Cycas balansae

Cycas balansae est un cycadophyte appartenant au genre Cycas, de la famille des Cycadaceae. Originaire du nord du Vietnam et de l’extrême sud de la Chine, il appartient à ce petit groupe de Cycas indo-chinois dont le tronc reste souterrain ou très court, et qui pousse à l’ombre du sous-bois des forêts denses, ce qui le distingue nettement des espèces héliophiles plus connues du genre comme Cycas revoluta ou Cycas panzhihuaensis. L’espèce est inscrite sur la Liste rouge de l’UICN en tant qu’Endangered (En danger). Elle a été décrite par le botaniste allemand Otto Warburg en 1900, et son épithète honore le naturaliste français Benedict Balansa (1825–1892), qui en réalisa la première collecte au Tonkin pour le Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

Comment reconnaître Cycas balansae ?

Cycas balansae possède une morphologie atypique parmi les Cycas couramment cultivés : son tronc est entièrement souterrain ou très peu émergent, mesurant 12 à 20 cm de diamètre, et ne porte qu’une couronne réduite de 4 à 9 feuilles à l’âge adulte. Cette silhouette discrète, presque herbacée, le distingue immédiatement des espèces à tronc aérien.

Les feuilles, pennées et arquées, atteignent 1,2 à 2,6 m de longueur. Le pétiole est armé d’épines courtes mais nettes. Le rachis porte 90 à 160 folioles d’une texture papyracée (et non coriace comme chez Cycas revoluta), insérées à un angle d’environ 80° vers l’avant, donnant à la feuille un port légèrement en V. Les jeunes feuilles émergent recouvertes d’un tomentum laineux qui s’efface avec la maturité.

Le cône mâle est solitaire, dressé, jaune, cylindrique, mesurant 20 à 25 cm de long pour 4 à 7 cm de diamètre, avec des sporophylles cunéiformes. Le cône femelle, de type fermé, mesure 8 à 12 cm de long ; chaque sporophylle porte 2 à 4 ovules avec des épines latérales sur le limbe, sans épine apicale distincte. À maturité, les graines présentent une sarcoteste jaune.

Hybrides connues

Les études génétiques récentes (Liu et al., Frontiers in Plant Science, 2021) ont mis en évidence des introgressions naturelles entre Cycas balansae et plusieurs espèces sympatriques ou parapatriques du sud de la Chine : Cycas dolichophylla, Cycas bifida et Cycas changjiangensis. Ces flux génétiques traduisent une histoire évolutive complexe au sein du complexe sino-vietnamien, et compliquent encore la délimitation morphologique des espèces sur le terrain.

En horticulture, un seul hybride documenté est commercialisé : Cycas ‘Cycad Waverider’, issu du croisement Cycas revoluta × Cycas balansae. Diffusé notamment par la pépinière néo-zélandaise Concept Botanica, ce cultivar est promu pour sa croissance rapide et sa rusticité supérieure à celle des parents pris isolément, mais les retours documentés en culture restent encore peu nombreux.

Confusion

Cycas balansae a longtemps été traité comme le membre central d’un « complexe Cycas balansae » regroupant plusieurs entités morphologiquement proches du sud-ouest de la Chine et de l’Indochine. L’étude phylogénétique de Xiao & Gong (Annals of Botany, 2006) a démontré que ce complexe se subdivise en cinq unités génétiquement distinctes correspondant à Cycas balansae, Cycas parvula, Cycas tanqingii, Cycas simplicipinna et Cycas shiwandashanica — cette dernière étant aujourd’hui considérée comme un synonyme hétérotypique de Cycas balansae par POWO.

Sur le terrain ou en culture, les risques de confusion concernent principalement :

  • Cycas ferruginea : également présent dans le Lang Son et le Thai Nguyen au Vietnam ainsi que dans l’ouest du Guangxi, mais inféodé aux falaises calcaires (200–500 m) plutôt qu’aux sols profonds des forêts intérieures.
  • Cycas dolichophylla : décrit en 2004 par Hill, Nguyen & Lôc, présent au nord du Vietnam et dans le Yunnan (comtés de Maguan et Malipo). Plusieurs populations autrefois rapportées à Cycas balansae dans le Yunnan ont depuis été reclassées dans cette espèce, ce qui explique les divergences de distribution entre la littérature chinoise contemporaine et la base POWO.
  • Cycas bifida et Cycas changjiangensis : occasionnellement confondues avec Cycas balansae sur les jeunes individus, en particulier en pépinière, mais s’en distinguent à l’examen des folioles (bifides chez Cycas bifida) et de la pubescence des cataphylles.
  • Cycas simplicipinna : présent au nord de la Thaïlande, au Myanmar, au Laos et au sud de la Chine, à confondre principalement sur jeunes plants.

