Macrozamia spiralis est une petite cycadale de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, qui pousse en pieds dispersés dans les forêts sèches à eucalyptus, de la vallée de la Goulburn aux Montagnes Bleues et aux environs de Sydney. Cette espèce du genre Macrozamia n’a qu’une tige souterraine et quelques feuilles gris-vert, plus ou moins tordues en spirale, d’où son nom. Elle a d’abord été décrite sous le nom de Zamia spiralis, puis longtemps connue sous celui de Macrozamia corallipes, pendant que le nom « spiralis » était appliqué à tort au grand Macrozamia communis. C’est sur son nom que Miquel a fondé le genre en 1842, et elle est aujourd’hui classée en danger sur la Liste rouge de l’UICN.
L’essentiel sur Macrozamia spiralis
- Nom accepté : Macrozamia spiralis (Salisb.) Miq. (1842), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : Zamia spiralis Salisb. (1796), le basionyme ; Encephalartos spiralis (Salisb.) Lehm. (1834) ; Macrozamia corallipes Hook.f. (1872) ; Macrozamia tridentata var. corallipes (Hook.f.) J.Schust. (1932)
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; « burrawang » en anglais, nom partagé avec Macrozamia communis
- Répartition naturelle : endémique de Nouvelle-Galles du Sud, de Dunedoo et de la vallée de la Goulburn aux Montagnes Bleues, à Sydney et à Waterfall
- Statut UICN : en danger (EN), critère A2c, évaluation de 2022
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune valeur mesurée en culture ; dans son habitat, gelées fréquentes (environ 43 jours de gel par an à Richmond, près de Sydney) ; cultivé au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var) (voir Culture)
- Exposition et substrat : dans la nature, forêt sèche à eucalyptus, sur sols pauvres sableux ou graveleux
- Port et dimensions adultes : tige souterraine de 8 à 20 cm de diamètre ; 2 à 12 feuilles de 35 à 100 cm
- Toxicité : non documentée pour l’espèce ; graines et feuilles toxiques dans le genre (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Macrozamia spiralis ?
Macrozamia spiralis se reconnaît à sa petite taille, à ses feuilles peu nombreuses, gris-vert à bleutées, à peine ou moyennement tordues, et aux bases orangées ou rouges de ses folioles, dont la pointe ne pique pas. La Flora of Australia (Hill, 1998), reprise en ligne par l’ABRS, en donne la description suivante :
- Tige : souterraine, de 8 à 20 cm de diamètre ;
- Feuilles : 2 à 12 par couronne, de 35 à 100 cm, moyennement carénées, gris-vert, semi-luisantes ; pétiole long, de 15 à 40 cm ; axe non ou moyennement tordu en spirale ;
- Folioles : 45 à 120 par feuille, simples, de 12 à 20 cm sur 5 à 9 mm, nettement plus pâles dessous, à pointe non piquante ; celles de la base ne se réduisent pas en épines ;
- Cônes mâles : fusiformes, de 15 à 20 cm sur 5 à 6 cm ;
- Cônes femelles : ovoïdes, de 12 à 20 cm sur 6 à 9 cm ;
- Graines : ovoïdes, de 25 à 30 mm sur 20 à 25 mm, à chair rouge (orange à écarlate selon la flore de Nouvelle-Galles du Sud).
La torsion des feuilles, qui a donné son nom à l’espèce, varie avec l’âge. Selon L.A.S. Johnson (1959), les feuilles semi-juvéniles, fréquentes surtout après les incendies, peuvent tourner de 180° ou plus et portent des folioles espacées, terminées par quelques petites dents ; les feuilles de forme adulte sont peu tordues, avec des folioles plus serrées. La flore de Nouvelle-Galles du Sud (PlantNET) indique une torsion allant jusqu’à 180°, rarement 360°, et 5 à 10 nervures saillantes sous les folioles.
Des observateurs de la société australienne des palmiers et cycadales (PACSOA) décrivent, près de Richmond, des feuilles nouvelles gris-bleu aux bases de folioles rose-rouge vif, qui virent ensuite au vert, tandis que les bases deviennent jaunâtres ou blanc crème. Ils comptent en moyenne 6 à 8 feuilles par plante, rarement jusqu’à 17, montant à 60 cm, au plus 90 cm, au-dessus du sol. La population des Montagnes Bleues inférieures (de Wheeney Creek à la Mellong Range) se distingue par des plantes plus grandes, aux feuilles plus ou moins glauques et aux folioles plus larges (PlantNET).
