Cycas taitungensis

Cycas taitungensis

Cycas taitungensis est le cycas de Taïwan : il ne pousse à l’état sauvage que sur les pentes raides de deux massifs du district de Taitung, dans le sud-est de l’île. Très proche de Cycas revoluta, ce membre du genre Cycas s’en distingue par des feuilles plus longues et plus plates et un port plus massif. Son statut divise les botanistes : décrit comme espèce en 1994 et accepté par The World List of Cycads, il est rangé dans Cycas revoluta par POWO depuis une étude génétique de 2022 ; le site le traite comme une espèce distincte. Longtemps vendu sous le nom erroné de Cycas taiwaniana, il est classé en danger dans la nature. Au Jardin zoologique tropical du Var, il a supporté −7 °C sans dégâts.

L’essentiel sur Cycas taitungensis

  • Nom accepté : Cycas taitungensis C.F.Shen, K.D.Hill, C.H.Tsou & C.J.Chen (1994), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO, qui suit la World Checklist of Vascular Plants, le place en synonymie de Cycas revoluta (voir Taxonomie) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
  • Anciens noms : longtemps appelé à tort Cycas taiwaniana ; Cycas revoluta var. taiwaniana au sens de Schuster (1932), pour les plantes cultivées
  • Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; section Asiorientales, avec Cycas revoluta seul (Hill 2008)
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; en chinois tai-dong su-tie (« cycas de Taitung ») ; « emperor sago » en anglais horticole (Hill 2008)
  • Répartition naturelle : Taïwan, district de Taitung : deux populations, de part et d’autre de la vallée du Rift oriental, entre 300 et 900 m environ
  • Statut UICN : en danger (EN A3e ; B1ab(v)), évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2022
  • CITES et autres protections : annexe II de la CITES ; annexe B dans l’Union européenne ; les deux populations sont dans des aires protégées à Taïwan
  • Rusticité documentée : −7 °C sans dégâts au Jardin zoologique tropical (Var), avec dégel en journée ; feuillage atteint dès −5/−6 °C dans le Béarn ; défoliation mais survie à −12 °C en Île-de-France ; pleine terre (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : dans la nature, pentes raides et exposées, sols pierreux bien drainés ; en culture, soleil et sol drainant
  • Port et dimensions adultes : tronc de 3 à 5 m (jusqu’à 6 m) et 25 à 45 cm de diamètre, parfois ramifié ; feuilles de 1 à 2 m
  • Toxicité : aucune analyse propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Cycas taitungensis ?

Cycas taitungensis ressemble beaucoup à Cycas revoluta. Selon Ken Hill (2008), il s’en distingue par des feuilles plus longues et plus plates, aux folioles plus longues et plus plates, à bords seulement recourbés et non enroulés ; ses « cônes » femelles sont plus serrés, en forme de chou, et ses graines plus foncées. De Laubenfels et Adema (1998) ajoutent des côtes longitudinales sur la coque de la graine.

Hill (2008) décrit un tronc de 3 m, parfois 6 m, épais de 25 à 30 cm, laineux au sommet. Les feuilles, vert foncé et semi-brillantes, mesurent 100 à 180 cm et portent 150 à 170 folioles ; elles sont modérément carénées, les deux rangs de folioles formant un angle de 120 à 150°. Le pétiole mesure 15 à 20 cm. Les folioles médianes mesurent 12 à 17 cm sur 6 à 8 mm. Les cônes mâles, fusiformes et jaunes, mesurent 35 à 50 cm. Les mégasporophylles, de 21 à 26 cm, portent 2 à 6 ovules duveteux et une lame arrondie découpée en 28 à 36 lanières. Les graines, rouges, mesurent 40 à 45 mm sur 25 à 30 mm. La Flora of China (1999) donne un tronc jusqu’à 5 m sur 45 cm, parfois ramifié, et des feuilles de 1,1 à 2 m.

