Macrozamia miquelii est une cycadale du centre-est du Queensland, en Australie, qui forme des peuplements denses dans les forêts claires d’eucalyptus de la région de Rockhampton, entre le mont Larcom et Byfield. Espèce du genre Macrozamia, elle a d’abord été décrite par Ferdinand von Mueller en 1862 sous le nom d’Encephalartos miquelii, que l’on trouve encore dans les textes anciens. C’est une plante de taille moyenne, au tronc presque toujours souterrain, aux feuilles plates et assez brillantes. Pendant longtemps, son nom a couvert plusieurs espèces voisines du Queensland, séparées depuis 2001 : beaucoup de plantes et de graines vendues sous ce nom n’appartiennent donc pas forcément à l’espèce au sens strict. Elle est classée en préoccupation mineure par l’UICN.
L’essentiel sur Macrozamia miquelii
- Nom accepté : Macrozamia miquelii (F.Muell.) A.DC. (1868), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15), l’Australian Plant Census, GBIF et Species+
- Anciens noms et synonymes : Encephalartos miquelii F.Muell. (1862, basionyme) ; Macrozamia tridentata var. miquelii (F.Muell.) J.Schust. (1932) ; Macrozamia tridentata var. oblongifolia Regel (1876) ; Macrozamia mackenziei W.Bull (1877) ; Encephalartos spiralis var. major Miq. (1863)
- Famille : Zamiaceae, ordre des Cycadales ; section Macrozamia, « groupe Macrozamia miquelii » (Jones et al., 2001)
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais « Wild Pineapple », « Zamia » et « Zamia Palm » (Australian Plant Census)
- Répartition naturelle : Australie, centre-est du Queensland (district de Port Curtis, du mont Larcom au nord de Byfield), de 10 à 540 m d’altitude, selon la révision de 2001 ; la Flora of Australia, plus ancienne, retient une aire plus large jusqu’au nord-est de la Nouvelle-Galles du Sud
- Statut UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de J.D. Bösenberg datée d’août 2020, publiée en 2022
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune mesure fiable ; en Italie, à Ravenne, un jeune sujet en pot abrité de la pluie et du vent a supporté −3 °C (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, forêt claire ou boisement d’eucalyptus, sols pierreux ou sable profond
- Port et dimensions adultes : tronc le plus souvent souterrain, parfois émergent jusqu’à 50 cm de haut et 45 cm de diamètre ; 20 à 80 feuilles de 0,5 à 2,3 m
- Toxicité : toute la plante est toxique, surtout l’amande des graines (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Macrozamia miquelii ?
Macrozamia miquelii forme une touffe de feuilles plates, vert foncé, au-dessus d’un tronc presque toujours enterré ; les folioles du bas de la feuille se réduisent progressivement en épines. La description la plus récente est celle de la révision de David Jones, Paul Forster et Ish Sharma (2001), qui ont redécrit l’espèce au sens strict.
- Tronc : généralement souterrain, parfois émergent, dressé, en colonne ou en tonneau, jusqu’à 50 cm de long et 45 cm de diamètre, non ramifié.
- Feuilles : 20 à 80 en couronne dense, de 0,5 à 2,3 m, vert foncé, mates à légèrement brillantes, plates en coupe et arquées ; jeunes feuilles vert clair ; pétiole de 20 à 40 cm, base laineuse.
- Folioles : 80 à 180 par feuille, insérées à environ 40°, de 15 à 50 cm sur 6 à 12 mm, épaisses, à stomates sur la seule face inférieure, à base calleuse blanchâtre ; les 6 à 16 paires du bas sont réduites à des épines rigides.
- Cônes mâles : 1 à 5, cylindriques à fusiformes, de 12 à 28 cm sur 3,8 à 6,5 cm, verts.
- Cônes femelles : 1 à 3, cylindriques à en tonneau, de 25 à 40 cm sur 10 à 15 cm, verts ; épines terminales des sporophylles jusqu’à 4,5 cm.
- Graines : oblongues à ovoïdes, de 2 à 3 cm sur 1,5 à 2 cm, à enveloppe charnue jaunâtre, orange clair ou rouge.
