Agave difformis

Il existe des plantes que la botanique a connues au jardin avant de les connaître dans la nature. Agave difformis A.Berger est de celles-là : décrite en 1915 à partir d’un sujet cultivé sur la Riviera italienne, elle n’a été rattachée que plus tard à ses populations sauvages, confinées dans un mouchoir de poche du Mexique central. Au sein du genre Agave, elle occupe une place inconfortable et passionnante, celle d’un taxon dont les limites restent discutées et dont le caractère le plus visible — l’armature du bord des feuilles — se refuse à toute constance.

Comment reconnaître Agave difformis ?

Le premier réflexe consiste à mesurer. Les rosettes adultes, subcaulescentes et ouvertes, atteignent 70 à 100 cm de hauteur pour 100 à 150 cm de largeur selon Gentry et Thiede. Ce n’est donc pas une petite agave, et la plante vendue en godet donne une idée trompeuse de son encombrement futur.

Les feuilles, longuement ensiformes, mesurent 50 à 80 cm de longueur pour 4 à 6 cm de largeur. Leur port est raide et ascendant, mais leur forme varie du tout au tout : droite, falciforme ou sinueuse, parfois sur le même pied. La couleur va du vert au vert jaunâtre. Le bord est droit ou ondulé, souligné d’une marge cornée ferme ou détachable, le plus souvent gris clair — c’est ce liseré pâle qui fait l’essentiel de la valeur ornementale de l’espèce.

Vient ensuite l’armature, et avec elle la difficulté. Les aiguillons marginaux mesurent en règle générale 5 à 10 mm, bruns à gris, espacés de 2 à 3 cm. Mais ils peuvent être doublés, entrecoupés de dents plus petites, très réduits, voire manquer entièrement. Les parts d’herbier récoltées par Gentry lui-même illustrent cette amplitude : certaines correspondent à des plantes quasiment inermes, d’autres portent des aiguillons de 10 mm. L’épine terminale, conique-subulée, mesure 1,5 à 3 cm et va du brun foncé au gris.

L’inflorescence trahit l’appartenance au sous-genre Littaea : elle est spiciforme, non ramifiée, et s’élève de 3,5 à 5 m, jusqu’à 6 m pour les sujets de Metztitlán. Les fleurs, cantonnées au tiers ou à la moitié supérieure de la hampe, sont petites — 30 à 40 mm — et leurs tépales passent du vert clair au jaune, lavés de rose. Une plante en produit environ 740 au total, dont un peu plus de la moitié fructifient.

Un dernier caractère, invisible sur la plante mais décisif au jardin : le rhizome. Il est long, traçant, et donne naissance à des rosettes filles éloignées du pied mère.

Hybrides

Aucun hybride horticole nommé et diffusé n’implique cette espèce à ce jour. Le Juniper Level Botanic Garden l’a intégrée en 2010 à son programme de croisement d’agaves rustiques, sans qu’un cultivar en soit issu commercialement.

La question se pose autrement dans la nature. Gentry évoquait une introgression possible d’Agave lechuguilla dans certaines stations mexicaines, hypothèse que les auteurs de l’étude catalane ont reprise à propos de leurs propres plantes. Les données moléculaires, elles, rapprochent Agave difformis d’Agave xylonacantha et d’une espèce encore inédite, apparemment endémique de la barranca de Metztitlán.

Le nom ‘El Tephe’, que l’on croise dans le commerce européen, ne désigne pas un hybride : il renvoie à une localité de la région d’Ixmiquilpan, dans l’État d’Hidalgo, et signale donc une provenance.

Confusion

Agave difformis appartient au groupe des Marginatae et forme avec Agave funkiana et Agave lechuguilla un complexe taxonomique que les spécialistes déclarent explicitement non résolu ; certains y adjoignent Agave lophantha et Agave albomarginata. Autant dire qu’une détermination sur matériel stérile demande de croiser plusieurs caractères.

Le critère de taille écarte d’emblée Agave lechuguilla, dont les rosettes plafonnent à 30–50 cm de hauteur pour 40–60 cm de largeur et dont les feuilles ne dépassent guère 50 cm pour 4 cm de large. Ses aiguillons, en outre, sont typiquement dirigés vers le bas.

Agave funkiana pose un problème plus sérieux, car son gabarit (60–90 × 120–180 cm) recoupe celui d’Agave difformis. Deux différences tranchent : la bande centrale décolorée qui parcourt la feuille de Agave funkiana et lui manque chez Agave difformis, et la régularité de son armature, faite d’aiguillons sombres et réguliers. Agave lophantha porte également cette bande longitudinale claire.

