Parmi les quelque deux mille espèces que compte le genre Euphorbia, rares sont celles qui poussent l’économie de moyens aussi loin que Euphorbia aphylla. L’épithète le dit sans détour : cette euphorbe endémique des Canaries centrales se passe de feuilles. Ses rameaux verts, cylindriques, articulés comme des crayons empilés, assurent seuls la photosynthèse et forment un buisson dense, arrondi, accroché aux falaises battues par les embruns de Gran Canaria, de Tenerife et de La Gomera. Les Canariens l’appellent tolda, tabaiba salvaje, tabaiba parida ou zancuda selon les îles. Elle donne son nom à une formation littorale très particulière, le tabaibal de tolda, dont elle est l’espèce structurante.
Comment reconnaître Euphorbia aphylla ?
C’est un arbuste ou sous-arbrisseau succulent, persistant, de port globuleux à hémisphérique, mesurant le plus souvent 30 à 80 cm de haut, davantage sur les vieux sujets cultivés en pleine terre. La ramification est très dense et part d’un tronc court et trapu qui se lignifie avec l’âge et se couvre d’une écorce épaisse, rugueuse et crevassée, gris foncé à brun grisâtre.
Les rameaux sont glabres, lisses, cylindriques, vert à vert grisâtre ou légèrement glauque, et nettement articulés en segments courts — de l’ordre de 5 à 10 cm de long pour 5 à 6 mm de diamètre — souvent un peu arqués et cassants au niveau des nœuds. Les feuilles sont réduites à des écailles minuscules, éphémères, qui apparaissent sur les jeunes pousses et tombent aussitôt : la plante paraît donc aphylle pendant la quasi-totalité de l’année.

Les cyathes, sessiles, mesurent environ 3 à 5 mm de diamètre (certaines descriptions donnent jusqu’à 1 cm), avec des glandes nectarifères pétaloïdes jaunes à jaune orangé. Ils sont groupés en petites inflorescences cymeuses très courtes, à l’extrémité des jeunes rameaux. La floraison est signalée au printemps et en été. Le fruit est une capsule tricoque d’environ 5 mm, brun clair à rougeâtre, qui s’ouvre à maturité de façon explosive et projette au loin trois graines ovoïdes, grisâtres et un peu rugueuses.
Comme chez toutes les euphorbes, la rupture d’un rameau libère un latex blanc, épais et fortement irritant, qui scelle la blessure.
Hybrides
Euphorbia aphylla s’hybride naturellement avec plusieurs autres tabaibas canariennes lorsque les aires de répartition se chevauchent. Trois nothotaxons sont décrits :
- Euphorbia × jubaephylla Svent., issu du croisement avec Euphorbia lamarckii, à Tenerife ;
- Euphorbia × marreroi Molero & Rovira, issu du croisement avec Euphorbia regis-jubae, à Gran Canaria — les plantes de Gran Canaria ont longtemps été rattachées par erreur à Euphorbia × jubaephylla, jusqu’à la clarification du complexe Euphorbia lamarckii / Euphorbia regis-jubae ;
- Euphorbia × petterssonii Svent., issu du croisement avec la forme lutea de Euphorbia atropurpurea, hybride réputé très rare.
Ces hybrides présentent des caractères intermédiaires. Le plus trompeur est Euphorbia × marreroi : son port rappelle beaucoup celui de Euphorbia aphylla, mais sa ramification est moins compacte et il porte des feuilles visibles à la saison favorable. Hors période de feuillaison, ce sont les cicatrices foliaires laissées sur les rameaux qui trahissent l’hybride, alors que Euphorbia aphylla n’en montre que de rares encoches, vertes et très espacées.
Cette aptitude à l’hybridation est la raison pour laquelle la plantation ornementale de l’espèce hors de son aire naturelle, au contact d’autres tabaibas, est déconseillée dans l’archipel : le risque de pollution génétique des populations sauvages est réel.