Les mesures de la Flora of Australia (Hill, 1998), établies sur une conception plus large de l’espèce, diffèrent un peu : tronc de 0 à 40 cm, 30 à 80 feuilles de 0,8 à 2,1 m, 80 à 160 folioles, graines de 25 à 35 mm à enveloppe rouge orangé. Jones et ses collègues signalent eux-mêmes de nombreux écarts de mesures avec ce traitement.
Hybrides
Aucun hybride de Macrozamia miquelii n’est documenté. Johnson (1959) n’en connaissait aucun, et la révision de 2001 n’en signale pas.
Confusions possibles
La principale source de confusion vient des espèces voisines du « groupe Macrozamia miquelii », longtemps réunies sous ce nom, et de Macrozamia communis dans le commerce.
Avec les espèces du groupe Macrozamia miquelii
Selon Jones et al. (2001), le groupe compte sept espèces du Queensland oriental : Macrozamia cardiacensis, Macrozamia douglasii, Macrozamia longispina, Macrozamia macleayi, Macrozamia miquelii, Macrozamia mountperriensis et Macrozamia serpentina. Leur clé distingue Macrozamia miquelii par ses 6 à 16 paires de folioles réduites en épines, ses feuilles épaisses, ternes à légèrement brillantes, et ses cônes femelles de 10 à 15 cm de diamètre. Macrozamia macleayi, son plus proche parent d’après les allozymes, a des feuilles plus brillantes et plus fines et des cônes femelles plus étroits (7 à 10 cm) ; Macrozamia douglasii, de K’gari (île Fraser) et de Cooloola, n’a qu’une à quatre paires de folioles réduites en épines ; Macrozamia serpentina est plus petit dans toutes ses parties.
Avant 2001, Macrozamia miquelii désignait aussi des populations aujourd’hui rangées dans ces espèces : le texte de Len Butt repris par le wiki de la PACSOA cite ainsi les plantes de l’île Fraser, du mont Perry, de Gympie ou d’Upper Brookfield près de Brisbane, et le juge « le plus variable de tous les Macrozamia ». Ces localités relèvent aujourd’hui, au moins en partie, de Macrozamia douglasii, Macrozamia mountperriensis ou Macrozamia macleayi ; la répartition de chaque population n’est pas détaillée par la PACSOA.
Avec Macrozamia communis
Macrozamia communis, de Nouvelle-Galles du Sud, lui ressemble beaucoup. Johnson (1959) les distingue ainsi : chez Macrozamia miquelii, folioles minces, souples, brillantes, souvent serrées, épines des sporophylles courtes et étroites (2 à 5 mm à la base), graines de 2,5 à 3,5 cm ; chez Macrozamia communis, folioles plus épaisses et rigides, ternes, souvent espacées, épines des sporophylles longues et larges (5 à 12 mm), graines de 3 à 4,5 cm. Les deux espèces ne se rencontrent pas dans la nature. En culture, les étiquettes se mélangent : sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur indique en 2009 que des plantes issues de graines vendues comme Macrozamia miquelii ont été identifiées par d’autres amateurs comme des Macrozamia communis.
Des noms à ne pas confondre
Ceratozamia miqueliana, dédié lui aussi à Miquel, est une cycadale du Mexique d’un tout autre genre. Cycas miquelii Warb. (1900) est, pour The World List of Cycads, un synonyme de Cycas revoluta, et Zamia miquelii W.Bull (1876) un nom douteux. Aucun nom « Macrozamia miqueliana » n’existe dans cette liste. Enfin, les Lepidozamia, autre genre du Queensland longtemps rangé dans Macrozamia, se distinguent notamment, selon la clé de Johnson (1959), par leurs folioles insérées sur la ligne médiane de la face supérieure du rachis, leurs couronnes de feuilles successives séparées par une large série de cataphylles et leurs cônes presque sessiles, aux sporophylles sans épine.
