Bowenia spectabilis

Bowenia spectabilis est une cycadale sans tronc visible du nord-est du Queensland, en Australie, où elle pousse en sous-bois dans les forêts tropicales humides, du niveau de la mer jusque vers 700 m d’altitude. Espèce type du genre Bowenia, décrite en 1863 d’après une plante cultivée en Angleterre, elle porte des feuilles divisées deux fois, les seules de ce type chez les cycadales actuelles, ce qui la fait souvent prendre pour une fougère. Ses folioles ont en général un bord entier, ce qui la distingue de Bowenia serrulata, l’autre espèce du genre. Une forme à folioles dentées du plateau d’Atherton, diffusée sous le nom de Bowenia ‘Tinaroo’, est rattachée à cette espèce et traitée dans cette fiche.

L’essentiel sur Bowenia spectabilis

  • Nom accepté (POWO) : Bowenia spectabilis Hook. ex Hook.f. (1863), publié dans Curtis’s Botanical Magazine 89 : t. 5398
  • Anciens noms et synonymes : aucun nom ancien en usage ; seul synonyme nomenclatural, Bowenia spectabilis var. spectabilis (W.Bull, 1878). Forme horticole rattachée : Bowenia ‘Tinaroo’ (nom sans valeur botanique)
  • Famille : Zamiaceae selon POWO et The World List of Cycads ; Stangeriaceae dans la nomenclature de la CITES (Species+)
  • Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, « zamia fern »
  • Répartition naturelle : Australie, nord-est du Queensland, du cap Melville et de la chaîne McIlwraith (péninsule du cap York) jusqu’aux environs de Cardwell
  • Statut UICN : préoccupation mineure (LC), évaluation de K. D. Hill publiée en 2010 (citée par Hsiao et Oberprieler, 2022) ; The World List of Cycads affiche LC sans année. Liste rouge non consultée directement
  • CITES : annexe II (annotation #4 : graines exemptées) ; annexe B dans l’Union européenne
  • Rusticité documentée : aucune valeur publiée par un jardin ou une institution ; un seul retour d’amateur chiffré, connu par extrait (aucun dégât signalé à −5 °C en Floride en février 2026, culture non précisée) ; aucun essai en pleine terre trouvé en France (voir Rusticité)
  • Exposition et substrat : ombre ou mi-ombre, sol frais, humifère et drainant
  • Port et dimensions adultes : tige souterraine jusqu’à 10 cm de diamètre ; une à sept feuilles par couronne, de 1 à 2 m de long, sur un pétiole pouvant dépasser 1,2 m
  • Toxicité : consommation du feuillage soupçonnée de provoquer des troubles chez les bovins ; risque connu pour toutes les cycadales (voir Toxicité et précautions)

Comment reconnaître Bowenia spectabilis ?

On reconnaît Bowenia spectabilis à ses grandes frondes vert foncé et brillantes qui sortent directement du sol, divisées en plusieurs branches garnies de folioles larges à bord lisse. La description reprise de la Flora of Australia par la flore des forêts tropicales australiennes (CSIRO) et le profil du gouvernement du Queensland donnent les caractères suivants :

  • Tige : entièrement souterraine, allongée, charnue, jusqu’à 10 cm de diamètre, prolongée par une longue racine pivotante ; elle se divise en une à cinq courtes branches qui portent les feuilles et les cônes ;
  • Feuilles : une à sept par couronne, bipennées, étalées sur 1 à 2 m de long et jusqu’à 1 m de large ; pétiole d’environ 1,2 m ou plus ; quatre à dix pennes par feuille ;
  • Folioles : sept à trente par penne, lancéolées à ovales, asymétriques surtout vers la base, de 7 à 15 cm sur 1,2 à 4,5 cm, sans nervure médiane, à nervures parallèles ; bord entier, avec quelques déchirures, ou parfois régulièrement denté ; le dessus des axes porte une arête médiane bordée de deux sillons ;
  • Cônes mâles : portés par un pédoncule d’environ 7 cm, juste au-dessus du sol, de 5 à 7 cm sur 2,5 à 3 cm selon la flore du CSIRO (3 à 6 cm de long selon le profil du Queensland) ;
  • Cônes femelles : sans pédoncule, d’environ 8 à 16 cm sur 6 à 10 cm, formés d’une soixantaine d’écailles portant chacune jusqu’à deux graines ;
  • Graines : de 22 à 30 mm sur 17 à 23 mm, entourées d’une enveloppe charnue blanche à crème qui devient mauve ou pourpre à maturité.

