Encephalartos laevifolius est une cycadale à tronc élancé d’Afrique du Sud et d’Eswatini, qui pousse en plein soleil sur les pentes rocheuses et herbeuses des montagnes à brouillards du Mpumalanga, surtout autour de Kaapsehoop, entre Nelspruit (Mbombela) et Barberton. Cette espèce du genre Encephalartos se reconnaît à ses feuilles bleu-vert, droites, aux folioles étroites et entières, laineuses seulement dans leur jeunesse. Décrite en 1926 par Stapf et Burtt Davy, elle a été réunie à Encephalartos lanatus de 1933 à 1945 avant d’être rétablie. Elle est aujourd’hui en danger critique d’extinction : la principale population, autour de Kaapsehoop, est passée d’environ 1 700 plantes en 1997 à 54 en 2010 à cause du braconnage.
L’essentiel sur Encephalartos laevifolius
- Nom accepté : Encephalartos laevifolius Stapf & Burtt Davy (1926), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : aucun synonyme ; traité comme Encephalartos lanatus par Hutchinson et Rattray (1933)
- Famille : Zamiaceae
- Noms communs : aucun nom français attesté ; « Kaapsehoop cycad » en anglais, « Kaapsehoop-broodboom » en afrikaans
- Répartition naturelle : Afrique du Sud (surtout Mpumalanga ; signalé aussi au Limpopo, au KwaZulu-Natal et au Cap-Oriental, où il a disparu selon le SANBI) et Eswatini
- Statut UICN : en danger critique d’extinction (CR A2acde; C1+2a(i,ii); D), Liste rouge 2022
- CITES et autres protections : annexe I de la CITES depuis le 4 février 1977 ; annexe A dans l’Union européenne ; avis défavorable de l’UE aux importations depuis l’Afrique du Sud depuis le 7 février 2013 ; espèce spécialement protégée au Mpumalanga et au Limpopo
- Rusticité documentée : aucune observation datée en culture ; « très résistant au gel » selon le SANBI, sans valeur chiffrée (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : plein soleil, prairies ou fourrés sur pentes rocheuses raides ; sol bien drainé
- Port et dimensions adultes : tronc élancé de 3 à 4 m, de 25 à 30 cm de diamètre, parfois ramifié à la base ; feuilles d’environ 1 m
- Toxicité : non étudiée pour l’espèce ; graines toxiques chez les autres Encephalartos (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Encephalartos laevifolius ?
On reconnaît Encephalartos laevifolius à son tronc élancé et à ses feuilles longues, presque droites, bleu-vert, aux folioles étroites et entières qui perdent vite la laine de leur jeunesse. La révision de Henderson (1945), faite sur des plantes de Kirstenbosch et des récoltes d’herbier, le décrit ainsi :
- Tronc : assez grêle, pouvant atteindre environ 10 pieds (3 m) ; d’après un extrait de la fiche PlantZAfrica du SANBI, 3 à 4 m de haut pour 25 à 30 cm de diamètre, avec des bases foliaires régulières et lisses ;
- Feuilles : couvertes dans leur jeunesse d’une laine brun pâle sauf sous les folioles, puis glabres et bleu-vert, les plus vieilles vert jaunâtre ; jusqu’à environ 100 cm de long, pétiole jusqu’à 25 cm ; presque droites, souvent tordues ou vrillées à l’extrémité ;
- Folioles : linéaires, jusqu’à 12 cm de long et 6 mm de large, brièvement piquantes, à base jaunâtre, entières (parfois une minuscule dent près de la pointe sur les plus hautes), avec une dizaine de nervures fines sous les folioles médianes ; les folioles de la base sont réduites, parfois presque à des épines ;
- Cônes mâles : plusieurs ensemble (trois sur la plante de Kirstenbosch), étroitement cylindriques, arqués, d’environ 38 cm sur 10 cm, couverts d’un fin duvet blanc, vert grisâtre ; 30 à 43 cm sur 8 à 11,5 cm selon PlantZAfrica ;
- Cônes femelles : plusieurs ensemble, couverts au début d’une courte laine brun pâle, presque glabres à maturité ; environ 20 cm sur 10 cm sur la plante décrite par Henderson, 40 à 45 cm sur 15 à 19 cm selon PlantZAfrica ;
- Graines : jaune orangé selon Palmer et Pitman (1972).