Hybrides
Aucun hybride naturel n’est confirmé. Johnson (1959) note que Macrozamia spiralis pousse parfois près de Macrozamia communis sans qu’aucun hybride ne soit connu. À l’ouest, il est remplacé par l’espèce voisine Macrozamia secunda, et quelques spécimens d’herbier laissaient supposer des croisements, sans plante intermédiaire observée vivante.
Confusions possibles
La confusion la plus fréquente est avec Macrozamia communis, pour des raisons historiques (voir Taxonomie). Sur le terrain, la taille suffit : selon PACSOA, Macrozamia spiralis ne porte en moyenne que 6 à 8 feuilles à environ 60 cm du sol, alors que Macrozamia communis en compte souvent plus de 100, jusqu’à 2 m de haut ; Macrozamia communis a en outre des folioles inférieures réduites en épines. En France, des plantes vendues sous le nom de « Macrozamia spiralis » se sont révélées être des Macrozamia communis : un cultivateur de Cagnes-sur-Mer en a fait l’expérience sur le forum des Fous de palmiers en 2010.
Macrozamia elegans, longtemps appelé « spiralis robuste » à Sydney et décrit en 1998, a les mêmes feuilles tordues et les mêmes bases de folioles rougeâtres, mais il est plus grand en toutes ses parties et ses folioles ont une pointe piquante (Flora of Australia ; PACSOA). Macrozamia flexuosa a des feuilles tordues plusieurs fois ; une plante de Macrozamia spiralis porte parfois une ou deux feuilles de ce type, ce que PACSOA considère comme une anomalie. Macrozamia secunda, plus à l’ouest, a un pétiole concave et des folioles raides, étroites et dressées d’un seul côté.
Taxonomie
Macrozamia spiralis est un nom accepté par The World List of Cycads, mais son histoire est l’une des plus embrouillées du genre. Richard Anthony Salisbury a décrit Zamia spiralis en 1796 d’après une plante récoltée par David Burton « près de Port Jackson, dans des lieux ombragés » ; aucun spécimen n’en est conservé. Sa description tient en deux phrases : des folioles en 30 à 40 paires, en faux, terminées par 3 à 5 dents piquantes, et des pétioles « un peu spiralés ».
Le nom a ensuite été appliqué à d’autres plantes. Robert Brown (1810) l’a utilisé pour un mélange de Macrozamia communis et de Macrozamia riedlei ; Miquel, en créant la combinaison Macrozamia spiralis en 1842, a décrit en réalité Macrozamia riedlei d’après des planches de Ferdinand Bauer ; les botanistes de Nouvelle-Galles du Sud l’ont ensuite employé pour Macrozamia communis, et ceux du Queensland, à la suite de F.M. Bailey, pour Macrozamia lucida. La petite espèce à feuilles tordues était connue, elle, sous le nom de Macrozamia corallipes, publié par Joseph Dalton Hooker en 1872 dans le Botanical Magazine (planche 5943).
En 1959, L.A.S. Johnson a réexaminé la description de Salisbury. Il a montré qu’elle ne pouvait pas s’appliquer à Macrozamia communis, dont les plantes adultes n’ont jamais de folioles dentées ni de pétiole tordu, mais qu’elle correspondait parfaitement aux plantes à demi adultes de Macrozamia corallipes. Il a donc rendu le nom Macrozamia spiralis à cette petite espèce, placé Macrozamia corallipes en synonymie et décrit Macrozamia communis pour la grande. Concrètement, pour le lecteur, tout texte antérieur à 1959 qui parle de « Macrozamia spiralis » en Nouvelle-Galles du Sud concerne le plus souvent Macrozamia communis : Johnson précise que les études morphologiques et les comptages de chromosomes publiés sous ce nom, comme ceux de Brough et Taylor (1940), portent en fait sur Macrozamia communis.
Macrozamia spiralis appartient à la section Parazamia, celle des petites espèces à tige souterraine, sans folioles épineuses. Il est proche de Macrozamia elegans, décrit en 1998 par Ken Hill et David Jones, et de Macrozamia secunda, que Johnson considérait comme une espèce vicariante. Son nombre de chromosomes est 2n = 18 (Flora of Australia).
Étymologie et histoire
Le nom vient du latin spiralis, « en spirale », en référence à l’axe tordu des feuilles des jeunes plantes (Haynes, 2022, cité par The World List of Cycads). L’origine du nom corallipes, donné par Hooker, n’est expliquée dans aucune des sources consultées.