Confusion
Dans la nature, la confusion se joue surtout avec les autres tabaibas canariennes. Euphorbia lamarckii et Euphorbia regis-jubae développent des feuilles bien visibles sur les pousses, portent des inflorescences terminales plus amples et nettement ombelliformes, et forment des buissons plus lâches. Euphorbia balsamifera, qui partage souvent le même paysage, se reconnaît à ses rameaux plus épais, gris, marqués de cicatrices foliaires en spirale et terminés par des rosettes de feuilles charnues.
En collection, l’aspect « plante-crayon » peut évoquer Euphorbia tirucalli, mais celle-ci est une espèce tropicale africaine bien plus grande, arborescente, aux rameaux plus longs et non organisés en buisson compact et bas. Euphorbia mauritanica, sud-africaine, présente également des tiges cylindriques quasi aphylles, mais son port est plus lâche et ses inflorescences en petites ombelles jaunes plus fournies.
Sur un sujet isolé issu du commerce, sans indication de provenance, la détermination reste délicate : un hybride vendu sous le nom de l’espèce n’est pas une hypothèse théorique.
Taxonomie
Euphorbia aphylla a été nommée par le naturaliste français Pierre Marie Auguste Broussonet et validement publiée par Carl Ludwig Willdenow dans l’Enumeratio Plantarum Horti Botanici Berolinensis, page 501, en 1809. Le nom est donc cité Euphorbia aphylla Brouss. ex Willd. (identifiant IPNI 345621-1).
Deux combinaisons sont aujourd’hui traitées comme synonymes : Tithymalus aphyllus (Brouss. ex Willd.) Klotzsch & Garcke (1860) et Tirucalia aphylla (Brouss. ex Willd.) P.V.Heath (1996).
Sur le plan infragénérique, l’espèce appartient au sous-genre Esula, section Aphyllis, sous-section Macaronesicae Molero & Barres. Cette sous-section, établie à partir des travaux moléculaires de Barres et collaborateurs puis reprise dans la classification mondiale du sous-genre Esula par Riina et collaborateurs, rassemble une dizaine d’espèces macaronésiennes : Euphorbia anachoreta, Euphorbia aphylla, Euphorbia atropurpurea, Euphorbia berthelotii, Euphorbia bourgeana, Euphorbia bravoana, Euphorbia lamarckii, Euphorbia pedroi, Euphorbia piscatoria, Euphorbia regis-jubae et Euphorbia tuckeyana. Elles sont apparentées aux espèces africaines et arabiques de la sous-section Africanae, dont elles se seraient séparées au Miocène.
Les analyses biogéographiques de Sun et collaborateurs placent l’aire ancestrale du groupe entre Tenerife et les îles du Cap-Vert, Tenerife et La Gomera ayant ensuite servi de foyers de diversification vers les autres îles. Dans leur jeu de données, Euphorbia aphylla ne partageait aucun haplotype chloroplastique avec les autres espèces échantillonnées, mais l’échantillonnage de l’espèce se limitait à une seule population : le résultat demande confirmation.
Un nombre chromosomique de 2n = 20 est rapporté pour l’espèce dans la littérature canarienne de vulgarisation botanique ; l’information provient d’une source secondaire et mériterait d’être vérifiée sur le comptage original.
Le nom de genre honore Euphorbus, médecin du roi Juba II de Maurétanie. L’épithète aphylla est formée du grec a, privatif, et phyllon, la feuille.
Dans la nature
Euphorbia aphylla est endémique des trois îles centrales de l’archipel : Gran Canaria, Tenerife et La Gomera. Plants of the World Online restreint son aire au nord de Gran Canaria, au nord-ouest de Tenerife et au nord de La Gomera. Les flores locales détaillent : assez commune sur la côte nord de Gran Canaria, de La Isleta à La Aldea de San Nicolás ; à Tenerife, abondante surtout dans le massif de Teno et aux alentours de Los Silos, plus rare dans quelques enclaves du sud ; à La Gomera, présente au nord (côte de Vallehermoso, Alojera) et dans le sud-est, vers Playa de Santiago. On signale parfois l’espèce à Fuerteventura : cette mention est erronée et n’est reprise ni par POWO ni par les flores canariennes de référence.