La plante est dioïque : chaque pied porte soit des cônes mâles, soit des cônes femelles.

Hybrides

Aucun hybride naturel décrit n’a été trouvé dans les sources botaniques consultées. Les deux espèces vivent à plusieurs centaines de kilomètres l’une de l’autre et n’ont pas de pollinisateur commun. Une pépinière australienne propose une plante sous le nom de « Bowenia serrulata x spectabilis », mais aucune publication ne documente ce croisement : son origine ne peut pas être vérifiée.

Confusions possibles

La confusion la plus fréquente se fait avec Bowenia serrulata, l’autre Bowenia, dont les folioles sont régulièrement dentées en scie. Le critère n’est pas absolu : des folioles dentées apparaissent çà et là dans les populations de Bowenia spectabilis, selon Hill et Osborne (2001), et la forme ‘Tinaroo’ en porte régulièrement (voir Taxonomie). La provenance reste alors le meilleur indice : Bowenia spectabilis vient du nord-est du Queensland, Bowenia serrulata de la région de Byfield, au nord de Rockhampton. Le naturaliste Leonard Butt note aussi que la tige souterraine de Bowenia spectabilis est allongée, en forme de navet, alors que celle de Bowenia serrulata est ovoïde, presque globuleuse.

La plante est aussi prise pour une fougère ; ses cônes suffisent à trancher. Parmi les cycadales, seule Stangeria, d’Afrique du Sud, a la même allure de fougère, mais ses feuilles ne sont divisées qu’une fois.

Taxonomie

Bowenia spectabilis est un nom accepté par POWO et par The World List of Cycads. L’espèce n’a jamais changé de nom : seule sa famille a varié selon les auteurs. Elle a été publiée par Joseph Dalton Hooker dans le Curtis’s Botanical Magazine en 1863, d’après une plante cultivée ; la planche 5398 sert de type (lectotype). C’est l’espèce type du genre.

Le genre a été rangé dans les Stangeriaceae par L. A. S. Johnson (1959), parfois dans une famille propre, les Boweniaceae ; POWO le place aujourd’hui dans les Zamiaceae, la CITES encore dans les Stangeriaceae. Le détail est exposé sur la page du genre.

La forme ‘Tinaroo’

Sur le plateau d’Atherton, près du lac Tinaroo, et à Kuranda poussent des Bowenia dont les folioles sont régulièrement dentées, comme celles de Bowenia serrulata, et dont la tige souterraine, plus grosse et plus ramifiée, a été jugée intermédiaire entre celles des deux espèces (Hsiao et Oberprieler, 2022). Elles sont vendues sous le nom de Bowenia ‘Tinaroo’, sans valeur botanique officielle.

David Jones (1993, 2002) a traité la population de Tinaroo comme une espèce non décrite, Norstog et Nicholls (1997) comme une simple variété ; Hill et Osborne (2001) ont montré que des folioles dentées existent dans toutes les populations de Bowenia spectabilis. Dans son mémoire de recherche (2004), G. W. Wilson conclut que la forme des folioles et de la tige varie selon le milieu, surtout selon la température, et que les plantes de Kuranda et de Tinaroo sont probablement de simples écotypes de Bowenia spectabilis. L’étude des chromosomes de Kokubugata et ses collaborateurs (2000) va dans le même sens : ces plantes ont le même nombre de chromosomes à centromère médian que Bowenia spectabilis, et non celui de Bowenia serrulata.

