes plantes. La localité type a été détruite par le barrage d’Urrá.

Peut-on en acheter ?

Pratiquement pas. L’espèce est quasiment absente des collections, et l’annexe I de la CITES interdit en principe le commerce international de plantes prélevées dans la nature. Toute plante proposée doit être accompagnée des documents CITES et européens.

Est-il rustique ?

Non, selon toute vraisemblance. Aucune donnée de froid n’existe, et il vit à basse altitude sous un climat tropical ; il relève de la serre chaude.

Est-il toxique ?

Il faut le supposer. Aucune analyse propre à l’espèce n’existe, mais les cycadales étudiées contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.

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Sites de référence

  • The World List of Cycads (version 2026.08.15), Zamia restrepoi : https://cycadlist.org/scientific_name/547 — auteurs, protologue, type, répartition, statut UICN et critères, étymologie, synonymie de Chigua restrepoi et Chigua bernalii, références de Lindström (2009) et de l’évaluation UICN. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; consultée directement le 3 octobre 2026.
  • Ministère colombien de l’Environnement, Plan de acción para la conservación de las zamias de Colombia (2015) : https://www.minambiente.gov.co/wp-content/uploads/2021/10/Plan-de-accio%CC%81n-para-la-conservacio%CC%81n-de-las-zamias-de-Colombia-2015.pdf — fiche de l’espèce : description, habitat, populations, barrage d’Urrá, collections, mesures, nom local et usage. Document officiel rédigé par l’université d’Antioquia ; lu en entier (une erreur sur l’annexe CITES).
  • Phytotaxa, Two new species of Zamia (Zamiaceae, Cycadales) from the Magdalena-Urabá moist forests ecoregion of northern Colombia (2021) : https://doi.org/10.11646/phytotaxa.497.1.1 — clade manicata, clé, spécimens d’herbier de Zamia restrepoi et types de Chigua. Article à comité de lecture ; texte intégral consulté.
  • Species+ (PNUE-WCMC), Zamia restrepoi : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/68389/legal — inscription à la CITES et dans l’Union européenne. Base officielle de la CITES et de l’UE ; interrogée le 3 octobre 2026. Inscription à l’annexe I le 18 janvier 1990 sous le nom de Chigua, intégration de Chigua dans Zamia en 2017, nom espagnol.
  • Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
  • Forum des Fous de palmiers, fils « Cônes des Cycadales » et « identification encephalartos ? » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=12783&start=30 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=13401 — présence en pépinière en Colombie (2012) et rareté en culture (2016). Forum de cultivateurs, à valeur indicative.

Bibliographie

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  • Stevenson, D.W. (1990). Chigua, a new genus in the Zamiaceae, with comments on its biogeographic significance. Memoirs of the New York Botanical Garden 57 : 169-172. [Description de Chigua restrepoi et Chigua bernalii ; référence relevée via The World List of Cycads et Calonje et al. (2021) ; non consulté.]
  • Calonje, M., Castro Hernández, J., Coca, L.F., Jaramillo, D. & Aristizábal, A. (2021). Two new species of Zamia (Zamiaceae, Cycadales) from the Magdalena-Urabá moist forests ecoregion of northern Colombia. Phytotaxa 497(1) : 1-19. doi:10.11646/phytotaxa.497.1.1 [Texte intégral consulté.]
  • López-Gallego, C. (2015). Plan de acción para la conservación de las zamias de Colombia. Ministerio de Ambiente y Desarrollo Sostenible et Universidad de Antioquia, Bogotá. [Document officiel ; lu en entier.]
  • López-Gallego, C. (2022). Zamia restrepoi. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T185752A69844329. doi:10.2305/IUCN.UK.2022-1.RLTS.T185752A69844329.en [Évaluation UICN ; référence vérifiée sur Crossref, page non consultée (accès bloqué).]
  • López-Gallego, C. & López-Alvarez, N. (2007). A rescue, propagation and reintroduction program for one of the most endangered cycad genera: Chigua in northwestern Colombia. The Cycad Newsletter 30(4) : 34-35. [Référence relevée via The World List of Cycads ; non consulté.]
  • Glos, R.A.E., Salzman, S., Calonje, M., Vovides, A.P., Coiro, M., Gandolfo, M.A. & Specht, C.D. (2022). Leaflet anatomical diversity in Zamia (Cycadales: Zamiaceae) shows little correlation with phylogeny and climate. The Botanical Review 88 : 437-452. doi:10.1007/s12229-021-09272-0 [Anatomie de la nervure médiane ; texte intégral consulté.]
  • Calonje, M., Meerow, A.W., Griffith, M.P., Salas-Leiva, D., Vovides, A.P., Coiro, M. & Francisco-Ortega, J. (2019). A time-calibrated species tree phylogeny of the New World cycad genus Zamia L. (Zamiaceae, Cycadales). International Journal of Plant Sciences 180(4) : 286-314. doi:10.1086/702642 [Phylogénie du genre ; non consultée directement, citée par les articles lus ; référence vérifiée sur Crossref.]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Source des étymologies reprises par The World List of Cycads ; non consulté directement.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]