Taxonomie
Macrozamia miquelii est une espèce acceptée. Mueller l’a décrite en 1862 dans Encephalartos (Fragmenta Phytographiae Australiae 3 : 38), et Alphonse de Candolle l’a transférée dans Macrozamia en 1868 (Prodromus 16(2) : 535).
La description de Mueller mélangeait deux espèces : la récolte de Charles Moore sur la Richmond River appartenait à l’espèce décrite plus tard sous le nom de Macrozamia fawcettii, tandis que celles de Thozet, près de Rockhampton, et de Walter Hill, à Moreton Bay, correspondaient à l’espèce actuelle. Johnson (1959) a choisi comme lectotype la récolte de Thozet à Rockhampton, conservée à Melbourne (MEL). Paul Forster (1999) a proposé de conserver le nom avec ce type, car Mueller avait lui-même indiqué une autre application ; le comité de nomenclature a rejeté cette proposition, estimant que l’annotation de Mueller ne valait pas lectotypification (Jones et al., 2001). The World List of Cycads retient le lectotype de Melbourne.
Johnson (1959) concevait l’espèce de façon très large : il y rattachait Macrozamia douglasii, Macrozamia mountperriensis et Macrozamia cylindrica, ne trouvant pas de discontinuité entre ces populations. La Flora of Australia (Hill, 1998) reconnaissait déjà cinq espèces du groupe, dont de nouvelles espèces décrites par Forster et Jones (1998), et Jones, Forster et Sharma (2001) ont révisé l’ensemble, rétabli Macrozamia macleayi et décrit Macrozamia serpentina, en restreignant Macrozamia miquelii au district de Port Curtis. La version en ligne de la Flora of Australia (révisée en avril 2026) garde encore une conception large, de Rockhampton à la Richmond River, tout en précisant que le traitement doit être revu. The World List of Cycads ne cite plus l’espèce qu’au Queensland. Les auteurs divergent aussi sur le nom Encephalartos douglasii F.Muell. : The World List of Cycads le rattache, comme nom invalide de 1882, à Macrozamia miquelii, alors que Jones et al. (2001) en font un synonyme de Macrozamia douglasii. Le nombre de chromosomes est 2n = 18.
Étymologie et histoire
L’épithète honore Friedrich Anton Wilhelm Miquel (1811-1871), botaniste néerlandais et pionnier de l’étude des cycadales, qui avait créé le genre Macrozamia en 1842 (Flora of Australia ; Haynes, 2022, repris par The World List of Cycads). L’espèce a été cultivée très tôt en Europe sous de nombreux noms horticoles, dont Macrozamia mackenziei, publié en 1877 dans le catalogue du pépiniériste William Bull et dans le Gardeners’ Chronicle ; Johnson (1959) parlait déjà d’une « pléthore de noms dans tous les rangs imaginables ».
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté. En anglais, l’Australian Plant Census donne « Wild Pineapple », « Zamia » et « Zamia Palm », des noms également appliqués à d’autres Macrozamia du Queensland. Le nom « Miquel’s Cycad », parfois cité, n’est documenté dans aucune source de référence.
Dans la nature
Selon Jones et al. (2001), Macrozamia miquelii au sens strict vit dans le district de Port Curtis, du mont Larcom au nord de Byfield, entre 10 et 540 m d’altitude, en forêt claire ou en boisement d’eucalyptus dominés selon les endroits par Corymbia citriodora et Eucalyptus crebra ou par Corymbia intermedia et Eucalyptus umbra. Elle pousse souvent sur sol pierreux (trachyte des Peaks), mais sur sable profond à Byfield. Les auteurs la disent répandue et abondante, avec plusieurs populations dans des aires protégées, dont les parcs nationaux de Byfield et du mont Archer.
Les cônes mâles libèrent leur pollen en octobre et novembre ; ils sont visités par des thrips du complexe Cycadothrips chadwicki, et les graines mûres tombent en mars et avril (Jones et al., 2001). Une étude de Terry et al. (2021) a montré que l’espèce est pollinisée par une espèce cryptique de ce complexe, la plus éloignée génétiquement des autres, attirée par un composé odorant inconnu ailleurs, le crotonate de prényle, émis par les cônes mâles et les cônes femelles réceptifs.
