Le genre Sempervivum, les joubarbes

Le genre Sempervivum L. rassemble les joubarbes, petites plantes succulentes en rosettes des montagnes d’Europe, de l’ouest de l’Asie et du Maroc, qui poussent dans les fentes de rochers, les éboulis et, depuis des siècles, sur les toits et les murets. Il appartient à la famille des Crassulaceae. Plants of the World Online (POWO) y reconnaît aujourd’hui une cinquantaine d’espèces, auxquelles s’ajoutent de nombreux hybrides naturels nommés. Plusieurs joubarbes sont indigènes en France, dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif central, et certaines y sont protégées. Les amateurs recherchent encore souvent les joubarbes à fleurs jaunes en clochette sous l’ancien nom de genre Jovibarba : POWO les range désormais dans Sempervivum, par exemple Sempervivum globiferum (longtemps connu sous le nom de Jovibarba globifera) et Sempervivum heuffelii (longtemps connu sous le nom de Jovibarba heuffelii).

L’essentiel sur Sempervivum

  • Nom accepté (POWO) : Sempervivum L. (1753), espèce type Sempervivum tectorum L.
  • Nombre d’espèces acceptées : 51 selon POWO (décompte de décembre 2025 relayé par Wikipédia, non vérifié directement sur POWO), hors hybrides nommés ; d’autres bases donnent des chiffres plus élevés (voir Taxonomie)
  • Ancien nom de genre et genre voisin : Jovibarba, inclus dans Sempervivum par POWO, mais encore maintenu comme genre distinct par une partie des flores et des auteurs
  • Famille : Crassulaceae, sous-famille des Sempervivoideae
  • Noms communs : joubarbe (français) ; houseleek, hens and chicks (anglais)
  • Répartition naturelle : de l’Europe à l’Iran et au Maroc (POWO), surtout en montagne ; en France, Alpes, Pyrénées, Massif central
  • CITES : aucune inscription connue pour le genre (non vérifié sur Species+)
  • Protections en France : protections régionales pour certaines espèces ou sous-espèces (Centre, Limousin, Auvergne, Provence-Alpes-Côte d’Azur), voir Réglementation
  • Rusticité documentée : très élevée ; Sempervivum tectorum est classé H7 par la Royal Horticultural Society (plus froid que −20 °C), le principal danger en culture étant l’humidité hivernale (voir Culture)
  • Exposition et substrat : plein soleil, sol pauvre et parfaitement drainé
  • Toxicité : aucune donnée fiable de toxicité trouvée (voir Toxicité et précautions)

Caractères du genre Sempervivum

Une joubarbe se reconnaît à ses rosettes serrées de feuilles charnues, persistantes toute l’année, qui se multiplient en formant des coussins ou des tapis. Chaque rosette est monocarpique : elle fleurit une seule fois, sur une hampe feuillée qui s’élève du centre, puis meurt. La plante, elle, survit grâce aux rejets produits autour de la rosette mère, d’où le surnom anglais de « hens and chicks » (la poule et ses poussins).

Le mode de multiplication végétative varie selon les groupes :

  • chez la plupart des espèces, les rejets naissent au bout de courts stolons, puis s’enracinent autour de la rosette mère ;
  • chez Sempervivum globiferum, les rejets globuleux sont si faiblement attachés qu’ils se détachent et roulent à distance, d’où le nom anglais de « rollers » ;
  • chez Sempervivum heuffelii, la rosette se divise sans produire de stolons.

Les fleurs permettent de séparer les deux grands groupes du genre. Les joubarbes au sens strict ont des fleurs étoilées, largement ouvertes, le plus souvent roses à rouges, parfois jaunes ou blanchâtres, à pétales nombreux, environ deux fois plus que chez les anciens Jovibarba. Ces derniers portent des fleurs en clochette, d’un jaune pâle verdâtre, à six pétales dressés et frangés, avec en général douze étamines. Les feuilles, glabres, ciliées ou glanduleuses, et la présence de poils en « toile d’araignée » entre leurs pointes, comme chez Sempervivum arachnoideum, aident aussi à l’identification, mais leur aspect varie beaucoup selon la lumière, la saison et le sol.

Taxonomie et classification

Sempervivum est un genre accepté par POWO, mais ses limites internes restent l’un des casse-têtes de la famille. Linné l’a publié en 1753 dans Species Plantarum (1 : 464). Sempervivum tectorum en a été désigné espèce type (lectotype) par Britton et Rose en 1905, dans la North American Flora.