La révision des charançons pollinisateurs publiée en 2022 par Yun Hsiao et Rolf Oberprieler a apporté un argument supplémentaire. Les insectes récoltés à Tinaroo, à Kuranda et à Cooktown appartiennent tous à Miltotranes prosternalis, le pollinisateur de Bowenia spectabilis du cap Tribulation à Townsville : ces populations de plantes sont donc, elles aussi, des Bowenia spectabilis. En pratique, une plante vendue sous le nom de ‘Tinaroo’ est donc un Bowenia spectabilis à folioles dentées.

Une troisième espèce dans la chaîne McIlwraith ?

La même étude a mis en évidence un charançon différent, décrit sous le nom de Miltotranes wilsoni, sur la population isolée de la chaîne McIlwraith, dans la péninsule du cap York. Comme les aires des charançons coïncident avec celles de leurs plantes hôtes, Hsiao et Oberprieler estiment que cette population, rattachée jusqu’ici à Bowenia spectabilis, pourrait être une troisième espèce de Bowenia. Aucune description botanique n’avait été publiée à la date de consultation des sources.

Étymologie et histoire

L’épithète spectabilis vient du latin et signifie « remarquable » ou « qui attire le regard », en référence à l’aspect frappant de la plante, selon le compendium étymologique de J. L. Haynes (2022) repris par The World List of Cycads. Le nom de genre honore Sir George Ferguson Bowen (1821-1899), premier gouverneur du Queensland.

Selon les sources secondaires consultées, le botaniste Allan Cunningham avait récolté un fragment de fronde dès 1819 sur l’Endeavour River, à l’emplacement de l’actuelle Cooktown, mais la plante n’a été connue qu’après sa redécouverte par Walter Hill à Rockingham Bay et l’envoi d’un plant vivant aux jardins royaux de Kew. C’est cette plante cultivée que Hooker a fait représenter en 1863. L’espèce est donc entrée dans la science par l’horticulture, comme sa congénère, publiée quinze ans plus tard par le pépiniériste londonien William Bull.

Noms communs

Aucun nom français attesté n’a été trouvé : on emploie le nom scientifique, ou simplement « bowenia ». En anglais australien, la plante est appelée « zamia fern », nom donné par la flore des forêts tropicales australiennes (CSIRO). Ce nom contient le mot « fern » (fougère), alors qu’il s’agit d’une cycadale. Un nom aborigène, « Bungkay », figure sur la fiche anglaise du site avec une référence (Bonta et Osborne, 2005) qui n’a pas pu être vérifiée ; il n’est pas repris ici.

Dans la nature

Bowenia spectabilis vit dans le nord-est du Queensland, en sous-bois des forêts tropicales humides bien développées et peu perturbées, de plaine comme d’altitude. Selon Hsiao et Oberprieler (2022), son aire principale couvre la biorégion des Wet Tropics, du cap Melville au nord jusqu’à Cardwell au sud, avec des populations isolées dans la chaîne McIlwraith et dans le parc national de Starcke, au nord de Cooktown, ainsi qu’à Kuranda et à Tinaroo sur le plateau d’Atherton.

L’espèce pousse du niveau de la mer jusque vers 700 m. La flore du CSIRO la dit probablement plus commune sur les sols rouges issus de basalte. La Gymnosperm Database la signale aussi près des ruisseaux et sur les pentes abritées. À Tinaroo, les plantes poussent dans des milieux plus ouverts, en forêt de transition et en forêt sclérophylle, parcourues de temps à autre par le feu. La population totale est estimée entre 10 000 et 20 000 pieds selon des sources secondaires (LLIFLE, Wikipédia), sans doute d’après l’évaluation de l’UICN.

La pollinisation est assurée par le charançon Miltotranes prosternalis, qui se développe dans les cônes mâles, surtout d’octobre à décembre, et transporte le pollen vers les cônes femelles ; c’est le seul pollinisateur connu de l’espèce (Wilson, 2002 ; Hsiao et Oberprieler, 2022). Les graines sont très recherchées par les rats, qui les consomment souvent avant la maturité complète du cône.