La dispersion des graines est très faible. Dans le centre du Queensland, Hall et Walter (2013) ont suivi 840 graines marquées : 70 à 100 % sont restées à moins d’un mètre de la plante mère, et la plus longue distance observée était de 5 m. Le phalanger renard (Trichosurus vulpecula) était le seul animal à déplacer les graines ; les densités atteignaient 1 000 à 5 000 plantes par hectare. Les auteurs y voient l’indice d’une dispersion autrefois assurée par de grands animaux aujourd’hui rares ou disparus, d’où la formation de bosquets denses.
Statut de conservation et réglementation
Macrozamia miquelii est classée en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l’UICN. L’évaluation, signée J.D. Bösenberg, date d’août 2020 et a été publiée en 2022 ; une évaluation antérieure, de K.D. Hill, avait été publiée en 2010. Statut et dates relevés via The World List of Cycads, GBIF et Crossref (évaluation datée du 21 août 2020), le 26 octobre 2026. Jones et al. (2001) décrivaient l’espèce comme répandue et abondante.
Comme toutes les Zamiaceae, elle est inscrite à l’annexe II de la CITES, avec l’annotation n° 4 en vigueur au 5 mars 2026, et à l’annexe B du règlement européen sur le commerce des espèces sauvages (Species+, consulté le 20 octobre 2026). Achetez des plantes ou des graines de provenance documentée, et vérifiez la réglementation en vigueur.
Culture
Peu de données de culture fiables existent pour l’espèce au sens strict, parce que beaucoup de plantes vendues sous ce nom proviennent de graines dont l’origine n’est pas précisée. Le texte de la PACSOA, écrit avant la révision de 2001, la décrit comme très facile à cultiver, au soleil comme à l’ombre, formant une plante d’environ 0,5 m de haut sur 1 m de large. Dans la nature, elle pousse aussi bien sur des pentes pierreuses que sur du sable profond, ce qui plaide pour un sol drainant.
Sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur indiquait en 2008 que ses Macrozamia miquelii issus de semis poussaient bien mieux, à deux ans, qu’un Macrozamia communis semé six ans plus tôt. Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var) est cultivée une plante présumée Macrozamia miquelii, celle de la photo en tête de page. Selon le jardin, son identification est très difficile et repose sur l’observation des cônes ; le jardin n’a pas publié d’autres observations sur cette plante.
En pot, prévoyez un contenant profond pour la racine pivotante et un substrat très drainant ; hivernez la plante hors gel dans les régions où il gèle.
Multiplication
L’espèce se multiplie par graines ; elle ne fait pas de rejets utiles. Les graines germent facilement selon le texte de la PACSOA, mais la croissance des premières années est lente. Sur le forum des Fous de palmiers, un semeur des environs de Lyon note en 2008 qu’une graine achetée sous ce nom a germé en huit jours et les autres en cinq semaines environ. L’identité réelle des graines du commerce reste incertaine (voir Confusions possibles).
Maladies et ravageurs
Aucune publication propre à l’espèce ne porte sur ses ravageurs en culture. Comme chez les autres Macrozamia, les cochenilles et les pourritures en sol humide sont les problèmes les plus souvent cités par les cultivateurs. Un champignon, Discosia macrozamiae, a été décrit en 2018 sur Macrozamia miquelii en Australie (Crous et al., 2018) ; son importance pour la plante n’est pas connue.
Rusticité
Aucune donnée fiable ne permet de fixer la résistance au froid de Macrozamia miquelii. Dans son aire, le district de Port Curtis, au climat subtropical côtier, les gelées sont rares ; aucune donnée de température n’est cependant documentée pour les stations de l’espèce dans une source vérifiable.
En France
Aucun retour de culture daté en pleine terre n’est documenté, pour aucune région. Sur le forum des Fous de palmiers, l’espèce apparaît surtout dans des listes de semis (2007-2010) ; un cultivateur annonçait en février 2010 des essais de résistance sur de jeunes plants, sans résultat publié. En 2014, un participant rapporte un classement de rusticité établi par un cultivateur australien, qui place les espèces des côtes du Queensland parmi les moins rustiques du genre et juge que la résistance de Macrozamia miquelii dépend de l’origine des plantes ; aucune température n’est donnée.