Taxonomie

  • Nom accepté : Cycas balansae Warb.
  • Publication originale : Warburg, O., Monsunia 1: 179 (1900).
  • Lectotype : désigné par Hill, Nguyen & Loc (2004) dans Botanical Review 70(2): 134–193, lors de la révision du genre Cycas au Vietnam.
  • Famille : Cycadaceae.
  • Position dans le genre : Cycas balansae fait partie de l’assemblage indo-chinois du genre, dont les caractères convergents incluent un tronc souterrain ou court et une écologie de sous-bois forestier. Les analyses moléculaires récentes (Liu et al., Molecular Phylogenetics and Evolution, 2018) montrent toutefois que les sections infragénériques héritées de Schuster et reprises par Hill ne sont pas toutes monophylétiques, et la position phylogénétique précise de l’espèce reste en cours de discussion.
  • Étymologie : l’épithète spécifique honore Benedict Balansa (1825–1892), naturaliste et explorateur botaniste français qui collecta abondamment en Asie pour le Muséum national d’histoire naturelle de Paris et qui découvrit cette espèce au nord du Vietnam (Haynes, Phytotaxa, 2022).

Synonymes :

  • Cycas siamensis subsp. balansae (Warb.) J.Schust., in H.G.A. Engler (ed.), Pflanzenreich, IV, 1: 81 (1932). (synonyme homotypique)
  • = Cycas shiwandashanica H.T.Chang & Y.C.Zhong, Chinese Bulletin of Botany 12: 12 (1995). (synonyme hétérotypique)
  • = Cycas palmatifida Hung T.Chang, Y.Y.Huang & Y.C.Zhong, Acta Scientiarum Naturalium Universitatis Sunyatseni 37(4): 7 (1998). (synonyme hétérotypique)

Dans la nature

Habitat

Cycas balansae est inféodé aux forêts denses humides sempervirentes des collines et des vallées du sud-est asiatique continental. Il y croît en sous-bois ombragé, généralement entre 100 et 800 m d’altitude (Zhang et al., Plants, 2025), sur des sols profonds, loameux, dérivés de granite ou — selon certaines populations — sur substrat calcaire (forêts mousson sur karst). Cette préférence pour un sous-étage forestier ombragé et humide est exceptionnelle au sein du genre Cycas, dont la majorité des espèces sont héliophiles et adaptées à des milieux ouverts ou rocheux.

Distribution

Selon POWO (Plants of the World Online, autorité nomenclaturale suivie ici), l’aire de répartition naturelle s’étend du sud-est du Guangxi (Chine) au nord du Vietnam. Les populations vietnamiennes documentées se trouvent dans les provinces de Lang Son, Vinh Phuc, Thai Nguyen et Quang Ninh ; en Chine, l’espèce occupe notamment le massif du Shiwan Dashan dans le Guangxi.

La littérature chinoise contemporaine (Zhang et al. 2025) rapporte également des populations dans le sud du Yunnan, en particulier dans la région du Xishuangbanna et autour de Simao. Cette extension géographique est toutefois contestée : la révision taxonomique de Hill et collaborateurs a transféré l’essentiel des populations yunnanaises vers Cycas dolichophylla, et la classification actuelle accepte une aire restreinte au Guangxi et au Tonkin.

Climat et phénologie

Le climat dans l’aire d’origine est subtropical de mousson, avec une saison humide chaude (mai à octobre) et une saison sèche fraîche (novembre à avril). Les températures hivernales descendent rarement sous 5 °C dans les vallées habitées, et le gel y est exceptionnel. La pluviosité annuelle excède généralement 1 500 mm.

La phénologie est typique des Cycas : émission d’une nouvelle couronne foliaire en début de saison humide, formation des cônes mâles et femelles de manière irrégulière (les individus ne fructifient pas annuellement), pollinisation entomophile (charançons spécialistes des cycadales).