Aucun spécimen de la récolte de David Burton n’a été conservé, si bien que l’application du nom repose sur la seule description de Salisbury. L’importance de Macrozamia spiralis dépasse sa petite taille : c’est sur ce nom que Miquel a fondé le genre en 1842, d’où le débat sur l’espèce type exposé par Johnson (1959), qui estimait que la description de Miquel reposait en fait sur Macrozamia riedlei.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté : on emploie le nom scientifique. La Flora of Australia donne le nom anglais « burrawang », mais ce nom désigne avant tout Macrozamia communis, ce qui entretient la confusion entre les deux espèces. Aucun nom aborigène propre à l’espèce n’a été trouvé.
Dans la nature
Macrozamia spiralis est endémique de Nouvelle-Galles du Sud. Selon Johnson (1959) et la flore de l’État, il va de Dunedoo et de la vallée de la Goulburn jusqu’aux Montagnes Bleues inférieures, à Sydney et à Waterfall ; PACSOA le signale dans les banlieues sud, sud-ouest et ouest de Sydney. Il pousse dispersé dans des forêts sèches, rarement semi-humides, à eucalyptus, sur des sols pauvres, sableux ou graveleux.
Les plantes vivent le plus souvent isolées, mais PACSOA décrit aussi de petits groupes de 10 à 12 plantes dans un rayon de 2 m et, une fois, une quarantaine de plantes sur 2,5 m sur 5 m, sans doute issues de graines tombées au pied de la mère ; les plantes isolées résulteraient de la dispersion des graines par des marsupiaux. Les nouvelles feuilles apparaissent irrégulièrement, sauf après un incendie, quand la plupart des plantes en produisent. Les cônes semblent apparaître tous les 3 à 4 ans, une grande partie de la population produisant des cônes la même année ; les femelles portent en général un seul cône, parfois deux, les mâles un à quatre.
Près de Richmond, à 20 m d’altitude, le climat donne 799 mm de pluie par an, avec des minimales hebdomadaires d’hiver de −1,7 °C, des maximales d’été de 34,4 °C et environ 43 jours de gel par an, selon PACSOA.
Statut de conservation et réglementation
Macrozamia spiralis est classé en danger (EN) sur la Liste rouge de l’UICN, selon le critère A2c, qui correspond à une réduction de la population liée au déclin de l’habitat (évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2022, d’après The World List of Cycads ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée directement). Son aire recouvre en partie l’agglomération de Sydney et sa périphérie ouest. Aucun statut de protection propre à l’espèce en Nouvelle-Galles du Sud n’a été trouvé dans les sources consultées.
Comme toutes les cycadales du genre, Macrozamia spiralis est inscrit à l’annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 : les graines et le pollen ne sont pas soumis à la CITES, mais les plantes le sont. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Ces statuts ont été relus sur Species+ le 2 octobre 2026. Vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou import, et préférez des plantes issues de semis de provenance connue.
Culture
Macrozamia spiralis est une plante de collection, rare en culture, dont la principale difficulté est l’extrême lenteur : PACSOA le décrit comme une cycadale à croissance extrêmement lente, aussi bien pour les plantules issues de semis que pour la production de nouvelles feuilles chez les plantes adultes. Aucune source fiable ne donne de conseils de culture propres à l’espèce. Son milieu naturel, une forêt claire sur sol pauvre et drainant où l’été est chaud et l’hiver gélif, suggère un substrat très drainant et une exposition lumineuse ; ces indications restent déduites de l’habitat.
En France, l’espèce est cultivée au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var). Sur les forums, en revanche, aucune plante identifiée avec certitude n’a été trouvée. Une jardinerie du Bouscat, près de Bordeaux, en proposait sous ce nom en 2011, selon le forum des Fous de palmiers, mais l’identité de ces plantes n’a pas été vérifiée.
Macrozamia spiralis est cultivé au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var). L’expérience de ce jardin sur les Macrozamia donne deux repères : en été, s’il ne pleut pas, un arrosage par semaine est un minimum et deux arrosages par semaine sont l’optimum ; en hiver, un gel sec est moins dangereux que le même gel survenant après une période de pluie.
Multiplication
Macrozamia spiralis se multiplie par semis. Il faut des graines fraîches et fécondées, donc un pied mâle et un pied femelle et, hors d’Australie, une pollinisation à la main. Comme chez les autres petites espèces de la section Parazamia, la croissance des plantules est très lente. Une plante peut exceptionnellement former plusieurs têtes après une blessure de la tige, mais la division n’est pas un mode de multiplication documenté.
Maladies et ravageurs
Aucune maladie propre à l’espèce n’est documentée. Dans la nature, PACSOA signale des dégâts de chenilles enrouleuses de feuilles sur les feuilles anciennes. En culture, comme pour les autres cycadales, l’excès d’eau en hiver et les cochenilles sont les risques les plus souvent cités pour le genre.