Combien d’espèces ?

Le nombre d’espèces dépend fortement de la source. Selon un décompte de décembre 2025 relayé par Wikipédia, POWO reconnaît 51 espèces ; la liste de POWO comporte en outre plusieurs hybrides nommés, notés avec le signe « × » (Sempervivum × barbulatum, Sempervivum × funckii, etc.). World Flora Online comptait 65 espèces acceptées dans son instantané de décembre 2024, et GBIF en affiche 73. Ces écarts s’expliquent par une forte variabilité des plantes, des hybridations fréquentes entre espèces voisines et des traitements taxonomiques divergents. Conformément à la ligne du site, POWO fait foi pour la nomenclature.

Le cas Jovibarba

La question de Jovibarba est le principal changement de nom qui concerne le lecteur. Longtemps traitées comme un genre à part en raison de leurs fleurs en clochette à six pétales frangés, ces joubarbes sont incluses dans Sempervivum par POWO : Jovibarba heuffelii y est un synonyme de Sempervivum heuffelii Schott, et Jovibarba globifera de Sempervivum globiferum L. Les deux traitements s’appuient sur des données moléculaires concordantes, mais les interprètent différemment :

  • Klein et Kadereit (2015, International Journal of Plant Sciences) ont montré, à partir de séquences d’ADN nucléaire et chloroplastique, que Sempervivum et Jovibarba forment deux lignées monophylétiques sœurs, ce qui permet de les garder comme genres distincts ;
  • Kan et collaborateurs (2024, Genes), à partir des génomes chloroplastiques de sept espèces et d’une sous-espèce, retrouvent un ensemble monophylétique divisé en deux sections bien soutenues, Jovibarba et Sempervivum, ce qui va dans le sens d’un seul genre.

Dans les faits, les deux groupes restent bien séparés ; seul le rang (genre ou section) change. Pour le lecteur, cela signifie qu’une « Jovibarba » achetée en pépinière est à chercher sous Sempervivum dans les bases botaniques actuelles.

Hybridation et lignées françaises

L’hybridation joue un rôle démontré dans l’évolution du genre. Une étude de Fabritzek, Griebeler et Kadereit (2021), fondée sur le génotypage par séquençage et la modélisation de niche, conclut que la lignée de Sempervivum tectorum du Massif central est issue d’une hybridation entre des lignées des gorges du Rhin et des Pyrénées, et qu’elle occupe une niche écologique différente de celles de ses deux parents.

Étymologie et histoire du genre

Le nom latin Sempervivum signifie « toujours vivant », allusion au feuillage persistant et à la longévité des touffes ; l’épithète tectorum signifie « des toits ». Le mot français « joubarbe » vient, selon le dictionnaire de l’Académie française, du latin Jovis barba, « barbe de Jupiter ». Le nom de genre Jovibarba reprend la même expression.

La plante était réputée protéger de la foudre les maisons sur lesquelles elle poussait. Une tradition souvent reprise attribue à Charlemagne l’ordre d’en planter sur les toits, et cite la formule « Et habet quisque supra domum suum Jovis barbam ». Le texte d’origine n’a pas pu être consulté pour vérifier cette attribution : elle est donnée ici comme une tradition rapportée, non comme un fait établi.

Noms communs

En français, le nom générique est « joubarbe », décliné pour chaque espèce indigène par les référentiels nationaux (INPN) et les flores régionales :

  • joubarbe des toits : Sempervivum tectorum ;
  • joubarbe à toile d’araignée ou joubarbe toile-d’araignée : Sempervivum arachnoideum ;
  • joubarbe des montagnes : Sempervivum montanum ;
  • joubarbe du calcaire : Sempervivum calcareum ;
  • joubarbe d’Allioni : Sempervivum globiferum subsp. allionii ;
  • joubarbe barbue : Sempervivum × barbulatum ;
  • joubarbe de Boutigny : Sempervivum tectorum subsp. boutignyanum.

Les noms varient d’une source à l’autre : le parc national du Mercantour appelle par exemple Sempervivum globiferum « joubarbe des sables ». En anglais, les joubarbes sont appelées « houseleeks » ou « hens and chicks ». Ce dernier nom est aussi employé pour certaines Echeveria, ce qui entretient des confusions, notamment dans les bases de toxicité.