Verdoorn (1951) ajoute que, sur le terrain, les cônes, surtout femelles, deviennent glauques et glabres, à l’exception d’une petite tache laineuse au centre de chaque écaille. Les écarts de taille entre les cônes cités plus haut tiennent sans doute au faible nombre de cônes mesurés par Henderson.
Hybrides
Aucun hybride de Encephalartos laevifolius n’est signalé dans les sources consultées.
Confusions possibles
Encephalartos laevifolius est souvent confondu avec deux espèces voisines du nord-est de l’Afrique du Sud, Encephalartos lanatus et Encephalartos humilis, d’après Palmer et Pitman (1972). Les critères donnés par Henderson (1945) et Verdoorn (1951) permettent de les séparer :
- Encephalartos lanatus, des hauts plateaux autour de Middelburg, a un tronc plus court (environ 0,5 à 1,2 m, rarement plus), des feuilles plus raides, des folioles plus piquantes, de 10 à 14 nervures, et des cônes épais, durablement laineux ;
- Encephalartos humilis reste presque enterré, avec des feuilles de 30 à 55 cm, des folioles à environ 9 nervures et des cônes mâles de 15 cm au plus ;
- Encephalartos laevifolius a le tronc le plus haut des trois (5 à 11 pieds, soit 1,5 à 3,4 m, d’après Verdoorn), des feuilles plus longues et plus droites, vite glabres, légèrement glauques, environ 10 nervures et des cônes presque glabres à maturité.
L’épithète, « à feuilles lisses », rappelle justement l’absence de laine sur les folioles adultes, par opposition à Encephalartos lanatus.
Taxonomie
Encephalartos laevifolius est un nom accepté par The World List of Cycads. Stapf et Burtt Davy l’ont publié en 1926 dans le Manual of the Flowering Plants and Ferns of the Transvaal with Swaziland de Burtt Davy (volume 1, p. 40 et 99). Le type est une récolte de Todd faite en janvier 1919 à Moodies, près de Barberton (holotype aux jardins botaniques royaux de Kew, isotype à l’herbier de Durban) ; Henderson (1945) cite une récolte « Todd 2043 » comme collection type probable. Selon Henderson, les auteurs l’avaient décrite plus complètement que d’habitude, cônes mâles et femelles compris.
En 1933, Hutchinson et Rattray ont ramené l’espèce à Encephalartos lanatus dans la Flora Capensis. Henderson (1945) l’a rétablie, en montrant que les deux espèces diffèrent par le feuillage et par les cônes, et en s’étonnant que les auteurs de la Flora Capensis aient pu concilier des écailles sèches de Encephalartos lanatus avec la description des cônes de Encephalartos laevifolius. Verdoorn (1951) a confirmé la séparation par des observations de terrain et décrit à cette occasion une troisième espèce du groupe, Encephalartos humilis. Ce que cela change pour le lecteur : dans les ouvrages antérieurs à 1945, des plantes de Encephalartos laevifolius peuvent figurer sous le nom de Encephalartos lanatus.
Étymologie et histoire
L’épithète laevifolius vient du latin laevis, « lisse », et folium, « feuille », par allusion aux folioles dépourvues de laine, comparées à celles d’Encephalartos lanatus (Haynes, 2022, cité par The World List of Cycads). Palmer et Pitman (1972) traduisent simplement par « feuilles lisses ».
L’histoire récente de l’espèce est celle d’un pillage. En avril 1998, le Philadelphia Inquirer racontait comment un chercheur de l’office des parcs du Mpumalanga avait posé deux ans plus tôt des puces électroniques sur 1 400 cycadales de la forêt domaniale de Berlin, près de Ngodwana, avant de constater que la plupart avaient été déterrées et vendues ; deux plantes marquées ont été retrouvées à 150 milles de là, dans le jardin d’un paysagiste de Johannesburg (article cité par The Gymnosperm Database, qui le rattache à Encephalartos laevifolius). Selon le SANBI (2015), le réseau responsable de la disparition de la population de Kaapsehoop comptait 57 membres, qui ont été arrêtés et condamnés ; les plantes étaient vendues à des pépinières.