Repères internationaux
- Italie : à Ravenne (zone USDA 8a/8b selon le cultivateur), un jeune Macrozamia miquelii en pot, laissé dehors à l’abri de la pluie et du vent, a supporté −3 °C (message de juillet 2009 sur le forum Tropicamente) ; le même cultivateur indique en 2010 que ses plantes de cette espèce étaient mortes, sans en préciser la cause. En Campanie, un autre amateur dit avoir perdu presque tous ses Macrozamia miquelii cultivés dehors pendant l’hiver 2010-2011, avec −3 °C chez lui ; ces plantes avaient été identifiées par d’autres cultivateurs comme des Macrozamia communis, et ce retour n’est donc pas attribuable avec certitude à l’espèce.
- Italie, en serre : l’Orto Botanico de Naples cultivait l’espèce en serre en 1984 (article de la revue Delpinoa).
- Australie : les jardins botaniques royaux de Victoria (Melbourne et Cranbourne) en conservent quatre plantes, dont deux plantées à Cranbourne le 7 août 2012 (inventaire en ligne consulté le 20 octobre 2026).
Les valeurs que l’on trouve en ligne (« −6 °C pour un gel bref », zone 9b, « plus sensible au froid que Macrozamia communis ») ne reposent sur aucun essai publié.
Toxicité et précautions
Oui, Macrozamia miquelii est toxique, comme toutes les cycadales. Les cycadales contiennent des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine), dont dérive le méthylazoxyméthanol, une toxine du foie et du système nerveux ; les graines sont la partie la plus dangereuse. Les données publiées pour cette espèce sont précises : Hall et Walter (2014) ont mesuré 0,34 % de cycasine (poids frais) dans l’albumen des graines, et n’en ont pas trouvé dans l’enveloppe charnue ; d’après Ladd et al. (1993), cités par Asmussen (2011), l’amande contient environ 3,9 % de macrozamine, l’une des teneurs les plus élevées des Macrozamia analysés ; Yagi (2004) n’a trouvé que de la cycasine dans ses feuilles. Les Macrozamia sont responsables en Australie d’intoxications du bétail : atteinte du foie et de l’intestin par les graines, troubles de la marche des membres postérieurs chez les bovins qui mangent les feuilles (Healy, 1967). Aucun cas propre à cette espèce n’est documenté.
Portez des gants pour nettoyer les graines et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, appelez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Les graines de Macrozamia miquelii étaient un aliment pour les Aborigènes du Queensland, après détoxification. Selon la synthèse d’Asmussen (2011), Thozet décrivait en 1866, près de Rockhampton, des graines d’abord cuites dans leur coque, puis cassées ; les amandes, placées dans des sacs, étaient lessivées six à huit jours dans un cours d’eau ou une mare. Un aîné de Kilcoy, Gaiarbau, a décrit la même méthode dans la région de Wide Bay, où l’espèce en cause pouvait aussi être Macrozamia douglasii ou Macrozamia pauli-guilielmi. Ces préparations reposent sur un savoir-faire traditionnel : ne consommez jamais de graines de cycadales.
FAQ
Où pousse Macrozamia miquelii à l’état sauvage ?
Au centre-est du Queensland, en Australie. Depuis la révision de 2001, l’espèce au sens strict est limitée au district de Port Curtis, du mont Larcom au nord de Byfield. Les populations plus au sud, autrefois rangées sous ce nom, appartiennent à d’autres espèces du même groupe.
Comment le distinguer de Macrozamia communis ?
Surtout par les folioles et les cônes. Macrozamia miquelii a des folioles plus minces et plus souples, des épines de sporophylles courtes et étroites et des graines plus petites ; Macrozamia communis a des folioles épaisses, rigides et ternes. La provenance tranche : Queensland pour l’un, Nouvelle-Galles du Sud pour l’autre.
Est-il rustique en France ?