Statut de conservation et réglementation

Bowenia spectabilis n’est pas considéré comme menacé à l’échelle mondiale. The World List of Cycads le classe en préoccupation mineure (LC) sans afficher d’année ; Hsiao et Oberprieler (2022) citent l’évaluation de K. D. Hill publiée en 2010 sur la Liste rouge de l’UICN. La Liste rouge n’a pas pu être consultée directement.

Comme toutes les cycadales qui ne figurent pas à l’annexe I, l’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES, avec l’annotation #4 dans sa version en vigueur depuis le 5 mars 2026 : le commerce international des plantes exige des permis, mais les graines, le pollen et les cultures in vitro en conteneurs stériles en sont exemptés. Dans l’Union européenne, elle figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dont les annexes en vigueur sont fixées par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026. Species+ classe encore l’espèce dans les Stangeriaceae (base consultée le 2 octobre 2026).

En Australie, les plantes sauvages sont protégées par la législation du Queensland (statut exact de l’espèce non relu). Achetez des plantes issues de semis, à la provenance traçable, et vérifiez la réglementation en vigueur sur EUR-Lex et auprès du ministère chargé de l’écologie : ces informations générales ne remplacent pas les textes officiels.

Culture

Bowenia spectabilis se cultive comme une plante de sous-bois tropical : à l’ombre, au chaud, dans un sol qui ne sèche jamais complètement. L’Australian Native Plants Society la dit robuste en culture en régions tropicales et subtropicales, à mi-ombre ou à l’ombre ; en Australie, elle est couramment cultivée au jardin et en pot d’intérieur (CSIRO).

  • Lumière : ombre légère à ombre dense ; le soleil direct brûle les folioles minces. La pépinière Rare Palm Seeds recommande une ombre dense pour les jeunes plants ;
  • Substrat : humifère et drainant ; dans la nature, la plante pousse surtout sur des sols basaltiques bien structurés. Un sol détrempé et froid fait pourrir la tige souterraine, comme chez toutes les cycadales ;
  • Arrosage : régulier pendant la saison chaude, plus espacé en hiver, sans laisser le pot se dessécher complètement ;
  • Humidité et vent : une atmosphère humide et une situation abritée du vent, conformes à son habitat forestier ;
  • Pot : la forme compacte et l’absence d’épines en font une bonne plante de pot, d’intérieur lumineux ou de serre chaude.

Hors d’Australie, l’espèce est présente dans des collections botaniques ; un site japonais d’amateur la montre par exemple au jardin botanique central de Toyama, en mars 2025.

En France, aucun résultat de culture en pleine terre n’a été publié. Au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, dans le Var, c’est la forme ‘Tinaroo’ qui est cultivée en pot. C’est la solution la plus sûre : un grand pot, à l’ombre en été, rentré à l’abri du froid en hiver, en serre chauffée, en véranda ou dans une pièce lumineuse sans soleil direct.

Multiplication

La multiplication se fait par graines, fraîches et débarrassées de leur enveloppe charnue (avec des gants). La flore du CSIRO indique une germination en 89 à 243 jours, alors que notre guide du semis des cycadales donne un à trois mois pour le genre Bowenia sur substrat chaud : les délais varient beaucoup selon la fraîcheur des graines et la température. Comme l’espèce est dioïque et pollinisée par un charançon absent d’Europe, une plante isolée ne donne pas de graines fertiles sans pollinisation à la main.

Maladies et ravageurs

Les cochenilles sont le principal ravageur signalé en culture pour le genre. Leonard Butt, qui cultivait des Bowenia à Brisbane, signale une cochenille à carapace sombre et conseille de surveiller les fourmis qui les élèvent. Les cochenilles favorisent aussi la fumagine. L’excès d’eau froide autour de la tige souterraine provoque des pourritures, et le soleil direct des brûlures du feuillage. Aucune maladie propre à l’espèce n’a été documentée dans les sources consultées.

