Cycas rumphii est un grand cycas des rivages de l’Indonésie orientale, centré sur les Moluques, d’où il gagne Sulawesi, la Nouvelle-Guinée et l’île Christmas. Espèce type d’un groupe de cycas côtiers aux graines flottantes, la sous-section Rumphiae du genre Cycas, il a longtemps servi, comme Cycas circinalis, de nom fourre-tout pour les cycas tropicaux à feuilles plates d’Asie et du Pacifique. Il est rare en culture en Europe, où la plupart des plantes vendues sous ce nom appartiennent à d’autres espèces, et rien n’indique qu’il supporte le gel.
L’essentiel sur Cycas rumphii
- Nom accepté : Cycas rumphii Miq. (1839), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Synonymes : Cycas celebica Miq. (1839), selon Lindstrom, Hill et Stanberg (2009) et The World List of Cycads ; de Laubenfels et Adema (1998) le traitaient comme une espèce distincte (voir Taxonomie)
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales ; espèce type de la sous-section Rumphiae K.D.Hill (1994)
- Noms communs : aucun nom français attesté ; queen sago en anglais (nom horticole aussi appliqué à d’autres espèces) ; paku laut, « fougère de mer », en malais (voir Noms communs)
- Répartition naturelle : Indonésie (Moluques, Sulawesi, Papouasie, est de Java, ouest de Kalimantan), nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Australie (île Christmas, récif Ashmore)
- Statut UICN : quasi menacé (NT A2cd), évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune mesure publiée pour l’espèce ; plantes vendues sous ce nom, d’identité incertaine, intactes à Barcelone après plusieurs jours vers 0 à 1 °C (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, boisements fermés et forêts proches du rivage, sur sols plus ou moins calcaires ; en culture, chaleur, lumière vive et substrat drainant
- Port et dimensions adultes : tronc de 3 m en général, jusqu’à 10 à 12 m, de 11 à 40 cm de diamètre ; feuilles brillantes de 1,5 à 3 m
- Toxicité : aucune analyse propre à l’espèce ; à considérer comme toxique, comme tous les cycas (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas rumphii ?
Cycas rumphii se reconnaît à ses feuilles plates, vert vif et très brillantes, à folioles larges et dures, à ses cônes mâles dont les écailles n’ont presque pas de pointe et à ses graines munies d’une crête au sommet de la coque et d’une couche spongieuse qui les fait flotter (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009 ; de Laubenfels et Adema 1998).
Le tronc mesure en général jusqu’à 3 m, rarement 10 m, pour 11 à 20 cm de diamètre au point le plus étroit selon Lindstrom, Hill et Stanberg (2009) ; de Laubenfels et Adema (1998), dont la conception de l’espèce était plus large, indiquent jusqu’à 12 m et 20 à 30 (40) cm, souvent ramifié. Les feuilles, longues de 150 à 250 cm, sont plates : les folioles opposées s’insèrent à 180° sur le rachis. Chacune porte 150 à 200 folioles et se couvre d’un duvet orangé qui tombe quand elle s’étale. Le pétiole, de 35 à 60 cm, est épineux sur une longueur variable, souvent sur toute sa longueur. Les folioles médianes mesurent 22 à 32 cm sur 12 à 16 mm, nettement plus pâles dessous, souvent arquées, à marges un peu enroulées et pointe non piquante. Les cataphylles, étroitement triangulaires, sont mous.
Les cônes mâles, fusiformes, jaunes à brun pâle, mesurent 35 à 55 cm sur 10 à 15 cm ; chaque microsporophylle ne porte qu’une pointe rudimentaire, relevée, de 2 à 5 mm. Les mégasporophylles, de 18 à 32 cm, sont couverts d’un feutrage blanc ou jaune ; ils portent 2 à 6 ovules et une lame lancéolée de 50 à 75 mm, à peine dentée, avec une douzaine de dents molles de 0 à 4 mm et une pointe apicale fine de 10 à 25 mm. Les graines, ovoïdes et aplaties, d’environ 45 mm sur 30 mm, ont une chair brun orangé ; la coque porte une crête au sommet et recouvre une couche spongieuse (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009).
Hybrides
Aucun hybride naturel de Cycas rumphii n’est décrit. Lindstrom, Hill et Stanberg (2009) évoquent toutefois, à l’est de son aire, un possible mélange génétique avec Cycas bougainvilleana, pour expliquer une variation anatomique des folioles. Aucun hybride horticole n’est documenté.
