Cycas armstrongii est un cycas du Territoire du Nord australien, abondant dans les savanes boisées à eucalyptus des environs de Darwin, où il forme des peuplements denses et très étendus. Décrite en 1868 par Friedrich Anton Wilhelm Miquel puis longtemps rangée dans Cycas media, cette espèce du genre Cycas a un comportement rare chez les cycadales : sous son climat de mousson, elle perd souvent ses feuilles à la fin de la saison sèche. C’est le plus petit des cycas australiens, et l’UICN le classe vulnérable depuis 2022.
L’essentiel sur Cycas armstrongii
- Nom accepté : Cycas armstrongii Miq. (1868), accepté par The World List of Cycads (version 2026.08.15) et par la Flora of Australia ; POWO n’a pas pu être consulté directement
- Anciens noms et synonymes : Cycas media var. inermis A.DC. (1868) ; espèce incluse dans Cycas media de 1873 à 1980 (voir Taxonomie)
- Famille : Cycadaceae, ordre des Cycadales
- Noms communs : aucun nom français attesté ; en anglais, « fire fern », nom local du Territoire du Nord pour les jeunes frondes qui repoussent après les feux (PACSOA, 1990), repris par le Royal Botanic Garden Sydney (voir Noms communs)
- Répartition naturelle : Australie, Territoire du Nord : environs de Darwin, de l’Adelaide River au Finniss River et au sud jusqu’au bourg d’Adelaide River, avec des stations éparses presque jusqu’à Hayes Creek et une petite zone de l’île Melville
- Statut UICN : vulnérable (VU A4cde), évaluation publiée en 2022 ; vulnérable aussi selon la loi du Territoire du Nord
- CITES et autres protections : annexe II de la CITES (graines exemptées par l’annotation #4) ; annexe B dans l’Union européenne
- Rusticité documentée : aucune donnée (voir Rusticité)
- Exposition et substrat : en nature, forêts claires à Eucalyptus miniata et Eucalyptus tetrodonta, sur sables recouvrant des latérites tertiaires
- Port et dimensions adultes : tronc jusqu’à 3 m, rarement 6 m, de 5 à 11 cm de diamètre ; feuilles de 55 à 90 cm
- Toxicité : aucune analyse propre ; graines consommées par les Aborigènes seulement après une longue préparation ; à considérer comme toxique (voir Toxicité et précautions)
Comment reconnaître Cycas armstrongii
D’après Ken Hill (1996) et la Flora of Australia, on le reconnaît à ses jeunes feuilles qui deviennent vert brillant, à ses folioles bicolores dont la nervure médiane est aussi saillante dessus que dessous, et à sa taille, la plus réduite des cycas australiens. Voici la description de Hill, complétée par la Flora of Australia.
- Tronc : jusqu’à 3 m, rarement 6 m, grêle (5 à 11 cm de diamètre) ; souvent un gros caudex souterrain.
- Feuilles : 55 à 90 cm, en général un peu carénées (les deux rangs de folioles forment un angle de 130 à 160°, parfois 180°), portant 100 à 220 folioles et souvent terminées par une épine ; pétiole de 10 à 25 cm, parfois 35 cm, généralement glabre et épineux sur une partie de sa longueur.
- Folioles médianes : 5,5 à 14 cm sur 4,5 à 8 mm, insérées à 70-90°, espacées de 6 à 14 mm, rétrécies à 3,5-5 mm à la base ; vert terne ou un peu bleuté à la sortie, puis vert moyen brillant ; planes, à bords plats, plus pâles dessous.
- Jeunes pousses : couvertes d’un duvet lâche blanc mêlé de quelques poils orangés, vite caduc.
- Cataphylles : linéaires, piquantes, de 6 à 9 cm (Flora of Australia), densément tomenteuses orangées.
- Cônes mâles : ovoïdes, orangés, de 11 à 20 cm sur 7,5 à 10 cm ; microsporophylles terminés par une épine fine, relevée, de 7 à 10 mm.
- Mégasporophylles : 13 à 22 cm, à duvet gris et orangé, portant 2 à 4 ovules ; partie stérile triangulaire à lancéolée de 30 à 70 mm sur 18 à 35 mm, à 20-28 dents latérales, épine terminale de 10 à 25 mm.
