Macrozamia johnsonii est une grande cycadale à tronc du nord de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, cantonnée aux pentes boisées des environs de Dalmorton, dans la vallée de la Clarence, au sud-ouest de Grafton. C’est l’une des 41 espèces du genre Macrozamia et la plus grande de celles qui poussent en Nouvelle-Galles du Sud. Elle n’a été décrite qu’en 1992 : auparavant, ces plantes étaient rangées sous le nom de Macrozamia moorei, dont elles formaient la « forme verte » de Nouvelle-Galles du Sud. Malgré une réputation de plante de collection assez rustique, elle reste rare et menacée dans la nature, et les retours de culture publiés sont peu nombreux.
L’essentiel sur Macrozamia johnsonii
- Nom accepté (POWO) : Macrozamia johnsonii D.L.Jones & K.D.Hill (1992), publié dans Telopea 5(1) : 31 (The World List of Cycads ; POWO non consulté directement)
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme formel ; avant 1992, les plantes étaient rapportées à Macrozamia moorei F.Muell. (« pro parte », selon la flore de Nouvelle-Galles du Sud)
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, « Giant Burrawang » (Flora of Australia) et « Johnson’s Cycad » (Atlas of Living Australia)
- Répartition naturelle : Australie, nord de la Nouvelle-Galles du Sud, district de Dalmorton (bassin de la Clarence), au sud-ouest de Grafton ; absent du Queensland
- Statut UICN : vulnérable (VU B1ab(iii,v)+2ab(iii,v)), évaluation de J. D. Bösenberg publiée en 2022 (The World List of Cycads ; Liste rouge non consultée directement)
- CITES et autres protections : annexe II (annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne ; en Australie, « en danger » au titre de la loi fédérale EPBC (depuis le 5 octobre 2022) et de la loi de Nouvelle-Galles du Sud sur la biodiversité
- Rusticité documentée : un seul retour français daté, sous voile d’hivernage : feuillage jauni mais plante repartie après une nuit vers −10 °C en février 2012 près de Nantes ; aux États-Unis, sans dégâts vers −7 °C selon un extrait de forum (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, forêt sclérophylle humide à sèche, sur sols superficiels, rocailleux et pauvres, en forte pente ; en culture, sol drainant (exposition idéale non documentée par une source publiée)
- Port et dimensions adultes : tronc aérien massif de 0,3 à 3 m selon la Flora of Australia (2 à 5 m selon la flore de Nouvelle-Galles du Sud), 50 à 90 cm de diamètre ; couronne de 70 à 150 feuilles de 1,5 à 3 m
- Toxicité : aucune donnée propre à l’espèce ; graines et jeunes feuilles toxiques chez tout le genre (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Macrozamia johnsonii ?
On le reconnaît à son tronc épais, à ses feuilles très nombreuses, plates (non carénées), vert moyen et très brillantes, et à ses folioles inférieures réduites à des épines presque jusqu’au point d’attache de la feuille. Les mesures ci-dessous viennent de la Flora of Australia (Hill, 1998), sauf mention contraire.
- Tronc : aérien, massif, de 0,3 à 3 m de haut et de 50 à 90 cm de diamètre. La flore de Nouvelle-Galles du Sud (PlantNET) donne « surtout 2 à 5 m » et 30 à 70 cm ; le comité scientifique de Nouvelle-Galles du Sud (2012) parle d’un tronc court, jusqu’à 1,5 m à maturité ; la PACSOA, jusqu’à 3 m. Selon la PACSOA, la plante passe par trois stades : souche souterraine, prolongement aérien de la souche, puis vrai tronc columnaire.
- Feuilles : 70 à 120 dans la couronne (jusqu’à 150 selon PlantNET et la PACSOA), longues de 1,5 à 3 m, plates en coupe, vert moyen, très brillantes, à rachis non tordu. Les jeunes feuilles se dressent presque à la verticale avant de s’arquer avec l’âge ; certains sujets gardent une « jupe » de feuilles mortes (PACSOA).
- Pétiole : très court, de 2 à 8 cm, large de 25 à 28 mm à la première foliole ; PlantNET indique que la partie sans épines du pétiole mesure de 0 à 10 cm, car une quarantaine de folioles inférieures se réduisent progressivement en épines.