Confusions possibles
Un nom longtemps appliqué à d’autres cycas
Miquel a décrit Cycas rumphii en 1839 d’après les planches de Rumphius, sans jamais en fixer clairement les limites. Le nom a ensuite été appliqué, avec ou à la place de Cycas circinalis, à presque tous les cycas tropicaux à feuilles plates d’Asie du Sud-Est et du Pacifique : Pilger (1926) rangeait sous ce nom tous les taxons indonésiens, et Schuster (1932) y ajoutait des sous-espèces et des variétés aujourd’hui rattachées à d’autres espèces (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009). Le nom Cycas rumphii subsp. zeylanica désigne ainsi une plante du Sri Lanka, aujourd’hui Cycas zeylanica (Lindstrom et Hill 2007).
En culture, la confusion continue. Selon les révisions récentes, l’espèce au sens strict est rare. Un pépiniériste spécialisé, sur le forum des Fous de palmiers en 2020, rappelle que Cycas rumphii ne pousse qu’aux Moluques et à Sulawesi, qu’il est très rare en culture et que tous les « circinalis » et « rumphii » qu’il a vus en vente en Europe étaient des Cycas thouarsii. À l’inverse, au Royal Botanic Garden d’Édimbourg, un inventaire publié en 2010 a réidentifié en Cycas rumphii plusieurs plantes étiquetées Cycas circinalis.
Comment le distinguer des espèces voisines
- Cycas thouarsii, de Madagascar et d’Afrique de l’Est : microsporophylles terminés par une pointe de 5 à 8 mm, nettement crochue, graines rouges de 54 à 60 mm sans crête décrite, folioles plus étroites (8 à 13 mm) selon de Laubenfels et Adema (1998).
- Cycas seemannii, de Fidji, Tonga, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie : pétiole peu ou pas épineux et folioles plus étroites ; de Laubenfels et Adema (1998), qui le rangent dans Cycas celebica, lui attribuent des graines plus grosses (55 à 70 mm) à crête faible.
- Cycas edentata, des côtes des Philippines, de Malaisie et de Thaïlande : graines sans crête et microsporophylles à longue pointe, au moins 12 mm (de Laubenfels et Adema 1998 ; Lindstrom, Hill et Stanberg 2009).
- Cycas scratchleyana, des forêts des Moluques à la Nouvelle-Guinée : folioles moins acuminées et graines plus petites à crête faible ; c’est à lui que ressemble la planche 22 de Rumphius, longtemps citée comme type (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009).
- Cycas circinalis, d’Inde : graines sans couche spongieuse et microsporophylles terminés par une longue pointe de 20 à 39 mm.
Taxonomie
Miquel a publié Cycas rumphii en 1839 d’après l’« Olus calappoides » ou « Sajor calappa » de l’Herbarium Amboinense de Rumphius (1741). Les spécimens de Rumphius ayant disparu dans un naufrage, Miquel s’est fondé sur les planches 22 (plante femelle) et 23 (plante mâle). Ces deux planches représentent en fait deux espèces : la planche 22 ressemble à Cycas scratchleyana. Lindstrom (2002) a désigné la planche 23 comme lectotype, en accord avec l’usage actuel du nom et avec une récolte récente d’Ambon (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009). The World List of Cycads retient ce lectotype.
Hill (1994) a créé la sous-section Rumphiae pour le groupe de Cycas rumphii en Nouvelle-Guinée et dans le Pacifique occidental. Il y reconnaissait six espèces, dont trois nouvelles (Cycas bougainvilleana, Cycas apoa et Cycas micronesica), à côté de Cycas rumphii, Cycas scratchleyana et Cycas seemannii (résumé de l’article ; texte intégral non consulté). Cette sous-section se définit par une couche spongieuse à l’intérieur de la graine ; une maturation des graines en deux ans y est confirmée chez Cycas seemannii, Cycas thouarsii et Cycas bougainvilleana (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009).
De Laubenfels et Adema (1998) ont proposé un découpage différent. Ils plaçaient Cycas rumphii dans un sous-genre Truncata défini par des microsporophylles tronqués, y incluaient Cycas bougainvilleana, qu’ils jugeaient fondé sur des caractères peu fiables, et reconnaissaient Cycas celebica comme espèce distincte, à pétiole peu épineux, en y rangeant Cycas seemannii et Cycas micronesica. Lindstrom, Hill et Stanberg (2009) ont au contraire remis Cycas celebica en synonymie de Cycas rumphii : l’absence d’épines sur le pétiole, visible sur la planche type, varie au sein des populations de Sulawesi. The World List of Cycads, que suit le site, adopte ce traitement et accepte Cycas bougainvilleana, Cycas seemannii et Cycas micronesica comme espèces distinctes.