- Graines : ovoïdes aplaties, vertes puis orange, non pruineuses, de 34 à 37 mm sur 32 à 36 mm.
Miquel avait distingué l’espèce par son pétiole sans épines. Hill a montré que ce caractère n’est pas fiable : le pétiole est souvent épineux au moins en partie, et il n’est entièrement inerme que chez 10 à 15 % environ des individus d’une population.
Hybrides
Hill (1996) signale dans la nature des populations intermédiaires avec Cycas conferta (au mont Bundey et près de Hayes Creek) et des hybrides apparents avec Cycas maconochiei subsp. maconochiei. Une étude génétique parue dans Annals of Botany (Clugston et coll., en ligne en novembre 2025, volume de 2026) a analysé 236 plantes de 26 populations, dont une population supposée hybride entre les deux espèces : elle ne trouve aucun signal net d’hybridation, mais une différenciation génétique minime entre les deux taxons (voir Taxonomie). Aucun hybride de culture n’est documenté.
Confusions possibles
Plusieurs cycas voisins poussent dans la région de Darwin.
- Cycas conferta, avec lequel il a été le plus souvent confondu : pétioles plus longs et presque toujours inermes (chez 90 % environ des individus), folioles vert pâle terne légèrement bleuté, serrées et se chevauchant (espacées de 5 à 8 mm), semblables sur les deux faces ; port plus grand (tronc jusqu’à 4 m, de 9 à 13 cm de diamètre).
- Cycas maconochiei subsp. maconochiei, cantonné entre Fog Bay et Port Darwin : folioles à bords légèrement recourbés, tomenteuses grises à brun orangé, glauques à la sortie, à nervure plus saillante dessous ; cônes mâles plus grands (21 à 34 cm). L’étude génétique de 2025-2026 conclut que les deux taxons forment probablement une seule espèce à la morphologie variable.
- Les espèces de la série Calcicolosae (Cycas calcicola, Cycas arnhemica), plus au sud et à l’est, qui ont des cataphylles souples et des folioles à bords recourbés ou enroulés.
- Cycas media, du Queensland, dans lequel l’espèce a été rangée pendant plus d’un siècle : folioles plus longues (11 à 28 cm sur 6 à 9 mm selon de Laubenfels et Adema) et aire très éloignée.
Taxonomie
The World List of Cycads accepte Cycas armstrongii ; POWO n’a pas pu être consulté directement. Miquel a décrit l’espèce en 1868 dans les Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 3, pages 235-236). Il y citait en synonymie une forme inermis de Cycas media qu’il avait discutée dans des travaux antérieurs sans jamais la publier valablement ; la même année, Alphonse de Candolle publiait Cycas media var. inermis, aujourd’hui synonyme (Hill 1996).
En 1873, George Bentham a rangé Cycas armstrongii dans Cycas media, et Julius Schuster l’a encore placé en 1932 dans la variété type de Cycas media. C’est John Maconochie, botaniste du gouvernement du Territoire du Nord, qui en a de nouveau reconnu l’originalité en 1980. Ken Hill en a fait en 1994 l’espèce type de la série Armstrongianosae, caractérisée par des cataphylles dures et piquantes, des folioles planes à bords non recourbés et de petits cônes mâles ; dans sa révision de 1996, ce groupe comprend aussi Cycas orientis, Cycas canalis et Cycas conferta (Territoire du Nord), Cycas lane-poolei (Australie-Occidentale), Cycas xipholepis (Queensland) et Cycas papuana (Nouvelle-Guinée).
David de Laubenfels et Frits Adema (Blumea, 1998) ont adopté une conception beaucoup plus large : ils incluaient Cycas papuana dans Cycas armstrongii et estimaient que ce dernier pourrait « facilement » être traité comme une variété de Cycas media. Cette vue n’est pas suivie par les listes actuelles.