En pratique, c’est l’irrégularité qui signe Agave difformis : sur un même bord de feuille, la taille des aiguillons et leur espacement varient de façon manifeste. Signalons enfin que la plante a longtemps circulé sous des étiquettes fantaisistes, dont le nom horticole Agave lophantha ‘RBG’.

Taxonomie

Alwin Berger publie l’espèce en 1915 dans Die Agaven, page 95. Ancien conservateur du jardin Hanbury de La Mortola, il précise que le type provient d’un pied cultivé de longue date dans ce même jardin ainsi que dans d’autres collections européennes. Standley notera en 1920 que la description repose sur des individus de culture, d’origine mexicaine probable. Gentry, de son côté, consigne avoir rencontré en 1969 un nombre important d’exemplaires en pots à Palerme.

L’épithète difformis fait vraisemblablement référence à la présence ou à l’absence d’aiguillons sur le clone que Berger avait sous les yeux.

Plants of the World Online retient Agave difformis A.Berger comme nom accepté et lui rattache Agave haynaldii Tod. (1878) au titre de synonyme hétérotypique, en précisant que ce rattachement demeure provisoire. L’identifiant IPNI est 6463-2.

La stabilité du nom ne doit pas masquer l’incertitude de la circonscription. Les auteurs de l’étude catalane recommandent explicitement des travaux phylogénétiques destinés à délimiter Agave difformis et les taxons auxquels elle est étroitement liée. En l’état, le nom est valide mais son contenu reste à préciser.

Dans la nature

POWO se borne à indiquer un aire d’origine située au nord-est du Mexique. La littérature spécialisée précise trois États : Hidalgo, Querétaro et San Luis Potosí. Les mentions du Querétaro sont récentes ; elles s’appuient notamment sur une part déposée à l’Herbier national du Mexique, récoltée dans la municipalité de Peñamiller.

Gentry décrivait un habitat de sols grossiers, rocheux et calcaires, sur le versant désertique de la Sierra Madre orientale, entre 1560 et 1875 m d’altitude ; d’autres sources étendent la fourchette jusqu’à 2100 m environ, et une étude conduite à Metztitlán signale également des sols issus de roches basaltiques. La végétation d’accompagnement relève du matorral désertique et submontagnard.

L’aire est à la fois minuscule et densément peuplée. Pour les seules stations d’Hidalgo, elle couvre 400 km² ; mais la barranca de Metztitlán abriterait à elle seule plus de trois millions de rosettes. Au-delà de ce noyau, la plante devient rare.

La pollinisation est généraliste, ce qui est notable dans un genre où les spécialisations chiroptérophiles sont fréquentes. Ont été observés à ses fleurs des chauves-souris nectarivores (Leptonycteris yerbabuenae, Leptonycteris nivalis, Choeronycteris mexicana), attirées par une production nocturne de nectar abondante, ainsi que des abeilles et bourdons (Apis mellifera, Bombus pennsylvanicus sonorus, Lasioglossum sp.) et plusieurs sphingidés. Les graines sont dispersées par le vent.

L’espèce présente une diversité génétique moyenne pour le genre (hétérozygotie attendue de 0,205 en marqueurs ISSR) et une différenciation entre populations de 0,113, valeur modeste dans l’absolu mais significative pour un taxon aussi localisé.

Reste un épisode récent qui intéresse directement le jardinier européen. En 2016, une équipe hispano-mexicaine a publié la première observation de l’espèce à l’état spontané hors du Mexique : deux noyaux situés à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre près de Tarragone, en Catalogne, totalisant 139 rosettes dont 46 adultes, sous une pinède de Pinus halepensis mêlée de reliques de maquis littoral. Entre les deux recensements, à dix mois d’intervalle, l’effectif avait progressé de 18 %. Les auteurs classent la plante en métaphyte hémiagriophyte et attribuent l’origine du peuplement à un dépôt de déchets de taille — une hypothèse renforcée par la présence, à moins de vingt kilomètres de là, d’une cinquantaine de sujets plantés sur un terre-plein routier de Salou. L’espèce aurait été introduite en péninsule Ibérique dans la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle sous un autre nom, puis diffusée au début des années 2000 par une pépinière d’Elche, avant d’être multipliée par un établissement de la région de Valence.

Culture

Exposition et sol. Plein soleil pour les sujets établis, mi-ombre légère tolérée par les jeunes plants. Le substrat doit être drainant avant tout ; pauvre et caillouteux convient parfaitement, et la préférence marquée de l’espèce pour les sols calcaires reflète fidèlement son écologie d’origine. Une plantation sur talus, rocaille ou plate-bande surélevée règle la question du drainage sans autre aménagement.