Noms communs
Aucun nom français n’est attesté pour Encephalartos laevifolius. En anglais, l’espèce est appelée « Kaapsehoop cycad » (Species+, SANBI), d’après la petite ville de Kaapsehoop, au bord de l’escarpement du Mpumalanga. Le site sud-africain TreeSA donne aussi « Kaapsehoop-broodboom » en afrikaans et « Sijekwane » en siswati ; ce dernier nom est aussi donné pour Encephalartos lanatus et ne désigne donc pas l’espèce seule.
Dans la nature
The World List of Cycads indique l’Eswatini et, en Afrique du Sud, le Mpumalanga, le Limpopo, le KwaZulu-Natal et le Cap-Oriental. Selon le SANBI (2015), l’espèce vit surtout dans la chaîne de Kaapsehoop, au Mpumalanga, avec une colonie isolée plus au nord ; elle a disparu du KwaZulu-Natal et du Cap-Oriental, ainsi que de la réserve naturelle de Blyderivierspoort, et l’Eswatini signale aussi des prélèvements. Palmer et Pitman (1972) la situent dans les montagnes de Kaapsehoop, dans le bassin de la rivière Crocodile et près de la mine de Havelock, en Eswatini. Henderson (1945) cite des récoltes autour de Barberton, de la rivière Godwan (900 à 1 200 m) et de la mine Munnik-Myburgh, près de Kaapsehoop.
Les plantes poussent en plein soleil, dans la prairie ou les fourrés, sur des pentes rocheuses raides ; la plupart des stations sont en altitude et souvent dans le brouillard (SANBI, 2015). D’après un extrait de la fiche PlantZAfrica, l’espèce occupe des sommets, sur des pentes herbeuses de la ceinture des brouillards, entre 1 300 et 1 500 m. Aucune donnée de température n’a été trouvée pour ces stations.
Statut de conservation et réglementation
Encephalartos laevifolius est en danger critique d’extinction. The World List of Cycads cite l’évaluation de la Liste rouge de l’UICN de 2022 (Bösenberg), selon les critères A2acde; C1+2a(i,ii); D, ce qui signifie notamment un très petit nombre d’individus matures. L’évaluation nationale de 2009, citée par un extrait de PlantZAfrica, le jugeait déjà en danger critique au titre des cinq critères de l’UICN.
Les chiffres réunis par le SANBI (2015) montrent l’ampleur du braconnage :
- 1 700 plantes ont été munies d’une puce électronique dans la région de Kaapsehoop en 1997 ; il n’en restait que 54 au dernier comptage, en 2010, soit un déclin de 97 % ;
- les populations suivies en Afrique du Sud comptaient environ 26, 54 et 15 plantes ;
- à Blyderivierspoort, une population est passée de 26 à 7 plantes, et ces 7 dernières ont été volées en une seule fois en 2007-2008 ;
- 18 plantes munies de puces ont été retrouvées lors d’une enquête au Gauteng en 2008, et 59 plantes, dont 14 marquées, à Nelspruit ; de nombreuses plantes dont la puce avait été retirée ont été vues au Gauteng ;
- environ 60 % des plantes arrachées meurent dans les années qui suivent ;
- 960 spécimens ont été exportés d’Afrique du Sud de 1986 à fin 2011, dont 75 % après 1997, au moment même où la population sauvage s’effondrait.
D’après le site TreeSA, un champignon du genre Fusarium attaque les cônes et réduit la viabilité des graines, les plantations de pins ont réduit l’habitat et les plantes envahissantes gênent la croissance ; ces points n’ont pas été vérifiés dans une source primaire.