Ces différences ne sont pas toujours nettes. En mesurant 21 caractères sur des plantes des deux espèces, Chang et ses collègues (2022) ont trouvé chez Cycas taitungensis des folioles en moyenne plus larges, plus longues et plus espacées, des mégasporophylles plus courts et des graines plus grandes, mais avec des valeurs qui se chevauchent ; la couleur des graines et les côtes de leur coque ne permettaient pas de séparer les deux espèces.

Cycas taitungensis
Plante mâle de Cycas taitungensis
Cycas taitungensis
Plante femelle de Cycas taitungensis

Hybrides

Cycas taitungensis s’hybride facilement avec Cycas revoluta. Dans l’est de Taïwan, où les deux espèces sont plantées côte à côte, Chiang et ses collègues (2013) ont détecté un mélange génétique plus fort chez les plantes cultivées que dans les populations sauvages, avec des échanges dans les deux sens. En culture, l’hybride Cycas revoluta × taitungensis est présent au jardin de la RHS à Wisley, au Royaume-Uni (base PlantSearch du BGCI), et un cultivateur français le conseille, comme Cycas taitungensis lui-même, parce qu’il peut faire deux poussées de feuilles par saison, tout en ayant la même sensibilité du feuillage au gel (forum des Fous de palmiers, 2020).

Aux États-Unis, le Juniper Level Botanic Garden (Caroline du Nord) cite parmi les cycas qui ont survécu sans protection à l’hiver 2013-2014 les hybrides Cycas taitungensis × Cycas guizhouensis, Cycas taitungensis × Cycas panzhihuaensis et Cycas panzhihuaensis × (revoluta × taitungensis).

Confusions possibles

L’ancien « Cycas taiwaniana »

Avant sa description en 1994, l’espèce était connue sous le nom de Cycas taiwaniana, appliqué à tort (Hill 2008). Ce nom désigne en réalité un cycas du sud-est de la Chine continentale, à ovules glabres et graines jaunes, d’une autre section. Selon de Laubenfels et Adema (1998), Schuster (1932) avait même fait de taiwaniana une variété de Cycas revoluta d’après des plantes cultivées qui étaient en fait des Cycas taitungensis. Des plantes vendues sous ce nom en France peuvent donc appartenir à l’une ou l’autre espèce.

Comment le distinguer des espèces voisines

  • Cycas revoluta, du sud du Japon : feuilles plus courtes (50 à 150 cm), folioles plus étroites à bords nettement enroulés en dessous, pétiole court (Hill 2008). Au Jardin zoologique tropical, Cycas taitungensis se distingue par des feuilles plus longues et un port un peu plus massif.
  • Cycas taiwaniana : folioles larges (9 à 16 mm), plates, ovules glabres et graines jaunes (Hill 2008).
  • Cycas panzhihuaensis, du Sichuan : feuilles bleutées et plates, non carénées, ovules glabres et graines orangées (Hill 2008).

Taxonomie

Cycas taitungensis a été décrit en 1994 par C.F. Shen, K.D. Hill, C.H. Tsou et C.J. Chen dans le Botanical Bulletin of Academia Sinica 35. Le type a été récolté le 28 juin 1993 par C.H. Tsou (n° 825) dans la réserve des cycas de Yenping, district de Taitung, vers 500 m ; l’holotype est conservé à l’herbier de l’Academia Sinica (HAST) (The World List of Cycads ; Hill 2008). Le protologue n’a pas pu être consulté.

L’espèce forme avec Cycas revoluta la petite section Asiorientales, définie par des ovules duveteux, des cônes mâles fermes et cireux et des graines rouges (Hill 2008). Son rang divise aujourd’hui les références :

  • l’acceptent comme espèce : Hill (2008), de Laubenfels et Adema (1998), la Flora of China (1999), Species+ et The World List of Cycads (version 2026.08.15), que suit le site ;
  • la rangent dans Cycas revoluta : Chang et ses collègues (2022), dans une étude associant mesures morphologiques et séquençage génomique (RAD-seq) de 26 populations de Cycas revoluta et des deux populations de Cycas taitungensis, puis la World Checklist of Vascular Plants de Kew, sur laquelle repose POWO.