Eau. Arrosages espacés mais copieux en saison de végétation, avec dessèchement complet du substrat entre deux apports. Arrêt à l’automne : les tissus doivent avoir durci avant les premiers froids. En hiver, la plante reste sèche. L’association du froid et de l’humidité, et non le froid seul, constitue la cause de perte la plus fréquente.

Anticiper la colonie. C’est le point que l’on regrette de n’avoir pas envisagé trois ans plus tôt. Les rhizomes traçants émettent des rosettes à distance, et un pied unique engendre en quelques saisons un peuplement de plusieurs dizaines de rosettes. En massif mixte, l’espèce prend le pas sur ses voisines. Trois réponses possibles : lui réserver un secteur entier, l’enfermer dans une barrière anti-rhizome enterrée, ou la cultiver en bac. Aucune n’est plus élégante que les autres ; ce qui compte est de choisir avant de planter.

Culture en bac. Le contenant bride naturellement le drageonnage et facilite la mise à l’abri. Poterie large en terre cuite, substrat minéral aux deux tiers, rempotage tous les deux ou trois ans en profitant de l’opération pour prélever les rejets. Hivernage sous serre froide ou en local clair non chauffé partout où le climat l’exige, arrosages quasi suspendus de novembre à mars, puis remise au soleil progressive au printemps pour éviter les brûlures foliaires.

Multiplication

Le prélèvement de rejets est la voie normale, et l’espèce y est particulièrement docile. On dégage la rosette fille en conservant un fragment de rhizome, on laisse la blessure se subériser à l’ombre pendant quelques jours, puis on repique dans un substrat minéral à peine humide, sans arroser pendant une quinzaine de jours au minimum. C’est par ce biais que la plante circule dans le commerce spécialisé.

Le semis suppose une floraison, événement rare en culture. Les graines lèvent à 20–25 °C dans un mélange sableux maintenu juste humide, à la lumière.

Rappelons que la monocarpie joue ici au niveau de la rosette, non du pied : la rosette qui a fleuri meurt, la colonie poursuit sa vie sans discontinuité. C’est une différence pratique considérable avec les agaves solitaires, chez lesquelles la floraison signe la fin de la plante.

Maladies et ravageurs

La pourriture du cœur et du collet, provoquée par des Fusarium ou des Phytophthora, reste le premier risque. Elle découle toujours d’un excès d’eau, d’un drainage insuffisant ou d’eau stagnant à l’aisselle des feuilles basses pendant le froid. Le décalage entre la cause et le symptôme — souvent plusieurs semaines — rend le diagnostic trompeur : c’est au printemps que l’on constate les dégâts d’un hiver trop humide.

Le charançon de l’agave, Scyphophorus acupunctatus, installé de longue date dans le bassin méditerranéen, demeure le ravageur le plus redoutable. Ses larves creusent des galeries dans le cœur de la rosette, qui s’effondre. La densité des colonies formées par cette espèce complique l’inspection visuelle : raison supplémentaire pour ne pas les laisser s’épaissir indéfiniment. Élimination immédiate des sujets atteints.

On rencontre par ailleurs des cochenilles farineuses à la base des feuilles et sur les racines, surtout en pot, et des taches foliaires fongiques sous climat humide, inesthétiques mais rarement graves.

Rusticité

Disons-le sans détour : la documentation est ici plus mince et plus contradictoire que pour les grandes agaves rustiques du groupe de Agave parryi, et le niveau de résistance atteint est intermédiaire, non extrême.

Le contexte naturel donne un premier repère. À 1560–2100 m sur un versant aride, la plante connaît des gelées, mais sans commune mesure avec celles qu’affrontent les agaves des montagnes du Nouveau-Mexique ou de l’ouest du Texas.

Les chiffres publiés divergent nettement. Une pépinière californienne spécialisée annonce une résistance à −9 °C au moins, avec une fourchette de tenue hivernale comprise entre −9 et −7 °C environ ; un établissement américain de référence en plantes rustiques la situe en zone 8a. Côté européen, une pépinière italienne affiche −12 °C sur plante sèche, une autre une fourchette beaucoup plus prudente de −4 à −8 °C, et un fournisseur de graines se contente d’une tolérance au gel qualifiée de modérée.