On ne sait pas. Aucun essai daté en pleine terre n’a été publié en France ; le seul retour fiable, en Italie, concerne un jeune sujet en pot, abrité, qui a supporté −3 °C. Cultivez-le en pot et hivernez-le hors gel tant que sa résistance n’est pas mieux connue.
Les graines vendues sous ce nom sont-elles fiables ?
Pas toujours. Le nom a longtemps désigné tout un groupe d’espèces du Queensland, et des amateurs ont constaté que des semis vendus comme Macrozamia miquelii étaient des Macrozamia communis. Demandez l’origine géographique des graines.
A-t-il un rapport avec Ceratozamia miqueliana ou Cycas miquelii ?
Non. Ces noms honorent aussi Miquel, mais désignent des plantes d’autres genres : une cycadale mexicaine pour le premier, un synonyme de Cycas revoluta pour le second.
Est-il toxique ?
Oui, comme toutes les cycadales, surtout l’amande des graines, qui contient de la cycasine et de la macrozamine. L’enveloppe charnue orange ne contient pas de cycasine selon une étude de 2014, mais la graine entière reste dangereuse ; appelez un centre antipoison en cas d’ingestion.
Est-il menacé ?
Non. Il est classé en préoccupation mineure par l’UICN (évaluation publiée en 2022) et décrit comme répandu et abondant, en partie dans des parcs nationaux. Son commerce relève de l’annexe II de la CITES.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Macrozamia miquelii : https://cycadlist.org/scientific_name/404 — publication (1868), basionyme, synonymes, répartition (Queensland), statut UICN (LC), étymologie, références ; liste des noms voisins (Cycas miquelii, Zamia miquelii, Ceratozamia miqueliana). Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; consultée le 20 octobre 2026.
- The World List of Cycads, copie de Jones, Forster & Sharma (2001) : https://cycadlist.org/storage/references/open/965683a3-a414-4c2e-9cf7-796b4fa133ff.pdf — révision du groupe, description, répartition, habitat, phénologie, typification, clé. Article à comité de lecture.
- Flora of Australia en ligne, Macrozamia miquelii : https://profiles.ala.org.au/opus/foa/profile/Macrozamia%20miquelii — description (conception large), répartition, notes taxonomiques (révision de 2026). Flore nationale de référence ; consultée le 20 octobre 2026.
- Atlas of Living Australia, Macrozamia miquelii : https://bie.ala.org.au/species/https://id.biodiversity.org.au/taxon/apni/51448893 — noms anglais d’après l’Australian Plant Census. Base nationale.
- PACSOA Wiki, Macrozamia miquelii : https://www.pacsoa.org.au/wiki/index.php/Macrozamia_miquelii — texte de Len Butt (avant 2001) : localités, variabilité, culture facile, graines orange pâle. Société spécialisée ; conception large de l’espèce.
- Species+ (PNUE-WCMC), Macrozamia miquelii : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/17682/legal — annexe II de la CITES, annexe B de l’Union européenne, synonymes. Base officielle ; consultée le 20 octobre 2026.
- Royal Botanic Gardens Victoria, recensement des collections, Macrozamia miquelii : https://data.rbg.vic.gov.au/rbgcensus/ — quatre plantes à Melbourne et Cranbourne (liste des Zamiaceae téléchargée le 19 octobre 2026). Inventaire institutionnel.
- Forum Tropicamente (Italie) : https://www.tropicamente.it/forums/topic/le-foglie-nuove-delle-cycadacee/ (Ravenne, 2009) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/nuove-arrivate-2/ (2010) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/macrozamia-miquelii/ (identification, 2009) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/a-proposito-delle-beccariophoenix-a-e-m/ (Campanie, 2011) ; https://www.tropicamente.it/forums/topic/macrozamia-miquelii-e-le-altre/ (semis, 2008). Forum de cultivateurs, à valeur indicative.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=24899 (semis, 2008) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=82004 (essais, 2010) ; https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=323061 (classement de rusticité rapporté, 2014). Forum de cultivateurs, à valeur indicative.
Bibliographie
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