Cycas campestris

Cycas campestris est un cycas des plaines herbeuses du sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, connu des provinces Centrale et du Golfe, autour de Port Moresby. Espèce du genre Cycas, il a été décrit en 1994 par K.D. Hill dans sa révision du groupe de Cycas media en Nouvelle-Guinée. Son nom, du latin campestris, « des plaines », rappelle qu’il pousse en terrain ouvert, souvent parcouru par les feux de brousse. C’est une espèce encore mal connue, dont les limites ont été discutées, et que l’UICN classe quasi menacée.

L’essentiel sur Cycas campestris

  • Nom accepté : Cycas campestris K.D.Hill (1994), selon The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté directement
  • Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; une partie du matériel cité par Hill en 1994 a été rapportée à Cycas schumanniana par de Laubenfels et Adema (1998)
  • Famille : Cycadaceae
  • Noms communs : aucun nom français attesté
  • Répartition naturelle : Papouasie-Nouvelle-Guinée, provinces Centrale et du Golfe ; localité type aux lacs Lea Lea, près de Port Moresby
  • Statut UICN : quasi menacé (NT, critère B1b(iii,v)), évaluation de J.D. Bösenberg (2022), d’après The World List of Cycads
  • CITES : annexe II (inscription de toute la famille) ; annexe B dans l’Union européenne
  • Rusticité documentée : aucune donnée ; espèce de plaine tropicale, à cultiver hors gel en France (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : dans la nature, terrains herbeux ouverts, souvent brûlés par les feux de brousse ; substrat non documenté
  • Port et dimensions adultes : tronc dressé jusqu’à 2,5 m, d’environ 20 cm de diamètre ; feuilles de 80 à 170 cm (description reprise par extrait)
  • Toxicité : non étudiée pour l’espèce ; toutes les parties des Cycas sont toxiques (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Cycas campestris ?

Le texte de la description originale (Hill, 1994) n’a pas pu être consulté, l’éditeur bloquant l’accès. La description qui suit vient des « Cycad Pages » de K.D. Hill (jardin botanique royal de Sydney), reprises par l’encyclopédie Wikipédia ; elle n’a pas pu être vérifiée à la source et ses chiffres doivent être pris comme indicatifs :

  • Tronc : dressé, jusqu’à 2,5 m de haut et environ 20 cm de diamètre.
  • Feuilles : couvertes d’un duvet orange à la sortie, puis vert vif brillant et glabres, de 80 à 170 cm, portant de 120 à 230 folioles disposées à plat ou en V peu marqué ; pétiole de 15 à 90 cm, armé d’épines à la base.
  • Folioles : de 8,5 à 16 cm sur 5 à 8 mm.
  • Organes femelles : mégasporophylles ouverts, de 13 à 25 cm, portant de 2 à 6 ovules ; limbe lancéolé, à bords dentés épineux, terminé par une épine.
  • Graines : enveloppe charnue orange de 2 à 3,5 mm ; coque aplatie, ovoïde allongée, marquée d’un réseau de sillons peu profonds.
  • Cônes mâles : solitaires, ovoïdes étroits, bruns, de 13 à 17 cm sur 7 à 9 cm ; microsporophylles de 33 à 40 mm, terminés par une épine.

Cette description diffère nettement de celle de de Laubenfels et Adema (1998), qui n’appliquent le nom qu’au seul spécimen type et décrivent un arbre de 8 m aux feuilles de 180 à 250 cm et aux graines rouges (voir Taxonomie).

Hybrides

Aucun hybride naturel ou horticole n’est documenté dans les sources consultées.

Confusions possibles

En Nouvelle-Guinée, Cycas campestris appartient au même groupe que Cycas papuana et Cycas schumanniana, deux espèces que Hill a rétablies dans la même publication de 1994. Les caractères qui les séparent n’ont pas pu être lus dans le texte original. De Laubenfels et Adema (1998) indiquent que Cycas schumanniana a des folioles beaucoup plus étroites et des dents plus courtes à l’extrémité des mégasporophylles. Le groupe se rattache à celui de Cycas media, le grand cycas de la côte est de l’Australie.

