Encephalartos pterogonus est une cycadale à feuilles vertes du centre du Mozambique, connue avec certitude d’un seul massif : le mont Muruwere (Monte Urueri), un inselberg de gneiss situé au nord de la ville de Chimoio, dans la province de Manica. Espèce du genre Encephalartos, elle a été récoltée en 1949 et décrite en 1969, lorsque deux botanistes sud-africains ont démembré le complexe d’Encephalartos manikensis. Elle se distingue surtout par les écailles de ses cônes mâles, prolongées en ailes. Pillée par les collectionneurs, elle est classée en danger critique par l’UICN (évaluation de 2022) ; un millier de plantules ont été replantées sur la montagne en 2003-2004.
L’essentiel sur Encephalartos pterogonus
- Nom accepté : Encephalartos pterogonus R.A.Dyer & I.Verd. (1969), selon The World List of Cycads et IPNI ; POWO n’a pas pu être consulté
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; rattaché auparavant à Encephalartos manikensis au sens large
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, « Toothed-cone cycad » (Flora of Mozambique)
- Répartition naturelle : Mozambique, province de Manica : mont Muruwere, seule population confirmée ; endémique du Mozambique
- Statut UICN : en danger critique (CR, critère B1ab(ii,iii,v)), évaluation de 2022 (Bösenberg), d’après The World List of Cycads
- CITES : annexe I (inscription de tout le genre, 1977) ; annexe A dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : un seul retour, incomplet : feuillage abîmé après une nuit à −1 °C dans les Pouilles, en Italie, en décembre 2009 (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : dans la nature, affleurements rocheux de gneiss, surtout en lisière de forêt ; exigences en culture non documentées par une source de référence
- Port et dimensions adultes : troncs robustes ramifiés à la base, jusqu’à 1,5 m de haut et environ 40 cm de diamètre ; feuilles d’environ 1,5 m ; cônes mâles d’environ 38 cm, cône femelle d’environ 40 cm (description originale, Dyer et Verdoorn 1969)
- Toxicité : non étudiée pour l’espèce ; risque documenté pour le genre (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos pterogonus ?
Le caractère qui définit l’espèce se trouve sur les cônes mâles : les angles latéraux de la partie renflée des écailles (la bulle) sont aigus, parfois prolongés en ailes et dentés. C’est ce que résume Haynes (2022), repris par The World List of Cycads, pour expliquer le nom. Sans cônes, la plante ressemble beaucoup à Encephalartos manikensis, et l’origine de la plante devient alors le meilleur indice.
La description originale de Dyer et Verdoorn (1969, p. 151-152) en donne les caractères suivants :
- Troncs : robustes, ramifiés à la base, jusqu’à environ 1,5 m de haut et 40 cm de diamètre, couverts de séries alternées de bases de feuilles et d’écailles ; écailles étroitement ovales, acuminées, laineuses quand elles sont jeunes.
- Feuilles : d’environ 1,5 m, de contour oblong-elliptique ; rachis d’abord droit et presque dressé, puis étalé avec l’âge ; base nue du pétiole de 9 à 18 cm, plus ou moins épineuse, laineuse vers le bas puis glabre ; renflement basal (pulvinus) de 6 à 7 cm, laineux à l’extérieur.
- Folioles : vertes, assez épaisses, serrées et se chevauchant, surtout dans la moitié supérieure de la feuille, dressées en V vers le sommet ; les médianes insérées à 1,5 à 2 cm d’intervalle, de 15 à 18 cm sur 2 à 2,5 cm, à base un peu asymétrique, avec trois ou quatre fortes épines sur chaque bord, en général vers la base ; pointe le plus souvent relevée, piquante.
- Cônes mâles : étroitement ovoïdes-oblongs, jusqu’à environ 38 cm de long et 11 cm de diamètre, sur un pédoncule laineux d’environ 10 cm ; écailles très serrées, cachant l’axe, plus denses encore que chez Encephalartos manikensis ; écailles médianes horizontales, en triangle allongé, d’environ 3,5 cm de long et 4,5 cm de large, à angles latéraux aigus, en forme d’ailes, souvent dentés ou lobés, qui dépassent la facette terminale (environ 2 cm sur 1,5 cm, légèrement duveteuse).