La génétique a relancé la question. L’étude RADseq de James Clugston et de ses collègues (Annals of Botany 137 : 415-430) trouve une diversité génétique faible chez Cycas armstrongii (hétérozygotie attendue ≤ 0,038), sans signe de consanguinité, et une différenciation minime entre populations (2,41 % de la variance) comme entre Cycas armstrongii et Cycas maconochiei subsp. maconochiei (1,81 %). Les auteurs concluent que les deux taxons représentent probablement une seule espèce à la morphologie variable. Aucune révision formelle n’en a encore tiré les conséquences : The World List of Cycads maintient les deux espèces.
Étymologie et histoire
L’épithète honore John Armstrong, collecteur pour les jardins de Kew, chargé en 1838 de créer un jardin gouvernemental à Port Essington, sur la péninsule de Cobourg, puis actif à Timor de 1839 à 1845 (Hill 1996). Ses dates divergent selon les sources. The World List of Cycads, d’après Haynes (2022), lui donne pour dates 1820-1902 ; les notices biographiques de l’Australian National Herbarium, tirées d’Orchard (1999) et de George (2009), indiquent au contraire une date de naissance inconnue et un décès à Kupang (Koepang), à Timor, le 21 janvier 1847, et font aller ses récoltes australiennes de 1838 à août 1846 au moins. Cette seconde version paraît plus cohérente avec une carrière déjà engagée en 1838, mais c’est une déduction de notre part : aucune source publiée ne discute cette divergence.
Le type (Armstrong 380) porte la mention « Port Essington ». Hill remarque cependant que l’espèce ne vit que dans la région de Darwin, bien à l’ouest de l’établissement : le type doit donc en provenir, Armstrong récoltant aussi loin de Port Essington. Les sources divergent sur le lieu de conservation de l’holotype : Hill (1996) le place à Kew (K), avec un fragment à Utrecht (U) ; de Laubenfels et Adema (1998) et The World List of Cycads le situent au contraire à Utrecht, avec des isotypes à Kew et à Paris (P).
Noms communs
Aucun nom commun n’est attesté en français. En anglais, en revanche, le nom « fire fern » est attesté : un article de L. P. Butt paru dans la revue Palms & Cycads (n° 27, 1990), repris sur le wiki de la Palm and Cycad Societies of Australia (PACSOA), indique que les jeunes frondes que Cycas armstrongii et Cycas calcicola émettent après les feux de saison sèche sont appelées localement « fire-fern », et le Royal Botanic Garden Sydney présente l’espèce sous le nom « Zamia Palm, fire fern » dans son catalogue en ligne. C’est un nom anglais, qui n’a pas d’équivalent français attesté. Les sources botaniques vérifiées (Flora of Australia, révision de Hill, The World List of Cycads) ne donnent aucun nom commun, et aucun nom dans une langue aborigène n’y figure.
Dans la nature
Selon Hill (1996) et la Flora of Australia, Cycas armstrongii est une espèce abondante, en peuplements denses et étendus sur des sables recouvrant des latérites tertiaires, dans les forêts à Eucalyptus miniata et Eucalyptus tetrodonta des environs de Darwin. Il s’étend de l’Adelaide River jusqu’au Finniss River à l’ouest et au sud jusqu’au bourg d’Adelaide River, avec des stations éparses plus au sud presque jusqu’à Hayes Creek et une zone limitée de l’île Melville (îles Tiwi). Certaines synthèses récentes, qui s’appuient sur Dixon (2004), citent aussi la péninsule de Cobourg ; cette donnée n’a pas pu être vérifiée à la source.
La plante est caduque de façon facultative : à la fin de la saison sèche du cycle de mousson, elle perd souvent ses feuilles, et il n’est pas rare de voir des pieds fertiles qui ne portent plus que leurs cônes. Les feux de saison sèche, presque annuels sur une grande partie de l’aire, favorisent aussi la chute des feuilles ; ils peuvent tuer les parties aériennes des plantes basses, qui se ramifient alors sous terre à partir d’un caudex souterrain souvent très renflé (Hill 1996). Selon Hill, plusieurs espèces du Territoire du Nord, dont celle-ci, sont probablement les cycadales les plus abondantes au monde, avec des populations de plusieurs dizaines de millions d’individus.