- Folioles : 150 à 250 par feuille, simples, de 20 à 40 cm sur 5 à 11 mm, à pointe piquante ; la PACSOA note des cals blanchâtres bien visibles à leur point d’insertion.
- Cônes mâles : fusiformes, de 25 à 40 cm sur 8 à 10 cm ; la PACSOA en a compté jusqu’à dix ou plus par plante.
- Cônes femelles : ovoïdes, de 35 à 65 cm sur 13 à 18 cm (40 à 90 cm selon PlantNET), à épines terminales pouvant atteindre 5 cm (6 à 7 cm selon la PACSOA). Selon la PACSOA, une plante en porte jusqu’à six, souvent trois ou quatre ; un cône mûr peut peser de 12 à 14 kg et contenir plus de 200 graines.
- Graines : ovoïdes et aplaties, de 40 à 55 mm sur 25 à 30 mm, à chair (sarcotesta) rouge. Ce sont les plus grosses des Macrozamia de Nouvelle-Galles du Sud selon la PACSOA, qui donne toutefois des mesures plus faibles (jusqu’à 4 cm sur 2,5 cm).
Les plantules diffèrent nettement de celles de Macrozamia moorei par plusieurs caractères, détaillés dans la description originale (Jones & Hill, 1992, cités par le comité scientifique de Nouvelle-Galles du Sud).
Hybrides
Aucun hybride naturel ou horticole impliquant Macrozamia johnsonii n’a été documenté dans les sources consultées. Selon la PACSOA, les rejets sont eux-mêmes très rares : les auteurs n’ont jamais vu de tronc divisé dans la nature.
Confusions possibles
La confusion la plus fréquente est celle avec Macrozamia moorei, l’espèce dont il a été séparé.
- Macrozamia moorei : les deux espèces partagent des pétioles larges et épineux. Macrozamia moorei se distingue par son tronc haut et massif et ses feuilles gris-vert, alors que Macrozamia johnsonii a des feuilles plates, brillantes, et une taille plus modeste (Flora of Australia ; comité scientifique de Nouvelle-Galles du Sud). L’origine aide aussi : Macrozamia moorei est une espèce du Queensland, Macrozamia johnsonii de Nouvelle-Galles du Sud.
- Macrozamia communis : selon la PACSOA, les jeunes Macrozamia johnsonii sans tronc ressemblent aux grands Macrozamia communis de la côte sud de Nouvelle-Galles du Sud, mais leurs feuilles sont plus longues, d’un vert plus clair et plus dressées. Le pétiole de Macrozamia communis mesure de 10 à 40 cm (PACSOA), bien plus que celui de Macrozamia johnsonii.
- Macrozamia lucida : d’anciennes récoltes de Nouvelle-Galles du Sud attribuées à Macrozamia lucida correspondaient en réalité à de jeunes Macrozamia johnsonii, selon la Flora of Australia. La fiche de PlantNET se contredit sur ce point, en parlant tantôt de jeunes Macrozamia moorei, tantôt de jeunes Macrozamia johnsonii.
Dans le commerce, la confusion persiste : sur le forum des Fous de palmiers, des cultivateurs signalent en 2010 de gros sujets importés d’Australie vendus comme « Macrozamia moorei ou Macrozamia johnsonii », sans certitude sur leur identité.
Taxonomie
Macrozamia johnsonii est accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté directement. L’espèce a été décrite en 1992 par David L. Jones et Ken D. Hill dans la revue Telopea (5(1) : 31-34), dans un article intitulé « Macrozamia johnsonii, a new species of Macrozamia section Macrozamia (Zamiaceae) from northern New South Wales ». Le type (holotype à l’herbier national de Canberra, CANB) a été récolté le 18 octobre 1990 par D. Jones et C. H. Broers (n° 6748) au bord de la Nymboida, à l’est de Dalmorton.
Il ne s’agit pas d’un changement de nom mais d’une séparation : avant 1992, les populations de Nouvelle-Galles du Sud étaient traitées comme une forme de Macrozamia moorei, la « forme verte » des amateurs selon la PACSOA. La flore de Nouvelle-Galles du Sud de Harden (1990) l’illustre encore sous ce nom, et PlantNET mentionne « Macrozamia moorei F.Muell. p.p. » comme synonyme partiel. Pour le lecteur, cela signifie qu’une plante ou un document de Nouvelle-Galles du Sud antérieur à 1992 étiqueté Macrozamia moorei peut concerner Macrozamia johnsonii.