C’est une plante de l’étage basal aride, très xérophile et à forte tendance halophile, installée sur les falaises, les corniches, les dalles et les pentes pierreuses proches de la mer, constamment soumises à l’aérosol marin. L’altitude va du niveau de la mer à 200 m environ, exceptionnellement jusque vers 350 m dans le massif de Teno.
L’espèce ne se contente pas d’accompagner le cardonal-tabaibal : elle définit physionomiquement des communautés qui portent son nom, les tabaibales de tolda, rattachés à l’habitat 5330 de la directive européenne « Habitats ». Deux associations végétales lui sont propres : l’Astydamio latifoliae-Euphorbietum aphyllae à Gran Canaria et le Ceropegio dichotomae-Euphorbietum aphyllae à Tenerife. Le cortège floristique varie selon l’île mais associe régulièrement Astydamia latifolia, Frankenia capitata, Limonium pectinatum, Ceropegia fusca, Ceropegia dichotoma, Kleinia neriifolia, Rubia fruticosa, Plocama pendula et Euphorbia balsamifera, auxquels s’ajoutent à Tenerife Argyranthemum coronopifolium et Cheirolophus canariensis.
Sur le plan réglementaire, l’espèce relève de l’annexe II de la CITES, comme l’ensemble des euphorbes succulentes. Elle figure au Catálogo Canario de Especies Protegidas parmi les espèces d’intérêt pour les écosystèmes canariens, et à l’annexe II de l’arrêté canarien de 1991 sur la protection de la flore vasculaire sauvage. En revanche, aucune évaluation mondiale de l’UICN n’a pu être retrouvée pour ce taxon à la date de rédaction.
Culture
Les exigences sont celles d’une succulente littorale subtropicale, sans difficulté particulière une fois le drainage et l’hivernage réglés.
Exposition. Plein soleil toute l’année. À l’ombre ou sous une lumière trop faible, les rameaux s’étiolent, s’allongent et la silhouette compacte se perd.
Substrat. Très drainant, minéral pour moitié au moins (pouzzolane, pumice, sable grossier), plutôt acide à neutre. L’eau stagnante autour du collet est la cause d’échec la plus fréquente.
Arrosage. Copieux mais espacés pendant la croissance, en laissant le substrat sécher complètement entre deux apports ; quasi nuls en hiver, la plante devant passer la saison froide au sec. En pot, jamais d’eau dans la soucoupe.
Températures. L’espèce se cultive en zones USDA 10 à 12. Elle demande de la chaleur et beaucoup de lumière pour s’exprimer ; sous climat tempéré, l’hivernage en serre tempérée hors gel, au sec, augmente nettement le taux de survie.
Fertilisation. Facultative. Un engrais pauvre en azote pour cactées, une fois au début du printemps, suffit largement si l’on veut soutenir la croissance.
Embruns et vent. C’est l’un des rares points forts de l’espèce en aménagement : sa tolérance au sel et au vent salin en fait une candidate sérieuse pour les jardins de front de mer sous climat doux, aux hivers sans gel.
Taille. Inutile en dehors du nettoyage des rameaux secs ou cassés. Toute intervention se fait avec des gants et des lunettes : le latex est caustique pour la peau et dangereux pour les yeux. En cas de projection, rincer abondamment et consulter.
Un point d’éthique s’impose : la plantation de l’espèce à proximité d’autres tabaibas canariennes, en particulier dans l’archipel ou dans les jardins botaniques qui en conservent, doit être évitée en raison du risque d’hybridation.
Multiplication
Le semis est la voie de référence. Les graines se récoltent sur des capsules encore fermées mais mûres, en les enfermant dans un sachet de mousseline sur la plante : la déhiscence explosive disperse sinon les graines à plusieurs mètres. Semis à chaud, en substrat minéral et humide sans excès, sous lumière vive.