Réglementation, d’après Species+ (consulté le 2 octobre 2026) et le SANBI :
- CITES : annexe I depuis le 4 février 1977, comme tout le genre ; les plantes reproduites artificiellement sont traitées comme des spécimens de l’annexe II ;
- Union européenne : annexe A, liste en vigueur fixée par le règlement (UE) 2026/1383 ;
- avis défavorable de l’UE aux importations depuis l’Afrique du Sud : le groupe d’examen scientifique de l’UE a émis pour l’espèce un avis négatif sur les importations de plantes reproduites artificiellement depuis l’Afrique du Sud (codes de source A et D) le 3 décembre 2010, de nouveau le 20 juin 2011, puis le 7 février 2013, lors de sa 63e réunion ; ce dernier avis est en vigueur et s’applique quelle que soit la taille de la plante. En pratique, les autorités des États membres ne délivrent pas de permis d’importation pour ces plantes ;
- Afrique du Sud : récolte des cycadales sauvages interdite depuis février 2007 (réglementation TOPS, puis avis gouvernemental n° 371 de mai 2012) ; espèce spécialement protégée par la loi sur la conservation de la nature du Mpumalanga (n° 10 de 1998) et par la loi environnementale du Limpopo (n° 7 de 2003) ; le SANBI juge que le commerce de plantes reproduites artificiellement a été préjudiciable et réserve l’exportation aux pépinières enregistrées auprès de la CITES qui contribuent à la conservation de l’espèce.
Ces informations ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la situation sur Species+ et EUR-Lex avant tout achat ou toute importation, et exigez les documents prouvant qu’une plante est issue de culture.
Culture
Encephalartos laevifolius est peu cultivé en Europe et les retours publiés sont rares. D’après un extrait de la fiche PlantZAfrica, il pousse bien en plein soleil, accepte tous les types de sol à condition qu’ils soient bien drainés et aérés, croît assez lentement et résiste bien à la sécheresse.
- Exposition : plein soleil, comme dans son habitat ;
- Substrat : bien drainé et aéré, de nature indifférente selon le SANBI ;
- Humidité : l’espèce vit dans la ceinture des brouillards ; un membre du forum des Fous de palmiers, citant le livre d’Adolf Fanfoni sur les Encephalartos d’Afrique du Sud, estime que les espèces de montagne à folioles fines craignent la déshydratation et apprécient une certaine humidité de l’air en été ; c’est un avis, non vérifié par un essai ;
- Transplantation : délicate ; le SANBI note que les plantes arrachées supportent mal la transplantation, et un collectionneur de République tchèque indique en septembre 2015 sur le forum des Fous de palmiers qu’un grand sujet cultivé en pot a perdu ses feuilles après transplantation, avant d’en refaire une vingtaine.
Multiplication
Encephalartos laevifolius se multiplie par graines, après pollinisation manuelle, et par rejets, la plante se ramifiant à la base. Le SANBI rappelle que les cycadales se régénèrent surtout par graines et que les rejets jouent un rôle mineur dans la nature. Aucune donnée propre à l’espèce n’a été trouvée sur la germination. Une plante ou un rejet ne peut être cédé qu’avec les documents prouvant son origine légale.
Maladies et ravageurs
La seule maladie signalée pour Encephalartos laevifolius est l’attaque des cônes par un champignon du genre Fusarium, qui réduit la viabilité des graines, d’après le site TreeSA. Aucune autre maladie ni aucun ravageur propre à l’espèce n’est décrit dans les sources consultées.
Rusticité
La rusticité de Encephalartos laevifolius n’est pas chiffrée : aucune observation datée n’a été trouvée, ni en France ni ailleurs. Le SANBI le décrit comme « très résistant au gel » d’après un extrait de sa fiche PlantZAfrica, mais sans température.