Taxonomie

Cycas campestris est accepté par The World List of Cycads ; POWO n’a pas pu être consulté (site protégé). K.D. Hill l’a décrit en 1994 dans « The Cycas media group (Cycadaceae) in New Guinea », Australian Systematic Botany 7(6) : 527-541 (description pages 538-540). Selon le résumé de cet article, Hill y reconnaît trois espèces en Nouvelle-Guinée : Cycas campestris, nouvelle, et Cycas papuana et Cycas schumanniana, rétablies après avoir été mises en synonymie ; il y décrit aussi la série Armstrongianosae et choisit un type pour la section Endemicae. Le type de Cycas campestris a été récolté aux lacs Lea Lea, dans la province Centrale, par Jacobs et Conn (numéro 5950) ; l’holotype est à Sydney (NSW).

De Laubenfels et Adema (1998) ont retenu le nom, mais avec une tout autre définition : selon eux, seul le spécimen type appartient à l’espèce, qu’ils décrivent comme un arbre de forêt de plaine répandu dans toute la Nouvelle-Guinée, tandis que les autres récoltes citées par Hill relèveraient de Cycas schumanniana. The World List of Cycads, qui cite cette publication comme une mise en synonymie partielle, suit la définition de Hill et limite l’espèce aux provinces Centrale et du Golfe. Cette divergence explique que les descriptions publiées ne concordent pas ; aucune étude plus récente tranchant la question n’a été trouvée.

Étymologie et histoire

L’épithète vient du latin campestris, « des plaines, des prairies », et fait référence à la présence de l’espèce en terrain ouvert et herbeux (Haynes, 2022, repris par The World List of Cycads). Aucune information n’a été trouvée sur la découverte de l’espèce ni sur son introduction en culture.

Noms communs

Aucun nom français attesté n’a été trouvé, et aucun nom vernaculaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée propre à l’espèce n’a pu être vérifié.

Dans la nature

Cycas campestris est endémique du sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée : The World List of Cycads le signale dans les provinces Centrale et du Golfe, et la localité type se trouve aux lacs Lea Lea, dans la région de Port Moresby. D’après les Cycad Pages reprises par Wikipédia, il pousse dans des milieux herbeux ouverts de plaine, souvent parcourus par les feux de brousse. Les sols, l’altitude et le climat ne sont pas décrits dans les sources consultées.

Statut de conservation et réglementation

Cycas campestris est classé quasi menacé (NT, critère B1b(iii,v)) d’après l’évaluation de J.D. Bösenberg (2022) citée par The World List of Cycads ; une version corrigée de cette évaluation a été publiée en 2023. Le critère retenu traduit une aire de répartition limitée, avec un déclin de la qualité de l’habitat et du nombre d’adultes ; le détail des menaces n’a pas pu être vérifié, la Liste rouge n’étant pas consultable.

Comme toutes les espèces de la famille des Cycadaceae, Cycas campestris est inscrit à l’annexe II de la CITES. Species+, la base officielle de la CITES et de l’Union européenne, présente cette inscription au niveau de la famille, avec l’annotation #4 (version en vigueur depuis le 5 mars 2026) : les graines, le pollen et les plantules ou cultures de tissus obtenues in vitro en conteneurs stériles sont exemptés, mais les plantes vivantes restent soumises aux permis. Dans l’Union européenne, l’espèce relève de l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383 de la Commission du 22 juin 2026. Aucune protection nationale française propre à l’espèce n’a été trouvée. Species+ a été consulté le 3 octobre 2026 : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat, import ou vente, et demandez la preuve que la plante est issue de culture. Ces informations ne remplacent pas les textes officiels.

Culture

Aucune donnée de culture publiée n’a été trouvée pour Cycas campestris, et l’espèce n’apparaît sur aucun des forums consultés (Fous de palmiers, Tropicamente). Son milieu d’origine, des plaines tropicales herbeuses, suggère une culture en serre chaude ou en véranda, en plein soleil et en substrat drainant ; ce n’est pas documenté pour l’espèce.

Multiplication

La multiplication se fait par semis, comme pour les autres Cycas ; aucune donnée propre à l’espèce n’a été trouvée.

Maladies et ravageurs

Aucune donnée propre à l’espèce n’a été trouvée. Comme tous les Cycas, elle est exposée à la cochenille asiatique des cycas, Aulacaspis yasumatsui, et à la pourriture des racines en substrat détrempé.

Rusticité

En France

Aucun retour de culture en France n’a été trouvé, et aucune température supportée n’est documentée. Aucune zone française ne peut être conseillée pour la pleine terre : la culture se fait en pot, hors gel.