- Cône femelle : subcylindrique ou en forme de tonneau, jusqu’à environ 40 cm de long et 17 cm de diamètre vers la base, sur un pédoncule laineux d’environ 8 cm ; écailles médianes d’environ 4 cm, à face externe de 5,5 cm de large, aux angles latéraux aigus, parfois un peu dentés.
- Graines : écarlates ou rouge orangé, de 3,5 à 4 cm de long et 2 cm de diamètre avec leur enveloppe charnue.
Les auteurs notent que la facette terminale, sur un « nez » assez court, paraît en retrait, et qu’elle a la même taille et la même forme dans les deux sexes. Dans leur clé des caractères végétatifs, l’espèce se reconnaît à ses folioles se chevauchant assez régulièrement, en jalousie fermée ou presque, souvent dressées en V, et à leurs épines marquées, en général de plus de 5 mm. La compilation en ligne LLIFLE donne des chiffres voisins, mais des graines un peu plus petites (30 à 35 mm), des troncs exceptionnels de 2,1 m et deux ou trois cônes par plante, que la description originale ne précise pas.
Hybrides
Aucun hybride d’Encephalartos pterogonus n’est décrit dans les sources consultées.
Confusions possibles
Encephalartos pterogonus se confond surtout avec Encephalartos manikensis, dont il a longtemps fait partie, et avec les autres espèces du même complexe, comme Encephalartos munchii, décrit dans le même article de 1969. Dyer et Verdoorn le distinguent d’Encephalartos manikensis par la face externe plus courte des écailles, les angles latéraux plus aigus des écailles femelles, les écailles mâles ailées et parfois dentées et les facettes terminales moins saillantes ; ses cônes mâles, aux écailles très serrées, ne ressemblent pas à ceux, lâches, d’Encephalartos munchii et d’Encephalartos chimanimaniensis. Selon LLIFLE, son feuillage ressemble beaucoup à celui de manikensis, et ses cônes rappellent ceux de la forme zimbabwéenne de cette espèce ; seules les écailles ailées des cônes mâles permettent une identification sûre. Les plantes sans cônes et sans origine connue doivent donc être étiquetées avec prudence. La version anglaise de cette fiche place aussi Encephalartos dyerianus dans la même chaîne d’inselbergs que pterogonus : c’est inexact, car cette espèce vit en Afrique du Sud, dans le Limpopo.
Taxonomie
Encephalartos pterogonus est accepté par The World List of Cycads et IPNI ; POWO n’a pas pu être consulté (site bloqué). Il a été décrit en 1969 par R.A. Dyer et I.C. Verdoorn dans la revue Kirkia (7(1) : 151), dans l’article « Encephalartos manikensis and its near allies », qui a séparé de manikensis plusieurs espèces nouvelles, dont Encephalartos munchii. Le type (holotype) est le numéro 451 de R.C. Munch, récolté en octobre 1949 sur le mont Mruwere, au nord de Vila Pery (aujourd’hui Chimoio) ; il est conservé à l’herbier national de Pretoria (PRE), avec un double à l’herbier national du Zimbabwe, à Harare (SRGH). La description originale lui associe trois récoltes de Dyer et Verdoorn (5862 à 5864, PRE) et illustre une plante mâle de la localité type cultivée dans le jardin de Munch, près de Rusape. The World List of Cycads ne donne aucun synonyme.
Le rang d’espèce reste discuté. La fiche de Kew sur le mont Muruwere rapporte que certains auteurs, dont P. Capela (2006), estiment que l’espèce ne présente pas des caractères assez constants pour être séparée, et qu’elle serait une simple forme du complexe manikensis ; Kew la retient comme espèce, puisqu’elle est acceptée par la plupart des autorités. Aucune étude génétique publiée n’a été trouvée pour trancher.