Étymologie et histoire
L’épithète honore Georg Eberhard Rumpf, dit Rumphius (1628-1702), naturaliste d’origine allemande au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à Ambon (Haynes 2022 ; Lindstrom, Hill et Stanberg 2009). Le nom latin qu’il donnait à la plante, Olus calappoides, signifie littéralement « légume semblable au cocotier ».
Roxburgh a été le premier, en 1832, à reconnaître un cycas malésien distinct parmi les plantes cultivées au jardin botanique de Calcutta, mais il l’a traité sous le nom de Cycas circinalis. Après Miquel, Stapf (1916) a résumé les débats sur l’espèce, et Schuster (1932) en a donné un traitement « pour l’essentiel correct » selon Lindstrom, Hill et Stanberg (2009), à l’exception de ses variétés et sous-espèces. Les erreurs de nom ont pourtant persisté jusque dans les ouvrages de référence : Jones (1993) illustrait encore l’espèce sous le nom de Cycas circinalis, erreur corrigée dans sa deuxième édition (2002).
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. En anglais, queen sago (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009), nom aussi employé en Floride pour d’autres grands cycas tropicaux ; Species+ donne Malayan fern palm. En malais, les noms recueillis par Hill (1994) et repris par Lindstrom, Hill et Stanberg (2009) comprennent pakoe laut ou paku laut, « fougère de mer », paku gajah, haji et intalappana ; en biak, nufuès.
Dans la nature
Tel que le conçoivent Lindstrom, Hill et Stanberg (2009), Cycas rumphii a une aire centrée sur les Moluques. Il gagne à l’est la Papouasie indonésienne et une partie de la côte nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, au nord Sulawesi, à l’ouest le sud de Bornéo, le nord-est de Java et l’île Christmas. The World List of Cycads cite aussi le récif Ashmore, où des graines ont été trouvées échouées sur la plage, probablement venues d’Indonésie, ainsi que la Nouvelle-Bretagne orientale et la Nouvelle-Irlande. De Laubenfels et Adema (1998) étendaient l’espèce aux îles Salomon, aux îles Marshall et aux Carolines, en y incluant Cycas bougainvilleana. Species+, qui reprend une conception plus ancienne, cite encore l’Inde, la Malaisie, les Philippines, Singapour et la Thaïlande.
L’espèce pousse surtout dans des boisements fermés et des forêts sur sols plus ou moins calcaires, près du rivage (Lindstrom, Hill et Stanberg 2009). Ses graines flottent, ce qui favorise leur dispersion par la mer ; selon de Laubenfels et Adema (1998), l’homme l’a aussi transporté, ce qui expliquerait certaines stations isolées.
Statut de conservation et réglementation
L’UICN classe Cycas rumphii comme quasi menacé (NT A2cd), dans l’évaluation de J.D. Bösenberg publiée en 2023 (catégorie vérifiée par GBIF et The World List of Cycads ; la Liste rouge n’a pas pu être consultée). La précédente évaluation, par K.D. Hill, date de 2010 ; Donaldson (2003) le classait déjà NT. Lindstrom, Hill et Stanberg (2009) expliquent qu’autrefois abondant, il occupe des sites côtiers soumis à une forte pression démographique, au développement et à l’aquaculture : il n’est probablement pas menacé à court terme, mais il pourrait le devenir.
Comme toute la famille des Cycadaceae, l’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES depuis le 4 février 1977, avec l’annotation #4 (version de la CoP20, en vigueur depuis le 5 mars 2026) : graines, pollen et plantules en conteneurs stériles ne sont pas soumis à la CITES. Dans l’Union européenne, elle relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97 (annexes fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026). Vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Aucune fiche de culture propre à Cycas rumphii au sens strict n’est documentée. Son milieu naturel, des forêts côtières tropicales humides sans saison froide, indique une plante de serre chaude ou de véranda en France : c’est une déduction tirée de l’habitat, que confirment les quelques retours de culture. Au jardin botanique de l’université de Cambridge, l’espèce est cultivée sous serre depuis 1981. Un rapport publié par le Royal Botanic Garden d’Édimbourg en 2010 attribuait les problèmes de croissance et les maladies de sa collection de cycadales à des emplacements trop humides et mal drainés.