Menaces et statut de conservation

Cycas balansae a été évalué En danger (EN) par Nguyen sur la Liste rouge de l’UICN (assessment 2010, e.T42069A10642849). Les principales menaces identifiées sont :

  • La destruction et la fragmentation de l’habitat par déforestation, conversion agricole et développement d’infrastructures.
  • La collecte illégale pour l’horticulture ornementale et la médecine traditionnelle (rhizomes et cônes).
  • Le faible taux de fructification lié à la dioécie, à la rareté des appariements pollinisateurs efficaces dans les populations fragmentées et à la longue phase juvénile (Zhang et al. 2025).
  • Le changement climatique : la modélisation MaxEnt de Zhang et collaborateurs prédit un déplacement vers le nord de l’aire favorable à mesure que la saisonnalité thermique et la température moyenne du trimestre le plus froid évoluent.

L’espèce est inscrite à l’Annexe II de la CITES, comme l’ensemble des cycadophytes hormis Cycas beddomei (Annexe I).

Culture

En pot

Cycas balansae se cultive aisément en conteneur, ce qui en fait une option pertinente pour les climats trop froids pour une plantation pérenne au jardin.

  • Substrat : drainant mais légèrement humifère, contrairement aux Cycas xérophytes. Un mélange à parts égales de terre de jardin, de terreau horticole et de pouzzolane (ou ponce, perlite) donne de bons résultats. Éviter les substrats purement minéraux qui s’assèchent trop vite pour cette espèce de sous-bois.
  • Exposition : ombre claire à mi-ombre. Cycas balansae est l’un des rares Cycas qui tolère mal le plein soleil estival, surtout sous climats secs ; ses folioles papyracées brûlent rapidement. Une exposition sous voile d’ombrage 50 % ou sous canopée arborée légère convient parfaitement.
  • Arrosage : régulier et copieux durant la saison de croissance (printemps–été), en laissant le substrat sécher en surface entre deux apports. Réduire fortement en hiver, sans jamais laisser le substrat se dessécher complètement. Ne jamais laisser d’eau stagnante dans la soucoupe : le caudex souterrain est particulièrement sensible à la pourriture.
  • Fertilisation : engrais équilibré à libération lente au printemps, complété mensuellement par un engrais liquide pour plantes vertes durant la croissance active.
  • Hygrométrie : appréciée mais non indispensable. En culture d’intérieur, vaporiser le feuillage par temps sec améliore l’apparence.
  • Rempotage : tous les 3 à 4 ans, au printemps. Manipuler les racines avec précaution, le système racinaire des Cycas étant lent à se reformer.

En pleine terre

La plantation en pleine terre n’est envisageable que dans les zones tropicales humides, subtropicales et tempérées chaudes sans gel marqué (USDA 10a–11). Sous climat méditerranéen frais, océanique doux ou subtropical à hivers humides, la culture en pleine terre n’est pas recommandée sans protection hivernale.

  • Exposition : mi-ombre à ombre claire, idéalement sous le houppier léger d’arbres caducs ou contre une exposition est. Éviter le plein sud sans ombrage.
  • Sol : profond, loameux, riche en matière organique, mais bien drainé. Le substrat naturel évoqué dans la littérature est un loam profond sur granite. Sur sol argileux compact, prévoir une butte ou un drainage de fond.
  • Plantation : au printemps, après les dernières gelées. Travailler une fosse large (60 × 60 cm minimum), enrichir avec un terreau de feuilles et du sable grossier. Positionner le collet à fleur de sol.
  • Arrosage : copieux la première saison ; ensuite, irrigation d’appoint durant les périodes sèches estivales.
  • Paillage : un paillage minéral (gravier, pouzzolane) en couronne autour du caudex, jamais de paillage organique en contact direct.
  • Protection hivernale : sous climat marginal, couvrir la couronne foliaire d’un voile d’hivernage double et protéger la base par un paillage épais minéral dès que les températures nocturnes approchent 0 °C.

Multiplication

Cycas balansae se reproduit naturellement par graines, la propagation végétative étant exceptionnelle.