Étymologie et histoire
Selon Haynes (2022), repris par The World List of Cycads, l’épithète combine pteron (« aile ») et gonas, que l’auteur traduit par « graine », en référence aux angles latéraux aigus, parfois en forme d’aile et dentés, des écailles des cônes, surtout des cônes mâles. L’explication du second élément n’a pas été vérifiée dans d’autres ouvrages : la description originale dit seulement que l’épithète fait allusion aux angles latéraux aigus, parfois en forme d’ailes et dentés, de la face externe des écailles, surtout chez les cônes mâles, sans détailler les racines grecques.
La plante a été récoltée en 1949 par Raymond C. Munch, collectionneur de cycadales de Rusape, au Zimbabwe, à qui est dédié Encephalartos munchii ; elle n’a été décrite que vingt ans plus tard. Selon Dyer et Verdoorn, Munch avait trouvé sur le mont Mruwere une colonie homogène, et c’est à son initiative qu’ils avaient repris en 1966 l’étude du complexe, surtout d’après les plantes vivantes de son grand jardin de rocaille, sans voir les plantes dans la nature. D’après la compilation LLIFLE, qui cite l’évaluation de l’UICN de 2010, la plupart des plantes ont ensuite été pillées par des collectionneurs et l’espèce a été déclarée éteinte dans son habitat dès 1975 ; cette date n’a pas pu être vérifiée à la source. La fiche de Kew rapporte qu’au milieu des années 2000 on comptait encore au moins 246 plantes adultes sur la montagne, et qu’un programme de réintroduction a été lancé par le projet « Plantas de Moçambique », qui a planté 1 000 plantules (en 2003 ou en 2004, selon les passages de la fiche), dont 300 à 400 ont survécu (Capela, 2006). Kew précise qu’aucun suivi n’a été publié depuis.
Noms communs
Aucun nom français attesté n’a été trouvé. La Flora of Mozambique donne le nom anglais « Toothed-cone cycad ». Le nom « Winged cycad », employé par la compilation LLIFLE, et les autres noms de la version anglaise de cette fiche ne sont pas attestés par une source de référence. Aucun nom en langue locale n’a été trouvé.
Dans la nature
Encephalartos pterogonus ne pousse avec certitude que sur le mont Muruwere. La fiche des Jardins botaniques royaux de Kew sur la zone importante pour les plantes (ZIP) de Muruwere-Bossa, établie par S. Richards et I. Darbyshire, décrit deux inselbergs situés à 30 km au nord-nord-est de Chimoio, dans le district de Manica : le mont Muruwere, le plus haut, et le mont Bossa. Leur roche est un gneiss dérivé du granite. L’espèce vit sur les affleurements rocheux du Muruwere, en particulier en lisière de forêt ; les forêts occupent surtout les ravins et les plateaux aux sols plus profonds.
D’autres stations restent à confirmer : l’espèce pourrait aussi pousser sur le mont Dengalenga, à 5 km à l’ouest (Donaldson, 2010, cité par Kew). La compilation LLIFLE indique une altitude de 700 à 1 000 m, une zone d’occurrence de 35 km² et une zone d’occupation de moins de 10 km². L’étude des plantes endémiques du Mozambique (Darbyshire et al., 2019) classe l’espèce comme endémique stricte du pays, dans la province de Manica.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos pterogonus est classé en danger critique (CR, critère B1ab(ii,iii,v)) sur la Liste rouge de l’UICN, d’après l’évaluation de Bösenberg (2022) citée par The World List of Cycads. Ce critère traduit une aire de répartition très réduite, en déclin. La Liste rouge n’a pas pu être consultée directement. La Flora of Mozambique reprend le même classement.