En pot, offrez-lui un substrat très drainant, une lumière vive, de la chaleur toute l’année et des arrosages réguliers en été, espacés en hiver. Les plantes vendues en jardinerie sous ce nom, le plus souvent des Cycas thouarsii selon le pépiniériste cité plus haut, demandent les mêmes soins. Le Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var, n’a publié aucune observation sur l’espèce.
Multiplication
Cycas rumphii se multiplie par semis ; il faut un pied mâle et un pied femelle. Ses graines possèdent une couche spongieuse qui les fait flotter. Aucun protocole de germination propre à l’espèce n’est documenté. Les graines sont exemptées de la CITES.
Maladies et ravageurs
L’Université de Floride a observé la cochenille asiatique des cycas, Aulacaspis yasumatsui, sur Cycas rumphii dans le comté de Miami-Dade, où une fronde infestée a été photographiée (Weissling, Howard et Hamon, fiche EENY-096). L’espèce figure aussi parmi les hôtes de l’azuré des cycas, Chilades pandava, en Asie du Sud-Est. Comme tous les cycas, il peut pourrir si le substrat reste humide par temps frais.
Rusticité
Aucune mesure de rusticité n’a été publiée pour Cycas rumphii au sens strict, et les plantes vendues sous ce nom sont d’identité incertaine.
En France
Aucun retour de culture en pleine terre en France n’est documenté, ni sur la Côte d’Azur, ni sur la façade atlantique, ni en Bretagne, à l’intérieur ou en montagne. Sur le forum des Fous de palmiers, en 2010, un jardinier de la Côte Bleue (Bouches-du-Rhône) indique ne pas en avoir en pleine terre et juge que des températures sous zéro pourraient lui être fatales. En France, cultivez-le en pot, rentré hors gel en hiver.
Repères internationaux
À Barcelone, un jardinier indique en octobre 2010, sur le forum des Fous de palmiers, que six plantes vendues sous ce nom, en pleine terre depuis quatre ans, ont supporté la neige de l’hiver précédent et plusieurs jours vers 0 à 1 °C sans dégâts sur les frondes. En Italie, sur l’île d’Ischia, un jardinier où les minimales nocturnes ne descendent en général pas sous 4 °C en a planté un en pleine terre en janvier 2010 (forum Tropicamente). Ces plantes n’ont pas été identifiées par un botaniste.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité propre à Cycas rumphii n’est documentée, mais toutes les espèces de Cycas étudiées contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, et un acide aminé neurotoxique, la BMAA, surtout dans les graines. L’ASPCA classe Cycas revoluta parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Considérez la plante comme toxique : graines hors de portée des enfants et des animaux, gants pour les manipuler et, en cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Les sources publiées ne décrivent pas d’usage traditionnel précis de Cycas rumphii. Le nom que lui donnait Rumphius, « légume semblable au cocotier », laisse penser que la plante était consommée à Ambon, mais aucune source publiée ne le confirme.
FAQ
Mon Cycas rumphii de jardinerie est-il un vrai Cycas rumphii ?
Probablement pas. L’espèce au sens strict est rare en culture en Europe ; selon un pépiniériste spécialisé, les plantes vendues sous ce nom sont le plus souvent des Cycas thouarsii.
Comment reconnaître Cycas rumphii ?
Surtout à ses organes reproducteurs : écailles des cônes mâles presque sans pointe (2 à 5 mm) et graines à couche spongieuse, avec une crête au sommet de la coque. Ses folioles, larges de 12 à 16 mm, sont très brillantes.
D’où vient-il ?
Des rivages de l’Indonésie orientale, surtout des Moluques, de Sulawesi et de Papouasie, jusqu’au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à l’île Christmas.
Quelle différence avec Cycas thouarsii et Cycas seemannii ?
Cycas thouarsii, africain, a des microsporophylles à pointe crochue de 5 à 8 mm et des graines rouges sans crête décrite ; Cycas seemannii, de Fidji et des îles voisines, a un pétiole peu épineux et des folioles plus étroites selon de Laubenfels et Adema (1998), qui ne le séparaient pas de Cycas celebica.
Supporte-t-il le gel ?
Non. Aucune mesure publiée n’existe, et les plantes vendues sous ce nom restent des plantes tropicales. En France, hivernez-le hors gel.
Est-il menacé ?
Il est classé quasi menacé par l’UICN (2023) : ses habitats côtiers subissent la pression démographique, le développement et l’aquaculture.
Est-il toxique ?