Biogéographie et écologie

Les joubarbes sont des plantes de montagne qui vivent sur des sols très minces, en plein soleil. POWO donne pour le genre une aire allant de l’Europe à l’Iran et au Maroc. Les espèces occupent rochers fissurés, éboulis, pelouses sèches et landes rases, où les plantes à racines profondes font peu d’ombre.

Quelques repères géographiques vérifiés :

  • Alpes françaises : Sempervivum montanum y monte jusqu’à 3 400 m sur sols acides ou neutres ; Sempervivum arachnoideum jusqu’à 3 000 m ; Sempervivum calcareum occupe les Alpes du Sud-Ouest, de Triora (Italie) au Dévoluy, au nord de Gap, entre 500 et 1 600 m environ.
  • Pyrénées : Sempervivum montanum jusqu’à 2 500 m ; Sempervivum tectorum y est représenté par la sous-espèce boutignyanum.
  • Massif central : Sempervivum arachnoideum et une lignée de Sempervivum tectorum d’origine hybride.
  • Alpes du Sud : Sempervivum globiferum subsp. allionii n’est présente que dans les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence et, plus localement, les Hautes-Alpes.
  • Hors de France : Sempervivum atlanticum est propre au Haut Atlas marocain ; le Caucase, la Turquie et les Balkans abritent de nombreuses espèces endémiques.

Réglementation et conservation

Aucune protection ne s’applique au genre entier, mais plusieurs joubarbes sont protégées dans certaines régions françaises. Aucune espèce de Sempervivum ne figure, à notre connaissance, aux annexes de la CITES ; cette absence n’a pas pu être vérifiée directement sur Species+. La Liste rouge mondiale de l’UICN n’a pas pu être consultée directement.

En France, d’après l’INPN et les textes régionaux :

  • Sempervivum arachnoideum est protégée en région Centre (arrêté du 12 mai 1993) et en Limousin (arrêté du 1er septembre 1989), ainsi qu’en Dordogne ; elle est classée « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge de la flore de France, avec une tendance à la baisse, et sert d’espèce déterminante de ZNIEFF dans plusieurs régions ;
  • Sempervivum tectorum figure sur la liste des espèces protégées en Auvergne (arrêté du 30 mars 1990) ; le taxon exact visé (espèce entière ou sous-espèce locale) n’a pas pu être vérifié dans le texte ;
  • Sempervivum globiferum subsp. allionii est protégée en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; elle est classée LC en France, avec une tendance stable.

Dans ces régions, la cueillette, l’arrachage, le transport et la vente de ces plantes sauvages sont interdits. Hors des zones protégées, prélever des joubarbes en montagne reste déconseillé : les plantes du commerce, issues de culture, suffisent largement. Ces statuts ont été consultés en septembre 2026 ; la réglementation évolue, et il faut la vérifier auprès de l’INPN ou de la DREAL concernée avant toute récolte.

Culture des joubarbes

Les joubarbes sont parmi les succulentes les plus faciles à cultiver en pleine terre en France, à condition de leur donner du soleil et un sol qui ne reste jamais détrempé. Le froid ne les menace guère ; l’eau stagnante, si.

  • Exposition : plein soleil ; à mi-ombre, les rosettes s’étiolent et perdent leurs couleurs.
  • Substrat : pauvre, minéral et très drainant (graviers, sable grossier, fentes de muret) ; plusieurs espèces sont calcicoles (Sempervivum calcareum), d’autres préfèrent les roches acides (Sempervivum montanum).
  • Arrosage : inutile en pleine terre sous la plupart des climats français ; en pot, arroser seulement quand le substrat est sec, et très peu en hiver.
  • Usages : rocailles, murets de pierre sèche, auges alpines, potées, toitures végétalisées extensives.

Contexte français

Les joubarbes indigènes montrent d’elles-mêmes ce qu’elles supportent en France : elles vivent spontanément jusqu’à plus de 3 000 m dans les Alpes et 2 500 m dans les Pyrénées. La Royal Horticultural Society classe Sempervivum tectorum dans sa catégorie de rusticité la plus élevée (H7, plus froid que −20 °C). Les guides horticoles français s’accordent pour dire que la joubarbe craint surtout l’excès de pluie en automne et en hiver, et pourrit dans un sol mal drainé.