Rusticité

Bowenia spectabilis est une plante de forêt tropicale : aucune valeur de résistance au froid n’a été publiée par un jardin botanique ou une institution, et aucun essai en pleine terre n’a été trouvé en France. Les rares données disponibles viennent du commerce et d’un seul retour d’amateur.

En France

Sur le forum des Fous de palmiers, relu en octobre 2026, Bowenia spectabilis n’apparaît que dans des listes de collection, des échanges de graines et des offres de vente, sans aucun essai en pleine terre ni hiver chiffré. Aucune donnée n’a été trouvée pour le littoral méditerranéen, la façade atlantique, la Bretagne, l’intérieur ou la montagne, ni pour les grandes vagues de froid (1985, 2012). La seule observation française documentée est celle du Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures, où la forme ‘Tinaroo’ est cultivée en pot. En l’absence d’autres données, la culture en pot hivernée hors gel est la règle.

Repères internationaux

Un cultivateur d’Altamonte Springs (Floride centrale, États-Unis) indique sur le forum PalmTalk que sa plante de l’espèce Bowenia spectabilis n’a subi aucun dégât en février 2026 à −5 °C (23 °F), lors d’une nuit ventée où le gel a duré plus de dix heures. La culture (pleine terre ou pot) et la protection éventuelle ne sont pas précisées, et le fil n’a été lu que par extrait de recherche. Ce retour unique surprend pour une espèce de forêt tropicale ; la tige enterrée a pu protéger la plante. Il ne permet pas de fixer une limite.

Sur le forum italien Tropicamente, l’espèce n’apparaît que dans des listes de collection. La pépinière Rare Palm Seeds présente la forme ‘Tinaroo’ comme la plus résistante du genre, capable de supporter des gelées modérées : affirmation commerciale, sans relevé publié. Aucun échec dû à la chaleur, à la sécheresse ou à l’excès d’eau n’a été trouvé.

Toxicité et précautions

Oui, Bowenia spectabilis est toxique, comme toutes les cycadales. La flore du CSIRO indique que la consommation du feuillage est soupçonnée de provoquer chez les bovins les troubles de la marche appelés « zamia staggers » (Everist, 1974), et l’autorité de gestion des Wet Tropics précise que les feuilles et les graines sont toxiques. Leonard Butt signale la présence de macrozamine chez le genre. Aucune analyse détaillée propre à l’espèce n’a été trouvée. Tenez la plante et ses graines hors de portée des enfants, des chiens et des chats, portez des gants pour nettoyer les graines et, en cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Usages traditionnels

La consommation de cycadales par les peuples aborigènes, après un long traitement de détoxification, est bien documentée en Australie, et l’étude comparative de Brit Asmussen (2011) inclut le genre Bowenia parmi les cycadales concernées ; son contenu n’a pas été consulté en détail. L’affirmation de la fiche anglaise du site selon laquelle la tige de Bowenia spectabilis était mangée comme une igname, d’après un ouvrage de 1889, n’a pas pu être vérifiée.

Questions fréquentes

Bowenia spectabilis est-il une fougère ?

Non. C’est une cycadale, une plante à graines qui se reproduit par des cônes, et non par des spores. Ses feuilles divisées deux fois et sa tige enterrée lui donnent l’allure d’une fougère, d’où son nom anglais de « zamia fern ».

Comment le distinguer de Bowenia serrulata ?

Par les folioles, le plus souvent. Elles ont un bord entier chez Bowenia spectabilis et régulièrement denté chez Bowenia serrulata. Comme des folioles dentées apparaissent aussi chez Bowenia spectabilis, en particulier dans la forme ‘Tinaroo’, la provenance de la plante reste un indice précieux.

Bowenia ‘Tinaroo’ est-il une espèce à part ?