Les études génétiques s’accordent sur une séparation récente. Chang, Huang et Liao (2019) concluent que Cycas taitungensis est issu de populations ancestrales de Cycas revoluta qui ont colonisé le sud-est de Taïwan depuis le Pléistocène moyen, en suivant l’arc des Ryūkyū. Chang et ses collègues (2022) montrent ensuite que les deux lignées ont continué à échanger des gènes, par le pollen et par des bulbilles transportées par le courant marin Kuroshio, et que leurs caractères se recouvrent : ils en concluent à une seule espèce. Ils soulignent eux-mêmes l’inconvénient de ce choix pour la conservation, puisque les plantes de Taïwan, bien plus menacées, ne seraient plus évaluées à part.

Le site garde Cycas taitungensis comme espèce distincte, conformément à The World List of Cycads et à l’usage horticole : c’est un choix éditorial, POWO restant la référence botanique. La fiche Cycas revoluta du site présente la même divergence.

Étymologie et histoire

L’épithète vient du district de Taitung, région montagneuse du sud-est de Taïwan, avec la terminaison latine -ensis, « originaire de » (Hill 2008 ; Haynes 2022, d’après The World List of Cycads).

Les plantes de Taïwan ont été décrites et illustrées dès les années 1920 sous le nom de Cycas taiwaniana, notamment par Yamamoto (1928), puis dans les flores de Taïwan (de Laubenfels et Adema 1998). Chang et ses collègues (2022) estiment que cette confusion a faussé les comparaisons avec Cycas revoluta, y compris dans le protologue. Une réserve a été créée spécialement pour l’espèce dans le district de Taitung (Hill 2008). En France, elle est cultivée par des amateurs depuis au moins les années 2000 (forum des Fous de palmiers).

Noms communs

Aucun nom français n’est attesté. En chinois, la Flora of China donne tai-dong su-tie (台东苏铁, « cycas de Taitung »), et Hill (2008) cite aussi feng-wei-jiao, « palmier queue de phénix ». Species+ indique Taiwan-feng-wei-jiao. En anglais, Hill (2008), d’après Chen et ses collègues (1995) et Bonta et Osborne (2007), relève le nom horticole « emperor sago ».

Dans la nature

Cycas taitungensis est endémique du district de Taitung, dans le sud-est de Taïwan. Il n’en reste que deux populations, de part et d’autre de la vallée du Rift oriental : l’une dans la réserve naturelle des cycas du village de Hongye, le long de la vallée de la Luye, l’autre dans la réserve forestière des cycas de la chaîne côtière (Chang et ses collègues 2022 ; Huang et ses collègues 2001). Les plantes poussent sur des pentes raides et exposées, parfois en forêt claire, entre 300 et 900 m environ (Chang et ses collègues 2022) ; la Flora of China donne (300-)400 à 800(-1 000) m, sur des pentes rocheuses ou des graviers bien drainés. De Laubenfels et Adema (1998) mentionnaient aussi le nord du Fujian, en Chine, ce que ne retiennent ni Hill (2008) ni The World List of Cycads.

Selon la Flora of China, la pollinisation a lieu d’avril à juin et les graines mûrissent de septembre à octobre. Huang et ses collègues (2001) ont trouvé une diversité génétique élevée et peu de différences entre les deux populations.

Statut de conservation et réglementation

L’UICN classe Cycas taitungensis en danger (EN A3e ; B1ab(v)), dans l’évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2022 : le critère A3e correspond à un déclin attendu dû à des organismes introduits, et B1ab(v) à une aire restreinte, fragmentée, avec un déclin continu du nombre de plantes adultes (catégorie vérifiée par GBIF et The World List of Cycads ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée). L’évaluation précédente, par J. Haynes (2010), l’avait déjà fait passer de vulnérable à en danger (Chang et ses collègues 2022).