Aucun résultat documenté de culture n’a été trouvé zone par zone (littoral méditerranéen, façade atlantique, Bretagne, intérieur continental) : en l’absence de données, on ne peut que rappeler que l’humidité hivernale de l’Ouest demande un drainage soigné. De même, aucun épisode de froid particulier (hiver 1985, février 2012, etc.) n’a été trouvé avec des relevés de dégâts sur joubarbes. Les espèces venues de climats plus secs, comme Sempervivum atlanticum du Haut Atlas, sont conseillées en serre alpine, à l’abri de la pluie hivernale.

Multiplication, maladies et ravageurs

La multiplication se fait très simplement en détachant les rejets enracinés. Parmi les maladies propres au groupe, la rouille Endophyllum sempervivi forme des pustules sur les feuilles vivantes ; elle est documentée notamment sur Sempervivum arachnoideum. Les larves d’otiorhynque, qui rongent le collet et les racines de nombreuses plantes ornementales en pot, sont un autre ennemi possible, mais aucune source publiée consultée ne quantifie leurs dégâts sur les joubarbes.

Toxicité et précautions

Aucune donnée fiable ne documente de toxicité des joubarbes pour l’humain ou les animaux domestiques, mais aucune ne démontre non plus leur innocuité. La base de l’ASPCA classe « non toxique » une plante appelée « hens and chickens », mais il s’agit d’Echeveria elegans, pas d’une joubarbe. Plusieurs sites grand public affirment que Sempervivum tectorum est sans danger pour chiens et chats, sans citer de données publiées. En cas d’ingestion ou de réaction, contactez un centre antipoison, un médecin ou un vétérinaire.

Le suc de Sempervivum tectorum a été employé en médecine populaire européenne sur les brûlures, les cors, les verrues et diverses affections de la peau, usage déjà décrit par des herbiers anciens (Lyte, 1578). Cette plante n’a pas de statut de médicament traditionnel approuvé par l’Agence européenne des médicaments.

Espèces du genre Sempervivum

La liste ci-dessous retient les principales espèces dont le statut accepté et l’aire ont pu être vérifiés ; elle n’est pas exhaustive. Elle suit la nomenclature de POWO et un classement géographique pratique, pas une classification formelle.

Joubarbes indigènes en France

  • Sempervivum tectorum L. : joubarbe des toits, espèce type du genre, très variable, avec des sous-espèces locales dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif central.
  • Sempervivum arachnoideum L. : joubarbe à toile d’araignée, rosettes reliées par des poils blancs, des Pyrénées aux Alpes et au Massif central.
  • Sempervivum montanum L. : joubarbe des montagnes, petite espèce des sols acides, des Pyrénées aux Carpates occidentales, en Italie et en Corse.
  • Sempervivum calcareum Jord. : joubarbe du calcaire, endémique des Alpes du Sud-Ouest (France, Italie).
  • Sempervivum globiferum subsp. allionii : joubarbe d’Allioni, à fleurs en clochette, ex-Jovibarba, présente dans les Alpes du Sud.
  • Sempervivum × barbulatum : joubarbe barbue, hybride naturel entre Sempervivum arachnoideum et Sempervivum montanum.

Autres espèces d’Europe

  • Sempervivum grandiflorum Haw. : grandes fleurs, endémique des Alpes grées et pennines (Italie, Suisse), classée vulnérable sur la liste rouge suisse.
  • Sempervivum wulfenii Hoppe ex Mert. & W.D.J.Koch : Alpes centrales et orientales (Autriche, Italie, Slovénie, Suisse).
  • Sempervivum globiferum L. : ex-Jovibarba globifera, rejets globuleux qui roulent loin de la plante mère.
  • Sempervivum heuffelii Schott : ex-Jovibarba heuffelii, de la Roumanie aux Balkans, rosettes qui se divisent sans stolons.
  • Sempervivum marmoreum Griseb. : espèce proche de Sempervivum tectorum, du sud-est de l’Europe.
  • Sempervivum kosaninii Praeger : endémique du nord-ouest de la péninsule balkanique.
  • Sempervivum erythraeum Velen. : Balkans (Bulgarie, Grèce, Albanie, Serbie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Roumanie).
  • Sempervivum ruthenicum Schnittsp. & C.B.Lehm. : accepté par POWO, qui y place en synonymie Sempervivum zeleborii Schott.
  • Sempervivum vicentei Pau : nord-ouest et centre-nord de l’Espagne.