Non, en l’état des publications. Les études des chromosomes et des charançons pollinisateurs rattachent les plantes de Tinaroo et de Kuranda à Bowenia spectabilis. Le nom ‘Tinaroo’ est horticole et n’a pas de valeur botanique officielle.

Peut-on cultiver Bowenia spectabilis dehors en France ?

Ce n’est pas documenté. Aucun essai en pleine terre n’a été trouvé en France, et le seul retour chiffré vient de Floride, où une plante n’aurait pas souffert de −5 °C en février 2026. Le plus sûr est la culture en pot, à l’ombre, hivernée hors gel, comme pour la forme ‘Tinaroo’ au Jardin zoologique tropical de La Londe-les-Maures.

Bowenia spectabilis supporte-t-il le soleil ?

Mal. C’est une plante de sous-bois dont les folioles minces brûlent au soleil direct. Une ombre légère convient aux plantes adultes, une ombre plus dense aux jeunes plants et aux climats chauds et secs.

Bowenia spectabilis est-il toxique pour les animaux ?

Oui. Son feuillage est soupçonné de causer des troubles chez les bovins en Australie, et toutes les cycadales sont toxiques, surtout leurs graines. Tenez la plante hors de portée des chiens et des chats et consultez un vétérinaire au moindre doute.

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Sites de référence

  • Plants of the World Online (POWO), Bowenia spectabilis : https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:296945-1 — nom accepté, famille Zamiaceae, aire au Queensland. Base de référence (Kew), autorité nomenclaturale du site ; lue par extraits de recherche (site bloqué).
  • The World List of Cycads (version 2026.08.15), Bowenia spectabilis : https://cycadlist.org/scientific_name/10 — publication d’origine, lectotype, synonyme, étymologie (Haynes 2022), statut UICN. Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales ; consultée directement.
  • Species+ (UNEP-WCMC), Bowenia spectabilis : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/25756/legal — annexe II de la CITES avec l’annotation #4, annexe B dans l’Union européenne, famille Stangeriaceae. Base officielle ; consultée le 2 octobre 2026.
  • Australian Tropical Rainforest Plants (CSIRO), Bowenia spectabilis : https://apps.lucidcentral.org/rainforest/text/entities/bowenia_spectabilis.htm — description d’après la Flora of Australia, habitat, sols, germination, toxicité pour le bétail, culture. Flore institutionnelle, fiable ; consultée directement.
  • Hsiao et Oberprieler (2022), revue Insects, texte intégral : https://www.ebi.ac.uk/europepmc/webservices/rest/PMC9146253/fullTextXML — répartition, statut des populations de Tinaroo, Kuranda, Starcke et McIlwraith, pollinisateurs. Article à comité de lecture ; lu en entier (Europe PMC).
  • The Gymnosperm Database (C. J. Earle), Bowenia spectabilis, archive de 1999 : https://www-archiv.fdm.uni-hamburg.de/b-online/earle/st/bo/spectabilis.htm — aire et habitat, mention de la forme ‘Tinaroo’ (d’après Jones 1993). Base spécialisée sérieuse, version ancienne.
  • Wet Tropics Management Authority, Cycads : https://www.wettropics.gov.au/cycads — toxicité des feuilles et des graines, ancienneté du genre d’après les fossiles. Organisme public, fiable.
  • Australian Plants Online n° 35, L. P. Butt, « The Byfield Fern: Bowenia » : https://anpsa.org.au/APOL35/sep04-6.html — forme de la tige, plantes du parc Paronella, cochenilles, macrozamine. Article de société spécialisée (1997, republié en 2004), témoignage d’un naturaliste.
  • Australian Native Plants Society (ANPSA), Bowenia spectabilis : https://anpsa.org.au/plant_profiles/bowenia-spectabilis/ — conditions de culture en Australie. Société spécialisée ; consultée par extrait (page inaccessible au moment de la vérification).
  • LLIFLE, Bowenia spectabilis : https://llifle.com/Encyclopedia/PALMS_AND_CYCADS/Family/Zamiaceae/31902/Bowenia_spectabilis — estimation de la population. Encyclopédie d’amateurs, donnée rapportée.
  • Rare Palm Seeds, Bowenia sp. Tinaroo : https://www.rarepalmseeds.com/bowenia-sp-tinaroo — exposition et tolérance au gel annoncée. Site commercial, jamais seul pour établir un fait ; relevé lors de la préparation de la page du genre.
  • botanic.jp, Bowenia spectabilis : https://botanic.jp/plants-ha/bowspe.htm — photographie au jardin botanique central de Toyama (Japon), mars 2025. Site d’amateur, peu fiable pour la description (la plante y est présentée comme une fougère).
  • PalmTalk, fil « 2026_02 Preliminary cold damage to my palms after 23F, Central Florida » : https://www.palmtalk.org/forum/topic/92884-2026_02-preliminary-cold-damage-to-my-palms-after-23f-central-florida/ — aucun dégât à −5 °C en février 2026 à Altamonte Springs. Forum de cultivateurs, retour unique ; relevé par extrait de recherche, fil non lu (site bloqué).
  • Forum des Fous de palmiers, recherche « Bowenia » : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/search.php?keywords=bowenia — listes de collection et offres de graines, aucun essai en pleine terre. Forum de cultivateurs ; résultats lus en entier.
  • Tropicamente, fil « Rusticità Dioon spinulosum » : https://www.tropicamente.it/forums/topic/rusticita-dioon-spinulosum/ — espèce citée parmi les plantes de zone 9b à 10a d’après des lectures. Forum italien, information de seconde main.