Aucun compte rendu détaillé et vérifiable de culture en pleine terre n’a pu être trouvé sur les forums spécialisés, francophones ou non, pour cette espèce précise : les retours d’expérience publiés concernent presque toujours ses parentes plus répandues. Faute de mieux, la fourchette raisonnable à retenir est −6 à −10 °C sur plante parfaitement sèche, avec l’idée que des dégâts foliaires peuvent apparaître bien avant la température létale, et que l’hygrométrie hivernale pèse davantage que le thermomètre.

Un indice indirect vaut cependant mieux qu’une estimation : la population naturalisée de Tarragone prospère et s’étend seule, sans aucun soin, à une vingtaine de mètres d’altitude en climat littoral méditerranéen. Sur les façades méditerranéennes, la pleine terre ne pose donc aucune difficulté. Plus au nord, ou à l’intérieur des terres, le bac hiverné reste l’option sensée.

Usages traditionnels

À Ixmiquilpan, dans l’Hidalgo, la plante porte le nom local de xixi et sa fibre était macérée pour servir de savon. C’est l’usage documenté le plus spécifique attaché à cette espèce, rapporté par Gómez-Pompa et repris par Gentry.

Pour le reste, Agave difformis n’a pas d’existence économique : ni mezcal, ni fibre dure industrielle, ni tradition de cuisson des rosettes en four enterré comme chez plusieurs agaves du nord du Mexique. Son intérêt est ornemental et scientifique.

La prudence habituelle s’impose à la manipulation : la sève des agaves est irritante pour la peau et les muqueuses. Gants et protection oculaire pour le prélèvement des rejets, le nettoyage des feuilles sèches ou toute intervention sur une colonie établie.

FAQ

Où puis-je la planter en pleine terre en France ? Sur l’ensemble du littoral méditerranéen et en Corse sans précaution particulière, sous réserve d’un sol drainant. Ailleurs, la culture en bac hiverné est plus sûre : la fourchette de résistance retenue ici, −6 à −10 °C sur plante sèche, ne couvre pas un hiver continental.

Pourquoi les aiguillons ne sont-ils pas les mêmes d’une feuille à l’autre ? C’est la marque de fabrique de l’espèce, et l’origine de son nom. Cette variabilité se vérifie aussi bien sur les plantes cultivées que sur les parts d’herbier récoltées en habitat naturel.

Est-ce une plante envahissante ? Envahissante au jardin, oui, par ses rhizomes traçants. Et le cas de Tarragone montre qu’elle peut aussi s’installer durablement à l’état spontané en climat méditerranéen occidental, à partir de simples déchets de taille. Un argument pour ne pas composter n’importe où les rejets excédentaires.

Comment la distinguer d’Agave funkiana en jardinerie ? Par la bande centrale décolorée de la feuille, présente chez Agave funkiana et absente chez Agave difformis, et par la régularité de l’armature marginale, régulière chez la première, franchement irrégulière chez la seconde.

Faut-il craindre sa floraison ? Non. Seule la rosette qui fleurit meurt ; la colonie, alimentée par les rejets, survit sans intervention. La floraison reste de toute façon exceptionnelle en culture.

Est-elle menacée dans la nature ? Son aire est très restreinte — quelques centaines de kilomètres carrés pour les stations d’Hidalgo — mais les effectifs y sont considérables, avec plusieurs millions de rosettes estimées pour la seule barranca de Metztitlán. Une base de compilation la donne en préoccupation mineure ; la fiche UICN correspondante n’a pas pu être vérifiée.

Sites de référence

Plants of the World Online (POWO), Kew — https://powo.science.kew.org/taxon/urn:lsid:ipni.org:names:6463-2 Autorité nomenclaturale unique retenue pour cet article : statut du nom, synonymie provisoire avec Agave haynaldii, aire d’origine et mention de l’introduction en Espagne.

Acta Botanica Mexicana, López-Pujol et al. (2016) — https://www.scielo.org.mx/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0187-71512016000200009 Source la plus riche de ce dossier, consultée intégralement : elle réunit la synthèse morphologique de Gentry et Thiede, les données d’habitat, l’écologie de la reproduction, la génétique des populations, l’historique nomenclatural et le compte rendu de la naturalisation catalane. Article scientifique en accès libre.

Llifle, Encyclopedia of Succulents — https://www.llifle.com/Encyclopedia/SUCCULENTS/Family/Agavaceae/498/Agave_difformis Description morphologique de synthèse et notes sur la coloration des faces foliaires. Compilation utile, à recouper avec les sources primaires.

San Marcos Growers — https://www.smgrowers.com/products/plants/plantdisplay.asp?plant_id=74 Pépinière californienne : données de rusticité, description des sujets cultivés et signalement des noms horticoles erronés sous lesquels l’espèce a circulé.