Il faut le supposer. Aucune analyse propre n’existe, mais tous les cycas étudiés contiennent des toxines graves, surtout dans les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas rumphii : https://cycadlist.org/scientific_name/197 — protologue (Bull. Sci. Phys. Nat. Néerl. 2 : 45, 1839), lectotype (Rumphius, Herb. Amb., t. 23), répartition, NT A2cd, synonymie (C. celebica), étymologie d’après Haynes (2022). Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée le 19 octobre 2026.
- GBIF (API), Cycas rumphii : https://api.gbif.org/v1/species/2683272/iucnRedListCategory — catégorie actuelle de la Liste rouge de l’UICN (NT). Infrastructure de données de référence ; consultée le 19 octobre 2026.
- Species+ (UNEP-WCMC), Cycas rumphii : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/22704/legal — annexe II de la CITES, annexe B de l’UE, noms communs, répartition (conception large, ancienne). Base officielle de la CITES et de l’UE ; consultée le 19 octobre 2026.
- University of Florida (EDIS), Cycad Aulacaspis Scale (EENY-096/IN253), T.J. Weissling, F.W. Howard et A.B. Hamon : https://edis.ifas.ufl.edu/publication/IN253 — Cycas rumphii parmi les cycas infestés en Floride, photo d’une fronde infestée. Fiche universitaire, fiable.
- Royal Botanic Garden Edinburgh, Sibbaldia n° 8 (2010), « Data capture and taxonomic determination of Cycadales at the Royal Botanic Garden Edinburgh » : https://journals.rbge.org.uk/rbgesib/article/download/134/124 — réidentification de « Cycas circinalis » en Cycas rumphii, conditions trop humides. Publication institutionnelle.
- Cambridge University Botanic Garden, Living Collections Portal : https://www.botanic.cam.ac.uk/collections/collectionsportal/search-results?genus=&species=&family=Cycadaceae — Cycas rumphii sous serre, accession de 1981 d’origine sauvage. Source institutionnelle ; consultée le 19 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=484940 (pépiniériste, 2020), https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=104169 (Barcelone, 2010) et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=104210 (Côte Bleue, 2010). Retours datés, cités sans nom ; identité des plantes non vérifiée.
- Forum Tropicamente, « La mia foresta pluviale » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/la-mia-foresta-pluviale/ — plantation en pleine terre à Ischia (janvier 2010). Retour daté, cité sans nom.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité de Cycas revoluta pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire américain, fiable ; donnée au niveau du genre.
Bibliographie
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- Rumphius, G.E. (1741). Herbarium Amboinense 1 : 86-87, t. 20-23. Amsterdam. [Planches types ; citées d’après Lindstrom, Hill et Stanberg 2009.]
- Hill, K.D. (1994). The Cycas rumphii complex (Cycadaceae) in New Guinea and the western Pacific. Australian Systematic Botany 7(6) : 543-567. doi:10.1071/SB9940543 [Sous-section Rumphiae, six espèces ; résumé consulté (Crossref), texte intégral inaccessible.]
- Laubenfels, D.J. de & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Sous-genre Truncata, description, clé, C. celebica distinct avec C. seemannii en synonymie ; texte intégral consulté.]
- Lindstrom, A.J., Hill, K.D. & Stanberg, L.C. (2009). The genus Cycas (Cycadaceae) in Indonesia. Telopea 12(3) : 385-418. doi:10.7751/telopea20095826 [Description, lectotypification, C. celebica en synonymie, répartition, habitat, conservation, noms vernaculaires ; texte intégral consulté.]
- Lindstrom, A.J. & Hill, K.D. (2007). The genus Cycas (Cycadaceae) in India. Telopea 11(4) : 463-488. doi:10.7751/telopea20075745 [C. rumphii subsp. zeylanica rattaché à C. zeylanica ; texte intégral consulté.]
- Bösenberg, J.D. (2023). Cycas rumphii. The IUCN Red List of Threatened Species 2023 : e.T216470283A69156062. doi:10.2305/IUCN.UK.2023-1.RLTS.T216470283A69156062.en [Évaluation actuelle (NT) ; référence vérifiée sur Crossref, page non consultée (accès bloqué).]
- Hill, K.D. (2010). Cycas rumphii. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T42081A10623127. doi:10.2305/IUCN.UK.2010-3.RLTS.T42081A10623127.en [Évaluation précédente ; référence vérifiée sur Crossref.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie ; utilisé par l’intermédiaire de The World List of Cycads.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]