La menace principale est le prélèvement pour les collections : Kew rappelle que c’est une cycadale rare et ornementale, recherchée par les collectionneurs, et qu’une population aussi réduite risque l’échec de la reproduction. Les pentes raides de l’inselberg offrent une certaine protection passive, mais la plaine environnante a été largement convertie à l’agriculture entre 2004 et 2009, ce qui expose davantage les forêts de la montagne. Le site n’est inclus dans aucune aire protégée ; Kew estime qu’il pourrait être reconnu comme site de l’Alliance for Zero Extinction. Un nouvel inventaire était annoncé dans le cadre d’un projet de l’université du Kent soutenu par le fonds Mohamed bin Zayed.
Comme toutes les espèces du genre, Encephalartos pterogonus est inscrit à l’annexe I de la CITES, par une inscription de l’ensemble du genre Encephalartos en vigueur depuis le 4 février 1977 : le commerce international de plantes prélevées dans la nature à des fins commerciales est interdit. Dans l’Union européenne, l’espèce figure à l’annexe A du règlement (CE) n° 338/97, dans la liste fixée par le règlement (UE) 2026/1383, en vigueur depuis le 29 juin 2026. Le groupe d’examen scientifique de l’Union européenne a émis le 7 février 2013 un avis négatif, toujours en vigueur selon Species+, pour les importations depuis l’Afrique du Sud de plantes reproduites artificiellement (codes de source A et D). Species+ signale aussi des suspensions passées du commerce avec le Mozambique, qui ne sont plus en vigueur. Les plantes reproduites artificiellement peuvent être commercialisées sous conditions, avec les permis requis. Aucune protection nationale française propre à l’espèce n’a été trouvée. Species+, la base officielle de la CITES et de l’Union européenne, a été consultée le 2 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat, import ou vente, et demandez la preuve que la plante est issue de culture. Ces informations ne remplacent pas les textes officiels.
Culture
Aucune source de référence consultée ne décrit la culture de l’espèce. La compilation LLIFLE la présente comme vigoureuse, adaptée aux climats subtropicaux, poussant au soleil ou à mi-ombre dans un sol profond et bien drainé, avec des arrosages et des apports d’engrais réguliers ; elle la dit très difficile à amener à produire des cônes et sensible au gel. Ces affirmations n’ont pas été confirmées par une autre source.
En France, l’espèce est rare en collection. Un cultivateur d’Agen (Lot-et-Garonne) indique sur le forum des Fous de palmiers qu’en février 2009 il avait failli perdre un jeune semis de pterogonus, puis qu’en décembre 2009, ses cycadales rentrées pour l’hiver, la plante faisait une nouvelle feuille à l’abri. Un cultivateur de Dirinon (Finistère) mentionne en janvier 2017 un semis de l’espèce parmi ses semis de cycadales, sans autre détail.
En Italie, un membre du forum Tropicamente montrait en 2013 un pterogonus d’environ 16 cm de diamètre acheté l’année précédente, puis rapportait en juillet 2015 qu’il venait de faire de nouvelles feuilles après deux ans sans croissance ; le lieu de culture n’est pas précisé.
Multiplication
La multiplication se fait par semis, et les rejets de la base, si la plante en produit, peuvent être séparés. Le programme de réintroduction du mont Muruwere montre que des plantules peuvent être produites en nombre, mais l’origine des graines n’est pas précisée dans les sources consultées. Aucun protocole propre à l’espèce n’a été vérifié ; les méthodes générales de semis des cycadales s’appliquent.
Maladies et ravageurs
Aucune donnée propre à Encephalartos pterogonus n’a été trouvée dans les sources consultées. Comme les autres cycadales, il craint surtout la pourriture des racines et du tronc en substrat détrempé.
Rusticité
En France
Aucun retour de culture en pleine terre en France n’a été trouvé. Les rares messages du forum des Fous de palmiers concernent de jeunes semis cultivés à l’abri. Aucune zone française ne peut donc être conseillée sur la base de données.