Le bouturage de rameaux fonctionne également. La coupe doit être rincée pour arrêter l’écoulement du latex, puis les boutures sont mises à sécher plusieurs jours avant repiquage dans un mélange très drainant à peine humide. La reprise est meilleure sur des segments jeunes prélevés en début de saison chaude.
Les plantes issues de bouture reproduisent la structure de rameaux du pied mère mais mettent plus longtemps à constituer le tronc court et lignifié qui fait le charme des vieux sujets.
Maladies et ravageurs
Peu de problèmes spécifiques. Les pucerons se rassemblent parfois sur les jeunes pousses, et les cochenilles farineuses — y compris les cochenilles racinaires, à surveiller au rempotage — sont l’ennemi habituel du genre en collection. La pourriture reste anecdotique tant que l’arrosage et la ventilation sont corrects ; elle devient rapidement fatale dans un substrat tassé ou en hivernage humide.
Les rameaux étant cassants aux articulations, les dégâts mécaniques (manipulation, vent violent contre un tuteur, animaux domestiques) sont une porte d’entrée fréquente pour les champignons : mieux vaut laisser sécher une plaie à l’air libre que de la refermer avec un mastic.
Rusticité
Il faut être clair : Euphorbia aphylla n’est pas une plante rustique. Son habitat ne connaît pas le gel, et les référentiels horticoles la classent en zones USDA 10 à 12, c’est-à-dire hors gel ou presque.
La recherche d’essais documentés en pleine terre sous climat continental ou méditerranéen n’a donné aucun résultat exploitable : aucun retour d’expérience daté et localisé, publié sur les forums spécialisés en succulentes, n’a pu être retrouvé pour cette espèce. Cette absence de données ne prouve pas qu’elle soit plus fragile que ses cousines canariennes, elle signifie simplement que l’espèce est encore trop peu cultivée hors des Canaries pour qu’un retour d’expérience se soit constitué.
En pratique, et par analogie avec les autres tabaibas cultivées, il est raisonnable de la considérer comme sensible dès l’approche de 0 °C, et de réserver la pleine terre aux climats littoraux réellement doux. Ailleurs, culture en pot et hivernage sous abri lumineux, au sec, entre 10 et 15 °C. Toute expérimentation en pleine terre gagnerait à être conduite sur un sujet en surnombre, sur un substrat parfaitement drainé et en position abritée.
Usages traditionnels
L’usage traditionnel rapporté dans les campagnes canariennes est celui du latex, appliqué localement pour brûler de petites verrues et traiter certaines affections cutanées. Cet emploi a disparu et n’a évidemment rien à recommander : le latex est un caustique agressif, dangereux pour les yeux et les muqueuses.
L’espèce n’a pas d’usage agricole ou fourrager. Ses débouchés actuels sont ornementaux — jardins secs et de bord de mer sous climat doux, collections de succulentes — et écologiques : elle intervient dans des opérations de restauration de la végétation littorale, où elle fixe les sols pierreux et reconstitue des tabaibales de tolda dégradés.
FAQ
Pourquoi n’a-t-elle pas de feuilles ? Elle en produit, mais sous forme d’écailles minuscules et éphémères sur les jeunes pousses. La photosynthèse est assurée par les rameaux verts, une stratégie classique en milieu très sec qui réduit fortement la surface d’évaporation.
Peut-on la cultiver en appartement ? Difficilement. Elle réclame un ensoleillement direct que peu d’intérieurs procurent. Une véranda très lumineuse ou une serre froide donnent de meilleurs résultats, avec sortie en extérieur pendant la belle saison.
Résiste-t-elle au gel ? Non. Considérez-la comme une plante hors gel, à hiverner au sec sous abri dès que les minimales approchent de 0 °C.
Est-elle protégée ? Oui. Elle relève de l’annexe II de la CITES comme toutes les euphorbes succulentes, et bénéficie d’un statut de protection régionale aux Canaries. Le prélèvement dans la nature est exclu ; les plantes de collection doivent provenir de production horticole.