Les pollinisateurs et les disperseurs de graines ne sont pas documentés.
Statut de conservation et réglementation
Cycas armstrongii est classé vulnérable (VU, critère A4cde) par l’UICN, dans l’évaluation de John Donald Bösenberg publiée en 2022 (corrigée en 2023), d’après The World List of Cycads et la Flora of Australia. Le critère A4 vise une réduction de la population sur une période qui englobe passé et avenir. Dans le Territoire du Nord, l’espèce est inscrite comme vulnérable sur la liste de 2012 du Territory Parks and Wildlife Conservation Act 1976. Hill ne la jugeait pas menacée en 1996, du fait de son abondance, mais notait déjà que des feux trop fréquents bloquent la reproduction et que l’urbanisation fait disparaître une part croissante de l’habitat. La Liste rouge n’a pas pu être consultée directement.
L’étude génétique de Clugston et coll. recommande, outre une nouvelle évaluation de la menace, de reconnaître comme unités de gestion les populations génétiquement pauvres ou isolées (celles des îles Tiwi par exemple), de constituer des collections de sauvegarde pour celles qui sont à risque et de favoriser les échanges de gènes entre populations compatibles.
Comme toutes les espèces du genre sauf Cycas beddomei, Cycas armstrongii relève de l’annexe II de la CITES, où la famille des Cycadaceae est inscrite depuis le 4 février 1977. L’annotation #4 exempte notamment les graines ; le commerce international des plantes exige un permis d’exportation. Dans l’Union européenne, donc en France, l’espèce figure à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97, dans la version fixée par le règlement (UE) 2026/1383, applicable depuis le 29 juin 2026 ; Species+, la base officielle de la CITES, confirme ce statut (consultation du 12 octobre 2026). Ces informations ne remplacent pas les textes officiels : vérifiez la réglementation en vigueur avant tout achat ou échange et préférez des plantes issues de semis en culture.
Culture
Aucune institution n’a publié de recommandations de culture propres à Cycas armstrongii. L’espèce est cultivée dans les jardins de la zone tropicale : un membre du forum Fous de palmiers l’a photographiée en septembre 2016 au jardin botanique de Darwin.
La seule observation publiée sur son comportement en culture vient de Hill (1996) : les plantes cultivées, comme celles des stations localement plus humides, peuvent garder leurs feuilles plus longtemps, mais entrent tout de même en repos, et un fort stress saisonnier semble nécessaire pour les relancer. Son habitat indique en outre une plante de plein soleil, de climat tropical à longue saison sèche, sur sol sableux et bien drainé.
En France, aucune culture n’est documentée : sur le forum Fous de palmiers, l’espèce n’apparaît que sur les photos du jardin de Darwin et dans une discussion d’identification.
Multiplication
Comme tous les cycas, Cycas armstrongii est dioïque : il faut un pied mâle et un pied femelle pour obtenir des graines fertiles. Aucune donnée de germination propre à l’espèce n’a été publiée. Dans la nature, après les feux, les plantes se ramifient à partir du caudex souterrain (Hill 1996) ; aucune multiplication par rejets n’est documentée en culture. Les graines sont exemptées de la CITES par l’annotation #4 ; demandez qu’elles proviennent de plantes cultivées.
Maladies et ravageurs
Aucun ravageur ni aucune maladie propre à l’espèce n’est documenté. Les cochenilles, dont Aulacaspis yasumatsui, menacent tous les cycas cultivés, mais aucune attaque n’a été signalée sur cette espèce en particulier.
Rusticité
Il n’existe aucune donnée mesurée de résistance au froid pour Cycas armstrongii. Toute son aire se situe dans la zone tropicale de mousson du nord de l’Australie, et rien ne permet d’affirmer qu’il supporte le gel.
En France
Aucun résultat de culture n’a été publié en France, ni en pleine terre ni en pot, ni sur le littoral méditerranéen, ni sur la façade atlantique, ni ailleurs, et aucun épisode de gel daté ne concerne l’espèce. Le forum italien Tropicamente ne cite l’espèce qu’à propos de photos prises dans la nature, avec une identification incertaine. Faute de données, la culture se fait à l’abri chauffé.