Rusticité
La rusticité de Macrozamia spiralis n’est pas documentée par des essais de culture : aucune valeur de froid n’a été publiée, ni en France ni ailleurs, bien que l’espèce soit cultivée au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var).
En France
L’espèce est cultivée au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var), mais aucune donnée de froid n’en a été publiée ; ailleurs, aucun retour de culture en pleine terre n’a été trouvé pour cette espèce, pour aucune zone climatique. L’expérience de ce jardin sur les Macrozamia indique qu’un gel sec est moins dangereux que le même gel survenant après une période de pluie. Les plantes cultivées sous ce nom en France se sont souvent révélées être des Macrozamia communis, dont les résultats ne peuvent pas être transposés. Faute de données, la culture en pot, hivernée à l’abri, reste la solution prudente.
Repères internationaux
Dans son habitat, près de Richmond, l’espèce connaît des gelées fréquentes, environ 43 jours par an, avec des minimales d’hiver vers −1,7 °C atteintes chaque semaine en juillet (PACSOA). Sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur a relayé en 2014 l’avis d’un spécialiste australien des cycadales, qui classait Macrozamia spiralis parmi les espèces « relativement rustiques » de la côte de Nouvelle-Galles du Sud, sans donner de température. Ce ne sont pas des mesures de résistance au froid.
Toxicité et précautions
Aucune donnée de toxicité propre à Macrozamia spiralis n’a été publiée sous son nom actuel, mais le risque est bien documenté pour le genre : les jeunes feuilles provoquent chez les bovins une paralysie irréversible de l’arrière-train, et les graines contiennent des azoxyglycosides, dont la macrozamine, qui libèrent dans l’intestin le méthylazoxyméthanol (MAM), toxique pour le foie (Healy, 1967).
Attention aux références anciennes : Healy (1967) cite une intoxication publiée en 1931 par Seddon, Belschner et King, sans date ni lieu précis, où 30 % d’un troupeau de 6 000 brebis mérinos est mort après avoir mangé des graines mûres de « Macrozamia spiralis », en Nouvelle-Galles du Sud. À cette époque, ce nom désignait le plus souvent Macrozamia communis dans cet État (voir Taxonomie) ; l’espèce réellement en cause ne peut donc pas être établie. Considérez la plante comme toxique : portez des gants pour manipuler les graines, ramassez celles qui tombent et tenez-les hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Les graines de Macrozamia étaient consommées par les Aborigènes de Nouvelle-Galles du Sud après un long lessivage, de trois jours à deux semaines dans l’eau courante ou stagnante, puis grillées. Asmussen (2011) range Macrozamia spiralis parmi les cinq espèces dont la consommation est rapportée, mais elle précise que les récits qui emploient ce nom (Backhouse, Jackson, Moore) concernent probablement Macrozamia communis, l’espèce la plus commune de l’État, qui n’a été distinguée qu’en 1959. La Flora of Australia ajoute que la plante a servi à produire de l’alcool, des colles et de l’amidon de blanchisserie ; là encore, rien ne garantit que ces usages concernent l’espèce actuelle plutôt que Macrozamia communis. Ces savoirs ne sont pas des recettes : ne consommez jamais de graines de cycadales.
Questions fréquentes
Macrozamia spiralis et Macrozamia communis sont-ils la même plante ?
Non. Macrozamia spiralis est une petite plante à tige souterraine, avec 2 à 12 feuilles de moins d’un mètre ; Macrozamia communis est une grande cycadale qui peut porter plus de 100 feuilles. La confusion vient de l’ancien emploi du nom « spiralis » pour Macrozamia communis, corrigé par Johnson en 1959.
Pourquoi les feuilles sont-elles tordues ?
C’est un caractère de l’espèce, surtout visible chez les jeunes plantes. Selon Johnson (1959), les feuilles semi-juvéniles peuvent tourner de 180° ou plus, alors que les feuilles adultes sont peu tordues. Le nom latin spiralis rappelle cette torsion.
Comment savoir si mon « Macrozamia spiralis » est authentique ?
Comptez les feuilles et regardez leur base. Une plante qui porte des dizaines de feuilles, avec des folioles inférieures réduites en épines, est très probablement un Macrozamia communis. Macrozamia spiralis reste petit, avec peu de feuilles gris-vert et des bases de folioles orangées ou rouges.
Macrozamia spiralis est-il menacé ?
Oui. Il est classé en danger (EN) par l’UICN depuis l’évaluation de 2022, en raison du déclin de son habitat, dont une partie se trouve autour de Sydney. Achetez uniquement des plantes issues de semis.
Peut-on le cultiver en pleine terre en France ?