Plant Delights Nursery — https://www.plantdelights.com/products/agave-difformis Zone de rusticité annoncée et observations sur le port en culture.

Juniper Level Botanic Garden, Winter Hardy Agave Hybridization — https://www.juniperlevelbotanicgarden.org/agave-hybridization-article/ Atteste l’emploi de l’espèce dans un programme d’hybridation d’agaves rustiques depuis 2010.

Rare Palm Seeds — https://www.rarepalmseeds.com/agave-difformis Fiche commerciale : provenance géographique et appréciation qualitative de la tolérance au gel.

Useful Temperate Plants — https://temperate.theferns.info/plant/Agave+difformis Compilation reprenant les données d’habitat et de pollinisation, et mentionnant un statut de conservation en préoccupation mineure, non vérifié auprès de l’UICN.

Floricoltura Lampugnani — https://www.floricolturalampugnani.it/it/catalogo/4919-agave-difformis.html Pépinière italienne : rusticité annoncée à −12 °C sur plante sèche et diffusion du clone ‘El Tephe’.

Vivai Mola della Badia — https://vivaimdb.it/products/agave-difformis-vaso-18-cm Pépinière italienne : estimation de rusticité nettement plus prudente (−4 à −8 °C) et conseils de culture en contexte méditerranéen.

Bibliographie

Berger, A. (1915). Die Agaven. Verlag von Gustav Fischer, Iéna, 288 p. [Protologue d’Agave difformis, p. 95. Document primaire, où l’auteur indique que le type provient d’un pied cultivé à La Mortola. Non consulté directement ; référence vérifiée via POWO et López-Pujol et al. (2016).]

Gentry, H. S. (1982). Agaves of Continental North America. University of Arizona Press, Tucson, 670 p. [Monographie de référence sur le genre. Source de la description morphologique, des données d’habitat et d’altitude, de l’interprétation de l’épithète et de l’anecdote palermitaine. Citée ici par l’intermédiaire de López-Pujol et al. (2016).]

Thiede, J. (2001). Agavaceae. Dans : Eggli, U. (dir.), Illustrated Handbook of Succulent Plants: Monocotyledons. Springer, Heidelberg, p. 5–102. [Traitement taxonomique européen de référence, utilisé conjointement avec Gentry pour la description de l’espèce et de ses proches parentes.]

Standley, P. C. (1920). Trees and Shrubs of Mexico (Gleicheniaceae-Betulaceae). Contributions from the United States National Herbarium 23(1): 1–169. [Source de la précision selon laquelle la description originale repose sur des individus de culture d’origine mexicaine probable.]

López-Pujol, J., Guillot Ortiz, D., Nájera Quezada, P., Nualart, N. & van der Meer, P. (2016). Primera cita del endemismo mexicano Agave difformis A. Berger (Agavaceae) fuera de su área de distribución nativa. Acta Botanica Mexicana 115: 9–25. [Article pivot de ce texte : première signalisation de l’espèce naturalisée hors du Mexique, recensement, étude morphométrique et large synthèse bibliographique. Accès libre.]

Eguiarte, L. E., Aguirre-Planter, E., Aguirre, X., Colín, R., González, A., Rocha, M., Scheinvar, E., Trejo, L. & Souza, V. (2013). From isozymes to genomics: population genetics and conservation of Agave in México. The Botanical Review 79: 483–506. [Source des données de génétique des populations et de l’estimation démographique pour la barranca de Metztitlán.]

Rocha, M., Valera, A. & Eguiarte, L. E. (2005). Reproductive ecology of five sympatric Agave littaea (Agavaceae) species in Central Mexico. American Journal of Botany 92: 1330–1341. [Source des données sur la production florale et l’écologie de la reproduction.]

Trejo-Salazar, R. E., Scheinvar, E. & Eguiarte, L. E. (2015). ¿Quién poliniza realmente los agaves? Diversidad de visitantes florales en 3 especies de Agave (Agavoideae: Asparagaceae). Revista Mexicana de Biodiversidad 86: 358–369. [Source de l’inventaire des visiteurs floraux cité dans la section consacrée à l’écologie.]

Scheinvar, E. (2008). Agave difformis Berger. Dans : Eguiarte, L. & Scheinvar, E. (comp.), Agaves y cactáceas de Metztitlán: ecología, evolución y conservación. Universidad Nacional Autónoma de México, Mexico, p. 44–47. [Monographie locale consacrée aux populations de Metztitlán ; source de la hauteur maximale d’inflorescence et des données de fertilité. Citée par l’intermédiaire de López-Pujol et al. (2016).]