Comme le rappelle son titre, la description originale place l’espèce dans la section Macrozamia, celle des grandes espèces aux folioles inférieures épineuses. L’étude phylogénomique de Habib et al. (2022), fondée sur 4 740 gènes nucléaires de 39 espèces, conclut que cette division traditionnelle en sections ne correspond pas à l’histoire évolutive du genre ; la position précise de Macrozamia johnsonii dans cette étude n’a pas pu être vérifiée, le texte intégral n’étant pas accessible.
Étymologie et histoire
L’épithète honore Lawrence Alexander Sydney Johnson (1925-1997), botaniste australien, ancien directeur du jardin botanique royal de Sydney et spécialiste des Macrozamia dans les années 1950 (Haynes, 2022, via The World List of Cycads). La Flora of Australia rappelle qu’il est l’auteur de la grande révision des cycadales australiennes de 1959.
La PACSOA (article de Craig Thompson et Paul Kennedy, version révisée d’un texte paru en 1992 dans Palms & Cycads) décrit de grands sujets cultivés dans des jardins de Grafton et, à Nimbin, deux plantes « énormes » qui dominent la maison de leur propriétaire. Elle rapporte aussi qu’un sujet issu de semis, planté dans un jardin de Manly West, à Brisbane, a produit plusieurs rejets ; déplacé en septembre 2005, il a fallu trois adultes pour porter sa souche.
En France, l’espèce apparaît dans le commerce amateur au début des années 2010 : graines proposées en 2012 par la banque de graines du forum des Fous de palmiers, jeunes plants en conteneur de 2 litres dans une jardinerie de Gironde en 2013, selon les messages du forum.
Noms communs
Aucun nom français attesté n’a été trouvé : on emploie le nom scientifique. En anglais, la Flora of Australia donne « Giant Burrawang », et l’Atlas of Living Australia retient « Johnson’s Cycad » comme nom usuel. Le mot « burrawang » désigne d’abord Macrozamia communis et, plus largement, plusieurs Macrozamia de Nouvelle-Galles du Sud : il prête donc à confusion.
Dans la nature
Macrozamia johnsonii ne vit qu’en Nouvelle-Galles du Sud, dans un petit secteur du district de Dalmorton, sur la côte nord de l’État (Flora of Australia). Il n’existe pas au Queensland. La flore de Nouvelle-Galles du Sud le situe dans la vallée de la Clarence, au pied des chaînes, en forêt sclérophylle humide de grande taille et en lisière de forêt pluviale, généralement sur des pentes raides ; la Flora of Australia parle de forêt sclérophylle humide à sèche, sur des sols superficiels, rocailleux et pauvres. Selon la PACSOA, l’espèce pousse sur les chaînes entre Grafton et Glen Innes, sous un couvert d’eucalyptus, surtout sur la rive nord d’une rivière rapide, mais aussi sur la rive sud.
Le comité scientifique de Nouvelle-Galles du Sud (2012), s’appuyant sur Binns & Meek (2008), recense au moins 287 sites, une zone d’occurrence de 22 200 ha et une zone d’occupation d’au moins 10 100 ha. Environ 59 % de la population se trouverait en forêt domaniale exploitée, 30 % en parc national et 11 % sur des terres privées. Les plantes adultes et les juvéniles âgés survivent aux incendies : leur couronne repousse.
Pour le climat, la PACSOA se réfère à Glen Innes, à 1 062 m d’altitude : 849 mm de pluie par an, minimales hivernales de −3,9 °C et maximales estivales de 30,0 °C atteintes au moins une fois par semaine en juillet et en janvier, 71 jours de gel par an. Cette station de plateau est plus haute que la vallée où vit l’espèce : ces valeurs ne sont qu’un repère.
Statut de conservation et réglementation
Macrozamia johnsonii est menacé. La Liste rouge de l’UICN le classe vulnérable (VU B1ab(iii,v)+2ab(iii,v)), selon l’évaluation de J. D. Bösenberg publiée en 2022 et reprise par The World List of Cycads : l’aire est réduite et l’habitat comme le nombre d’individus déclinent.