Bibliographie

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  • Everist, S.L. (1974). Poisonous Plants of Australia. Angus & Robertson, Sydney. [Source citée par la flore du CSIRO pour la toxicité ; non consultée.]
  • Jones, D.L. (1993). Cycads of the World. Smithsonian Institution Press, Washington. [Traite la population de Tinaroo comme une espèce non décrite ; non consulté, cité d’après Hsiao et Oberprieler 2022.]
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  • Kokubugata, G., Kondo, K., Wilson, G.W., Randall, L.M., van der Schans, A. & Morris, D.K. (2000). Comparison of karyotype and rDNA-distribution in somatic chromosomes of Bowenia species (Stangeriaceae, Cycadales). Australian Systematic Botany 13(1) : 15-20. doi:10.1071/SB98028 [Caryotypes ; article à comité de lecture, lu par son résumé.]
  • Hill, K. & Osborne, R. (2001). Cycads of Australia. Kangaroo Press, Sydney. [Folioles dentées dans toutes les populations de Bowenia spectabilis ; non consulté, cité d’après Hsiao et Oberprieler 2022.]
  • Wilson, G.W. (2002). Insect pollination in the cycad genus Bowenia Hook. ex Hook. f. (Stangeriaceae). Biotropica 34(3) : 438-441. [Pollinisation par les charançons ; lu par son résumé.]
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  • Hill, K.D. (2010). Bowenia spectabilis. The IUCN Red List of Threatened Species 2010 : e.T41980A10591113. [Catégorie LC ; référence relevée dans Hsiao et Oberprieler 2022, Liste rouge non consultée.]
  • Asmussen, B. (2011). « There is likewise a nut… » a comparative ethnobotany of Aboriginal processing methods and consumption of Australian Bowenia, Cycas, Macrozamia and Lepidozamia species. Technical Reports of the Australian Museum, Online 23(10) : 147-163. [Ethnobotanique ; titre et référence relevés, texte non consulté.]
  • Hsiao, Y. & Oberprieler, R.G. (2022). Taxonomic revision of the genus Miltotranes Zimmerman, 1994 (Coleoptera: Curculionidae: Molytinae), the Bowenia-pollinating cycad weevils in Australia, with description of a new species and implications for the systematics of Bowenia. Insects 13(5) : 456. doi:10.3390/insects13050456 [Article à comité de lecture, lu en entier.]
  • Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]