On ne le sait pas. L’espèce est cultivée au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var), mais aucun essai chiffré n’a été publié, et son habitat ne connaît que des gelées modérées. Cultivez-le en pot, dans un substrat très drainant, et abritez-le en hiver.
Pourquoi pousse-t-il si lentement ?
C’est sa nature. PACSOA le décrit comme extrêmement lent, en semis comme à l’âge adulte ; dans la nature, il ne produit de nouvelles feuilles qu’irrégulièrement, surtout après les incendies.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Macrozamia spiralis : https://cycadlist.org/scientific_name/423 — nom accepté, auteurs, publication, basionyme, synonymes, répartition, étymologie (Haynes 2022), statut UICN. Liste de référence des spécialistes des cycadales, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- Flora of Australia (ABRS), Macrozamia spiralis : https://profiles.ala.org.au/opus/foa/profile/Macrozamia%20spiralis — description, caractères distinctifs, répartition, habitat, chromosomes, nom commun, usages. Flore nationale de référence (Hill, 1998), fiable ; consultée directement.
- PlantNET, flore de Nouvelle-Galles du Sud (Royal Botanic Garden Sydney), Macrozamia spiralis : https://plantnet.rbgsyd.nsw.gov.au/cgi-bin/NSWfl.pl?page=nswfl&lvl=sp&name=Macrozamia~spiralis — description, torsion des feuilles, répartition, variabilité, synonymes. Flore officielle de l’État, fiable ; consultée directement.
- PACSOA Wiki, Macrozamia spiralis : https://www.pacsoa.org.au/wiki/index.php/Macrozamia_spiralis — observations de terrain près de Richmond et de Mulgoa (couleur des feuilles, groupements, cônes, climat, croissance). Société spécialisée, observations d’amateurs avertis ; consultée directement.
- Species+ (PNUE-WCMC), Macrozamia spiralis : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/26128/legal — annexe II de la CITES, annexe B de l’Union européenne. Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée le 2 octobre 2026.
- Flock & Herd, « Macrozamia poisoning » (P.J. Healy, 1967) : https://flockandherd.net.au/archive/transcribed/1967/reader/macrozamia-poisoning.html — formes d’intoxication du bétail, cas publié en 1931 sous le nom de Macrozamia spiralis. Texte d’un vétérinaire de recherche, fiable ; consulté directement.
- Forum des Fous de palmiers, fils « macrozamia » et « Arrivage jardinerie du Bouscat (33) » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=8153 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=2865&start=15 — plante vendue sous ce nom identifiée comme Macrozamia communis (#p105650, #p105688), offre en jardinerie (#p132990). Forum de cultivateurs, valeur indicative ; messages lus directement.
- Forum des Fous de palmiers, fil « Notes concernant la rusticité des Macrozamia » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=17538 — classement de rusticité relayé, sans valeurs (#p323061). Forum de cultivateurs, valeur indicative ; message lu directement.
Bibliographie
- Salisbury, R.A. (1796). Prodromus Stirpium in Horto ad Chapel Allerton Vigentium : 401. Londres. [Basionyme Zamia spiralis ; description citée par Johnson (1959), texte non consulté.]
- Miquel, F.A.W. (1842). Monographia Cycadearum : 36. Utrecht. [Combinaison Macrozamia spiralis ; relevée via The World List of Cycads.]
- Johnson, L.A.S. (1959). The families of cycads and the Zamiaceae of Australia. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 84(1) : 64-117. [Application du nom, typification, répartition, rapports avec les espèces voisines ; PDF lu en entier.]
- Hill, K.D. (1998). Cycadophyta. In : McCarthy, P.M. (éd.), Flora of Australia 48 : 597-661, 717-719. ABRS/CSIRO, Melbourne. [Description, lue dans la version en ligne de l’ABRS.]
- Asmussen, B. (2011). « There is likewise a nut… » a comparative ethnobotany of Aboriginal processing methods and consumption of Australian Bowenia, Cycas, Macrozamia and Lepidozamia species. Technical Reports of the Australian Museum, Online 23(10) : 147-163. doi:10.3853/j.1835-4211.23.2011.1575 [Usages aborigènes en Nouvelle-Galles du Sud ; article lu en entier.]
- Healy, P.J. (1967). Macrozamia poisoning. Institute of Inspectors of Stock of New South Wales Year Book. [Lu sur Flock & Herd.]
- Bösenberg, J.D. (2022). Macrozamia spiralis. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41957A50526157. [Évaluation EN A2c, citée par The World List of Cycads ; non consultée.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie, citée par The World List of Cycads ; non consulté.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Consultée directement.]