Semis : la production de graines est limitée par la dioécie, le faible taux de fécondation et la longue phase juvénile. Le protocole standard pour les Cycas s’applique (Dehgan, Acta Horticulturae, 1999) :

  1. Récolter les graines à pleine maturité (sarcoteste rouge-jaune à orangé), puis les laisser après-mûrir 6 à 12 mois en milieu sec et tempéré.
  2. Retirer mécaniquement la sarcoteste charnue, en se protégeant les mains (les cycasines de la pulpe sont toxiques et irritantes).
  3. Scarifier légèrement la sclérotesta ou la tremper 15 minutes dans une solution d’acide sulfurique dilué (réservé aux professionnels), ou plus simplement 24 h dans l’eau tiède.
  4. Tremper les graines 24 à 48 h dans une solution d’acide gibbérellique (GA₃) à 500–1 000 ppm pour lever la dormance physiologique.
  5. Semer à plat sur un substrat sableux drainant, à 28–30 °C, en maintenant une humidité constante mais non détrempée. La germination intervient en 3 à 9 mois.
  6. Repiquer en godet dès l’apparition de la première feuille véritable.

Division des rejets : Cycas balansae émet rarement des rejets basaux sur son caudex souterrain. La séparation est délicate et le taux de reprise médiocre ; cette méthode n’est pas recommandée pour cette espèce.

Maladies et ravageurs

Cycas balansae partage l’essentiel de ses problèmes phytosanitaires avec les autres Cycas cultivés :

  • Pourriture du collet et du caudex (Phytophthora spp., Fusarium spp.) : principale cause de mortalité en culture. Survient en cas d’excès d’arrosage, de substrat mal drainé ou de paillage organique en contact direct avec le caudex. Prévention par un substrat drainant et un arrosage maîtrisé. Aucun traitement curatif fiable une fois la pourriture installée.
  • Cochenilles farineuses (Pseudococcus longispinus, Planococcus citri) et cochenilles à bouclier (Aulacaspis yasumatsui, dite « cochenille du sagou ») : Aulacaspis yasumatsui, originaire de Thaïlande et désormais largement disséminée par le commerce horticole, est devenue le ravageur le plus dangereux des Cycas dans plusieurs régions du monde. Surveillance régulière du revers des folioles, traitement à l’huile horticole ou aux insecticides systémiques sur autorisation.
  • Papillon bleu des cycas (Chilades pandava) : chenille phyllophage spécialisée des Cycas, originaire d’Asie du Sud-Est, qui s’attaque préférentiellement aux jeunes feuilles. Présent dans l’aire d’origine de Cycas balansae et désormais introduit dans plusieurs régions tropicales et subtropicales.
  • Acariens (Tetranychus spp.) : surtout en culture d’intérieur à atmosphère sèche. Maintenir une hygrométrie suffisante et lessiver régulièrement le feuillage.

Rusticité

La rusticité documentée de Cycas balansae en culture demeure mal cernée, en raison de sa diffusion limitée hors de son aire d’origine et du peu de retours publiés par les amateurs des forums de référence.

La pépinière Trebrown (Royaume-Uni) le classe en zone USDA 9b, soit une tolérance théorique à des minima d’environ −3,9 °C à −1,1 °C en exposition brève. Cette estimation est cohérente avec son habitat naturel, où le gel est rare et bref dans les vallées au-dessous de 800 m. À l’inverse, Cycas revoluta (zone 8b à 9a en pratique selon les retours européens) ainsi que Cycas panzhihuaensis et Cycas taitungensis (zones 8a/b documentées sur Palmtalk par les cultivateurs du sud-est des États-Unis et du sud de l’Europe) lui sont nettement supérieurs sur ce plan.

Sur les forums spécialisés, les rapports concernant directement Cycas balansae en pleine terre restent anecdotiques :

  • Sur Palmtalk (International Palm Society), les discussions consacrées aux cycadales résistantes au froid (sections « Cold hardy palms » et « Tropical looking plants ») citent abondamment Cycas revoluta, Cycas taitungensis, Cycas panzhihuaensis, Cycas debaoensis et Cycas diannanensis, mais Cycas balansae y est rarement évoqué autrement que dans le cadre de l’hybride Cycas ‘Cycad Waverider’ (revoluta × balansae) diffusé par Concept Botanica en Nouvelle-Zélande. Aucune mesure de température minimale documentée n’est disponible pour le parent balansae pur en culture extérieure, et l’amélioration de rusticité observée chez le cultivar pourrait provenir essentiellement de la composante revoluta.
  • Les sites de référence horticoles australiens et néo-zélandais (Guildford Cycads, Concept Botanica) le placent dans les espèces tropicales humides nécessitant une protection en cas de gelée, sans données chiffrées précises.