Les menaces citées sont les perturbations de l’habitat, le braconnage, la fermeture des forêts de basse altitude et surtout deux ravageurs, la cochenille asiatique des cycas, Aulacaspis yasumatsui, et l’azuré des cycas, Chilades pandava, plus graves pour cette espèce que pour Cycas revoluta (Chang et ses collègues 2022). Hill (2008) notait déjà que la réserve créée pour l’espèce est petite et soumise aux glissements de terrain et à l’érosion.

Comme toute la famille des Cycadaceae, l’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 (version de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : graines, pollen et plantules en conteneurs stériles ne sont pas soumis à la CITES. Dans l’Union européenne, elle relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97 (annexes fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026). Bases consultées le 19 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat et préférez des plantes issues de semis en culture.

Culture

Cycas taitungensis se cultive comme Cycas revoluta, dont il partage les exigences : soleil, sol bien drainé, arrosages en été et sol plus sec en hiver. Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var, plusieurs sujets sont cultivés en pleine terre : l’un a été planté jeune, avec un caudex d’une dizaine de centimètres de diamètre, deux autres avec un tronc déjà développé. Leur croissance a toujours été assez rapide, et l’article publié sur ce site les juge probablement parmi les cycas les plus faciles pour le sud-est de la France, à essayer partout où Cycas revoluta réussit.

Les cultivateurs français confirment sa vigueur. Dans le Roussillon, un cultivateur note sur le forum des Fous de palmiers (2009 et 2011) qu’il pousse plus tôt et plus vite que Cycas revoluta, avec des feuilles plus longues et plates ; dans le Béarn, un autre observe chaque printemps un départ de végétation plus précoce que Cycas revoluta (2009 et 2012). Le même cultivateur béarnais a constaté que les feuilles d’une pousse tardive, en septembre, n’avaient pas le temps de s’endurcir et grillaient l’hiver suivant, alors que celles du printemps résistaient (2009 et 2011) : mieux vaut ne pas stimuler la croissance en fin d’été, une précaution tirée de ce seul témoignage.

Multiplication

Cycas taitungensis se multiplie par semis ; il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines, qui mûrissent en automne. Des amateurs français signalent une croissance rapide des semis (forum des Fous de palmiers, 2009). Comme chez Cycas revoluta, la plante peut former des bulbilles : Chang et ses collègues (2022) leur attribuent un rôle dans la dispersion naturelle par la mer. Aucun protocole propre à l’espèce n’est publié.

Maladies et ravageurs

Dans la nature, la cochenille asiatique des cycas, Aulacaspis yasumatsui, et l’azuré des cycas, Chilades pandava, affaiblissent les populations de Taïwan (Chang et ses collègues 2022) ; un article de 2010 décrit d’ailleurs le cycle de cette cochenille élevée sur des cycas à Taïwan. En France, la cochenille asiatique n’a été qu’interceptée et l’azuré des cycas n’est pas établi en métropole (voir la fiche Cycas revoluta). En culture, les risques sont ceux du genre : cochenilles et pourritures en sol détrempé. Au Jardin zoologique tropical, une feuille anormale a été photographiée sur un sujet, sans cause précisée.

Rusticité

Cycas taitungensis supporte bien les gelées du littoral méditerranéen, jusqu’à −7 °C sans dégâts au Jardin zoologique tropical. Son feuillage est toutefois jugé plus sensible que celui de Cycas revoluta par plusieurs cultivateurs, alors que la plante elle-même repart après des froids plus forts.