Repères internationaux
Un cultivateur de Nardò (Pouilles, Italie) indique sur le forum Tropicamente que sa plante de l’espèce Encephalartos pterogonus a eu le feuillage abîmé en décembre 2009 après une seule nuit à −1 °C, survenue entre deux journées proches de 20 °C ; Encephalartos manikensis, Encephalartos concinnus, Encephalartos chimanimaniensis et Encephalartos munchii ont été touchés de la même façon. L’auteur attribue les dégâts à la chute brutale de température. La culture en pot ou en pleine terre et la protection ne sont pas précisées. Un an plus tôt, le même cultivateur rangeait pterogonus parmi les espèces qui, selon son expérience, ne survivent pas à une gelée ; cet avis général, sans épisode daté, n’est donné qu’à titre indicatif.
Aucune valeur publiée n’a été trouvée. La compilation LLIFLE classe l’espèce comme sensible au gel, tout en notant qu’elle survit dans des régions tempérées chaudes en perdant parfois ses feuilles lors d’hivers rigoureux. La fourchette donnée par la version anglaise de cette fiche n’est pas sourcée. Chez les Encephalartos, les survies en zone froide concernent souvent de jeunes plants à caudex enterré, protégés par l’inertie thermique du sol ; une plante adulte à tronc aérien ne bénéficie pas de cette protection.
Toxicité et précautions
Aucune donnée de toxicité propre à Encephalartos pterogonus n’a été trouvée, mais le risque est documenté pour le genre : les Encephalartos sont toxiques, et leurs graines le sont particulièrement. La toxicité d’une espèce du genre, Encephalartos horridus, a été démontrée dès 1944 par Van der Walt ; chez les cycadales, les graines contiennent des glycosides propres au groupe, dont la cycasine, qui touchent le foie, l’appareil digestif et le système nerveux. Pour une autre cycadale, le cycas du Japon (Cycas revoluta), l’ASPCA signale chez le chien, le chat et le cheval des vomissements, des selles noires, une jaunisse, des gastro-entérites hémorragiques, des atteintes du foie et des cas mortels, dus à la cycasine.
Portez des gants pour manipuler les graines et leur enveloppe charnue, ramassez celles qui tombent et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Aucun usage traditionnel propre à Encephalartos pterogonus n’a été trouvé dans les sources consultées.
Questions fréquentes
Où pousse Encephalartos pterogonus ?
Uniquement au Mozambique, de façon certaine sur le mont Muruwere, au nord de Chimoio, dans la province de Manica. Une autre station, le mont Dengalenga, reste à confirmer.
Que signifie pterogonus ?
Le nom évoque des ailes. Il fait référence aux angles des écailles des cônes mâles, prolongés en ailes parfois dentées.
Est-ce une forme d’Encephalartos manikensis ?
Pas selon les listes de référence. The World List of Cycads l’accepte comme espèce, mais certains auteurs la considèrent comme une forme du complexe manikensis.
Est-il menacé ?
Oui. Il est classé en danger critique par l’UICN (2022), après des prélèvements massifs par les collectionneurs ; une réintroduction de 1 000 plantules a été tentée en 2003-2004.
Comment le reconnaître sans cônes ?
Difficilement. Ses feuilles ressemblent à celles d’Encephalartos manikensis ; seules les écailles ailées des cônes mâles et la provenance permettent une identification sûre.
Est-il rustique en France ?
Non, d’après le seul retour disponible. Une nuit à −1 °C a abîmé son feuillage dans les Pouilles en 2009 ; en France, il se cultive à l’abri du gel.
Est-il toxique ?
Oui, très probablement. L’espèce n’a pas été étudiée, mais les Encephalartos sont toxiques, surtout leurs graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Encephalartos pterogonus : https://cycadlist.org/scientific_name/338 — auteurs, protologue (Kirkia 7 : 147-158, p. 151-152), type Munch 451 (PRE, SRGH), mont Mruwere, octobre 1949, répartition (Manica), statut UICN CR B1ab(ii,iii,v) (Bösenberg, 2022), étymologie. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- IPNI, Encephalartos pterogonus : https://www.ipni.org/n/871782-1 — publication dans Kirkia 7(1) : 151 (1969). Index international des noms de plantes, fiable ; consulté directement.