Repères internationaux
Aucune mesure de froid ni aucun retour de culture daté n’est documenté hors des régions tropicales ; les seuls résultats de culture connus viennent du jardin botanique de Darwin.
Toxicité et précautions
Aucune analyse de toxicité propre à Cycas armstrongii n’est documentée, mais la Flora of Australia indique que ses graines n’étaient consommées qu’après une préparation et une cuisson longues et minutieuses, signe de leur toxicité à l’état cru. Le risque est bien documenté dans le genre : les tissus des cycas, et surtout les graines, contiennent de la cycasine, que la digestion transforme en méthylazoxyméthanol, toxique pour le foie et le système nerveux, ainsi qu’un acide aminé neurotoxique, la BMAA. L’ASPCA range Cycas revoluta parmi les plantes toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux. Considérez donc la plante comme toxique : graines et feuilles hors de portée des enfants et des animaux, gants pour nettoyer les graines. En cas d’ingestion, contactez sans attendre un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.
Usages traditionnels
La Flora of Australia résume ainsi les usages aborigènes de l’espèce : graines mangées ou réduites en farine après une préparation et une cuisson longues et minutieuses ; préparation à base de cônes mâles et d’urine humaine employée comme antiseptique pour les blessures de lance ; graines dotées d’une forte activité antibiotique. Ces préparations ne doivent en aucun cas être reproduites.
FAQ
Pourquoi Cycas armstrongii perd-il ses feuilles ?
Parce qu’il est caduc de façon facultative : dans son milieu de mousson, il perd souvent ses feuilles à la fin de la saison sèche, et les feux accentuent le phénomène. En culture, il peut les garder plus longtemps, mais entre tout de même en repos.
Où pousse-t-il ?
Dans le Territoire du Nord australien, autour de Darwin, de l’Adelaide River au Finniss River, avec de petites populations plus au sud et sur l’île Melville.
Comment le distinguer de Cycas conferta ?
À ses pétioles plus courts et plus souvent épineux et à ses folioles brillantes, plus pâles dessous et plus espacées ; Cycas conferta a des folioles serrées, ternes et semblables sur les deux faces.
Cycas armstrongii et Cycas maconochiei sont-ils la même espèce ?
Peut-être. Une étude génétique de 2025-2026 trouve une différenciation minime et conclut qu’ils forment probablement une seule espèce variable, mais aucune révision formelle ne les a encore réunis.
Est-il menacé ?
Oui, selon l’UICN, qui le classe vulnérable (2022), bien qu’il soit l’une des cycadales les plus abondantes au monde ; il est aussi protégé par la loi du Territoire du Nord et par la CITES.
Peut-on le cultiver en pleine terre en France ?
Non, selon toute vraisemblance. Aucune donnée de froid n’existe et l’espèce est tropicale ; elle doit être protégée au chaud en hiver.
Est-il toxique ?
Oui, il faut le considérer comme tel. Les Aborigènes n’en consommaient les graines qu’après une longue préparation, et les cycas étudiés contiennent des toxines dangereuses, surtout dans les graines.
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Sites de référence
- The World List of Cycads (version 2026.08.15), Cycas armstrongii : https://cycadlist.org/scientific_name/59 — auteur, publication, type, répartition, statut UICN (VU A4cde), étymologie (Haynes 2022). Liste de référence du groupe de spécialistes des cycadales de l’UICN ; consultée le 12 octobre 2026.
- Australian National Herbarium, notices biographiques, « Armstrong, John » : https://www.anbg.gov.au/biography/armstrong-john.html — décès à Kupang (Koepang, Timor) le 21 janvier 1847, date de naissance inconnue, récoltes australiennes de 1838 à août 1846 au moins, d’après Orchard (1999, Flora of Australia vol. 1) et George (2009, Australian Botanist’s Companion). Institution botanique nationale ; consultée le 18 octobre 2026.
- Flora of Australia en ligne (ABRS, d’après Hill 1998, Flora of Australia vol. 48), Cycas armstrongii : https://profiles.ala.org.au/opus/foa/profile/Cycas%20armstrongii — description, répartition, habitat, caducité, statuts (UICN et Territoire du Nord), usages aborigènes. Flore nationale de référence ; consultée directement.