En Australie, l’espèce est inscrite « en danger » au titre de la loi fédérale EPBC de 1999 depuis le 5 octobre 2022, et « en danger » au titre de la loi de Nouvelle-Galles du Sud sur la biodiversité de 2016 (Flora of Australia, PlantNET). En 2012, le comité scientifique de Nouvelle-Galles du Sud a rejeté une proposition de la retirer de la liste des espèces en danger : il a retenu un déclin continu dû à l’exploitation forestière, la modélisation prévoyant qu’entre 21 et 32 % de son habitat en forêt domaniale serait exploité dans les cent prochaines années. Il signale aussi des menaces non quantifiées : modification du régime des feux et pourridié dû à Phytophthora cinnamomi, dont le sol transporté par les engins est un vecteur.
Pour le commerce international, l’espèce relève de l’annexe II de la CITES, avec l’annotation #4 qui exempte notamment les graines (inscription en vigueur au 5 mars 2026), et de l’annexe B dans l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383, applicable au 29 juin 2026), selon Species+, consulté le 2 octobre 2026. Les plantes vendues en Europe doivent provenir de semis ou de cultures légales. La réglementation évolue : vérifiez-la avant tout achat ou toute importation.
Culture
Macrozamia johnsonii se cultive en pot dans sa jeunesse et en pleine terre dans les jardins les plus doux, mais aucune source publiée ne détaille sa culture : les indications ci-dessous viennent de l’habitat naturel, de sociétés spécialisées et de forums.
- Sol : très drainant. Dans la nature, l’espèce vit sur des sols pauvres, rocailleux et en pente, qui ne retiennent pas l’eau.
- Lumière : non documentée pour l’espèce en culture. Dans la nature, elle pousse sous un couvert d’eucalyptus.
- Arrosage : au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures (Var), l’expérience acquise sur le genre Macrozamia montre qu’un arrosage par semaine en été, en l’absence de pluie, est un minimum, et deux l’optimum ; un gel survenant sur un sol gorgé d’eau est plus dangereux qu’un gel sec.
- Croissance : lente au début. Sur le forum PalmTalk, un cultivateur de Modesto (Californie) explique, d’après un extrait de recherche, que son sujet issu de semis, âgé de 20 à 25 ans, est resté longtemps presque immobile au ras du sol avant de pousser vigoureusement.
- Place : prévoir de l’espace. La couronne d’un adulte, avec des feuilles de 1,5 à 3 m et des épines sur le bas des feuilles, interdit de le planter près d’un passage.
Multiplication
La multiplication se fait par graines ; les rejets sont exceptionnels. Les graines se nettoient avec des gants, la chair étant toxique, puis se sèment dans un substrat drainant et chaud. Sur le forum des Fous de palmiers, un cultivateur signale en janvier 2013 que deux des trois graines reçues de la banque de graines du forum ont germé moins d’une semaine après le semis en vermiculite. Sur le forum italien Tropicamente, un cultivateur de Ravenne explique en 2009 que les amandes « bougeaient » dans leur coque à la réception et que, après quelques jours de trempage, il a placé deux graines sur la box internet pour leur donner un peu de chaleur de fond ; l’une avait déjà germé quelques jours plus tard.
Comme chez les autres Macrozamia, il faut un pied mâle et un pied femelle, et une pollinisation à la main hors d’Australie. La PACSOA cite le cas d’un sujet cultivé à Brisbane qui a produit plusieurs rejets, peut-être à la suite de blessures.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur propre à l’espèce n’est documenté. Le comité scientifique de Nouvelle-Galles du Sud signale que certaines cycadales sont sensibles au pourridié dû à Phytophthora cinnamomi, sans que la sensibilité de Macrozamia johnsonii soit connue. En culture, un sol mal drainé reste la première cause de pourriture chez le genre, et les cochenilles sont le parasite le plus souvent cité sur les forums pour les Macrozamia.
Rusticité
Les données sont maigres : un seul retour français daté, obtenu sous protection, et deux retours américains connus seulement par des extraits de recherche. Aucune valeur n’a été mesurée par un jardin botanique ou une institution.
En France
- Un cultivateur d’Héric (Loire-Atlantique, France) indique sur le forum des Fous de palmiers que sa plante de l’espèce Macrozamia johnsonii, au jardin sous voile d’hivernage ou pot retourné, a survécu en février 2012 à une nuit vers −10 °C, les autres nuits restant vers −8 °C, avec trois journées sans dégel : les feuilles étaient jaunes et brunes à la mi-février, et la plante a émis sa première nouvelle feuille fin mai 2012. Il se demandait si l’humidité accumulée sous les protections n’avait pas fait plus de dégâts que le froid.