Afrique du Nord, Turquie et Caucase

  • Sempervivum atlanticum (Ball ex Hook.f.) Baker : seule joubarbe africaine, endémique du Haut Atlas marocain.
  • Sempervivum armenum Boiss. & A.Huet : du nord et du nord-est de la Turquie à la Transcaucasie occidentale.
  • Sempervivum caucasicum Rupr. ex Boiss. : Caucase.
  • Sempervivum pumilum M.Bieb. : petite espèce du Caucase.

FAQ sur les joubarbes

La joubarbe résiste-t-elle au gel ?

Oui, très bien. Les espèces indigènes vivent jusqu’à plus de 3 000 m dans les Alpes, et Sempervivum tectorum est classé H7 (plus froid que −20 °C) par la Royal Horticultural Society. Le vrai risque en hiver est l’humidité persistante, qui fait pourrir les rosettes dans un sol mal drainé.

Faut-il arroser une joubarbe ?

En pleine terre, presque jamais. Les pluies suffisent sous la plupart des climats français. En pot, arrosez seulement quand le substrat est sec, surtout en été, et presque pas en hiver.

Pourquoi ma joubarbe meurt-elle après avoir fleuri ?

C’est normal : chaque rosette est monocarpique. Elle fleurit une seule fois puis meurt, mais les rejets qui l’entourent prennent le relais. Il suffit de retirer la rosette sèche.

Quelle différence entre Sempervivum et Jovibarba ?

Surtout la fleur. Les Jovibarba ont des fleurs jaune pâle en clochette, à six pétales frangés ; les autres joubarbes ont des fleurs étoilées à pétales plus nombreux, souvent roses. POWO range aujourd’hui les Jovibarba dans Sempervivum, tandis que d’autres auteurs les maintiennent comme genre distinct.

Peut-on prélever des joubarbes en montagne ?

Non dans les régions où elles sont protégées, et c’est déconseillé ailleurs. Sempervivum arachnoideum, Sempervivum tectorum et Sempervivum globiferum subsp. allionii sont protégées dans certaines régions françaises. Les joubarbes du commerce, issues de culture, sont faciles à trouver.

La joubarbe est-elle toxique pour les chats et les chiens ?

Aucune toxicité n’est documentée par une source fiable, mais aucune étude ne démontre son innocuité. La fiche « non toxique » de l’ASPCA souvent citée concerne en réalité Echeveria elegans. En cas d’ingestion, demandez conseil à un vétérinaire.

Peut-on cultiver une joubarbe en intérieur ?

C’est possible, mais peu recommandé. Plantes de montagne, les joubarbes ont besoin de plein soleil et d’un hiver frais ; en intérieur chauffé, elles s’étiolent. Un rebord de fenêtre extérieur ou un balcon ensoleillé leur conviennent bien mieux.

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Sites de référence

Bibliographie

  • Linnaeus, C. (1753). Species Plantarum, vol. 1 : 464. Holmiae (Stockholm). [Publication du genre Sempervivum ; référence relevée via POWO et IPNI, texte original non consulté.]
  • Britton, N.L. & Rose, J.N. (1905). Crassulaceae. North American Flora 22 : 10. [Désignation de Sempervivum tectorum comme espèce type ; relevé via une source secondaire.]
  • Klein, J.T. & Kadereit, J.W. (2015). Phylogeny, biogeography, and evolution of edaphic association in the European oreophytes Sempervivum and Jovibarba (Crassulaceae). International Journal of Plant Sciences 176(1). doi:10.1086/677948 [Article à comité de lecture ; lignées sœurs Sempervivum et Jovibarba.]
  • Kan, J., Zhang, S., Wu, Z. & Bi, D. (2024). Exploring plastomic resources in Sempervivum (Crassulaceae): implications for phylogenetics. Genes 15(4) : 441. [Article à comité de lecture ; sections Jovibarba et Sempervivum au sein d’un genre monophylétique.]
  • Fabritzek, A.G., Griebeler, E.M. & Kadereit, J.W. (2021). Hybridization, ecogeographical displacement and the emergence of new lineages: a genotyping-by-sequencing and ecological niche and species distribution modelling study of Sempervivum tectorum L. (Houseleek). [Article à comité de lecture ; origine hybride de la lignée du Massif central. Revue et pagination non vérifiées.]