En France

  • Littoral méditerranéen, Var : au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, des sujets en pleine terre ont résisté sans dégâts à −7 °C, avec dégel durant la journée (observations publiées sur le site).
  • Roussillon : un cultivateur indique sur le forum des Fous de palmiers (mars 2010) que sa plante, en pleine terre, est restée intacte après un hiver de 27 nuits de gel, un minimum de −6/−7 °C et 40 cm de neige, alors que la neige avait un peu brûlé certains Cycas revoluta ; en février 2012, il précise qu’elle a encaissé deux fois −7 °C sans dégâts, « mais que c’est la limite ».
  • Sud-Ouest, Béarn : un cultivateur indique sur le même forum que le feuillage de son sujet en pleine terre a été bien abîmé à −5/−6 °C en janvier 2009, alors que son Cycas revoluta n’avait rien ; il observe des dégâts à partir de −6 °C (avril 2010) et une défoliation complète à −10 °C en février 2012, sans craindre pour la survie de la plante.
  • Île-de-France : un cultivateur de la banlieue parisienne indique (avril 2010) que son sujet, en pleine terre depuis plus de deux ans, a été défolié par −12 °C pendant l’hiver 2008-2009 ; le caudex, de 8 à 10 cm, est resté sain, mais la plante a mis deux ans à refaire des feuilles (février 2012).

Aucun retour n’est documenté pour la Bretagne ou la montagne. Ces témoignages suggèrent un feuillage atteint vers −5/−7 °C selon l’humidité et la durée du gel, et une survie du tronc à des froids plus forts : c’est une synthèse de retours isolés, pas une mesure.

Repères internationaux

Aux États-Unis, le Juniper Level Botanic Garden, près de Raleigh (Caroline du Nord), indique qu’après l’hiver 2013-2014, avec des minimales de 4 à 9 °F (−16 à −13 °C) selon les emplacements, ses Cycas taitungensis en pleine terre, sans protection ni paillage, ont survécu en perdant presque toutes leurs feuilles ; Cycas revoluta figure en revanche dans la liste des espèces qui n’ont pas survécu aux hivers du jardin. Sa pépinière précise que Cycas revoluta garde ses feuilles à une température plus basse, mais que Cycas taitungensis est au total plus rustique. En 2022, le jardin signale que tous ses cycas ont perdu leurs feuilles à 16 °F (−9 °C), puis sont repartis, toujours sans protection.

Toxicité et précautions

Aucune analyse de toxicité propre à Cycas taitungensis n’est documentée, mais toutes les espèces de Cycas étudiées contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, et un acide aminé neurotoxique, la BMAA, surtout dans les graines. L’ASPCA classe Cycas revoluta, son plus proche parent, parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Considérez la plante comme toxique : graines hors de portée des enfants et des animaux, gants pour les manipuler et, en cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

Aucun usage traditionnel propre à Cycas taitungensis n’est documenté. Chiang et ses collègues (2013) signalent seulement que l’espèce et Cycas revoluta sont plantées comme ornementales dans l’est de Taïwan.

FAQ

Cycas taitungensis est-il une vraie espèce ?

Cela dépend des références. The World List of Cycads, la Flora of China et Hill (2008) l’acceptent ; POWO le range dans Cycas revoluta depuis l’étude de Chang et ses collègues (2022). Le site le traite comme une espèce distincte.

Comment le distinguer de Cycas revoluta ?

À ses feuilles plus longues (100 à 180 cm) et plus plates, à ses folioles plus longues à bords seulement recourbés et à son port plus massif. Les différences se recouvrent toutefois chez certaines plantes.

Est-il plus rustique que Cycas revoluta ?

Pas pour le feuillage, souvent plus vite abîmé. Le tronc semble en revanche aussi résistant, voire plus : au Juniper Level Botanic Garden, il a survécu sans protection à −13/−16 °C, alors que Cycas revoluta n’a pas résisté aux hivers du jardin.

Peut-on le cultiver en pleine terre en France ?

Oui, sur le littoral méditerranéen et dans le Sud-Ouest, comme au Jardin zoologique tropical du Var, où il a supporté −7 °C sans dégâts. Plus au nord, il survit à des gels forts mais perd ses feuilles.

Pousse-t-il plus vite que Cycas revoluta ?