- Kew, Tropical Important Plant Areas, Mount Muruwere-Bossa (fiche de 2026, S. Richards et I. Darbyshire) : https://tipas.kew.org/wp-content/factsheets/mount-muruwere-bossa.pdf — site, géologie, habitat, effectifs et réintroduction (Capela, 2006), menaces, débat taxonomique, station possible du mont Dengalenga. Institution scientifique, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- Flora of Mozambique (Hyde, Wursten, Ballings et Coates Palgrave), Encephalartos pterogonus : https://www.mozambiqueflora.com/speciesdata/species.php?species_id=173690 — nom anglais, endémisme, statut. Base botanique régionale reconnue, fiable ; consultée directement.
- Darbyshire et al. (2019), PhytoKeys : https://doi.org/10.3897/phytokeys.136.39020 — endémique strict du Mozambique, province de Manica. Article à comité de lecture, fiable ; tableau consulté directement.
- Species+ (UNEP-WCMC), Encephalartos pterogonus : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/24505/legal — annexe I de la CITES (inscription du genre, 4 février 1977), annexe A de l’UE (règlement (UE) 2026/1383), avis négatif du SRG du 7 février 2013 pour l’Afrique du Sud, suspensions passées pour le Mozambique. Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- LLIFLE, Encephalartos pterogonus : https://llifle.com/Encyclopedia/PALMS_AND_CYCADS/Family/Zamiaceae/31798/Encephalartos_pterogonus — dimensions, altitude, aire, date de 1975, culture. Compilation en ligne, fiabilité moyenne ; utilisée seulement pour des informations signalées comme non vérifiées.
- Forum Tropicamente : https://www.tropicamente.it/forums/topic/piante-che-ce-lhanno-fatta-non-ce-lhanno-fatta/page/2/#post-44032 (Nardò, décembre 2009), https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos/#post-37580 (avis, 2008), https://www.tropicamente.it/forums/topic/encephalartos-pterogonus/ (2013) et https://www.tropicamente.it/forums/topic/aggornamento-la-mia-foresta-pluviale-2-0/ (2015). Forum de cultivateurs, à valeur indicative ; messages lus le 2 octobre 2026.
- Forum des Fous de palmiers : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=49449#p49449 (Agen, 2009), https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=71839#p71839 (Agen, 2009) et https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?p=422525#p422525 (Dirinon, 2017). Forum de cultivateurs, à valeur indicative ; messages lus le 2 octobre 2026.
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- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité de Cycas revoluta (cycasine) pour les chiens, les chats et les chevaux, symptômes. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée relative à une autre cycadale, consultée directement.
Bibliographie
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- Bösenberg, J.D. (2022). Encephalartos pterogonus. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41897A51053908. [Évaluation CR ; citée par The World List of Cycads, Liste rouge non consultée (site bloqué).]
- Capela, P. (2006). Speculations on the Encephalartos species of Mozambique. Publié par l’auteur, Chimoio. [Effectifs et réintroduction ; cité par Kew, non consulté.]
- Darbyshire, I. et al. (2019). The endemic plants of Mozambique: diversity and conservation status. PhytoKeys 136 : 45-96. doi:10.3897/phytokeys.136.39020 [Endémisme et province ; consulté directement.]
- Richards, S. & Darbyshire, I. (2026). Mount Muruwere-Bossa. Tropical Important Plant Areas Explorer, Royal Botanic Gardens, Kew. tipas.kew.org/site/mount-muruwere-bossa [Site, habitat, menaces, réintroduction ; fiche consultée directement.]
- Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie de l’épithète ; citée par The World List of Cycads, texte non consulté.]
- Van der Walt, S.J. (1944). Recent investigations into the toxicity of plants, etc., in the Union of South Africa. Onderstepoort Journal of Veterinary Science and Animal Industry 20(1). repository.up.ac.za/handle/2263/59542 [Toxicité d’Encephalartos horridus ; résumé consulté ; donnée de niveau genre.]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence : nom accepté, auteurs, protologue, type, répartition, synonymes, statut UICN ; consultée directement.]