En France
Aucun retour de culture en pleine terre ni en pot n’a été trouvé sur le forum des Fous de palmiers pour Encephalartos laevifolius, ni pour le littoral méditerranéen, ni pour la façade atlantique, ni pour l’intérieur ; le fil consacré à l’espèce ne contient que les photos d’un collectionneur de République tchèque, qui cultive ses plantes en pot et les rentre l’hiver. Un cultivateur d’Agen le cite en janvier 2011 parmi les Encephalartos à folioles fines qu’il imagine plus rustiques, sans l’avoir essayé ; c’est un avis, pas une observation. La page du genre arrive à la même conclusion.
Repères internationaux
Aucune donnée chiffrée n’a été trouvée non plus hors de France, ni sur les forums italiens et anglophones consultés. L’habitat de montagne à brouillards, entre 1 300 et 1 500 m, connaît sans doute des gelées, mais aucune source consultée ne donne de minimales. Comme chez les autres Encephalartos, une éventuelle résistance observée sur un jeune plant au caudex enterré, protégé par l’inertie du sol, ne vaut pas pour un sujet adulte au tronc aérien de plusieurs mètres. En l’absence d’essai, cultivez-le en pot et abritez-le du gel prolongé et de la pluie en hiver.
Toxicité et précautions
Aucune étude n’a porté sur la toxicité de Encephalartos laevifolius, mais il ne faut pas le considérer comme sans danger : la toxicité des Encephalartos est démontrée pour Encephalartos horridus depuis 1944, et les graines des cycadales contiennent des glycosides toxiques (cycasine, macrozamine) qui atteignent le foie, l’appareil digestif et le système nerveux. Portez des gants pour manipuler les graines, gardez plantes et graines hors de portée des enfants et des animaux, et en cas d’ingestion, contactez un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
Le SANBI (2015) indique que la littérature mentionne un usage médicinal de Encephalartos laevifolius, sans le décrire. Aucun autre usage traditionnel n’a été trouvé dans les sources consultées.
Questions fréquentes
Pourquoi l’UE refuse-t-elle les importations d’Encephalartos laevifolius depuis l’Afrique du Sud ?
Parce que le commerce de plantes « reproduites artificiellement » a servi à écouler des plantes sauvages. Le groupe d’examen scientifique de l’UE a émis un avis défavorable dès 2010, confirmé le 7 février 2013 ; il s’applique quelle que soit la taille de la plante. Le SANBI juge lui-même ce commerce préjudiciable à l’espèce.
Combien reste-t-il d’Encephalartos laevifolius dans la nature ?
Très peu. Autour de Kaapsehoop, 54 plantes ont été retrouvées en 2010 sur les 1 700 marquées en 1997. Les populations suivies en Afrique du Sud comptaient environ 26, 54 et 15 plantes selon le SANBI.
Comment distinguer Encephalartos laevifolius d’Encephalartos lanatus ?
Par le port, les feuilles et les cônes. Encephalartos laevifolius a un tronc plus haut, des feuilles plus longues et plus droites, vite glabres, et des cônes presque glabres à maturité ; Encephalartos lanatus reste plus bas, a des folioles plus raides et porte des cônes épais et très laineux.
Encephalartos laevifolius est-il rustique en France ?
On ne sait pas. Il est réputé très résistant au gel, mais aucune valeur mesurée ni aucun essai daté n’a été publié. Gardez-le en pot et abritez-le du gel prolongé et de la pluie en hiver.
Que signifie le nom Encephalartos laevifolius ?
« À feuilles lisses ». L’épithète vient du latin laevis, lisse, et folium, feuille : les folioles adultes n’ont pas de laine, contrairement à celles de l’espèce voisine Encephalartos lanatus, « laineux ».
Encephalartos laevifolius et Encephalartos lanatus sont-ils la même espèce ?
Non. Ils ont été réunis par Hutchinson et Rattray en 1933, mais Henderson (1945) puis Verdoorn (1951) ont montré qu’ils diffèrent par le feuillage et les cônes. The World List of Cycads accepte les deux espèces.
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Sites de référence
- The World List of Cycads, Encephalartos laevifolius : https://cycadlist.org/scientific_name/312 — nom accepté, publication, type (Todd, Moodies, 1919), répartition, étymologie (Haynes 2022), statut UICN 2022. Liste de référence des cycadales (version 2026.08.15), fiable ; consultée directement.