Repères internationaux

Aucune valeur de résistance au froid n’a été publiée, et aucun retour de culture en extérieur n’a été trouvé.

Toxicité et précautions

Aucune donnée de toxicité propre à Cycas campestris n’a été trouvée, mais le risque est documenté pour le genre : chez les Cycas, toutes les parties de la plante sont toxiques, et les graines le sont le plus. Le principal composé en cause est la cycasine (Université d’État de Caroline du Nord ; ASPCA). Chez le chien, le chat et le cheval, l’ASPCA signale des vomissements, des diarrhées parfois sanglantes, une jaunisse et des lésions du foie pouvant être mortelles.

Portez des gants pour manipuler les graines et leur enveloppe charnue, ramassez celles qui tombent et gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

Aucun usage traditionnel propre à Cycas campestris n’a été trouvé dans les sources consultées.

Questions fréquentes

Que signifie « campestris » ?

Le mot latin signifie « des plaines » : il rappelle que l’espèce pousse en terrain herbeux ouvert.

Où pousse Cycas campestris ?

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans les provinces Centrale et du Golfe, autour de Port Moresby.

Pourquoi ses descriptions ne concordent-elles pas ?

Parce que deux révisions l’ont définie différemment. Hill (1994) l’applique aux cycas des plaines herbeuses du sud-est ; de Laubenfels et Adema (1998) réservent le nom au seul spécimen type, qu’ils décrivent comme un grand arbre de forêt.

Est-il menacé ?

Modérément. Il est classé quasi menacé par l’UICN (évaluation de 2022).

Est-il rustique ?

On ne sait pas. Aucune donnée n’existe ; c’est une espèce de plaine tropicale, à cultiver hors gel en France.

Est-il toxique ?

Oui, très probablement. Il n’a pas été étudié, mais toutes les parties des Cycas sont toxiques, surtout les graines.

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Sites de référence

  • The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas campestris : https://cycadlist.org/scientific_name/77 — auteur, protologue (Austral. Syst. Bot. 7(6) : 538-540), type (Jacobs & Conn 5950, lacs Lea Lea ; HT NSW), répartition, statut UICN NT (Bösenberg, 2022), étymologie, synonymie partielle de de Laubenfels et Adema. Liste de référence des cycadales, éditée pour le Montgomery Botanical Center, fiable ; consultée directement le 3 octobre 2026.
  • Species+ (UNEP-WCMC), Cycas campestris : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/26540/legal — annexe II de la CITES (inscription de la famille Cycadaceae, annotation #4) et annexe B de l’Union européenne (règlement (UE) 2026/1383). Base officielle de la CITES et de l’UE, fiable ; consultée directement le 3 octobre 2026.
  • Wikipédia (anglais), Cycas campestris : https://en.wikipedia.org/wiki/Cycas_campestris — description morphologique et habitat repris des Cycad Pages de K.D. Hill (jardin botanique royal de Sydney). Encyclopédie collaborative, source secondaire ; Cycad Pages non consultables directement, chiffres à vérifier.
  • Crossref, notice de Hill (1994) : https://api.crossref.org/works/10.1071/SB9940527 — résumé de l’article original (trois espèces reconnues, Cycas campestris nouvelle, série Armstrongianosae). Métadonnées de l’éditeur, fiables ; texte intégral non consulté (accès bloqué).
  • ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité des cycadales pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire, fiable ; donnée de niveau genre.
  • NC State Extension Plant Toolbox, Cycas revoluta : https://plants.ces.ncsu.edu/plants/cycas-revoluta/ — cycasine présente dans toutes les parties de la plante. Service de vulgarisation universitaire, fiable ; donnée de niveau genre.

Bibliographie

  • Hill, K.D. (1994). The Cycas media group (Cycadaceae) in New Guinea. Australian Systematic Botany 7(6) : 527-541. doi:10.1071/SB9940527 [Protologue, pages 538-540 ; résumé lu via Crossref, texte intégral non consulté.]
  • de Laubenfels, D.J. & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Concept restreint au type, pages 380-381, et mise en synonymie partielle avec Cycas schumanniana, page 375 ; révision à concept large des espèces ; texte intégral lu (archive.org).]
  • Haynes, J.L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. doi:10.11646/phytotaxa.550.1.1 [Étymologie de l’épithète ; citée par The World List of Cycads, texte non consulté.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence : nom accepté, protologue, type, répartition, synonymes, statut UICN ; consultée directement.]