Synthèse pratique : en l’absence de retour de terrain solide, une plantation pérenne en pleine terre ne peut être recommandée que dans les zones USDA 10a/10b et au-delà, sous canopée légère et avec protection contre les rares gelées. Sous climats marginaux (zone 9b), la culture en pot avec hivernage en serre froide ou véranda hors gel est la voie la plus prudente. Il convient enfin de garder à l’esprit que les rares succès isolés rapportés en zone fraîche concernent souvent des jeunes plants au caudex enterré, bénéficiant de l’inertie thermique du sol et d’une couverture éventuelle de mulch épais : ces conditions ne transposent pas à des plantes plus âgées au caudex plus exposé, et un succès ponctuel ne démontre pas une rusticité généralisable.

Usages traditionnels

Dans son aire d’origine, Cycas balansae est utilisé de longue date à plusieurs titres (Zhang et al., Plants, 2025) :

  • Médecine traditionnelle chinoise : les racines, les tiges et les feuilles entrent dans la pharmacopée traditionnelle pour leurs propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antihypertensives présumées. Ces usages relèvent de la tradition et ne doivent pas être considérés comme validés par la pharmacologie moderne ; toutes les parties de la plante contiennent par ailleurs des cycasines hépatotoxiques et neurotoxiques.
  • Alimentation : la moelle du caudex, riche en amidon, a été consommée comme aliment de disette après détoxification par lavage prolongé. Cet usage est aujourd’hui marginal et déconseillé en raison du risque toxicologique.
  • Horticulture ornementale : Cycas balansae est cultivé en pot dans son aire indigène ainsi qu’en plein air dans les provinces chinoises du Sichuan, du Guangdong et à Taïwan. Sa silhouette compacte, son tronc discret et sa tolérance à l’ombre en font un sujet apprécié des collectionneurs et des jardins botaniques. Cette demande horticole, lorsqu’elle alimente une collecte de plantes sauvages, contribue toutefois à la pression sur les populations indigènes.

FAQ

Cycas balansae perd-il ses feuilles l’hiver ? Non, c’est un cycadophyte sempervirent. Cependant, en cas d’exposition à un froid prolongé, le feuillage peut brunir et tomber sans que le caudex ne soit nécessairement mort : une nouvelle couronne peut émerger au printemps suivant.

Cycas balansae fleurit-il ? Comme tous les gymnospermes, Cycas balansae ne produit pas de fleurs mais des cônes mâles et femelles portés sur des individus différents (espèce dioïque). La maturité reproductive intervient tardivement, généralement après une quinzaine d’années en culture.

Cycas balansae est-il toxique pour les animaux domestiques ? Oui, comme l’ensemble des Cycas. Toutes les parties de la plante — feuilles, caudex et surtout graines — contiennent des cycasines (méthylazoxyméthanol glycosylé) hépatotoxiques et neurotoxiques pour les mammifères. L’ingestion peut être létale chez le chien et le chat. Tenir hors de portée des animaux et des jeunes enfants.

Quelle est la différence entre Cycas balansae et Cycas revoluta ? Les deux espèces appartiennent au même genre mais diffèrent fortement : Cycas revoluta possède un tronc aérien marqué, des folioles coriaces aux marges révolutées, une silhouette compacte adaptée au plein soleil ; Cycas balansae a un tronc souterrain, des folioles papyracées et planes, et requiert l’ombre. La rusticité est également très différente : Cycas revoluta est cultivable en pleine terre dans une grande partie du sud de l’Europe, Cycas balansae non.

Peut-on cultiver Cycas balansae en intérieur ? Oui, c’est même l’une des rares espèces du genre qui s’y prête vraiment, grâce à sa tolérance à l’ombre. Privilégier un emplacement lumineux mais sans soleil direct, une atmosphère pas trop sèche, et un arrosage modéré.

Cycas balansae est-il rapide à pousser ? Non. Comme la quasi-totalité des cycadophytes, la croissance est très lente : 1 à 2 feuilles par an au stade adulte, parfois moins. Une couronne mature représente plusieurs décennies de culture.

Sites de référence

Bibliographie

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