Ce retour concerne la façade atlantique, au nord de Nantes. Aucun retour daté n’a été trouvé pour le littoral méditerranéen, la Bretagne, l’intérieur ou la montagne, ni pour la vague de froid de janvier 1985. En 2014, un membre du forum a relayé le classement d’un spécialiste australien des cycadales, Bruce Ironmonger, qui range Macrozamia johnsonii parmi les espèces « relativement rustiques » de la côte de Nouvelle-Galles du Sud, derrière les espèces de l’intérieur ; ce classement ne donne aucune température. Le site retient donc la prudence : protection au sec lors des gels et sol parfaitement drainé.
Trois messages ont été écartés : un grand sujet de la Côte Bleue, vendu comme Macrozamia moorei et seulement « soupçonné » d’être un Macrozamia johnsonii, protégé et chauffé en 2009-2010 ; un petit sujet planté à Paris en 2011, sans résultat connu ; et de jeunes plants morts lors de leur premier hiver, sans lieu ni valeur.
Repères internationaux
- Un cultivateur de Gainesville (Floride, États-Unis) indique sur le forum PalmTalk, d’après un extrait de recherche, que sa plante de l’espèce Macrozamia johnsonii a passé sans dégâts un hiver à environ −7 °C (20 °F), voire un peu moins, et n’avait eu que l’extrémité des folioles brunie lors d’un gel sévère antérieur ; les années ne sont pas précisées.
- Un cultivateur de Modesto (Californie, États-Unis) indique sur le même forum, d’après un extrait, qu’il cultive un sujet issu de semis depuis 20 à 25 ans, dans une localité dont les records sont −7 °C (19 °F, le 20 décembre 1990) et +43 °C (111 °F, le 23 juillet 2006) ; l’extrait ne précise pas comment la plante a traversé ces extrêmes.
Un autre message de PalmTalk affirmant que l’espèce repart après −11 °C (12-13 °F) a été écarté, faute de lieu et de date.
Toxicité et précautions
Oui, il faut le considérer comme toxique, même si aucune donnée n’est publiée pour cette espèce en particulier. Chez les Macrozamia, les graines contiennent des azoxyglycosides, dont la macrozamine, qui libèrent dans l’intestin un puissant toxique du foie ; les feuilles, surtout les jeunes, provoquent chez les bovins une atteinte nerveuse irréversible des membres postérieurs (Healy, 1967). Tenez la plante et ses graines hors de portée des enfants, des chiens et des chats, portez des gants pour nettoyer les graines et, en cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage propre à Macrozamia johnsonii n’a été trouvé. Les sources historiques réunies par Asmussen (2011) montrent que les graines de Macrozamia étaient consommées en Nouvelle-Galles du Sud après un long traitement, mais elles ne distinguent pas cette espèce, décrite seulement en 1992.
Questions fréquentes
Macrozamia johnsonii pousse-t-il au Queensland ?
Non. Macrozamia johnsonii est endémique du nord de la Nouvelle-Galles du Sud, dans le district de Dalmorton, au sud-ouest de Grafton. Certaines fiches le situent à tort sur les hauts plateaux du Queensland. C’est son proche parent Macrozamia moorei qui vit au Queensland.
Comment le distinguer de Macrozamia moorei ?
Par les feuilles. Celles de Macrozamia johnsonii sont plates en coupe, vert moyen et très brillantes ; celles de Macrozamia moorei sont gris-vert, et la plante forme un tronc plus haut et plus massif. Les plantules diffèrent aussi. En l’absence d’étiquette fiable, l’origine géographique du lot de graines reste le meilleur indice.
Macrozamia johnsonii résiste-t-il au gel ?
En partie. Le seul retour français daté fait état d’une survie à une nuit vers −10 °C en février 2012, sous voile, au prix d’un feuillage abîmé et d’une reprise en mai. Un retour américain évoque environ −7 °C sans dégâts. Ces observations isolées ne valent pas garantie : protégez la plante au sec dès que le gel est annoncé.
Quelle taille atteint-il ?
C’est l’un des grands Macrozamia. Le tronc mesure jusqu’à 3 m selon la Flora of Australia, plus selon d’autres sources, avec 50 à 90 cm de diamètre, et les feuilles atteignent 3 m. La croissance est lente, surtout les premières années.