Oui, d’après les cultivateurs français et l’expérience du Jardin zoologique tropical : sa croissance est plus rapide et son départ de végétation plus précoce.

Est-il menacé ?

Oui, il est classé en danger (2022) : il ne reste que deux populations à Taïwan, affaiblies notamment par la cochenille asiatique des cycas.

Est-il toxique ?

Il faut le supposer. Aucune analyse propre n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.

Tanka pour Cycas taitungensis

Aube sur la côte,
la brume monte du fleuve,
le cycas attend que le soleil le retrouve,
lui qui n’a jamais bougé.

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Sites de référence

Bibliographie

  • Shen, C.F., Hill, K.D., Tsou, C.H. & Chen, C.J. (1994). Cycas taitungensis C.F. Shen, K.D. Hill, C.H. Tsou & C.J. Chen, sp. nov. (Cycadaceae), a new name for the widely known cycad species endemic in Taiwan. Botanical Bulletin of Academia Sinica 35 : 133-140 (description p. 135-138). [Protologue ; référence d’après The World List of Cycads, Hill 2008 et Chang et ses collègues 2022, texte non consulté.]
  • Laubenfels, D.J. de & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Description, côtes de la graine, confusion avec C. taiwaniana, mention du Fujian ; texte intégral consulté.]
  • Chen, C.J. & Stevenson, D.W. (1999). Cycadaceae. In : Wu, Z.Y. & Raven, P.H. (éd.), Flora of China 4. Science Press, Pékin et Missouri Botanical Garden Press, Saint-Louis. [Description, altitude, phénologie ; version en ligne lue.]
  • Huang, S., Chiang, Y.C., Schaal, B.A., Chou, C.H. & Chiang, T.Y. (2001). Organelle DNA phylogeography of Cycas taitungensis, a relict species in Taiwan. Molecular Ecology 10(11) : 2669-2681. doi:10.1046/j.0962-1083.2001.01395.x [Deux populations, diversité génétique ; résumé consulté.]
  • Hill, K.D. (2008). The genus Cycas (Cycadaceae) in China. Telopea 12(1) : 71-118. doi:10.7751/telopea20085804 [Description, type, noms vernaculaires, distinction avec C. revoluta, réserve, statut ; texte intégral lu.]
  • Chiang, Y.C., Huang, B.H., Chang, C.W., Wan, Y.T., Lai, S.J., Huang, S. & Liao, P.C. (2013). Asymmetric introgression in the horticultural living fossil Cycas sect. Asiorientales using a genome-wide scanning approach. International Journal of Molecular Sciences 14(4) : 8228-8251. doi:10.3390/ijms14048228 [Introgression entre plantes cultivées à Taïwan ; résumé consulté.]
  • Chang, J.T., Huang, B.H. & Liao, P.C. (2019). Genetic evidence of the southward founder speciation of Cycas taitungensis from ancestral C. revoluta along the Ryukyu Archipelagos. Conservation Genetics 20 : 1045-1056. doi:10.1007/s10592-019-01193-1 [Origine à partir de C. revoluta au Pléistocène moyen ; résumé consulté.]
  • Chang, J.T., Chao, C.T., Nakamura, K., Liu, H.L., Luo, M.X. & Liao, P.C. (2022). Divergence with gene flow and contrasting population size blur the species boundary in Cycas sect. Asiorientales, as inferred from morphology and RAD-seq data. Frontiers in Plant Science 13 : 824158. doi:10.3389/fpls.2022.824158 [Mise en synonymie de C. taitungensis sous C. revoluta, morphométrie, populations, menaces ; texte intégral lu.]
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  • Haynes, J. (2010). Cycas taitungensis. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T42067A10642224. doi:10.2305/IUCN.UK.2010-3.RLTS.T42067A10642224.en [Évaluation précédente ; référence vérifiée sur Crossref.]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie ; utilisé par l’intermédiaire de The World List of Cycads.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]