- PACSOA Wiki, Cycas armstrongii : https://pacsoa.org.au/wiki/index.php/Cycas_armstrongii — article de L. P. Butt (Palms & Cycads n° 27, 1990) : nom local anglais « fire-fern » donné aux jeunes frondes que Cycas armstrongii et Cycas calcicola émettent après les feux. Société spécialisée ; utilisé seulement pour le nom commun ; consulté le 21 octobre 2026.
- Royal Botanic Garden Sydney, Garden Explorer, Cycas armstrongii : https://rbgsydney.gardenexplorer.org/taxon-858.aspx — nom commun anglais affiché « Zamia Palm, fire fern ». Catalogue en ligne du jardin ; consulté le 21 octobre 2026.
- Species+ (PNUE-WCMC), Cycas armstrongii : https://speciesplus.net/species#/taxon_concepts/29593/legal — annexe II de la CITES, annexe B de l’Union européenne. Base officielle de la CITES et de l’UE ; consultée le 12 octobre 2026.
- Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202601383 — annexes du règlement (CE) n° 338/97 en vigueur depuis le 29 juin 2026. Texte officiel.
- Forum Fous de palmiers, « [AUS] Cycas / Darwin Botanical Garden – Australie (NT) » (septembre 2016) : https://www.fousdepalmiers.fr/html/forum/viewtopic.php?t=21346 — photos de plantes cultivées au jardin botanique de Darwin. Forum de collectionneurs ; information de contexte.
- ASPCA Animal Poison Control, Sago Palm : https://www.aspca.org/pet-care/aspca-poison-control/toxic-and-non-toxic-plants/sago-palm — toxicité de Cycas revoluta pour les chiens, les chats et les chevaux. Centre antipoison vétérinaire ; donnée de niveau genre.
Bibliographie
- Miquel, F.A.W. (1868). Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles 3(5) : 235-236. [Description originale ; non consultée directement, référence reprise de Hill (1996) et de The World List of Cycads.]
- Hill, K.D. (1996). A taxonomic revision of the genus Cycas (Cycadaceae) in Australia. Telopea 7(1) : 1-64. doi:10.7751/telopea19963040 [Révision de référence pour l’Australie : description, caducité, hybrides, typification, histoire du nom ; texte intégral consulté.]
- Hill, K.D. (1998). Cycadaceae. In : McCarthy, P.M. (éd.), Flora of Australia 48 : 597-635. CSIRO Publishing, Melbourne. [Consulté dans sa version en ligne mise à jour (profiles.ala.org.au).]
- Laubenfels, D.J. de & Adema, F. (1998). A taxonomic revision of the genera Cycas and Epicycas gen. nov. (Cycadaceae). Blumea 43(2) : 351-400. [Conception large de l’espèce, incluant Cycas papuana ; texte intégral consulté.]
- Clugston, J.A.R., Cuff, N.J., Chong, C., Calonje, M., Claravall, K., Gallagher, R.V., Henwood, M., Kenicer, G.J., Milne, R. & Ruhsam, M. (2026). Low genetic differentiation among morphologically distinct Cycas species informs the delineation of conservation management units. Annals of Botany 137(2) : 415-430. doi:10.1093/aob/mcaf276 [Étude RADseq sur Cycas armstrongii et Cycas maconochiei subsp. maconochiei, en ligne le 13 novembre 2025 ; résumé consulté.]
- Bösenberg, J.D. (2022). Cycas armstrongii. The IUCN Red List of Threatened Species 2022 : e.T41987A67335340 (correction 2023 : e.T41987A243413981). [Évaluation de la Liste rouge ; références vérifiées sur Crossref, catégorie reprise de The World List of Cycads et de la Flora of Australia, page non consultée (accès bloqué).]
- Calonje, M., Stevenson, D.W. & Osborne, R. (2026). The World List of Cycads, version 2026.08.15. Montgomery Botanical Center, Coral Gables. doi:10.5281/zenodo.21958524 [Liste de référence ; consultée directement.]