L’espèce est-elle menacée ?
Oui. Elle est classée vulnérable par l’UICN (2022) et « en danger » en Australie, au niveau fédéral comme en Nouvelle-Galles du Sud. Son aire ne couvre que quelques milliers d’hectares, en grande partie en forêt exploitée.
Macrozamia johnsonii est-il toxique ?
Oui, comme tous les Macrozamia. Les graines et les jeunes feuilles sont les parties les plus dangereuses, pour l’homme comme pour les animaux. Manipulez les graines avec des gants et tenez-les hors de portée des enfants et des animaux.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Macrozamia johnsonii : https://cycadlist.org/scientific_name/396 — nom accepté, publication d’origine, type, répartition, étymologie (Haynes 2022), statut UICN 2022 et critères. Liste de référence des spécialistes des cycadales ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- Flora of Australia (ABRS), Macrozamia johnsonii, par K. D. Hill : https://profiles.ala.org.au/opus/foa/profile/Macrozamia%20johnsonii — description chiffrée, répartition, habitat, nom « Giant Burrawang », statuts EPBC et Nouvelle-Galles du Sud, affinités. Flore officielle australienne ; consultée directement.
- PlantNET, flore de Nouvelle-Galles du Sud, Macrozamia johnsonii : https://plantnet.rbgsyd.nsw.gov.au/cgi-bin/NSWfl.pl?page=nswfl&lvl=sp&name=Macrozamia~johnsonii — description, habitat, synonymie partielle avec Macrozamia moorei, statut en Nouvelle-Galles du Sud. Flore institutionnelle (jardin botanique royal de Sydney) ; consultée directement.
- NSW Threatened Species Scientific Committee, décision finale de 2012 : https://www.environment.nsw.gov.au/topics/animals-and-plants/threatened-species/nsw-threatened-species-scientific-committee/determinations/final-determinations/2011-2012/macrozamia-johnsonii-reject-delisting-of-endangered-species — effectifs, aire, répartition par statut foncier, menaces, refus du retrait de la liste. Source officielle ; consultée directement.
- PACSOA Wiki, Macrozamia johnsonii : https://www.pacsoa.org.au/wiki/index.php/Macrozamia_johnsonii — historique de la séparation, habitat, climat de Glen Innes, cônes, graines, sujets cultivés à Grafton, Nimbin et Brisbane. Société spécialisée, fiable pour l’observation de terrain ; consultée directement.
- Atlas of Living Australia, Macrozamia johnsonii : https://bie.ala.org.au/species/https://id.biodiversity.org.au/node/apni/2897563 — nom usuel « Johnson’s Cycad », statuts de conservation fédéral et de Nouvelle-Galles du Sud. Base institutionnelle ; consultée directement (service web).
- Species+ (UNEP-WCMC), Macrozamia johnsonii : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/29157/legal — annexe II de la CITES (annotation #4), annexe B de l’Union européenne. Base officielle ; consultée le 2 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers, fils « FEVRIER 2012 », « Bilan de l’Hiver 2011/2012 » et « Le coin des bonnes nouvelles… » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=168376, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=170445 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=189679 — retour d’Héric en février 2012 et reprise en mai. Forum de cultivateurs, à valeur indicative ; messages lus.
- Forum des Fous de palmiers, fils « Notes concernant la rusticité des Macrozamia », « Est ce que quelqu’un cultive Macrozamia johnsonii », « CYCADALES EN EUROPE » et « Germination des graines de Zamia envoyées par Sim01 » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=17538, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=8069, https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=8451 et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=14274 — classement de rusticité relayé, retours écartés, confusions dans le commerce, germination. Forum de cultivateurs, à valeur indicative ; messages lus.
- Tropicamente, fil « semi macrozamia moorei » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/semi-macrozamia-moorei/ — semis de graines de Macrozamia johnsonii à Ravenne en 2009 (#post-42899, #post-42910). Forum italien de cultivateurs, à valeur indicative ; messages lus.
- PalmTalk, fils « Macrozamia » et « Macrozamia giants » : https://www.palmtalk.org/forum/topic/27537-macrozamia et https://www.palmtalk.org/forum/topic/77409-macrozamia-giants — retours de Gainesville et de Modesto. Forum international de cultivateurs ; relevés par extraits de recherche, site bloqué.
Bibliographie
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