Est-il gênant de la planter à côté d’autres euphorbes canariennes ? Oui, si elles peuvent fleurir ensemble. L’espèce s’hybride facilement avec Euphorbia lamarckii, Euphorbia regis-jubae et Euphorbia atropurpurea, ce qui pose un problème de pollution génétique, en particulier dans l’archipel ou dans les collections de conservation.
Comment la distinguer d’un hybride acheté sous ce nom ? Observez les rameaux hors floraison : Euphorbia aphylla n’a pratiquement pas de cicatrices foliaires marquées et garde un port compact en dôme. Des cicatrices régulières, des feuilles visibles à la belle saison ou une ramification lâche orientent vers Euphorbia × marreroi ou Euphorbia × jubaephylla.
Bibliographie
Willdenow, C. L. (1809). Enumeratio Plantarum Horti Botanici Berolinensis, vol. 1 : 501. Berlin. [Protologue de l’espèce, publié par Willdenow sur un nom manuscrit de Broussonet ; référence nomenclaturale de base.]
Barres, L., Vilatersana, R., Molero, J., Susanna, A. & Galbany-Casals, M. (2011). Molecular phylogeny of Euphorbia subg. Esula sect. Aphyllis (Euphorbiaceae) inferred from nrDNA and cpDNA markers with biogeographic insights. Taxon, 60(3) : 705–720. DOI 10.1002/tax.603007. [Travail fondateur qui définit la sous-section Macaronesicae et établit sa parenté avec les espèces africaines de la sous-section Africanae.]
Barres, L., Galbany-Casals, M., Hipp, A. L., Molero, J. & Vilatersana, R. (2017). Phylogeography and character evolution of Euphorbia sect. Aphyllis subsect. Macaronesicae (Euphorbiaceae). Taxon, 66(2) : 324–342. DOI 10.12705/662.3. [Prolonge le précédent par des marqueurs AFLP et une reconstruction de l’évolution des caractères diagnostiques du groupe.]
Riina, R. et al. (2013). A worldwide molecular phylogeny and classification of the leafy spurges, Euphorbia subgenus Esula (Euphorbiaceae). Taxon, 62(2) : 316–342. DOI 10.12705/622.3. [Classification mondiale du sous-genre Esula aujourd’hui suivie ; c’est le cadre dans lequel se place la position infragénérique retenue ici.]
Sun, Y., Li, Y., Vargas-Mendoza, C. F., Wang, F. & Xing, F. (2016). Colonization and diversification of the Euphorbia species (sect. Aphyllis subsect. Macaronesicae) on the Canary Islands. Scientific Reports, 6 : 34454. DOI 10.1038/srep34454. [Analyse biogéographique et génétique des populations. En accès libre. L’échantillonnage de Euphorbia aphylla s’y limite à une population, ce que les auteurs signalent eux-mêmes comme une limite.]
Molero, J., Garnatje, T., Rovira, A., Garcia-Jacas, N. & Susanna, A. (2002). Karyological evolution and molecular phylogeny in Macaronesian dendroid spurges (Euphorbia subsect. Pachycladae). Plant Systematics and Evolution, 231 : 109–132. [Référence caryologique du groupe macaronésien, antérieure à la circonscription actuelle mais toujours citée pour les comptages chromosomiques.]
Molero, J. & Rovira, A. M. (1998). A note on the taxonomy of the Macaronesian Euphorbia obtusifolia complex (Euphorbiaceae). Taxon, 47 : 321–332. [Clarification du complexe Euphorbia lamarckii / Euphorbia regis-jubae, sans laquelle la distinction entre Euphorbia × jubaephylla et Euphorbia × marreroi reste incompréhensible.]
Bramwell, D. & Bramwell, Z. (2001). Wild Flowers of the Canary Islands, 2e éd. Editorial Rueda, Madrid. [Flore de terrain classique de l’archipel, largement citée pour la description et l’écologie de l’espèce. Consultée ici par l’intermédiaire de sources secondaires qui la citent, et non dans le texte original.]