- Species+ (PNUE-WCMC), Encephalartos laevifolius : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/18341/legal — annexe I de la CITES, annexe A de l’UE, historique des avis du groupe d’examen scientifique de l’UE (avis défavorable du 7 février 2013), nom commun anglais. Base officielle, fiable ; consultée directement le 2 octobre 2026.
- IPNI, Encephalartos laevifolius : https://www.ipni.org/n/297098-1 — référence de la publication originale. Base nomenclaturale de référence ; consultée directement.
- SANBI, avis de commerce non préjudiciable (NDF) pour Encephalartos laevifolius (2012, mis à jour en 2015) : https://www.sanbi.org/wp-content/uploads/2026/03/Encephalartos-laevifolius-NDF-supporting-document.pdf — effectifs, braconnage, exportations, habitat, protection légale. Document de l’autorité scientifique sud-africaine, fiable ; consulté directement.
- Internet Archive, Journal of South African Botany vol. 11 (1945) : https://archive.org/details/journalofsouthaf11unse — révision de Henderson, description et récoltes. Littérature primaire numérisée, fiable ; consultée directement.
- Bothalia (AOSIS), Bruce et al. (1951) : https://journals.abcjournal.aosis.co.za/index.php/abc/article/view/1689 — comparaison de terrain des trois espèces par Verdoorn. Littérature primaire, fiable ; consultée directement.
- The Gymnosperm Database, Encephalartos laevifolius : https://conifers.org/za/Encephalartos_laevifolius.php — citations de Palmer et Pitman (1972) et de l’article du Philadelphia Inquirer (1998). Base encyclopédique de seconde main ; consultée directement.
- TreeSA, Encephalartos laevifolius : https://treesa.org/encephalartos-laevifolius/ — noms afrikaans et siswati, menaces. Site d’amateurs d’arbres sud-africains, de fiabilité moyenne ; consulté directement.
- SANBI PlantZAfrica, Encephalartos laevifolius : https://pza.sanbi.org/node/10131 — dimensions, habitat, culture, statut national. Site du jardin botanique national, fiable, mais bloqué : seulement lu par extrait de recherche.
- Forum des Fous de palmiers, fil « Encephalartos laevifolius » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=19974 — photos de plantes cultivées, transplantation. Forum, témoignages ; consulté directement.
Bibliographie
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- Hutchinson, J. et Rattray, G. (1933). Cycadaceae. In Flora Capensis 5(2) : 24-44. [Réunion à Encephalartos lanatus ; non consulté, d’après Henderson 1945.]
- Henderson, M. P. (1945). Materials for a revision of the South African species of Encephalartos. Journal of South African Botany 11 : 3-65 (p. 54-57, fig. 13). [Rétablissement de l’espèce, description ; consulté directement.]
- Verdoorn, I. C. (1951). Cycadaceae. In Bruce, E. A. et al., Newly described species. Bothalia 6(1) : 220-221. doi:10.4102/abc.v6i1.1689 [Comparaison de terrain ; consulté directement.]
- Palmer, E. et Pitman, N. (1972). Trees of Southern Africa. Balkema, Le Cap. [Description, répartition ; lu par The Gymnosperm Database.]
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- South African National Biodiversity Institute (2015). NDF assessment for Encephalartos laevifolius. Scientific Authority of South Africa. [Effectifs, braconnage, réglementation ; consulté directement.]
- Maykuth, A. (13 avril 1998). S. Africa is trying to protect its cycads, an endangered species from the dinosaur era. The Philadelphia Inquirer. [Lu par les citations de The Gymnosperm Database.]
- Bösenberg, J. D. (2022). Encephalartos laevifolius. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41891A51052586. [Statut CR ; non consulté (site bloqué), d’après WLoC.]
- Haynes, J. L. (2022). Etymological compendium of cycad names. Phytotaxa 550(1) : 1-31. [Étymologie ; d’après WLoC.]
- Calonje, M., Stevenson, D. W. et Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Nomenclature et répartition ; consulté directement.]